Un Québec en crise..Lucien Bouchard tire la sonnette d’alarme

Un Québec en crise..Lucien Bouchard tire la sonnette d’alarme

Ecrit par: BiscuitDérable 19-10 à 11:02

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L’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard a lancé aujourd’hui un manifeste intitulé Pour un Québec lucide, appuyé de plusieurs personnalités qui partagent ses inquiétudes devant les défis qui attendent le Québec.

M. Bouchard présente ses observations sur la situation politique québécoise et il invite les citoyens à «regarder certaines réalités en face», notamment la concurrence économique en provenance de l’Asie. Il craint que le déclin démographique qui se profile et la résistance au changement ne fassent très mal aux générations futures. Il note que l’État québécois croule sous l’endettement et prédit que sans un changement de cap, il ne pourra laisser un héritage viable à la jeunesse de demain.

M. Bouchard demande donc aux Québécois de faire des sacrifices afin d’assurer leur avenir. «Notre démarche poursuit un seul objectif, celui de susciter un vaste débat au sein de la société québécoise au cours duquel toutes les pistes de solutions, sans exception, pourront désormais être franchement et ouvertement discutées.»

M. Bouchard a reçu l’appui de plusieurs personnalités publiques en publiant son manifeste: le professeur de sciences économiques à l’UQAM Pierre Fortin; l’éditorialiste en chef de La Presse André Pratte, l’ex-recteur de l’Université de Montréal Robert Lacroix; le professeur invité à HEC Montréal et ancien ministre péquiste Joseph Facal; ainsi que plusieurs autres professeurs ou personnalités du milieu des affaires.

Les auteurs du manifeste invitent le Québec à progresser de façon radicale, notamment en faisant évoluer le fonctionnement de l’État et en arrêtant d’opposer un refus global à tout changement proposé à leurs habitudes de vie.

Pour appuyer ces demandes, l’économiste Pierre Fortin a souligné les prévisions selon lesquelles la population du Québec ne gagnera que 300 000 personnes d’ici à 2050, et que dès 2012, la population en âge de travailler déclinera. Pendant ce temps, ailleurs en Amérique, la croissance démographique sera forte. «Ce ralentissement démographique se produit au pire moment qui soit, alors que les pays occidentaux sont appelés à faire face à la concurrence inédite des géants chinois et indien» a averti M. Fortin.

Guy Saint-Pierre, ingénieur et ministre du gouvernement de Robert Bourassa de 1970 à 1976, réclame des mesures pour affronter les économies asiatiques. «La concurrence asiatique ne se fait pas sentir seulement sur les emplois à petit salaire; l’impartition en Inde fait la vie dure à nos emplois hautement spécialisés dans des créneaux comme les services informatiques. Dans 10, 20 ans, que fabriquerons-nous mieux que les Chinois et les Indiens ? Quels seront nos avantages comparatifs ? Nos niches d’excellence ?»

Les signataires du manifeste disent partager la certitude que peu importe les choix qu’effectueront les Québécois, les défis qui confrontent le Québec resteront entiers. www.cyberpresse.ca/actualites/artic…,63,0,102005,1195836.php

Comme quoi, il n’y a pas que « la vieille Europe » qui traverse une mauvaise passe…

Pour ceux que ca intéresse, voici le lien du manifeste. Vous devriez prendre 2 minutes pour le lire puisque ca concerne tous les Québécois!

www.pourunquebeclucide.com/cgi-cs/c…%20de%20discussions=28226?=1

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Ecrit par: Boudebouchon 20-10 à 9:11

Merci beaucoup Biscuit : ce manifeste est extrêmement intéressant…. ça prend plus que 2 minutes pour bien le lire mais ça vaut le coup Il concerne effectivement tous les québecois mais outre les particularités du Québec, ce texte pourrait s’appliquer à bien d’autres pays à mon avis, entre autre la France !

J’aime beaucoup ce passage en particulier :
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Libéré d’une partie du fardeau de la dette, le gouvernement du Québec pourrait aussi contribuer à une corvée essentielle pour la prospérité future du Québec, soit un investissement massif en éducation et en formation. Une petite nation pourra seulement faire sa marque par la qualité de sa main-d’œuvre, par le haut niveau de son développement culturel et scientifique, par sa créativité. Il est donc fondamental de valoriser ces domaines et d’y investir la part la plus importante de nos ressources.

C’est, à mon sens, ce qui fera la différence dans le futur ….

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Ecrit par: BiscuitDérable 20-10 à 9:48

Voici un interview avec Lucien Bouchard qui est passé à l’émission LePoint.

Sur la www.radio-canada.ca/actualite/v2/tj…, cliquez sur le lien Vidéo « Quel Héritage ».

Effectivement, comme le dit BoudeBouchon, nos problèmes ressemblent à ceux de la France… Donc ceux qui la fuient pour venir s’établir au Québec, Think twice!

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Ecrit par: Boudebouchon 20-10 à 9:54

Merci Biscuit pour le lien. Je l’avais déjà regardé. J’aime beaucoup la façon de parler des hommes politiques ici : ils ont l’air beaucoup plus naturels et spontanés qu’en France ! Bref, on a plus envie de le écouter

Sinon, Biscuit, il y a un truc que je comprends pas bien : tu as mis dans ta signature que tu supportais JC Saint André. Je suis donc allé faire un tour sur son site. C’est moi qui comprends pas bien ou son programme est justement en désaccord avec le manifeste de Lucien Bouchard ?

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Ecrit par: O’Hana 20-10 à 10:06

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Libéré d’une partie du fardeau de la dette, le gouvernement du Québec pourrait aussi contribuer à une corvée essentielle pour la prospérité future du Québec, soit un investissement massif en éducation et en formation. Une petite nation pourra seulement faire sa marque par la qualité de sa main-d’œuvre, par le haut niveau de son développement culturel et scientifique, par sa créativité. Il est donc fondamental de valoriser ces domaines et d’y investir la part la plus importante de nos ressources.

D’accord de manière générale … C’est dans les détails que je plus partagé. Oui, l’économie du savoir est la porte de salut pour les économies occidentales, en particulier le Québec vu sa petitesse, car elles ne peuvent plus concurrencer l’économie manufacturière de la Chine par exemple avec ses bas coûts de production.

Cependant, une scolarisation accrue risque d’aboutir à une inflation des diplômes (offre trop grande de diplômés par rapport à la demande, ie. la capacité d’accueil du marché du travail). Résultat : une pression objective de la société (rappelez-vous le « qui s’instruit, s’enrichit » de la Révolution Tranquille) à la scolarisation aboutit déjà à une marginalisation subjective : si le québécois diplômé ne trouve pas d’emploi, on lui reproche alors de ne pas avoir étudié dans un domaine aux perspectives d’emplois intéressantes … alors qu’on l’avait fortement incité à étudier !

Alors, mieux diriger les jeunes québécois dans des domaines porteurs ? Okay, sauf que :

1) des techniciens et des métiers spécialisés (DEP), on va finir par en voir le bout car les départs massifs à la retraite auxquels nous assistons depuis quelques années ne dureront pas éternellement. À un moment donnée, on va se retrouver avec trop de techniciens et d’ouvriers spécialisés

2) dire au jeune québécois qu’il doit étudier dans un domaine porteur, c’est lui imposer une pression de suivre non pas ses intérêts et passions mais les exigences du marché du travail, exigences qui peuvent être très loin de ce qu’il recherche dans la vie (pour ceux qui la connaissent : la chanson « Ti-Cul » des Cowboys Fringants, résume très bien ma pensée à ce sujet)

On en arrive à un paradoxe désespérant : les jeunes d’aujourd’hui sont les plus diplômés de l’histoire mais ce sont aussi les plus endettés et, surtout, ceux qui connaissent le plus de précarité à l’emploi.

Oups, et j’oubliais un dernier point :
Favoriser les domaines porteurs, c’est risquer de négliger des secteurs moins rentables économiquement en apparence mais si rentables culturellement (surtout pour une société en dynamique de survivance). Je pense notamment à la littérature, la philosophie, les arts en général, les sciences humaines. Un lecteur avait envoyé d’ailleurs une lettre au Devoir en août dernier pour « dénoncer l’inutilité des sciences humaines et qu’on devrait tout miser sur les emplois qui apportent une véritable richesse économique : ingénieurs, techniciens, etc » … décourageant.

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Ecrit par: Boudebouchon 20-10 à 10:20

Quand Lucien Bouchard parle d’éducation, je pense qu’il y associe aussi la recherche. C’est bien l’innovation qui est essentielle. Ce manifeste trace des grandes lignes et ne va pas dans les détails : ce n’est pas son but. Mais je suis d’accord avec toi O’Hanna : tout le monde ne peut pas être surdiplômé, cela ne sert à rien et tu l’as bien expliqué. Mais alors que faire ?
Au passage, j’aimerais ça que les métiers manuels soient valorisés mais là n’est pas vraiment le débat…..

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Ecrit par areg 20-10 à 10:30

a mon avis le plus grand défis du XXI siècle c’est de lutter contre l’accaparement de la chine et de l’inde de la fabrication du bien et des services a bas cout , c’est vraiment un danger mortel qui diminuera a terme la plupart des aquis sociaux de tous les travailleurs dans le monde et ça n’arragera que les detenteurs de capitaux et d’actions , oisifs qui cherchent impitoyablement rien que le profit maximum et que des pays comme la chine ou l’inde les invitent a délocaliser chez eux leur outils d’enrichissement en leur offrant environ deux millards d’etre humains sous payés , qui ne profiteront jamais des richesses qu’accumullent ces investisseurs oisifs sur leur dos de travailleurs-esclaves des temps modernes .
a terme presque tous les secteurs seront touchés de plein fouet par la concurrence déloyale du duo chine-inde réduisant les aquis et appauvrant encore plus la plupart des travailleurs et des sociétés dans le monde si le monde ne définis pas en extreme urgence une politique claire et équitable du travail pour interdir qu’un état met a disposition des investisseurs , des travailleurs qu’on peut payer a bas prix.

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Ecrit par: O’Hana 20-10 à 11:15

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tout le monde ne peut pas être surdiplômé, cela ne sert à rien et tu l’as bien expliqué. Mais alors que faire ?
Au passage, j’aimerais ça que les métiers manuels soient valorisés mais là n’est pas vraiment le débat…..

Comme déjà écrit ici ou dans un autre fil : redistribuer les gains de productivité. Gains qui sont phénoménaux depuis la 1ère Révolution Industrielle et qui sont carrément indécents (car ils ne profitent qu’à peu de monde) depuis l’invention du micro-processeur.

Autrement dit, redistribuer la richesse produite à toute la société car toute la société participe à la création de la richesse (incluant le travail « fantôme » : la femme au foyer qui fait le ménage par exemple). Cela permettrait d’assurer ainsi un revenu minimum garanti à tout à chacun, lui permettant ainsi de pouvoir vivre sans devoir subir puis céder à la pression de la performance.

Ceci n’est pas du marxisme ni du communisme : car l’un comme l’autre prêche une violence pour briser la lutte des classes. Ce que je réprouve car aucune cause ne mérite que je tue pour elle selon moi. C’est seulement du capitalisme social ou de la sociale-démocratie à un niveau plus avancée que celui que le Québec pratique depuis plusieurs décennies maintenant.

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a mon avis le plus grand défis du XXI siècle c’est de lutter contre l’accaparement de la chine et de l’inde de la fabrication du bien et des services a bas cout , c’est vraiment un danger mortel qui diminuera a terme la plupart des aquis sociaux de tous les travailleurs dans le monde

D’accord à 50% : la montée économique sino-indienne est effectivement un danger car en étant non seulement hypocrite (dans le cas de la Chine : on fait du business mais c’est pour le bien du peuple communiste), il crée des richesses sans assurer aucune protection (syndicale, convention collective) aux travailleurs chinois et indiens. Le rêve de tout capitaliste : maximiser mon profit avec un minimum de charges (surtout salariales).

En désaccord à 50% : Chine et Inde ne font qu’imiter ce que l’Occident pratique depuis des siècles. Ce dernier, par les coups qu’il subit de la féroce concurrence chinoise, ne fait donc que récolter ce qu’il a semé au cours du temps. Bref, en dominant ces deux pays à l’époque coloniale, il n’a fait que construire les outils de sa propre perte.

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Ecrit par: touareg 20-10 à 11:26

QUOTE(O @ 20-10 à 12:15)
En désaccord à 50% : Chine et Inde ne font qu’imiter ce que l’Occident pratique depuis des siècles. Ce dernier, par les coups qu’il subit de la féroce concurrence chinoise, ne fait donc que récolter ce qu’il a semé au cours du temps. Bref, en dominant ces deux pays à l’époque coloniale, il n’a fait que construire les outils de sa propre perte.
O’Hana

oui c’est bien vrai , mais le probleme c’est l’occident plus précisement les capitalistes occidentaux qui tolére ce genre de pratiques du gouverement chinois , contre l’interet de leur propre peuple , et contre l’interet aussi du peuple chinois et de tous le reste de l’humanité , les seules gagnants c’est les investisseurs et les actionnaires , d’accord ce genre de pratiques ont été faites de part le passé et on a meme pratiqué de l’esclavage pur et dur , je crois que si les gouvrnements sont de bonne volenté et veulent enrichir leur peuple , il es temps de mettre un terme a ces pratiques et de définir une politique universelle de travail qui s’applique au monde entier , et surtout définir un cout minimal du travail et des droits des travailleurs pour endiguer cette érosion des économies mondiales et le surdopage de l’économie chinoise

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Ecrit par: touareg 20-10 à 12:08

QUOTE(O @ 20-10 à 12:15)
Comme déjà écrit ici ou dans un autre fil : redistribuer les gains de productivité. Gains qui sont phénoménaux depuis la 1ère Révolution Industrielle et qui sont carrément indécents (car ils ne profitent qu’à peu de monde) depuis l’invention du micro-processeur.

Autrement dit, redistribuer la richesse produite à toute la société car toute la société participe à la création de la richesse (incluant le travail « fantôme » : la femme au foyer qui fait le ménage par exemple). Cela permettrait d’assurer ainsi un revenu minimum garanti à tout à chacun, lui permettant ainsi de pouvoir vivre sans devoir subir puis céder à la pression de la performance.

Ceci n’est pas du marxisme ni du communisme : car l’un comme l’autre prêche une violence pour briser la lutte des classes. Ce que je réprouve car aucune cause ne mérite que je tue pour elle selon moi. C’est seulement du capitalisme social ou de la sociale-démocratie à un niveau plus avancée que celui que le Québec pratique depuis plusieurs décennies maintenant.

oui a première vu c’est une idée viable car le probleme mondial est fondamentalement un probleme de distribution de richesses et spécialement entre les capitalistes et les travailleurs , l’un a besoin de l’autre et si la balance se désiquilibre au profit de l’un d’eux y a aura de gravec disfonctionnement en économie , mais si on compte offrir des richesses au travailleurs pour stimuler leur consommation de la prodution des capitalistes donc generer du profit pour ces capitalites qui a leur tour voudront investir pour faire encroe plus travailler ces travailleurs par définition une entreprise pour genrer ne peux du profit qu’en récuperant l’argent des autres pas celui qu’elle donne a ses travailleurs donc vraiment un capitaliste qui veux du profit n’a auccun interet a partager ses richesses avec ses travailleurs , d’autant plus si un état impose ça aux entrperises qui font travailler ses citoyens , cette entreprise n’aura auccun mal a délocaliser vers des pays a bas cout comme la chine par exemple.
moi je reve d’un modéle économique ou tous les generateurs de richesses d’un pays seront aux mains de l’état et par conséquent tout le peuple sera traité comme on traite les actionaires aujourd’hui dans une entreprise , c’est vrai que c’est un systeme communiste que je prone , mais un systeme communiste avec une gestion capitaliste et transparente , régi par la démocratie et les gestionnaires de ce pays et de toutes ses generateurs de richesse sont controlés et au service explusif de leur propre actionnaires qui sont le peuple entier de cet état.
et dans le monde et a travers l’histoir tout es relatif , y a pas un systeme ou un monde de pensée absolument bon ou mauvais , mais y a une alternance des systemes et que le systeme communiste aura aussi ses heurs de gloire aprés le systeme capitaliste qui se retourne sérieusement contre les pays qui l’ont adoptés a cause du syndrome chinois

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Ecrit par: Boudebouchon 20-10 à 12:15

Les réctions sont intéressantes :
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La « lucidité » ne fait pas l’unanimité
Au lendemain de la publication par une douzaine de personnalités d’un manifeste appelant les Québécois à changer de modèle de société, les réactions sont partagées.

Dans ce manifeste intitulé « Pour un Québec lucide », les signataires, dont l’ancien premier ministre péquiste Lucien Bouchard, proposent une série de virages importants, notamment pour faire face aux problèmes démographiques du Québec, à l’impact de la mondialisation ainsi qu’au financement des services publics, afin de faire face aux défis qui attendent le Québec.

Des idées comme le dégel des frais de scolarité afin de financer adéquatement l’éducation, la hausse des tarifs d’électricité pour rembourser la dette du Québec, la participation accrue du secteur privé et le fait d’inciter les Québécois à maîtriser plusieurs langues ont reçu un bon accueil des libéraux et des adéquistes.

Le premier ministre Jean Charest a exprimé sa satisfaction devant la publication du manifeste. Il a dit y retrouver plusieurs des orientations défendues par le Parti libéral du Québec. Le ministre des Finances, Michel Audet, a pour sa part insisté sur la difficulté de diriger le Québec et affirmé qu’il était temps de passer à l’action.

Séduit par les conclusions du groupe, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a lui aussi applaudi l’initiative, se disant même prêt à accueillir les signataires du manifeste dans son parti en vue des prochaines élections.

Autre milieu, autre réaction

Dans les milieux syndicaux et étudiants, les idées contenues dans ce document choc n’ont pas suscité le même enthousiasme.

En entrevue à RDI, le président de la FTQ, Henri Massé s’est défendu de défendre le statu quo et a dit ne pas aimer « ce qu’il lit entre les lignes » du manifeste. Pour lui, on interpelle les citoyens, les milieux de gauche, mais il n’y a aucune interpellation des milieux d’affaires et de la finance. « Je veux bien qu’on se responsabilise, mais ça va être tout le monde » a-t-il conclu.

À la CSN, la présidente Claudette Carbonneau reconnaît la nécessité d’agir face à de nouvelles réalités comme le vieillissement de la population et la mondialisation, mais elle s’oppose elle aussi aux conclusions du manifeste.

Mme Carbonneau rejette notamment le scénario catastrophe dépeint dans le document et dénonce la pauvreté des solutions proposées par ses auteurs pour remédier à la situation, soit des augmentations de taxes tous azimuts.

Même son de cloche dans le milieu étudiant, où le dégel des frais de scolarité prôné par le manifeste inquiète.

Interrogé sur les ondes du RDI, le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, François Vincent, a déclaré que certains constats faits dans le manifeste étaient justes, mais que les solutions proposées par ses auteurs constituaient une régression pour l’éducation au Québec.

Ce n’est pas en augmentant les frais de scolarité, plaide M. Vincent, qu’on rendra les études supérieures plus accessibles aux jeunes Québécois.

radio-canada.ca/nouvelles/Politique…

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Ecrit par: BiscuitDérable 20-10 à 13:18

QUOTE(Boudebouchon @ 20-10 à 10:54)
Sinon, Biscuit, il y a un truc que je comprends pas bien : tu as mis dans ta signature que tu supportais JC Saint André. Je suis donc allé faire un tour sur son site. C’est moi qui comprends pas bien ou son programme est justement en désaccord avec le manifeste de Lucien Bouchard ?

En fait, le petit côté social démocrate de Jean-Claude St-André me dérange un peu. Non pas que je soi contre le partage des richesses, mais je ne crois pas qu’on ait les moyens d’avoir autant de programme sociaux.

Par contre, j’aime plusieurs de ses idées. Selon lui, plutôt que de subventionner des compagnies milliardaires qui demandent toujours plus d’argent, sous menace de s’en aller ailleurs, il voudrait subventionner/faciliter la création de PME qui sont généralement plus novatrice et qui embauche plus. C’est en plein ce que fait la Finlande. Résultat : elle est au premier rang des pays qui ont la plus grande croissance économique et ce, depuis 3 ans. (Elle est même devant la Chine!)

Pour ce qui est du manifeste, l’idée de partenariat public/privé me dérange un peu. Il ne faut pas se faire d’illusion, passer par le privée coûtera exactement la même chose, sinon plus! En passant par le privé, on va se retrouver avec un boss qui charge le même montant au gouvernement, mais qui garde tout dans ses poches sans payer d’impôts (vive les manipulations comptables). En contre parti, on aura des employés payés 50% moins cher, et donc, qui payent moins d’impôts.

Quand aux appels d’offres, un entrepreneur m’a déjà fait la preuve qu’elles sont facilement manipulables. Mais bon, je ne ferme pas complètement la porte non plus au privé…

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Ecrit par: BiscuitDérable 20-10 à 13:32

QUOTE(touareg @ 20-10 à 11:30)
a terme presque tous les secteurs seront touchés de plein fouet par la concurrence déloyale du duo chine-inde réduisant les aquis et appauvrant encore plus la plupart des travailleurs et des sociétés dans le monde

En fait, deux facteurs pourraient renverser la vapeur :

1 – Les Chinois pourraient bien finir par se tanner de gagner 1$/h et militer pour leurs droits. Avec une hausse de leurs salaires, les compagnies ne seront peut-être plus aussi attirées par la Chine.

2 – La mondialisation des marchés est basée sur une ressource énergétique à bas prix. Supposons que le Pétrol passe à 3-4$ le litre, il ne sera peut-être plus aussi avantageux de faire faire nos gugusses l’autre bord de la planète.

Bon, foutu manifeste, j’en discute avec plein de monde depuis ce matin… il faudrait bien que j’aille travailler

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Ecrit par: ibn.battouta 21-10 à 4:17

Bonjour,
Très intéressant BiscuitDérable. Merci pour le tuyau
Ca donne une idée sur le climat politique au Québec pour ceux (comme moi qui le connaissent pas assez), et aussi sur la réalité socio-économique du pays.
Je ne connais pas le personnage, mais j’admire le pragmatisme et le peu de langue de bois (au moins par rapport aux deux pays où je suis l’actualité politique) de sa part mais aussi de la part de la journaliste.
Reste deux points où il est resté vague : la nature du sacrifice que devraient faire les Québecois, et celle des solutions pour inverser la tendance du déclin démographique.
Peut être en tant qu’ex-politicien et auteur d’un manifeste, ce n’est pas à lui de les montrer le premier. Mais, si effectivement cela aide à mettre la question sur la table du débat publique de manière constructive, ça serait déjà pas mal.

A suivre donc,

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Ecrit par: ibn.battouta 22-10 à 8:06

voici un article sur un sondage de l’écho suscité par les propositions du manifeste. Source : Presse Canadienne du 21/10. Bonne lecture :

« Un sondage TVA-Léger marketing fournit un premier indice de l’opinion de la population concernant les propositions formulées dans le manifeste «Pour un Québec lucide», signé par l’ancien premier ministre Lucien Bouchard et 11 autres personnalités publiques.
Tout d’abord, 34 pour cent des répondants sont d’accord pour que les tarifs d’Hydro-Québec soient augmentés pour ensuite consacrer une partie des profits à diminuer la dette du Québec, tandis que 54 pour cent s’opposent à cette proposition.

Les répondants interrogés accueillent toutefois de façon plus partagée la proposition relative au dégel des frais de scolarité, alors que 46 pour cent se disent en accord et que 47 pour cent sont en désaccord.

Une majorité de personne, soit 65 pour cent, semble également penser qu’il serait préférable de privilégier les taxes sur la consommation plutôt que l’impôt sur le revenu, tandis que 25 pour cent des répondants sont opposés à cette proposition.

Puis, finalement, 88 pour cent des répondants semblent appuyer l’idée qu’il faut investir massivement en éducation ainsi qu’en formation.

Ce sondage a été effectué jeudi auprès de 614 personnes.

Cette semaine, une douzaine de leaders québécois, toutes tendances politiques confondues, avec Lucien Bouchard en tête, ont appelé la population à prendre la juste mesure des défis de la société québécoise. Dans un manifeste intitulé «Pour un Québec lucide», ils ont formulé des propositions qui permettraient, selon eux, de relever des défis tels que la concurrence chinoise et le vieillissement de la population.  »

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Ecrit par: cherry 22-10 à 12:12

QUOTE: Les babyboomers – oui, encore eux! – étant la génération privilégiée et n’ayant pas fait assez d’enfants pour payer leurs soins de santé, je suis d’avis qu’ils devraient EUX-MÊMES cotiser dans un fonds. Après tout, il n’ont pas eu trop de problèmes financièrement, n’ont pas eu à étudier autant que nous pour gravir les échelons professionnellement, ont eu des emplois permanents avec avantages sociaux, ont bien profité de la vie et du système et se préparent pour la plupart à une retraite dorée. À eux de payer, ce qui permettra à la génération suivante de « respirer » et de faire des enfants. La génération « sacrifiée » est tannée qu’on lui demande… de se sacrifier.

Je sais que ma suggestion en fera sursauter quelques uns, mais je m’en fous.

Ma belle Cherry, à quoi ça rime tout ce discours? Tu crois que ça va nous menez quelques parts d’imiter tes confrères de génération X et Y qui ne font que brailler sur leurs sorts en mettant tous leurs maux sur la faute des boomers?

Mon père a payé des impôts toute sa vie, n’a jamais été hospitalisé, n’a jamais été au chômage, ni même recu de chèque de TPS.

Pour ma part, J’ai retiré jusqu’à présent, l’équivalent de 12 mois de chômage, je me suis ramassé à l’hôpital au bloc opératoire à plusieurs reprises, je ne paie pas d’impôts depuis 2 ans, puisque je vis uniquement sur mes économies en attendant de démarrer mon entreprise. Je retire des chèques de TPS et de TVQ et lorsque mes produits seront prêts à être commercialisés, j’aurais droit à des subventions de 10 000 à 20 000$ à titre de levier pour mon entreprise.

Alors, qui profite le plus du système? Le problème avec mes semblables, c’est qu’ils veulent tout instantanément, sans avoir à faire d’efforts. Leurs taux d’endettement pour des trucs aussi inutiles qu’une TV à 3000$, un cellulaire à 700$ et la voiture neuve tous les 2 ans en est la preuve.

Comme tu peux le voir, nous ne somme ni mieux ni pire que nos vieux!

Biscuit.

Je me suis permise de faire un copier-coller d’un autre fil, la discussion se passant ici.

Biscuit, mon intervention n’était pas un coup de gueule contre les boomers. Tout ce que j’ai fait, c’est regarder les faits. Comme le dit fort justement O’Hana:

QUOTE
On en arrive à un paradoxe désespérant : les jeunes d’aujourd’hui sont les plus diplômés de l’histoire mais ce sont aussi les plus endettés et, surtout, ceux qui connaissent le plus de précarité à l’emploi

La générations X n’a pas eu la « chance » des babyboomers. Elle a ramé beaucoup plus et beaucoup plus longtemps que la génération précédente. Alors que les boomers avait un emploi stable avec avantages sociaux dès le départ (et ce, en ayant à peine étudié), qu’ils avaient une maison et des enfants dans la mi-vingtaine, on constate que ceux qui ont suivi ont dû attendre beaucoup plus longtemps… et certains attendent encore. La génération X a 5-10 de retard sur les babyboomers: études plus longues car marché du travail complètement bouché, endettement, travail précaire et horaires bizarres, pouvoir d’achat moins important, clauses orphelins dans les conventions collectives, bumping par ancienneté… Résultat: l’idée d’acheter une maison et de fonder une famille a été remise à plus tard, vers 30, 35, même 40 ans. Ce n’est pas en mettant sur leurs épaules (générations X et Y) le poids de la dette et en leur demandant de se sacrifier encore plus, que l’on va régler le problème de la dénatalité. Au contraire, nous n’allons que l’empirer! Et comme un jeu de dominos, ça va retomber sur la génération suivante, d’autant plus que l’on veut hausser les frais de scolarité et que leurs parents n’auront pas les moyens de leur payer leurs études, devant payer de plus en plus de taxes et d’impôts… pour s’occuper des riches boomers vieillissants.

La génération des boomers l’a eu « facile » en comparaison: ils sont très nombreux, ont bien profité de la vie et des circonstances, et ils ont de l’argent pour la plupart, beaucoup d’argent. Ils sont tous sur le point de prendre leur retraite et on nous demande à nous de payer pour leurs soins de santé, de se serrer encore plus la ceinture. Hello? Quand je regarde mes collègues dans la cinquantaine (qui ont eu leur job en claquant des doigts), quand je regarde mon propre père, qui fait trois voyages par année, a deux résidences et une voiture de luxe, je me dis qu’ils sont financièrement capables de cotiser à un fonds visant à couvrir leurs propres soins de santé. J’appelle ça le gros bon sens, ou si tu préfères, un retour d’ascenseur. C’est là où ça coince, c’est là où il faut mettre de l’huile. Sinon, nous courons à notre perte.

Une autre chose sur laquelle il faut s’attaquer: le protectionnisme honteux des ordres…

P.S. J’oubliais: j’ai eu la chance de croiser Lucien Bouchard hier, lui tenant même la porte de l’immeuble où je travaille. Je lui ai parlé, lui ai dit que je l’admirais et que son manifeste était une bonne chose car il suscitait le débat. Il m’a dit: « Merci madame ». J’était toute émue! Cet homme est charismatique, c’est hallucinant! Il a de la classe et de le voir marcher la tête haute avec sa canne m’a touchée. Dommage qu’il ne veuille plus faire de politique…

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Ecrit par: Petit-Lion 22-10 à 12:30

QUOTE(O @ 20-10 à 12:15)
Cela permettrait d’assurer ainsi un revenu minimum garanti à tout à chacun, lui permettant ainsi de pouvoir vivre sans devoir subir puis céder à la pression de la performance.

Qu’est-ce que j’aimerais ça. Je crois bien que je passerais mes journées à la Bibliothèque nationale du Québec, à vivre intensément mes passions (aussi nombreuses qu’estimables) et à me réaliser personnellement

Par ailleurs, certaines de mes passions étant fort coûteuses, je ne tarderais pas à m’apercevoir que mon revenu minimum garanti est très insuffisant, et naturellement je ne tarderais pas à réclamer à l’État des cours de pilotage gratuits pour tous ceux qui veulent.

Après tout, ça ne coûte pas plus cher que des cours de cinéma, vous savez

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Ecrit par: cherry 22-10 à 12:59

J’ai eu la chance d’avoir mes études payées par mes parents (un deal lié à leur divorce!), donc je n’ai pas eu à demander l’aide de l’État. Après des années de vaches maigres et à force de persévérance, j’ai en plus trouvé un job dans mon domaine et je paye un MAX d’impôts… en me demandant à quoi ils servent. Mes études n’étaient donc pas vaines. Va faire la morale à d’autres…

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Ecrit par: Petit-Lion 22-10 à 15:09

Non, c’est plus rigolo avec toi, ma gauchiste préférée

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Ecrit par: Citoyenne 1-11 à 16:22

En réponse au manifeste des « douze », une superbe analyse diférenciée et beaucoup plus proche de ce que souhaitent beaucoup de Québécois pour le Québec…
Allez le lire, ça vaut VRAIMENT le coup.

Site : www.pourunquebecsolidaire.org

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Ecrit par: Petit-Prince 1-11 à 18:49

Un grand retour en arrière oui !

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Ecrit par: BiscuitDérable 1-11 à 20:23

Lorsque je vois des signataires comme Françoise David d’Option citoyenne et Éric Bondo, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, je décroche complètement!

Je suis bien d’accord pour que le gouvernement offre des moyens aux gens démunis de s’en sortir. D’accord pour aider les handicapées. D’accord pour qu’il y ait un système d’assistance sociale parce qu’on peut tous vivre un mauvais coton à une période ou l’autre de notre vie.

Cependant, là où je décroche, c’est que l’état ne favorise en rien de retour de ces gens au travail. Dans les faits, un assisté social a bien plus d’avantage qu’une personne travaillant au salaire minimum. Tout ça, grâce à des gens comme Mme. David et Éric Bondo qui montent toujours aux barricades en criant haut et fort que les pauvres sont les victimes innocentes d’un système qui ne les acceptent pas. Heille, come on!

C’était ma montée de lait de la journée,

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Ecrit par: Redflag 1-11 à 22:26

Salut la gang,

J’ai pas tout lu/vu sur ce qu’ils proposent, mais le peu que j’ai vu me fait penser à Force Ouvrière en France : faut ponctionner les entreprises… Un tel discours au Québec ne risque pas de recevoir un grand écho. C’est vraiment trop à gauche, même si y’a du bon (écologie, développement durable). Je me demande s’ils réalisent que le système occidental dans lequel nous vivons est très loin d’être celui qu’ils proposent, et que les gens ne sont pas prêts à de tels changements. Me semble qu’ils rêvent en couleur…

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