Un sondage commandé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) révèle un appui massif des Québécois envers les travailleurs étrangers menacés par les récents changements aux règles d’immigration.
Selon cette enquête réalisée par la firme Léger auprès de 1002 répondants et dévoilée jeudi, 83 % des Québécois se disent favorables à ce que “les personnes immigrantes qui occupent déjà un emploi et sont bien établies au Québec” puissent demeurer dans la province.
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À l’inverse, seulement 8 % s’y opposent, tandis que 9 % préfèrent ne pas se prononcer.
Fait notable : il s’agit d’une hausse de 4 points de pourcentage par rapport à un sondage semblable mené en novembre dernier.
Un message clair sur les permis temporaires
Toujours selon le même sondage, 77 % des répondants estiment que le Canada devrait faciliter le renouvellement des permis temporaires pour les travailleurs déjà établis au Québec.
Autrement dit, une forte majorité de la population semble distinguer la question des seuils d’immigration globaux du sort des travailleurs déjà intégrés dans leur communauté.
L’UMQ monte au front
Depuis plusieurs mois, l’UMQ a fait de la défense des travailleurs étrangers l’un de ses principaux chevaux de bataille auprès des gouvernements provincial et fédéral.
L’organisation municipale a notamment lancé la campagne des « cœurs bleus », invitant élus et citoyens à afficher leur soutien et à interpeller les décideurs.
Pour Geneviève Dubois, élue du Centre-du-Québec, la mobilisation est bien réelle sur le terrain :
« Ce qu’on voit dans nos municipalités, ce sont des citoyens et des gens d’affaires qui appuient le mouvement et qui nous encouragent à poursuivre nos démarches. On dirait que plus les gens comprennent l’enjeu, plus ils se sentent concernés. »
« Ces gens-là, on les croise partout »
Bien que l’immigration ne relève pas des compétences municipales, les impacts, eux, se vivent localement.
« Ce sont des enjeux qui ne sont pas nécessairement de nos compétences, mais ça se passe chez nous, dans nos rues, dans nos communautés. Ces gens-là, on les croise partout. Et souvent, la première porte où ils vont cogner en cas de problème, c’est celle du municipal », explique Mme Dubois.
En région, particulièrement à l’extérieur de Montréal, les élus craignent que les modifications au régime d’immigration compromettent le développement économique.
« Les travailleurs étrangers occupent des emplois qui sont importants. Souvent, on a tenté de chercher de la main-d’œuvre locale, mais on n’en a pas trouvé. »
Un enjeu de vitalité économique
Dans plusieurs municipalités, les travailleurs étrangers sont présents :
- en santé
- en éducation
- dans les commerces de proximité
- en transformation alimentaire
- dans l’industrie manufacturière
- dans la restauration
« Ils contribuent énormément à notre vitalité. Ils sont partout, en santé, en éducation, à l’épicerie, au dépanneur », insiste Geneviève Dubois.
Dans un contexte où les règles d’immigration ont été resserrées et où plusieurs travailleurs temporaires vivent de l’incertitude, ce sondage envoie un message clair : La population québécoise appuie massivement le maintien des travailleurs déjà établis.
Source : Le Devoir


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