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Québécois, comment percevez-vous le Canada ?

Québécois, comment percevez-vous le Canada ?

Ecrit par : Laurent 2-07 à 20:31

La journaliste Denise Bombardier a évoqué différentes attitudes québécoises face au Canada.

Dans laquelle vous vous reconnaissez ?

CITATION
Pour une majorité de Québécois, le Canada est un pays émotionnellement étranger. Ils n’y connaissent personne, ne lisent pas ses journaux et n’écoutent pas ses chaînes de télévision, sauf lorsqu’on y présente des Québécois, comme ce fut le cas lors de la série Canadian Idols. Ils y voyagent peu aussi, préférant les États-Unis de l’est ou de l’ouest. Et surtout, ils ignorent ses mythes, ses icônes, ses dirigeants, ses institutions. Ils connaissent avant tout des Québécois qui y sont allés pour le travail ou le plaisir. Encore que les Québécois aient du mal à croire qu’on puisse s’amuser au Canada, étant convaincus qu’ils ont le monopole de la joie de vivre à l’intérieur de leurs frontières. Ils savent qu’ils vivent au Canada, mais ils ne se sentent pas dans le Canada. Autrement dit, ils se posent plutôt en spectateurs qu’en acteurs de la réalité canadienne. Pour beaucoup, le pays réel l’est moins que le pays rêvé, celui que chantent les poètes et appellent de leurs voeux les indépendantistes.

Il y a donc des Québécois qui estiment que le Canada, c’est le pays des autres, celui des Anglais de Toronto, des Chinois de Vancouver et des Terre-Neuviens. Ils vivent le Canada comme une aliénation, c’est-à-dire, littéralement, ce qui leur est étranger. Il y a aussi des Québécois, plus âgés ceux-là, qui estiment qu’ils ont perdu le Canada. Ils l’éprouvent de façon nostalgique. «C’était à nous, “ils” nous l’ont pris.» C’est ainsi qu’ils le ressentent. Plusieurs d’entre eux ajoutent : «Qu'”ils” le gardent.» Ceux-là ont réduit la géographie pour mieux faire triompher l’histoire. Il y a de plus ceux qui ne veulent pas l’abandonner : «Ils ne l’auront pas», pensent-ils. Ceux-là n’éprouvent pas d’affection particulière pour les Canadiens, dont ils s’excluent d’ailleurs plus ou moins. Ce sont des nationalistes québécois fédéralistes qui n’ont pas digéré la conquête anglaise. Et il y a les pragmatiques, sans états d’âme, passeport en poche, politiquement ambigus et idéologiquement ambivalents, qui adhèrent à la maxime «un tiens vaut mieux que deux tu l’auras».

On a eu l’occasion, ces dernières années, de voir de prétendus amoureux du Canada s’en servir à leurs propres fins. Ces vendeurs de slogans, de drapeaux, de visibilité canadienne, s’en sont mis plein les poches en criant : «Vive le Canada… » et en ajoutant tout bas : «mon fonds de commerce». C’est la version hard du fédéralisme rentable. De ceux-là, le Canada pourrait se passer sans déficit patriotique.

Il y a ceux qui aiment le Canada parce qu’ils n’aiment pas le Québec, trop petit, trop intense, trop personnalisé, trop tricoté serré. Ils aiment cette vastitude dans une société où on n’exige pas de profession de foi quotidienne, où on se calme avant de s’exciter, où on n’a pas obligatoirement envie de détester ceux qui ne pensent pas comme nous, où l’identité, donc, est plus floue.

Il y a ceux qui aiment le Canada d’un océan à l’autre, ceux qui, à l’instar de feu Solange Chaput-Rolland, la vibrante journaliste, affirment que le Canada est leur pays et le Québec leur patrie. Ces Québécois-là sont plus nombreux que n’a voulu le croire le Parti québécois. D’ailleurs, certains de ses anciens dirigeants ont reconnu avoir sous-estimé l’attachement des Québécois au Canada. Sans doute ces derniers ont-ils la mémoire de l’ancien Canada, celui de leurs ancêtres, justement. Mais ils aiment aussi ce lien à un pays-continent vu comme un espace de paix et d’harmonie par les autres peuples. Ils aiment que, dans ce pays-là, les choses se règlent par la discussion, bien qu’elle perdure, voire s’éternise.

source : www.ledevoir.com/07/01/112856….

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Ecrit par : jarkael 2-07 à 20:51

Je me suis toujours pose la question du ressenti des Quebecois pour le Canada.
La reponse me semble si complexe qu’elle en est extrement difficile a mettre
en mots. La journaliste arrive pourtant a condenser en quelques paragraphes
le melange des sentiments des uns et des autres sur cette longue histoire de
famille.

Fabuleux article !!!

Les Quebecois du forum, qu’en pensez-vous?

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Ecrit par : Zogu 2-07 à 22:26

Ma réponse tiendrait en 10 volumes de 1000 pages environ. Il n’y a pas que du négatif, ne vous en faites pas, et même que certaines envolées lyriques montreraient une certaine affection. Quoi qu’il en soit, je ne peux considérer le Canada que comme un pays qui s’est construit tout-autour du Québec et du peuple Québécois. Bref, un pays qui s’est appuyé historiquement sur nous pour s’épanouir, souvent malgré nous et à nos dépens, un pays qui a développé son identité propre assez tardivement (tout empêtré qu’il était dans les jupes de sa majesté) et en pillant allègrement notre imaginaire et notre sympolique. Maintenant que le Canada est assez vieux et mature pour voler de ses propres ailes, le temps serait peut-être venu de le laisser partir…

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Ecrit par : bencoudonc 2-07 à 22:34

Zogu, tu es génial

Pour en revenir à l’article, “émotionnellement étranger” c’est tout à fait ça. Je n’ai rien contre le Canada (quoique…), j’ai eu la chance de connaître des Canadiens qui sont vraiment très sympathiques, mais le Canada me laisse entièrement, absolument, totalement indifférente.

Ça m’est déjà arrivé, dans certaines circonstances, d’avoir la larme à l’oeil et le frisson dans le dos en écoutant la Marseillaise. Mais l’hymne canadien ? Pfff, tu rigoles ?

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Ecrit par : cherry 2-07 à 23:16

Le Canada….???

Ben eeeeuh, c’est un beau grand pays étranger mais curieusement, c’est le mot qu’il y a sur mon passeport et sur l’une de mes déclarations d’impôts…

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Ecrit par : petiboudange 3-07 à 5:20

Alors Ti’Namour semble dire que le Canada est son pays mais celui des autres, le Québec est sa patrie et le coeur historique de la confédération (l’image de Zogu résume parfaitement son idée) mais il fait aussi partie de ces Québécois que les Québécois connaissent pour y être aller par loisirs ou travail.

Pas encore convaincu de pas aimer le pays rêvé (le havre de paix blabla) mais presque sûr que si la vieille maman québécoise pouvait enfin se débarasser de son matûre de fils canadien, il resterait avec la maman…

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Ecrit par : superunknown78 3-07 à 6:32

Juste pour comprendre un peu…

J’émet des suppositions dont le but unique est de comprendre, je n’essaie pas de juger, et je respecte les idées et le combat des peuples.

Le Québec se sent il pillé de ses richesses matérielles(mauvaise distribution entre les états, dont il est victime)?, ou bien le Québec se sent il non reconnu à sa juste valeur dans sa culture, qu’il juge menacé par le Canada? Ou bien les 2 à la fois?

La symbolique culture Québecoise, ne serait-je pas juste un moyen politique pour obtenir l’indépendance du Québec? un peuple différent du reste du Canada?

Les Québecois, ne serait-ils pas un peu fermé aux autres(au Canada)? ce qui expliquerait le manque d’intérêt des Québecois pour Canada? Mais est-ce que cela est dû à de la rancune du passé? à une culture forte? totalement différente et fermée aux autres?

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Ecrit par : bencoudonc 3-07 à 7:54

(Profonde respiration, on se calme) – Superunknown, peut-être qu’un peu de recherche et de lecture sur l’histoire du Québec et du Canada serait de mise…

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Ecrit par : maxtaz 3-07 à 8:22

On pourrait peut être avoir un résumé, le discours direct est toujours plus facilement appréhendable ?
Sinon effectivement, on peut lire toute l’Histoire comme tout ce qui est loin de soi et non vécu par soi, c’est à dire comme des romans.
Alors merci, de ne pas casser l’intérêt de ceux qui voudraient bien comprendre.

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Ecrit par : superunknown78 3-07 à 8:43

Mes intérrogations ont comme unique but : “Comprendre et me faire une idée”, en général je ne prends rien au comptant, j’attenderai d’être sur le terrain pour me faire ma propre idée.

Mes intérrogations ont un rapport avec ce que j’ai lu hier dans la presse (Courrier Internationale) à propos du gouvernement de Harper, ce dernier tente de séduire les Québecois… et beaucoup de Québecois semblent être sous le charme!!! l’article était très intéressant, mais je l’ai lu sur le papier et la version éléctronique nécessite d’être authentifié ou abonné.

Source : www.courrierint.com/article.asp?obj…

Alors le Québec ne devrait-il pas saisir cette chance d’un gouvernement ouvert au Québec, pour essayer de s’imposer plus au sein du Canada. D’ailleurs personne ne dément que si le Canada existe, cela est grâce aux Québecois.

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Ecrit par : bencoudonc 3-07 à 8:47

Ma réponse n’est certes pas très éclairante Maxtaz, mais disons que j’ai hâte de voir la réaction des autres Québécois qui vont lire que leur culture est “symbolique” et “juste un moyen politique pour obtenir l’indépendance”…

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Ecrit par : BiscuitDérable 3-07 à 10:28

Pour moi, le Canada est une sorte d’Utopie accompagnée d’un soupçon de malaise.

Malaise parce qu’en tant que Québécois, j’ai toujours l’impression que mes choix viennent contrecarrer les plans canadiens. Par exemple, n’eu été du Québec, le mariage civil homosexuel n’aurait jamais passé.

Utopie, car l’on refuse de voir que nos différences nous poussent à nous faire chier mutuellement. Les choses seraient beaucoup plus simples si nous avions chacun le plein contrôle de nos aspirations!

Malaise parce qu’un jour, un petit Québécois prénommé Pierre-Elliot Trudeau a décidé de faire du Canada un pays bilingue. Si l’idée a plu à certains, d’autres n’ont pas du tout apprécié… et d’une certaine manière, je les comprends!

D’un côté plus émotif, le Canada me laisse froid. Je n’y ressens aucun patriotisme. Je ne connais pas l’hymne national et ne me sens aucunement concerné par notre supposée allégeance à la reine d’Angleterre. Encore plus fort, lorsque je suis au Canada, je suis dans le même état d’esprit que lorsqu’on visite un pays étranger.

Pour terminer, comme l’a dit Hugo, tout n’est pas négatif! Il y a bien quelques provinces que j’aimerais visitées, mais y’a fort à parier que mon prochain voyage sera en Europe…

P.S.#1: Les Québécois seraient peu attirés à tort par le ROC? Rappelez-vous qu’un sondage était sorti l’an dernier selon lequel le Canada était bon dernier auprès du tourisme international.

P.S.#2: Le Canada est grand… Très grand! En comparatif de distance, est-ce que l’Européen moyen pourrait nous faire la synthèse des 2 derniers mois de l’actualité du Tadjikistan?

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Ecrit par : peanut 3-07 à 10:32

Je dois avouer que je suis un mélange d’un peu tout ça…eh oui, il m’arrive d’être fière du Canada quand il fait des bons coups!

En fait, j’aimerais tellement que tout fonctionne bien entre le Canada et le Québec(sur tous les plans), mais avec le temps, j’ai compris que c’était une utopie…donc, je suis devenue par la force des choses une souverainiste(molle parfois… ) Et depuis que je fréquente ce forum et que je lis des témoignages du ROC ou de personnes qui méprisent le Québec, ma conviction s’en est trouvée renforcée(vous allez dire que c’est une réaction émotive, mais il faut bien un peu d’émotion quand on se choisit un pays! )

peanut

P.S.: superinconnu, le “beau risque” dont tu parles(la “main tendue” de Harper…) s’est déjà produite il y a plusieurs années avec Brian Mulroney et René Lévesque…et on sait tous ce qui est arrivé…ce n’est que des belles paroles pour qu’il gagne ses prochaines élections, mais il est avant tout un red-neck de l’Alberta qui est à mille lieues des québécois et de leurs préoccupations…

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Ecrit par : superunknown78 3-07 à 11:01

Doit-je me sentir coupable d’avoir essayer de comprendre?…
Avec mes interrogation j’ai essayé d’aller droit au but, et trouver des réponses aux raisons qui poussent tant les Québecois à vouloir obtenir leur indépendance. Les raisons que j’ai cité de mes interrogations sont pratiquement générale et commune à la plupart des peuples qui souhaitent leur indépendance.

bof sinon, laissez tomber.
C’est clair que ce n’est pas ici que je vais obtenir une réponse… j’essaierai ailleurs.

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Ecrit par : peanut 3-07 à 12:24

oui mais superunknown, tout en demandant des explications, il faut toujours que tu rajoutes une pique ou deux pour les québécois(c’est peut-être inconscient, mais bon…) Je pense que depuis le temps que tu es sur le forum, tu as du remarquer que les québécois sont très sensibles sur le sujet de la reconnaissance de leur culture et de leur identité, et on a toujours l’impression que tu veux la nier… ça donne pas trop envie de discuter avec toi, puisqu’on a au départ l’impression que tu as déjà une idée préconcue(comme nelju en fait…)

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Ecrit par : petiboudange 3-07 à 12:26

Pour un résumé de l’histoire, je te conseille de voir le livre Canada-Québec 1554-2000 de Jacques LACOURSIÈRE Jean PROVENCHER et DENIS VAUGEOIS aux éditions septentrion ISBN : 2 89448 186 1
(avec ça tu pourras le demander à ta bibliothèque en France , je l’ai trouvé dans mon petit patelin ! ).

Depuis l,établissement en acadie et sur l’ile st jean jusqu’au lendemain du second référendum de 1995, tu auras les épisodes les plus détaillés de l’histoire du Canada et du Québec, avec des parallèles avec l’histoire contemporain de la France, l’Angleterre, les USA et le Monde.

Sinon pour un résumé, ça risque d’être assez difficile.
Concrètement on a trois grandes identifications correspondantes peu ou prou aux trois grands régimes, dont voici des éléments en vrac:
– Régime français (± 1605-1760): Nouvelle-France, Français du Canada, Créoles du Canada, Canadiens.
Cette période correspond à l’incubation de la culture et du patrimoine québécois actuel.
Découvertes françaises, établissements français, expansion.
Premières menaces anglaises (les Frères Kirke en 1629 qui prennent Québec pour les anglais), contexte de guerres britannico-françaises (guerre de Cent Ans notamment).
Apport des éléments linguistiques (la francisation québécoise est plus rapide qu’en France où hors de la cour on ne parle que patois et régionalisme malgré l’édit de Villers-Côteret par François Ier qui fait du français la seule langue de France), religieux et sociaux (Code civil, organisation terrienne en seigneuries et rang, dîme) par les colons français, sous statut royal.
Premiers mélanges avec les autochtones, adaptation au climat et à la faune et flore locale.

-Régime britannique (1760-1850): les canadiens versus les britanniques.
Contrecoup des guerres européennes qui se transportent dans les colonies. Chute de Québec et traité de Versailles: la France garde la Guyane et la canne à sucre.
Les premiers temps sont plus tournés vers la temporisation, la tolérance.
Première attaque contre la francophonie: le Grand Dérangement en 1755: des milliers d’Acadiens déportés en Louisiane, en Nouvelle-Angleterre, en Europe.
Le sermet du test, l’anglais exclusif soulève des protestations en ex-Nouvelle France et sont abandonnés dès 1791 (la Révolution Américaine a fortement pesé dans la balance pour cet arrangement). Cette exergue de la langue (anglais exclusif) et de la religion (serment du test) qui développe très vite le terroir patrimonial canadien (futur québécois). Le lien se fait naturellement: un bon canadien est francophone et catholique comme un bon britannique est protestant et anglais.
Hors du futur Québec, l’arrivée des anglophones catholiques (irlandais par exemple) va rompre le lien presque naturel qui s’était créer entre français et catholicisme au Québec et va entraîner une déperdition des écoles catholiques francophones.
Les Canadiens sont des paysans avant tout, les britanniques sont dans les affaires. L’anglais devient rapidement la langue de l’ascencion sociale, et le français du Québec s’anglicise petit à petit.
L’assimilissation pointe déja. Le Quebec Mercury et Lord Durham commence a trouvé le Québec trop francophone. Vers 1806, le Mercury (principal journal britannique) écrit: “Cette province est déja beaucoup trop française pour une colonie britannique…” à l’occasion de la création du journal le Canadien.
Les 92 résolutions du Parti Patriote et de Louis-Joseph Papineau contraient par les résolutions Russel.
Les troubles des Patriotes en 1837 et 1838, la pendaison des 12 patriotes qui suivront finissent par consommer la noce.
S’en suit l’Acte d’union en 1840 qui unit le Bas-Canada (Québec) et le Haut Canada (peu ou prou l’Ontario si j’ai bien retenu) par Lord Durham avec bannissement du français. Le rétablissement de la langue attendra 1848, sans réel statut.
Période de résistance, de défense active du patrimoine des canadiens.

-Période de la Confédération (1850-1960): les Canadiens français versus les Canadiens anglais.
Identification pancanadienne de la francophonie avec les poches de peuplement placées un peu partout sur le territoire par les fronts de colonisation. La crise économique pousse aussi 900 000 québécois à se rendre aux USA.
En 1867 l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, première “constitution” canadienne.
Il existe des dispositions linguistiques pour les décisions rédigées et imprimées dans les deux langues par exemple.
Le transfert linguistique du français vers l’anglais langue du commerce, des affaires, de l’industrialisation ensuite. Bref langue de l,ascension sociale. Affaiblissement du français dans la Province of Quebec.
Cette période agit comme un révélateur profond pour les canadiens français. Et débouche dans la période suivante sur la désillusion d’une identité pancanadienne. La définition se localise et on parlera bientôt de Québécois, franco-manitobains, acadiens, franco-albertains etc.
Période de mobilisation des différences plus fortes encore.
Crises de la conscription.
Mise en place de lois linguistiques successives, les unes pour interdire l’enseignement du français hors Québec (1871: Le Common School Act interdit l’enseignement du français au Nouveau-Brunswick.
1877: Le Public School Act interdit l’enseignement du français à l’Île du-Prince-Edouard.
1905: L’Alberta réduit l’enseignement du français aux première et deuxième années. Après: une demi-heure par jour.
1912: L’Ontario réduit l’enseignement du français à la première année du primaire.
1916: La loi Thornton abolit l’enseignement du français au Manitoba.)
Au Québec, loi Lavergne en 1910 qui impose l’usage du français et de l’anglais dans les titres de transports de voyageurs et autres documents fournis par les entreprises d’utilité publique.
La Grande Noirceur et Duplessis.

Il y a bien d’autres épisodes marquants dans l’histoire du Québec, mais je vous fais part de ce qui moi m’a marqué en découvrant l’histoire du Québec.
On arrive ensuite à la période dite contemporaine et moderne. La Révolution tranquille, les 3 gouvernements aux lois linguistiques (63, 22 et 101). Le renouveau créatif québécois, la localisation de l’identité francophone, le multiculturalisme et le bilinguisme trudeauistes. Le FLQ, le RIN, le PQ. La création de l’université “subversive” du Québec à Montréal etc etc.
C’est sûr on peut y passer des heures, le mieux est encore quand on le peut de se rendre sur les lieux des grands épisodes, de parler avec des gens qui peuvent vous le faire découvrir autrement quand lisant. Mais déja lire sur ces quelques épisodes des petits résumés peut vous donner une idée (quelle qu’elle soit) des grands moments du Québec.
Je ne suis pas une pro de cette histoire-là, et je ne fais que vous donner des pistes en rapport avec celles qu’on m’avait aussi conseiller, et sans doute d’autres viendront en ajouter. Mais je pense et j’estime que pour comprendre toute société il faut en connaitre l’histoire et le Québec ne déroge pas à la règle.

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Ecrit par : zhu 3-07 à 12:31

On ne va pas se batailler à grands coups de statistiques, mais je doute que ce forum soit vraiment représentatif de TOUS les Québécois…. ainsi que cet article….

Les Québécois indifférents au Canada ? Je n’y crois pas beaucoup. Venez à Ottawa et vous verrez des Québécois bien sympa en train de chanter l’hymne national avec nous… comme samedi soir, à la fête nationale. On peut aimer le Québec ET les autres provinces.

Certes, le territoire ici est immense, alors pas facile de toujours se connaitre et se comprendre bien. N’empêche que je trouve cet article très biaisé…

Au passage, je connais l’histoire du Canada, du Québec etc.

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Ecrit par : petiboudange 3-07 à 12:52

Euh zhu, je ne disais pas ça pour critiquer quelqu’un je répondais à la question de Maxtaz et Suprunknown à ma façon, alors j’espère que tu te sentais pas visée, y avait pas de quoi…

Par contre, en quoi trouves-tu que l’article est biaisé? Certes le forum ne représente pas tous les québécois du Québec, c’est sûr, donc on ne pourrait légitimement pas écrire un article à partir des réactions des québécois.
Mais pourquoi penses-tu l’article biaisé? Denise Bombardier pour moi exprime son opinion sur les québécois actuels tels qu’elle les voit en rapport au Canada.
Pour être honnête, j’ai lu une enquête faite en 1995 sur Montréal par Denise Helly et les québécois interrogés étaient déja dans le même genre d’idée. Mieux, les descriptions qu’on trouve se retrouvaient aussi dans les propos des immigrants interrogés lors de cette enquête. À ça près qu’on avait en plus les immigrants qui ne juraient que par le Canada, ce qu’on en trouve pas vraiment apparemment dans l’article ici.
Oui, on peut comme ceux de samedi soir aimer le Canada et le Québec, et c’est d’ailleurs cité:
CITATION
Il y a ceux qui aiment le Canada d’un océan à l’autre, ceux qui, à l’instar de feu Solange Chaput-Rolland, la vibrante journaliste, affirment que le Canada est leur pays et le Québec leur patrie.
.
Donc je comprends pas pourquoi tu trouves cet article biaisé, je serai curieuse de savoir (en pure curiosité sincèrement, parce que tu sais des trucs que je ne connais sûrement pas, à commencer par l’histoire du Canada et le chinois )

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Ecrit par : superunknown78 3-07 à 12:56

J’ai peut être une idée pré-conçue pas forcément mauvaise ni bonne, mon idée reste très ouverte et j’essaye de la façonner par apport à ce que j’apprends sur ce forum, à travers des échanges avec des gens qui vivent là bas, ou par apport à ce que je peux lire comme biblographies ou articles… enfin je m’intéresse.

MAis sinon je respecte le combat du Québec!!! même si je n’ai pas encore tout compris, car je ne dispose pas encore de tous les éléments, et je ne suis pas encore sur place pour juger de moi même.

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Ecrit par : zhu 3-07 à 12:57

Non, bien sur que je ne te visais pas ! Merci au passage pour ton message qui était très intéressant ! Je précisais juste que je connaissais l’histoire du Québec et du Canada pour ne pas me faire entendre dire que je n’avais rien à faire sur la discussion…

Donc je comprends pas pourquoi tu trouves cet article biaisé, je serai curieuse de savoir (en pure
curiosité sincèrement, parce que tu sais des trucs que je ne connais sûrement pas, à commencer par l’histoire du Canada et le chinois tongue.gif laugh.gif)

Euh, le Chinois, c’est pas si dur, je peux te faire un petit cours si tu veux ! “Canada” en chinois, c’est “Jianada”, tu vois, pas si dur que ca le Zhongwen !

Pour en revenir à la discussion, j’aime apporter mon point de vue ici car même si je vis en Ontario, Ottawa est très mélangée avec le Québec. Mes collègues sont Québécois ou franco-ontariens, on fais des allers-retours entre les deux provinces… bref. Je n’ai pas l’impression de vivre “à l’étranger” par rapport au Québec !

Je n’ai pas d’avis politique tranché sur le Québec – je n’ai rien contre, je ne nie pas le Québec, ni sa culture, ni sa langue etc. (moralité, pas taper sur Zhu ! ).

Il n’en reste pas moins que je fais très attention à ce que l’opinion de certains ne soient pas “récupérés” par une tendance politique. Quand je lis que :

Pour une majorité de Québécois, le Canada est un pays émotionnellement étranger. Ils n’y connaissent personne, ne lisent pas ses journaux et n’écoutent pas ses chaînes de télévision, sauf lorsqu’on y présente des Québécois, comme ce fut le cas lors de la série Canadian Idols. Ils y voyagent peu aussi, préférant les États-Unis de l’est ou de l’ouest. Et surtout, ils ignorent ses mythes, ses icônes, ses dirigeants, ses institutions.

J’ai du mal à y croire ! Je trouve ca triste en même temps…

Et quand je vois mon “entourage” Québécois ou franco-ontarien, j’ai encore plus de mal à avaler ca. Je peux te dire qu’à Canada Day samedi, la gouverneure générale à fait vraiment les 3/4 de son discours en francais, et que qui c’est qui se levait pour applaudir ? Les Québecois !

Alors je trouve l’article bizarre…

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Ecrit par : cherry 3-07 à 12:58

Biscuit, tu résumes à ma pensée: je ne ressens pas de hargne particulière envers le Canada, mais une grande indifférence. J’observe ce qui se passe là de loin comme j’observe ce qui se passe aux USA ou en Europe, mais mon “chez nous”, c’est le Québec. J’ai visité les provinces maritimes et les gens sont sympas et les paysages superbes, j’ai visité l’Ontario et ça m’a laissée plutôt froide, j’aimerais bien visité la Colombie Britannique et le Yukon, mais comme ça coûte aussi cher en avion que pour aller en Europe, je penche sans hésitation pour le vieux continent.

Que je sois souverainiste n’a rien à voir là-dedans. Comme Peanut, il m’arrive d’espérer que les choses se règlent sans qu’on ait à aller jusqu’à l’indépendance. Comme Peanut toujours, j’ai déchanté.

Cette perception du Canada est normale: le pays a été créé artificiellement et de force, pour assimiler les francophones de un, et pour leur léguer une partie de la dette. En effet, le Haut Canada devenu l’Ontario était TRÈS endetté -l’intérêt sur la dette était 12 fois supérieur à celui du Bas-Canada -, donc ils ont refilé une bonne partie de la facture au Bas Canada, aujourd’hui le Québec, en fusionnant sans notre consentement.

Résumons: on nous a piqué notre nom, notre hymne, notre emblème, et on s’est appuyé sur nous pour se développer, tant en nous refilant une partie de la facture qu’en se servant des francophones comme cheap labor. Pourtant, nous ne sommes toujours pas reconnus comme une nation ayant une culture distincte et on a même tenté par tous les moyens de nous assimiler. Comment voulez-vous qu’on s’identifie au Canada???

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Ecrit par : ebsline 3-07 à 13:12

zhu,
Tu aurais dû préciser les quebecois reconnaissant le Canada comme leur pays, car cela me parait evident qu’au Canada Day il ne devait pas y avoir beaucoup de quebecois qui ne se sentent pas à l’aise avec le Canada… d’autant plus qu’un certain nombre déménageaient…

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Ecrit par : zhu 3-07 à 13:18

Non, je t’assure que dans la foule (et quelle foule ! Ouf…), il y avait bon nombre de Québécois et franco-ontarien avec qui j’ai discuté. Et oui, les Québécois reconnaissant le Canada comme leur pays, car c’est bien de ca que je parle… Il y en a pas mal, et c’est sur quoi je me base pour dire que cet article n’est peut-être pas des masses objectif.

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Ecrit par : nelju 3-07 à 13:24

www.legermarketing.com/documents/SP…

Constats de l’étude:

– Le Québec serait plus avantagé que les autres provinces par le gouvernement fédéral.
– L’affaire des commandites n’est pas la manière de faire de la politique au Québec.
– Plus de patronage politique au Québec que dans le reste du Canada.
– Près du tiers des Canadiens sont moins portés à voter pour un parti dont le chef est québécois.
– Les trois quarts des Canadiens des autres provinces ont une bonne opinion des Québécois.

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Ecrit par : cherry 3-07 à 13:42

Neiju, tu mélanges tout. Les Québécois ont beau être émotivement indifférents au Canada, si tu faisais une étude sur leur perception des Canadiens, ils diraient en majorité qu’ils ont une “bonne opinion” (ce qui est assez vague, tu en conviendras ), d’autant plus que l’option de l’indifférence n’est pas dans le sondage.

Un autre point de l’étude qui m’a fait sourire, c’est que le Québec serait plus avantagé que les autres provinces par le gouvernement fédéral selon toutes les provinces SAUF le Québec, où seulement 13% des Québécois le pensent. Par avantage, encore là, il y a place à moults interprétations. Le Québec casse les oreilles du ROC depuis la fondation du Canada et ça joue sur leur perception, c’est clair!

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Ecrit par : Redflag 3-07 à 15:26

De toute façon la région d’ottawa-Hull-Gatineau est l’exception : les Québécois qui s’y trouvent sont très nombreux à être employés du gouvernement fédéral, directement ou indirectement, est c’est le fait d’être francophone qui leur assure cette job dans de nombreux cas. Cela fait les beaux jours des traducteurs de tout poil.

Pour le reste, je ressens à peu près la même chose que Cherry, Zogu, Peanut et les autres. Le reste du Canada ne parle pas la même langue que le Québec, ce qui fait qu’on ne sent pas chez soi en le visitant. On se croit aux États-Unis, linguistiquement parlant.

Garder un aussi grand pays uni, alors qu’une importante minorité parle une autre langue, occupe un bon bout du territoire, a une histoire et une culture différente, me semble effectivement une utopie.

Tôt ou tard, les Provinces maritimes deviendront l’Alaska du Canada… C’est juste qu’elles seront de l’autre côté.

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Ecrit par : Éric70 3-07 à 16:32

Le Canada est mon pays mais les Canadiens d’aujourd’hui ne font pas parti de mon peuple !!!

En disant cela certain d’entre vous diront que je suis raciste, anti-immigrant. Mais j’aime le monde, j’ai été marié a une Marocaine et le monde Arabe me fascine. Ma copine est Moscovite et je suis émerveillé par la fabuleuse mentalité Russe.

Mon peuple c’est les Canadiens mais les vrais Canadiens ceux qui l’étaient a l’origine. Ils sont devenus avec le temps les Canadiens-Français et maintenant ils se considèerent pour la trèes grande majorité Québécois. Vous êtes-vous déja demandé pourquoi le club de hockey professionnel de Hockey de Montréal s’appelle les “Canadiens” ??? Au début du 20e siècle, il y avait plusieurs clubs de hockey a Montréal, tous anglophones a l’exeption d’un seul le “National”, les “Canadiens de Montréal” ont été créé pour concurrencer le “National”. Pourquoi “Canadiens” pour la simple et bonne raison que ceux appelé les Canadien étaient a l’époque les Francophones. Même les Québécois ont de la difficulté a comprendre l’ambiguité de cette expression “être Canadien ou être Québécois”. Le nom de la province de Québec n’a pas été choisi par mon peuple mais par les anglophones. Il y a plusieurs années un de mes oncles, un bucheron, est partit travailler pour un certain temps dans le nord de l’Ontario quand il était sur son chemin de retour au Québec il s’était perdu alors il a demandé aux Ontariens.. Ou est le Canada ??? Alors aujourd’hui a ce vieil homme de 80 ans essayez de lui expliquer le bien fondé de la souveraineté du Québec, il vous répondra “pourquoi me séparer de mon pays ?”. Comment lui expliquer que le Canada n’est plus le sien, que les Canadiens ne sont plus les Canadiens qu’il s’imagine ???

Tout ça pour vous dire que comme la très grande majorité des Québécois fédéralistes comme souverainistes mais presque tous Nationaliste, le reste du Canada est un autre monde, un monde que je visite par affaire ou par plaisir comme je le fais quand je vais aux USA ou en France.

Je vous transcrit ici le texte écrit par Michel Vastel dans le journal de Montréal en fin de semaine. Il est Français d’origine et habite le Canada depuis des décennies. Il a habité très longtemps en Ontario maintenant il habite au Québec. C’est un journaliste politique près du parti Conservateur et qui est ardemment opposé a la souveraineté du Québec. Mais selon moi il a absolument tout comprit du problème Québécois-Canadiens et résume très bien ma pensée même si nos choix politique sont différents.

CITATION
“Terre de nos aieux”… Laquelle ?

A quoi pensera Michaelle Jean, chef de l’état canadien, en chantant, samedi matin : “O Canada, terre de nos aieux…” ? A Port-au-Prince, capitale d’haiti ? A Thefford-Mines au Québec ou elle fut élevée ? A Ottawa, cette capitale ou elle représente la reine et commande les forces armées canadiennes ?

Un Canadien sur cinq est dans sa situation : les aieux sont d’une autre terre ! En Ontario, comme dans l’Ouest, plus de la moitié des citoyens canadiens se disent “d’origine ethnique”. Pas facile, dans ces conditions, de parler de “nation” au Canada. D’ailleurs, a Ottawa, on ne parle jamais de Fête nationale.

Alors, en ce premier jour de juillet, que fête-t-on au juste ?

Et a quoi pensait ce cher Adolphe-Basile Routhier en écrivant l’hymne national canadien en 1880 ? Et qu’avait donc dans la tête Calixa Lavallée lorsque, dans son salon de la rue Couillard a Québec, il en composa la musique ? La “Terre de nos aieux” devait bien être le Bas-Canada puisque l’hymne devait d’abord être interprété au congrès national des Canadiens français, un 24 juin !

Le O Canada devint aussi l’hymne des Canadiens anglais lorsqu’il fut traduit – cela prit une demi-douzaine de traducteurs ! – un quart de siècle plus tard. On ne pensa même pas, pendant longtemps, aux peuples autochtones, pourtant les authentiques “aieux” du pays…

Et on ne pensait sûrement pas aux millions d’Allemands, d’Italiens, de Chinois, d’Ukrainiens, d’Indiens, de Pakistanais et autres Noirs d’Afrique. Au recensement de Statistique Canada, en 2001, 62% des répondants se sont déclarés “d’autres origines que Canadien”.

En 1971, le Canada prit une route totalement différente de celle des États-Unis, et il s’en vante ! Plutôt que d’inciter les nouveaux arrivants a se fondre dans le moule canadien, on les encouragera a rester différents. Car le Multiculturalisme est une invention de Pierre Elliot Trudeau pour mieux nier la “nation” québécoise.

Deux Nations

Dans les années 60, on débattait beaucoup de l’idée des 2 nations – la britannique et la françcaise. Il n’était pas encore question de “Premièeres nations”. On avait même créé une “Commission d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme” dont l’un des coprésidents, André Laurendeau, était un ardent nationaliste québécois. En 1971, Pierre Trudeau profita de sa mort pour modifier le titre et le mandat de cette commission qui porta désormais sur “le bilinguisme et le multiculturalisme”. En 1982, les droits des membres des communautés ethniques étaient enfin inscrits dans la charte des droits et libertés.

Vertus moins rassurantes

Depuis ce temps-la, la cour suprême a souvent réaffirmé ces droits – un turban a la Gendarmerie royale, un kirpan dans les écoles… Mais, 40 ans plus tard, les héritiers de Trudeau trouvent cela moins drôle. Quand les poseurs de bombes appartiennent a des communautés ethnique très visibles, comme sikhs, les Tamouls ou les Arabes, les Canadiens sont moins assurés des vertus du multiculturalisme…

Personne n’ose encore admettre que, tout compte fait, le Québec-Nation aurait été moins dangereux qu’un multiculturalisme qui cache, dans ses temples et ses mosquées, de dangereux agitateurs.

Le principe du multiculturalisme est tellement ancré dans les moeurs canadiennes que même le très conservateur premier ministre, Stephen Harper, s’est senti obligé d’en chanter les vertus récemment, après la vague d’Arrestations de soi-disant “terroristes” arabo-musulmans a Toronto.

La fête de la Saint-Jean-Baptiste met les politiciens fédéraux mal a l’aise. Ils ne veulent surtout pas qu’on en profite pour célébrer la “nation” québécoise. Mais que ce soit sur les plaines d’Abraham a Québec ou au parc Maisonneuve a Montréal, l’identité du pays fêté ne fait aucun doute.

Ce soir a Montréal, dans le Vieux-Port, l’excellent Gregory Charles dirigera une quarantaine de musiciens. Le programme officiel annonce “Rythmes afro-arabo-latino-antillo-canadiens “sic !”… Typiquement Canadian pourrait-on dire !

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Ecrit par : Zogu 3-07 à 19:03

Je ne perdrai pas mes énergies dans de tels débats qui ressemblent à des guerres de tranchées. J’ai donné mon opinion de Québécois de souche (né ici et ayant vécu ici, à travers tous les événements politiques et culturels des 32 dernières années).

Je me désole toutefois de lire les opinions de certaines personnes, qui sont prêtes à déchirer leur chemise pour le Canada alors qu’elles n’en connaissent presque rien. Que valent quelques statistiques obtenues dans une recherche Google, et une expérience de vie limitée à deux ou trois hivers en un seul lieu? Il ne s’est passé pratiquement aucun événement marquant au cours des 5 dernières années au pays. Patience, et vous vivrez l’Histoire comme nous tous… mais patience…

Quant au patriotisme de seconde main qu’on lit ici et là… bien franchement… c’est bien beau d’avoir de la reconnaissance enver le pays qui vous accueille, mais essayez AU MOINS d’en connaître l’histoire et de comprendre les origines réelles et bien documentées des grandes tractations politiques et sociales. Vous qui n’avez pas vécu le Canada, essayez de l’apprendre.

Devenir citoyen, c’est porter fièrement le drapeau à la main et les idéaux dans le coeur… mais c’est aussi porter sur ses épaule le poids des erreurs historiques de votre pays d’accueil. On appelle cela une responsabilité morale et un acte de lucidité.

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Ecrit par : nelju 3-07 à 23:25

Ne méprises pas le vécu des immigrants car a quelque part nous avons une expérience de vie qui nous donne la capacité de voir au-delà de votre subjectivité comme q… (texte tronqué)

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