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Une p’tite shotte de politique

Une p’tite shotte de politique

Ecrit par: stadak

L’article de CyberPresse “www.cyberpresse.ca/” nous montre un gouvernement du Québec qui se rend compte tout d’un coup que le français est toujours en difficulté au Québec après avoir sabré dans l’aide aux immigrants avec l’aveuglement tout à fait compréhensible d’un aveugle qui se ferme les yeux pour être bien certain de ne pas voir.

Comment expliquer que le premier Ministre du Québec ait besoin d’une étude pour savoir ce que tous les Québécois savent déjà ?

Parce que son “stage” à Ottawa lui a fait oublier qu’il était un Québécois.

C’est triste mais c’est comme ça.

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Ecrit par: Zogu

Ça commence à nous coûter très cher, les louvoiements politiques.

Charest coupe pour faire plaisir à ceux qui veulent voir la “réingénierie de l’état” (le rouleau-compresseur ultra-libéral)… puis il est obligé de réinjecter de l’argent parce qu’il n’y a plus assez de pièces pour faire tourner le moteur.

PS: Ça a l’air qu’il veut privatiser les prisons (provinciales)… wow, comme si on avait envie de se retrouver avec le modèle pénitentiaire américain avec tous les abus… et le mélange des criminels durs (meurtre 1er degré) avec les criminels légers (vol de voiture). Nous avons un bon système pénitentiaire au Canada, il n’est pas parfait mais il ne faudrait SURTOUT pas le perdre. En passant, j’ai travaillé 2 ans dans un pénitentier alors c’est une opinion d’un “insider” que vous avez là.

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Ecrit par: BiscuitDérable

Semblerait’-il que notre premier ministre du Canada, M. Paul Martin aurait dit au lors d’un colloque au Brésil que le Canada compte 10 provinces et pourrait bientôt en compter 13 grâce aux territoires.

Ca peut paraître anodin, mais si ces 3 territoires, qui regroupent à peine 100 000 personnes pour une superficie grande comme l’Europe devient des provinces, cela diminuerait le poids du Québec au sein de Canada.

Bref, tout pour tenté de nous assimiler!

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Ecrit par: scanlolo

Bonjour,

A la lecture du fil, j’ai une question bête, quelle est la différence entre un territoire et une Province.

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Ecrit par: arslan

je vais mettre un peu mon grain de sel dans ce fil de discussion .etant un futur immigrant la question de la langue peut se poser à moi,lorsque je serais confronté au monde de travail qui régit le système canadien.
avant d’arriver à cette situation il va falloir d’abord traverser l’etape de la visite médicale qui ne s’annonce pas sous de meilleures auspices ,quand la proteinurie vient s’en meler les pinceaux .ma fille ,trés jolie comme tout,a un peu d’albumine ce qui va entrainer d’apres le medecin d’autres analyses complémentaires.en conclusion notre immigration est suspendu à ce detail qui aux yeux des législateurs a son mot à dire et peut entraver tout un procéssus entrepris depuis maintenant bientot 4 ans mais nous preferons rester optimistes et traverser cette dernière etape sans embuches et que tout rentrera dans l’ordre.
donc pour revenir au sujet de discussion,je pense que l’histoire est ainsi faite.personne ne peut la refaire.
le Québec est une province qui fait partie au mème titre que les 9 autres et les 3 territoires d’un ensemble politique plus vaste qu’on appelle le Canada.
vouloir regeter ça,c’est comme vouloir arreter le cours de l’histoire avec une diguette.il se trouve que cette province se distingue par rapport aux autres du fait qu’etant une ancienne possession française,elle a naturellement hérité la langue,conséquence aussi de l’etablissement dans cette province de populations d’origine française.
on voit bien que les québecois veulent preserver cette langue qui est la leur et dont ils s’identifient mais ils doivent aussi apprendre l’autre langue celle des 9 autres provinces.donc ils sont entrainés à evoluer dans un bilinguisme que certains veulent regeter pour plusieurs raisons qui sont trés connues,d’autres au contraire confrontés à la dure réalité du monde de travail n’ont d’autres choix que de maitriser les 2 pour pouvoir s’insérer dans cet impitoyable monde de travail qui lui , obeit à sa logique implacable, loin de tout sentimentalisme et autres paramètres qui vont dans le meme sens.
en plus du français les futurs immigrants ceux qui choisissent le Québec doivent franchir encore une nouvelle étape plus contraignante ,celle d’apprendre la langue anglaise s’ils veulent occuper des emplois conformes àleurs ambitions.que cette langue soit in instrument ou un outil il va falloir faire avec.telle est la réalité aussi tangible,aussi omnipresente soit elle.l’immigrant n’a pas d’autres choix.
malheureusement,dans les autres provinces on n’est pas obligé de maitriser la langue de Molière parce que la seule langue dominante reste l’anglais.
tout en éspérant ne pas attirer le courroux des forumistes je vais m’aventurer à poser cette question ,advienne que pourra .aprés tout ce n’est qu’un fil de discussion.
là voilà la question.
les québécois et les bretons mènent t’ils le mème combat?

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Ecrit par: scanlolo

Bonjour Arslan

Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis pour les raisons suivantes :

– Le Canada posséde deux langues officielles et un francophones peut donc bénéficier de services public dans sa langue d’un océan à l’autre (en théorie)

– Le Québec bénéficie d’un statut de peuple fondateur

– Enfin et surtout la loi 101 impose au Québec le Francais comme langue officielle, il est donc normal que les immigrants et les pure-laines maitrisent cette langue d’ou les efforts que devrait mettre en oeuvre le gouvernement Québecois

– Il ne faut pas oublier que rendre bilingue 7 ou 8 millions de francophones dans un océan anglophone revient à faire de l’assimilation à l’anglais comme cela se produit pour les francophones des plaines de l’ouest canadien par exemple.

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Ecrit par: BiscuitDérable

Si le reste du Canada était anglophone, mais le reste du monde hispanophone, c’est l’Espagnole que j’apprendrais comme langue seconde! Je suis fonctionnel en anglais non pas par souci de respecter le “bilinguisme” canadien, mais parce que l’anglais domine le monde.

Dis-toi que le ROC (rest of canada) n’est pas très favorable au bilinguisme. A Vancouver par exemple, le français est au 17ie rang des langues parlées. Je crois que le ROC ne devrait pas avoir à apprendre le français. Ce n’est pas dans leurs cultures de s’intéresser aux autres alors pourquoi les forcer.

Et pour finir, comprend bien que les différends entre le Canada et le Québec sont bien plus qu’une simple question de langue. Notre vision du monde, notre manière de faire les choses est différente. D’ailleurs, la plupart des attributs qui font la réputation du Canada sont typiquement Québécois.

Le Québec deviendra un jour un pays, de manière démocratique… ou non!

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Ecrit par: stadak

Arslan,

Selon l’humeur du temps, entre 40 et 55 % des Québécois considèrent que, techniquement, ils habitent une province et que, fondamentalement, ils habitent un état dont le destin est d’accéder à la souveraineté politique.

Les Québécois souverainistes ne “regrettent pas” d’habiter une province. Ils regrettent que leur état de soit pas encore indépendant.

J’espère que cette nuance est sans équivoque.

Par ailleurs, au niveau linguistique, le problème que ce présent fil de discussion soulève n’est pas de savoir si les immigrants devraient appendre ou non lla langue anglaise, afin d’améliorer leur sort en Amérique, mais bien de savoir s’ils doivent apprendre le FRANÇAIS, afin de fonctionner convenablement au sein de la société québécoise !

Sans être le moins du monde accrimonieux, je me dois de déclarer que, si un immigrant ne souhaite pas en priorité apprendre le français lorsqu’il immigre en Amérique du Nord, je souhaite qu’il choississe de ne pas s’installer au Québec. Je souhaite qu’il choisisse n’importe lequel des 50 états américains, ou n’importe lequel des territoires canadiens (qui sont tous anglophones), ou n’importe laquelle des 8 provinces unilingues anglaises du Canada, ou encore le Nouveau-Brunswick, qui est la seule province officiellement bilingue du Canada. S’il souhaite ne pas être trop éloigné du Québec, il n’a qu’à s’installer dans la capitale du Canada, Ottawa, qui est unilingue anglaise…

Il me semble que ce n’est pas l’embarras du choix qui manque.

Ceci dit, je peux comprendre sans mal que quelqu’un quelque part dans le monde puisse ne pas voir clairement l’importance qui doit être accordée à la valorisation de tous les outils requis pour faciliter l’intégration en français des nouveaux arrivants en sol québecois.

Ce que je ne comprend pas, c’est que le Premier Ministre du Québec puisse ne pas être plus sensible à ce problème que quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds de sa vie au Québec.

Ça, c’est très grave. Très inquiétant.

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Ecrit par: stadak

Au fait, à quiconque me dira que le PM du Québec est en réalité sensible au problème puisqu’il annonce maintenant vouloir rectifier le tir (faut voir…), je demanderai de me dire où était ce PM avant qu’il soit confronté aux révélations d’une étude qui ne surprend autrement personne, donc qui ne devrait pas l’avoir surpris lui non plus, qui était donc superflue et dont on n’aurait donc pas du attendre les conclusions avant d’agir.

Quand un enfant fait de la fièvre depuis 6 mois, si ça prend l’avis d’un médecin pour que la mère décide de faire quelque chose, je conclue que cette mère n’est pas une bonne mère. Pire, qu’elle ne s’occupe pas de son enfant. Pire encore, qu’elle se fiche de son enfant.

Si souhaitez faire un lien avec un PM qui ne voit pas que sa province est fiévreuse depuis 6 mois, libre à vous…

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Ecrit par: arslan

le problème numéro 1 pour un immigrant qui se respècte,et qui foulera pour la première fois de sa vie le sol québécois est sans aucune discussion,celui de trouver un emploi.naivement il a cru qu’en maitrisant le francais,cette langue va lui permettre de s’insérer d’entrée dans le marché du travail,or il va constater que la réalité est tout autre,et qu ‘il doit apprendre l’autre langue pour obtenir un emploi conforme à ses ambitions.il va le faire peut etre sans gaité de coeur.donc comme on le constate, la première victime de ce bilinguisme,n’est autre que l’immigrant.il va etre entrainé malgré lui,(nécéssité fait loi) à se conformer à cette loi implacable et à cette triste réalité, que personne ne doit occulter,ni nier.
comment ne pas voir alors que pour le futur immigrant cette situation va encore le pénaliser et que l’apprentissage de cette 2eme langue constitue encore pour lui un autre noyau dur à avaler.tout va se passer pour lui, comme quelqu’un qui a dejà joué un match doit encore rejouer un autre.il va nécéssairement se sentir floué.oui doublement floué.mais tu vas me dire qu’il doit assumer ses choix et prendre ses rèsponsabilités,personne ne lui a demandé d’immigrer. la réponse et qu’
il saura certainement le défi.
certes je n’ai pas encore mis les pieds au Québec,mais j’ai appris que contrairement aux autres pays,il est devenu habituel de parler d’une société multiraciale et multiculturelle,c’est cette vision de cette société ouverte et franche qui constitue ma motivation au delà de toute autre considération.
je reconnais que la langue française constitue un autre aspect de la spécifité québecoise dans un ensemble qui n’applique pas ou ne veut pas appliquer la réciprocité.dois-on encore interroger l’histoire? et remonter le temps? doit-on
accepter le fait accompli?.
je constate que les québecois ont la chance de vivre dans une société qui n’est pas fermée et il leur appartient de changer l’ordre des choses.
ils ont aussi la chance d’evoluer dans une société ou le débats et les confrotations des idées se font sans heurts et sans violences.c’est ce mode d’existence que j’aime valoriser.
qu’ont soient québécois ou nouveaux promus il faut s’impliquer activement dans ce modèle.peut etre j’idéalise trop mais le rève est permis.
le québécois a acquis une grande maturité d’esprit qui lui permet d’affirmer ses convictions sans toucher à la paix sociale sans mème l’égratigner et lui porter préjudice.
on peut aussi soutenir un autre discours vertueux(tout dépend de que coté de la barrière on est ) qui consiste à dire que le Québec doit irrémédiablement quitter cet ensemble et parcourir le chemin seul, il va falloir alors solliciter cette redoutable ,cette force tranquille, qu ‘on appelle la démocratie.c’est à elle qui doit trancher et à qui revient le dernier mot.c’est cette assise démocratique, qui est devenue un acquis et un besoin,un instrument aussi, qui permet aux québécois de puiser leurs forces et de s’impregner de ses valeurs pour s’affirmer davantage, et pour s’ameliorer dans un cadre ,qui obeit à la logique de ceux, qui veulent élever la dignité humaine loin de toute considérations ethniques,raciales, ou d’appartenances géographiques.

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Ecrit par: scanlolo

Salut la gang,

Arslan je te conseille la lecture de la dernière chronique d’Eddy O’hana pour mieux comprendre ce que pense les Québecois.

Même si beuacoup de Québecois sont obligés de parler anglais dans leur vie professionnelle, la langue officielle du Québec est le FRANCAIS !!!

Si tout le monde continue de penser qu’il faut parler anglais pour travailler, Montréal va redevenir une ville anglaise comme cela etait le cas dans les années 70

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Ecrit par: gollum
QUOTE
A la lecture du fil, j’ai une question bête, quelle est la différence entre un territoire et une Province.

Juste une petite parenthèse, sans vouloir interrompre ce fil très interessant, j’avoue qu’avoir un réponse à la demande de scanlolo me permettrait d’avoir moi aussi l’air moins bête en société …

et j’y rajouterai : qu’apporte au Québec “un statut de peuple fondateur” ?

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Ecrit par: peanut

je suis d’accord avec scanlolo!

je trouve que l’anglais dans le travail est beaucoup trop prédominant à Montréal depuis quelques années…je suis d’accord qu’il faut maitriser l’anglais dans certains types de métier, mais de là à converser uniquement en anglais entre collègues francophones, je trouve ça fort!

Arslan, je te rassure tout de suite…Montréal n’est pas uniquement le Québec. Dans la ville de québec par exemple, c’est le français qui prédomine partout…et dans les régions, c’est la même chose en général!

C’est sûr qu’il n’est pas mauvais de se débrouiller en anglais, mais je refuserais toujours de parler uniquement en anglais dans mon travail…on est au québec coudonc!

Je me demandais justement la portée de la loi 101 au niveau du travail…stadak ou zogu, savez-vous si on peut porter plainte quand le travail se fait uniquement en anglais?

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Ecrit par: stadak

QUOTE(peanut @ )
savez-vous si on peut porter plainte quand le travail se fait uniquement en anglais?

La réponse se trouve www.imperatif-francais.org/dossiers.php?id_dossier=1474″ !

Impératif-Français nous rappelle quelques articles clé de la CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE, dont le suivant:

“les travailleurs on le droit d’exercer leurs activités en français” (article 4) et “il est interdit à un employeur d’exiger pour l’accès à un emploi ou à un poste la connaissance d’une langue autre que la langue officielle [le français]”

Voici d’autres extraits édifiants du site web:

Saviez-vous qu’il peut être illégal d’exiger la connaissance de l’anglais pour travailler au Québec?

* quand le nombre d’anglophones unilingues susceptibles de s’adresser à vous est relativement faible – c’est-à-dire qu’en deça de 15 % des demandes de services en anglais, “là où le nombre le justifie” peut tempérer le nombre de postes déclarés bilingues sinon les éliminer;

* quand, dans l’établissement, dans le bureau, dans le département ou dans l’équipe de travail, il y a déjà une ou des personnes bilingues à qui on peut faire appel au besoin;

* quand, pour s’éviter de parler ou d’apprendre le français, le patron ou contremaître exige l’anglais, alors que la tâche ne requiert à peu près pas sa connaissance;

* quand, malgré votre connaissance appropriée de l’anglais, l’employeur a embauché ou promu quelqu’un qui possède mieux l’anglais que vous – dans cette circonstance, l’accès au poste s’est fait injustement sur la base de l’anglais langue de travail, pouvez-vous présumer.

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Ecrit par: Zogu 25-11 à 12:02

Peanut,
j’ai cumulé plusieurs années de travail dans des domaines plutôt anglophones (l’informatique de pointe et la consultation d’affaire) et JAMAIS on ne nous a imposé l’anglais entre collègues francophones. Les gens parlent la langue qu’ils veulent entre eux. Avec des histoires pareilles on se croirait revenus à l’empire britannique et à l’assimilation forcée.

De plus, dans mes deux derniers emplois (des entreprises “startup” de moins de 50 employés), on faisait les réunions en français même s’il y avait 1 ou 2 personnes qui ne parlaient qu’anglais. Le patron a payé des cours de français aux unilingues anglophones, et des cours d’anglais aux unilingues francophones (dont un pote kabyle qui était super content d’avoir ces cours puisqu’il devenait… quadrilingue!).

Normalement le travail doit “se faire en français” selon la loi 101. Cependant, je crois que la loi est un peu floue et prête à interprétation. Dans les faits, il se fait un peu n’importe quoi dans les milieux de travail: par exemple, j’ai travaillé dans une grosse compagnie d’assurances ainsi que dans le plus gros (et désormais défunt) cabinet de consultants au monde. Eh bien, dans notre bureau tout se faisait en français, et une des principales motivations était que les clients (entreprises ou particuliers) étaient souvent québécois et donc qu’ils préféraient leur documentation d’affaire rédigée en français.

Parlant de documentation. Selon mon expérience, il semble que dans plus de 80% des cas, la documentation technique (interne) soit rédigée en anglais. Le problème c’est que la technologie informatique elle-même est plutôt anglophone, alors les patrons croient faire une bonne affaire en demandant de la doc en anglais… à des francophones. Dans les faits, cela créée plutôt des phrases boîteuses et des quiproquos.

La loi 101 est peu appliquée à l’interne pour les documents techniques. Par contre, il y a eu par le passé des plaintes d’employés qui étaient obligés de travailler en anglais pour aucune raison particulière; on ne PEUT PAS vous imposer l’anglais en milieu de travail si ce n’est pas justifiable. Par exemple, si votre client est anglophone alors c’est normale que les réunions de projet avec celui-ci et les documents rédigés soient en anglais. “Le client est roi.” Mais à l’interne et entre francophones… franchement!!! Faites valoir vos droits!!!

La loi 101 EST BIEN appliquée à un niveau spécifique: les communications d’une entreprise installée en sol québécois doivent être en français OU bilingues. Cela vaut pour le site web, les publicités, les dépliants promotionnels, etc. Même si tous ses clients sont au Texas, l’entreprise doit produire des documents en français.

Où je travaillais auparavent, nous avons été informés que notre site web et nos documents DEVAIENT être disponibles en français aussi. Sans quoi on nous coupait nos subventions à la recherche! La traduction du site et des sources PDF n’a pris qu’une demi journée, alors mon patron qui nous annonçait un “apocalypse financier” à cause du français n’a pas eu raison…

Cet argument du “français coûte cher” est éculé et ne tient pas la route. De plus, c’est prouvé que les logiciels développés dans une optique multilingue sont plus faciles à exporter et plus rentables à long terme. Par exemple, s’il y a des fautes d’orthographe dans les messages d’un logiciel localisé, pas besoin de passer à travers tout le processus de recompilation du code pour les corriger; on peut simplement modifier les fichiers de langue. Même chose si votre logiciel est bilingue; si vous désirez ajouter l’espagnol ou l’allemand, pas de problème; cela demande des investissements mineurs, qu’un stagiaire en traduction peut effectuer facilement. Pas besoin d’une équipe de 25 programmeurs pour cela!

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Ecrit par: peanut

eh ben!

j’ai l’impression qu’il y a plusieurs compagnies qui ne respectent pas cette loi…

Merci Stadak et merci à toi aussi Zogu!

Je suis d’accord avec toi que le client est roi. Dans mon travail, lorsque j’ai un patient qui me semble mal à l’aise en français, je lui demande toujours s’il veut que je lui fasse son examen en anglais…et je trouve ça normal parce qu’il est le demandeur de service.

Je suis peut-être intransigeante, mais lorsque je fais un appel dans une compagnie au québec, j’exige toujours qu’on me réponde en français, quitte à aller me chercher quelqu’un d’autre qui parle français…

Il n’y a pas si longtemps, une forumiste nous a dit qu’elle avait trouvé un emploi où tout se passait uniquement en anglais(même entre francophones!) et j’avoue que ça m’a beaucoup découragée…toutes les fois que je retourne à Montréal, j’ai l’impression que c’est de plus en plus anglais et tout le monde semble trouver ça normal! Dernièrement, je suis allée à une conférence au centre ville et l’hôtel où je demeurais avait des employés qui parlaient difficilement le français…ça m’écoeure tellement!

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Ecrit par: stadak

Imaginez un peu ce que ce serait s’il n’y avait pas de loi du tout.

Indice: dans 50 ans, survivrait une couple d’émules québécois de Zachary Richard, qui iraient chanter “L’Arbre est dans se feuilles” à Paris, en s’enfargeant piteusement dans une conjugaison sur deux, et les Français, la larme à l’oeil, saisis de compassion, de coeur avec Belges, Maghrébins, Suisses et compagnie, s’élanceraient d’une seule voix: “Ah que ne l’eussiez-vous point gardée, cette fameuse Loi 101, qu’avait connue vos aïeux, et qu’ils abandonnèrent dans un geste aussi fou qu’irréfléchi de mondialisativite immodérée, condamnant ainsi leur progéniture à la désolante et définitive finalité de second violon, dont ils s’étaient affranchis à grands coups de révolution tranquille, avant d’oublier coupablement ce qui les avait motivé !”

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Ecrit par: scanlolo

Bonjour la gang,

Je suis tout à fait d’accord avec ton dernier post Stadk même si je le trouve très noir et que je suis un admirateur de Zachary Richard ainsi que des derniers Cajuns qui résistent encore à l’anglais.

Juste une petite anecdote, dans mon entreprise bien francaise et même Grenobloise, j’ai un chef qui s’amuse à utiliser des expressions anglaise à totu bout de champ et je m’amuse à reprendre à chaque fois..

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