Le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, a demandé à son ministère de préparer « différents scénarios de transition » entre le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et son successeur, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Ces scénarios seront soumis au prochain premier ministre afin « d’apaiser le climat social » créé par l’abolition du PEQ.
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Cette demande survient alors que la pression politique et municipale s’intensifie pour instaurer une clause grand-père en faveur des immigrants arrivés au Québec sous l’ancien régime.
Christine Fréchette plaide pour réactiver le PEQ
Le 10 février, l’aspirante à la chefferie de la Coalition Avenir Québec, Christine Fréchette, s’est clairement positionnée en faveur d’une clause grand-père. Dans une déclaration publiée sur Facebook, elle affirme qu’il faut « mieux planifier l’immigration » tout en respectant la capacité d’accueil du Québec, mais sans ignorer les conséquences humaines de la fin du PEQ.
« Derrière chaque dossier d’immigration, il y a un parcours humain », écrit-elle, évoquant les étudiants, travailleurs, familles et employeurs rencontrés au cours de sa tournée et qui vivent actuellement dans l’incertitude.
Mme Fréchette propose de réactiver le PEQ pour les personnes arrivées au Québec avant son abolition en 2025. Concrètement, cela signifierait que ces candidats pourraient compléter leur démarche sous les règles qui leur avaient été présentées à leur arrivée. Les invitations accordées dans le cadre du PSTQ seraient réduites d’autant.
Son rival dans la course, Bernard Drainville, s’est lui aussi montré ouvert à une clause grand-père, mais limitée aux secteurs jugés prioritaires : la santé, l’éducation, la construction et le manufacturier.
Jusqu’à présent, M. Roberge avait fermé la porte à une telle clause à plusieurs reprises. Sa demande récente de scénarios de transition laisse toutefois entrevoir une possible ouverture ou, à tout le moins, une volonté de désamorcer les tensions.
Montréal et Québec saluent « une bonne nouvelle »
À Montréal, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a accueilli favorablement la position de Mme Fréchette. Le conseil municipal avait unanimement réclamé, le mois dernier, l’instauration d’une clause grand-père. D’autres municipalités du Grand Montréal, dont la MRC de Vaudreuil-Soulanges, ont formulé des demandes similaires.
« Une métropole comme Montréal a besoin de stabilité et de prévisibilité. On a besoin de garder nos talents », a-t-elle souligné, estimant que la voix des villes commence à être entendue à Québec.
À Québec, le maire Bruno Marchand a lui aussi affiché un certain optimisme. Selon lui, offrir une voie rapide et prévisible aux immigrants qui ont respecté les exigences d’intégration permettrait de rétablir la confiance. La réouverture temporaire du PEQ ou l’adoption d’une clause de droits acquis « rassurerait d’abord ces personnes », a-t-il fait valoir.
Ni Montréal ni Québec ne se sont toutefois prononcées sur la forme précise que devrait prendre cette clause.
Sources : Journal Métro / Sébastien Bovet, twitter


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