Avocat de formation, diplômé de McGill et d’Oxford, Paul St-Pierre Plamondon s’apprête à diriger le Québec après la victoire du Parti québécois aux élections du 5 octobre. Portrait d’un chef qui a conduit sa formation de trois députés en 2022 jusqu’au pouvoir.
Après huit années de gouvernement de la Coalition avenir Québec, les électeurs ont choisi de confier les commandes au Parti québécois. Son chef, souvent appelé « PSPP », devient premier ministre désigné. Il devra toutefois composer avec un gouvernement minoritaire, ce qui l’obligera à chercher des appuis auprès des autres partis pour faire adopter ses principales mesures.
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Un parcours de Trois-Rivières à Oxford
Né à Trois-Rivières en 1977, Paul St-Pierre Plamondon a étudié au Collège André-Grasset, à Montréal, avant d’obtenir un baccalauréat en droit civil et en common law à l’Université McGill en 2001. Il possède également un certificat en droit international de l’Université de Lund, en Suède, et une maîtrise en administration des affaires de l’Université d’Oxford, obtenue en 2006.
Avant la politique, il travaille comme avocat chez Stikeman Elliott, puis comme avocat et vice-président chez Delegatus. Son parcours comprend aussi des expériences en Bolivie, comme procureur bénévole en droits de la personne, et en Belgique, au sein des affaires juridiques de l’OTAN. Il reçoit en 2010 le prix d’avocat de l’année dans la catégorie « Pro bono » du Jeune Barreau de Montréal.
Il se fait également connaître comme chroniqueur à la télévision, à la radio et dans la presse économique.
D’un premier échec à la reconstruction du PQ
Son ascension politique n’a pas été immédiate. Candidat à la direction du Parti québécois en 2016, il termine quatrième. Il devient ensuite conseiller spécial du chef Jean-François Lisée, avant de remporter la chefferie en 2020.
Élu député de Camille-Laurin, dans l’est de Montréal, en 2022, il entre à l’Assemblée nationale avec seulement deux autres élus péquistes, Pascal Bérubé et Joël Arseneau. Quatre victoires successives dans des élections partielles permettent ensuite au parti de renforcer sa présence parlementaire avant le scrutin de 2026.
L’indépendance au cœur de son projet
Pour les lecteurs qui découvrent la politique québécoise, le Parti québécois défend la création d’un Québec indépendant du Canada. Paul St-Pierre Plamondon entend remettre cette question devant les électeurs par un référendum.
La victoire du PQ ne signifie cependant pas que le Québec devient indépendant. Le chef devra convaincre une population encore divisée sur ce projet, tout en gouvernant avec une minorité de sièges à l’Assemblée nationale.
Pourquoi son arrivée intéresse les candidats à l’immigration
L’immigration fera également partie des dossiers à suivre. Le PQ souhaite réduire les seuils d’immigration et accorde une place centrale à la protection du français. Ces orientations pourraient influencer les choix du prochain gouvernement et ses relations avec Ottawa.
Source : Noovo, La Presse canadienne

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