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Plus d’un mois à Québec, premier bilan d’une infirmière Corse

De Eznoldie

Bonjour à tous et à toutes !

Au départ je m’étais dit que j’allais faire court, ne pas écrire un roman. Je m’étais dit que j’irais à l’essentiel puis … finalement non.

Je vais en fait devoir être la plus précise possible, pour bien présenter notre contexte et ainsi bien comprendre notre parcours et mon ressenti actuel. Parce que je pense que le vécu de chacun lors d’une immigration dépend beaucoup du contexte de vie antérieur, de son vécu, de son histoire, de son caractère ect … Chacun est différent et ne vivra sûrement pas de la même façon que moi. Donc mon cas n’est pas une généralité mais tient compte, pour beaucoup, de ce que je suis et d’où je viens.

Je suis Corse (j’y suis née et j’y ai toujours vécue), jamais je n’aurais pu imaginer la quitter, pour partir si loin qui plus est … Et pourtant, aujourd’hui je suis là, à Québec en train d’écrire un post sur un forum consacré à l’immigration.

Tout a changé quand, avec ma promotion de l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers pour ceux qui ne seraient pas du milieu), nous sommes partis en voyage d’étude/découverte au Québec (Montréal et Québec). Mon chéri (qui faisait donc parti du voyage) et moi, sommes tombés amoureux … Et on s’est dit qu’on devait revenir ici pour travailler, très vite ! (Bon je passe brièvement sur les étapes : contact RSQ, entretien RSQ, signature contrats avec le CHUQ, entretien Skype avec la DRH et la DSI du CHUQ, attente, attente, contact avec la DRH, début des démarches, réception AMT et CAQ, demande PTT, obtention LI, immigration au Québec depuis le 19 février 2014).

Donc, le 19 février 2014, nous nous sommes envolés de la Corse pour rejoindre Montréal. Les semaines juste avant étaient très riches en stress, et pleines d’émotions diverses (joie, peur, angoisse, impatience etc …), nous avons profité de nos familles jusqu’au dernier moment (il faut savoir que tous les deux, nous sommes très très proches de nos familles respectives … à la limite du fusionnel, ce qui nous inquiétait le plus au final dans cette immigration, ne pas supporter l’éloignement familial).

A notre arrivée, nous avons eu la chance de pouvoir être accueillis par un couple connu sur le forum (on ne les remerciera jamais assez), pour y passer la première nuit avant de nous rendre vers notre destination finale : à Québec. Je dois dire qu’avoir des personnes à qui se référer quand on débarque dans un pays qui n’est pas le nôtre et qui est totalement différent est un avantage indéniable. Ça donne des repères et ça aide beaucoup.

Depuis le 19 février, soit près d’un mois et demi, je n’ai pas encore ressenti de manque, je ne regrette pas à ce jour notre choix. C’est encore frais certes, et ce manque se fera ressentir tôt ou tard, j’en suis certaine.

Nous commençons petit à petit à prendre nos marques, à nous acclimater, notre oreille se fait tout doucement à la façon de parler des Québécois, on reconnait et comprend certains expressions, mais là encore un long chemin reste à parcourir ! D’ailleurs nous ne savons pas encore trop comment nous positionner, doit-on adopter le langage Québécois au risque de paraitre un peu ridicule avec notre accent français/corse et de nous faire griller de suite, doit-on garder notre identité linguistique encore quelques temps et adopter la leur petit à petit … On ne sait pas trop encore, on se laisse vivre et on verra.

Côté climat : il parait que c’est un hiver assez particulier cette année, qui dure et qui dure encore, les Québécois ne manquent pas de nous faire part de leur agacement et je dois dire qu’un peu de soleil et de chaleur ne me ferait pas de mal. Je ne me plains pas, je savais très bien où on allait et que ça serait dur (et encore qu’on n’a pas connu les -30/-40 mais des -20 tout de même pour des Corses, ca n’est pas rien) mais bon, psychologiquement quand on sait que c’est le printemps avoir encore des températures si basses n’est pas très facile. Mais on s’adapte et on supporte (pas le choix).

Côté vie : On a très rapidement trouvé un super logement, hyper bien situé et au prix très abordable. On trouve la vie ici très agréable, on a possibilité de faire plein d’activités, du sport etc … on ne trouve pas que ce soit extrêmement cher, sauf peut être un peu quand on va à l’épicerie, mais je pense que c’est surtout une impression et une question d’habitude. Pour l’instant on vit toujours sur nos économies, alors on ne peut pas trop comparer, mais je pense que quand on aura un salaire en dollars canadiens, l’épicerie nous paraitra moins dispendieuse !
De plus, tout est tellement à porté de mains ! Contrairement à la Corse où la voiture était une obligation, ici on s’en passe très bien. La ville est tellement bien desservie par les bus que c’est très facile de se déplacer (c’est une autre histoire si on veut sortir de la ville je vous l’accorde, mais il existe de très bons moyens de covoiturages et de locations apparemment, que nous n’avons pas encore testé cependant).

Côté travail : Le métier d’infirmière est différent de ce que l’on connait en France. J’ai lu tellement de choses que je m’attendais au pire … Je ne voulais pas juger avant d’y être confrontée et je dois dire que oui c’est différent, oui ils ont une organisation différente de la nôtre, oui il y a beaucoup de paperasses et d’outils, on passe du temps à renoter les mêmes choses etc… Mais je ne jugerai pas en disant que c’est moins bien, c’est juste … différent.
Je ne travaille que depuis une semaine et je n’ai fait que 3 quarts, alors je ne suis pas encore au top, loin de là et je continue de m’adapter et d’apprendre. Je rappelle que je suis à Québec et non à Montréal. Je ferais peut être un post spécialement réservé au métier d’infirmière et la façon dont l’adaptation et l’intégration se fait pour les infirmières Françaises.

Côté relationnel : Les gens que j’ai rencontré jusqu’à présent sont comme je l’imaginais, très sympa avec nous, étrangers. Mais pour le moment, les vrais contacts que nous avons, les seules personnes que nous fréquentons vraiment sont des Français. Et on ne s’en porte pas plus mal, on ne cherche pas à vivre exclusivement avec des Québécois, je pense que ça serait une erreur monumentale que de mettre de côté les Français et nos racines, d’autant plus qu’ils vivent la même expérience que nous, ça apporte un soutien supplémentaire et on peut découvrir des choses ensemble, s’adapter en s’entre aidant.

Je n’ai pas à me plaindre, je suis ravie d’être ici et assume mon choix à 100%, il n’y a aucun regret. Pour le moment, notre installation répond à nos attentes.

Je pense que j’ai à peu près fait le tour, désolée si c’est long et un peu brouillon.

Élodie

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