Le fédéral au provincial : « Donnez-leur la résidence permanente » - Immigrer.com
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Le fédéral au provincial : « Donnez-leur la résidence permanente »

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Le débat autour des travailleurs étrangers temporaires prend une nouvelle tournure. Alors que le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, presse le gouvernement canadien basé à Ottawa d’assouplir ses règles pour les travailleurs déjà installés en région, le gouvernement fédéral réplique que la solution est simple : accorder la résidence permanente à ceux que le Québec veut retenir.

Ottawa renvoie la balle à Québec

Le cabinet de la ministre fédérale de l’Emploi, Patty Hajdu, rappelle que la province a pleine juridiction pour sélectionner ses résidents permanents. « Les travailleurs temporaires occupent souvent leur emploi pendant des années et sont disposés à rester dans le pays et contribuer à l’économie locale », souligne-t-on. Ottawa se dit par ailleurs prêt à collaborer avec Québec pour faciliter la transition de ces travailleurs vers la résidence permanente.

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La réplique de Québec

À Québec, la réponse n’a pas tardé. Le cabinet du ministre Roberge a dénoncé une proposition « qui n’est pas sérieuse » et « manque de sensibilité envers les entreprises régionales et les travailleurs temporaires ». Selon le gouvernement Legault, le problème de fond demeure : Ottawa a resserré l’immigration temporaire à l’automne 2024, en limitant à 10 % la proportion de travailleurs étrangers temporaires (TET) par entreprise. Une règle qui a fortement ébranlé les régions dépendantes de cette main-d’œuvre.

Québec réclame plutôt une clause de droits acquis (« clause grand-père ») pour les TET déjà en poste en région, afin qu’ils puissent continuer à travailler sans être pénalisés par les nouvelles restrictions.

Des visions opposées

Ottawa justifie son durcissement par la pression croissante sur le logement et les services publics. De son côté, Québec estime que l’octroi automatique de la résidence permanente ne saurait remplacer une gestion plus souple du temporaire. Le ministre Roberge maintient d’ailleurs son intention de réduire les seuils d’immigration permanente, évoquant des scénarios de 25 000, 35 000 ou 45 000 admissions par an pour la période 2026-2029.

Une impasse politique

Cette divergence illustre un bras de fer plus large entre Québec et Ottawa sur la gestion de l’immigration. Alors que le gouvernement du premier ministre canadien Mark Carney ne ferme pas complètement la porte à la clause de droits acquis, la confrontation risque de se poursuivre tout l’automne, dans un contexte où les entreprises régionales, déjà fragilisées, réclament des solutions urgentes pour conserver leurs travailleurs.

Source : Journal de Québec

Écrit par
Laurent Gigon

Cofondateur du site Immigrer.com

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