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6 mois dans le sud de l’Ontario

Dans la nuit passant de février à mars, là où notre date de Mois-anniversaire n’existe pas cette année, nous avons fêté nos 6 mois de résidence permanente dans le sud de l’Ontario!

6 mois ça n’est pas (encore) grand chose, mais ça permet déjà de se retourner pour voir le chemin parcouru.
Nous sommes arrivés une semaine avant la rentrée scolaire, le 29 août.
Le 11 septembre, il y avait une fête d’accueil pour les nouveaux parents à l’école, la directrice demande à mon mari de lui envoyer par courriel son CV.
2 heures plus tard il sera convoqué pour un entretien le lendemain.
Le 14 septembre nous avions les clefs de notre appartement de location juste à côté de l’école, ça tombera parfaitement bien, car à 18h nous recevons un appel, mon mari commence le lendemain à 7h pour un remplacement pour l’année complète! Il enseigne depuis dans une classe de 4éme année.
Fin septembre, je pars à Montréal faire dédouaner notre container, nous installons nos affaires venues de France (4 mètres cube), nous avons enfin des meubles, nos vies reprennent leurs chemins faisant soudainement abstraction du stress de la dernière année avant départ.
Début octobre mon mari se rend à Québec pour une conférence pour son ancienne entreprise, je commence au même moment des cours d’anglais intensif (2h30 par jour), j’y découvrirais l’éventail de nationalités présentent dans notre région (Ukrainien, Brésilien, Érythréen, Saoudien, Polonais, Russe, Irakien, Coréen, Chinois, etc) . Ces cours ne sont pas uniquement des cours de langue (je n’ai besoin que d’améliorer, dans un premier temps, que mon oral), mon enseignante va également nous apprendre la vie au Canada, les us et coutumes, les trucs et astuces. Je les suivrais durant 3 mois.
L’hiver arrive doucement, nous profitons de la neige, recevons nos premières invitations à souper chez des amis, invitons en retour (ou en premier), participons à nos premiers Potluck et découvrons au cours de celui de notre immeuble d’autres francophones.
Pas de retour prévu en France pour les fêtes de fin d’année, nous partons quelques jours dans l’Outaouais, en profitons pour retrouver une famille connue grâce au forum pour une journée tous ensemble.
En janvier, petit bilan financier et là c’est la catastrophe, notre immeuble a un système de chauffage complètement obsolète, nous en avons pour une fortune (en ayant froid), l’assurance de notre voiture nous coûte plus de 300$ par mois et notre installation nous a coûté bien plus cher que ce que nous avions envisagé. Nous avons également apprit que mon mari va avoir besoin de soin très onéreux pour ses dents. Une de nos voiture n’est toujours pas vendu en France, ainsi que notre maison, nous avons du retard dans la réception des aides pour enfants, on réalise alors que si on ne change pas le cap de suite, fin février, on ne pourra plus tenir avec le 1er versement que l’on a ramené de nos économies française. Je cesse alors mes cours d’anglais et tente de relancer mon activité de création pour enfant, en parallèle nous nous serrons la vis niveau finance (nous avions un bon train de vie en France, maison payé, bon salaire, pas de crédit). A la même période l’école se fait plus pressente pour que je devienne suppléante à court terme, mais après 8 ans à mon compte, le cap d’être de nouveau salarié n’est pas simple. Bref un passage un peu sombre dans notre tableau parfait.
Février arrive et je décide de postuler comme suppléante non qualifié à l’école francophone, je commencerais le 16 février par la classe de ma fille aînée (7éme et 8éme année). Je travaille donc sur appel, pour le moment je me garde environ 1 jour par semaine pour mon activité personnelle, j’assure également les surveillances du dîner et de la récréation du dîner. Ce soir nous avons notre première sortie entre collègue.

Nous vivons finalement quasiment qu’en français, avec des langues françaises qui viennent des 4 coins du globe. Mes cours d’anglais m’ont permit d’avoir plus d’aisance dans mon anglais entre amis, mais mon accent fait rire les enfants à l’école!
Nos enfants aiment leurs vies ici, l’anglais reste un gros frein aux liens sociaux avec leurs camarades de classe, c’est très marqué pour notre fille aînée, notre deuxième (en 3éme année) commence à faire quelques phrases et notre plus jeune (en maternelle) comprend et dit quelques mots mais a décidé qu’il ne souhaitait pas parler anglais. Ils ont cependant des amis, sont invités à des anniversaires et notre fille aînée a suivie une formation de gardien et a été avec ses compagnons de club d’improvisation à un tournoi durant 3 jours près de Niagara Falls.
Le travail à l’école m’a fait découvrir les énormes différences d’éducation, pas toujours positive (couper systématiquement la parole, jeter un objet au lieu de le donner, se lever plusieurs fois par cours pour aller à la salle de bain ou boire, ne pas travailler si l’enfant a décidé qu’il ne voulait pas, etc).
La vie ici est vraiment sereine, j’ai l’impression d’être revenue dans les année 90, avec une sécurité ambiante fort agréable. Nous ne savons pas si nous resterons dans la région de Kitchener-Waterloo, mais ne regrettons pas notre choix d’installation. La vie en Ontario reste cependant assez chère, il faut y songer avant de partir. Les tarifs des biens immobiliers grimpent en flèche (de nombreuses personnes travaillant sur le GTA commencent à acheter des maison à Kitchener -Waterloo).

Rendez-vous dans 6 mois pour voir où la vie nous a menée ;)

De Monstro Family

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