Certificat traduction 1 et 2 à l’UdeM, qu’en pensez-vous ?

Certificat traduction 1 et 2

Ecrit par: zig 4-06 à 18:16

Bonjour à tous,

J’aimerais me lancer dans le domaine de la traduction et on me conseille de passer les certificats Traduction 1 et 2 à l’université de Montreal.

Savez vous si ces certificats sont reconnus et valable ?
On me dit qu’apres avoir passer le certificat traduction 2, l’étudiant est capable de pratiquer ? Qu’en pensez-vous ?

Aussi, avez-vous des pistes, quelques conseils pour commencer dans ce domaine ?
Est-ce difficile de decrocher des contrats losque l’on débute ?
Comment se faire connaitre ?

——————————

Ecrit par: Zogu 4-06 à 18:32

As-tu fait des études universitaires dans le domaine de la traduction, de la rédaction technique, de la terminologie, de la linguistique, de la vulgarisation scientifique ou de la littérature générale?
S’improviser traducteur, ce n’est pas évident.

——————————

Ecrit par: zig 4-06 à 19:12

Bonjour Zogu,

Rien de tout cela.
Penses tu que cela soit indispensable pour se lancer dans ce métier ?

——————————

Ecrit par: JayJay 4-06 à 19:23

QUOTE
S’improviser traducteur, ce n’est pas évident.

J’abonde dans le même sens.

C’est possible de pratiquer après un ou deux certificats à condition d’avoir de l’expérience (le bureau des traducteurs reconnaît les années d’expérience comme remplaçant un certain nombre d’années d’études). C’est évidemment beaucoup plus facile avec un baccalauréat. Donc, c’est possible, mais est-ce souhaitable? Pas sûre. Des traductions littérales, bâclées, c’est malheureusement très fréquent et à moins d’avoir un talent inouî (j’en connais qui n’ont pas encore terminé le 1er certificat et qui gagnent très bien leur vie), c’est pas une garantie de succès professionnel. Enfin, c’est mon avis, hein.

——————————

Ecrit par: Zogu 4-06 à 20:18

Ce soir, je suis en train de corriger une traduction très bâclée, probablement faite par un traducteur du dimanche. Je te discuterai pas de ce sujet parce que je pourrais devenir méchant méchant.

Ce soir je fais aussi de l’alignement de traduction à l’aide de WinAlign, afin de construire une MT (mémoire de traduction) à partir de deux textes. C’est du chinois pour toi? Eh oui. C’est le temps de te renseigner sur les manières de fonctionner des traducteurs!

Quant à moi, j’ai un emploi de rédacteur technique en informatique, et plusieurs années d’expérience. Cela me permet de faire aussi de la correction d’épreuve ainsi que de la traduction… mais à petites doses, car je suis très lent si je veux atteindre un bon niveau de « finition » du texte. D’ailleurs, je passe mon temps à lire des livres, des lexiques, des ouvrages de terminologie, etc. C’est un travail colossal.

Ma conjointe est traductrice professionnelle (baccalauréat à Montréal, des cours de spécialisation en Localisation, niveau cerfificat, etc.). Elle doit réviser toutes mes traductions car je fais souvent des fautes de style.

Ah oui, dernière chose. La plupart des traducteurs utilisent des logiciels d’aide à la traduction comme TRADOS et SDLX. Nous avons ces deux logiciels à la maison (avec les licenses d’utilisateur, qui coûtent des milliers de $$$) Nous sommes aussi abonnés à la revue Multilingual et au service gouvernemental Termium.com.

——————————

Ecrit par: Ladybird 5-06 à 10:35

Pour répondreà tes questions :
Je ne connais pas les certificats en traduction à Montréal, moi, j’ai été diplomée en France et je dois dire que j’ai du travailler dur pour me perfectionner (et je dois le faire sans cesse) pour atteindre un bon niveau de traduction. Cela demande du travail, mais il y a de la demande… donc tu trouveras assez facilement des contrats.

Le mieux est effectivement de commencer par un certificat, je suppose, des études quoi, puis ensuite de beaucoup parler autour de toi… tu peux ensuite te mettre à ton compte ou trouver un emploi dans une agence. Personnellement j’ai bien apprécié le passage en entreprise, afin de pouvoir me faire de bons contacts et partir d’un meilleur pied à mon compte par la suite. C’est un domaine où le réseautage est vraiment important.

Si tu es curieux, que tu as envie d’apprendre et que tu abordes ce métier sans prétention, alors tu peux faire des miracles!! Beaucoup pense que s’ils savent parler français, ils peuvent traduire, et ce n’est pas le cas, comme le souligne Zogu qui indique qu’il connait très bien le domaine de l’informatique mais qui fait parfois des fautes de style… mois c’est l’inverse, je traduis dans le scientifique et je me fais relire par des personnes qui connaissent bien ce domaine… la difficulté réside dans le fait que tu dois sans cesse perfectionner ton style ET ton domaine de spécialisation. Pour cela, il faut pas mal de contact qui te permettent de te perfectionner.

Alors bon courage dans tes démarches et n’hésite pas si tu as des questions.

——————————

Ecrit par: Zogu 5-06 à 10:40

Pour faire de la traduction de logiciels (un domaine très payant), voici un cheminement intéressant.

1) Certificat de Traduction I
www.fep.umontreal.ca/traduction/ind…

2) Certificat de Traduction II
www.fep.umontreal.ca/traduction/index.html

2) Certificat en Localisation
www.fep.umontreal.ca/localisation/

Avec 1+2+3 tu auras un BAC PAR CUMUL et porte d’entrée vers le monde de la traduction informatique / traduction de logiciels. Si en plus tu peux faire de la rédaction technique, ce sera facile de te trouver un emploi.

Note que tu peux faire ces 3 certificats à ton rythme, et alterner avec travail et études.

——————————

Ecrit par: pussy08 5-06 à 14:58

Bonjour,

Le métier de traducteur n’est pas un métier facile parce qu’on nous demande souvent de savoir beaucoup de choses dans plusieurs domaines différents.

Les techniques de traduction s’apprennent, mais il faut avant tout avoir une maîtrise parfaite de ta langue maternelle (sans faute d’orthographe, ni de grammaire) et avoir au minimum l’anglais comme langue source (une deuxième langue est un plus).
Il faut également voir dans quel domaine tu souhaites te spécialiser.
Le plus facile est de s’orienter vers tes goûts naturels.
Par exemple, j’ai un diplôme en maths, physique, chimie et j’aime tout ce qui a trait aux logiciels et ordinateurs.
Je suis spécialisée en localisation de logiciels et je fais beaucoup de traductions pour l’industrie pharmaceutique.

La concurrence est rude dans ce domaine. Je ne souhaite pas te décourager, je veux juste t’expliquer la réalité. Je trouve qu’il n’est pas facile de décrocher des contrats, bien au contraire.

Je suis désolée mais je ne peux pas te conseiller sur la formation à suivre puisque j’ai un diplôme français.

Et n’en veux pas aux autres. Je les comprends. Je fais aussi de la révision et de la correction d’épreuves. On trouve du bon, comme tu n’importe quoi, malheureusement !

——————————

Ecrit par: Petit-Lion 5-06 à 21:15

Des cours ? Donc je suppose que tu veux un emploi fixe dans un cabinet de traduction.

Je lis « Marketing. » Si tu as une bonne expérience dans ce métier, ça te permettra de te lancer même sans diplômes de traduction, mais à condition de te mettre à ton compte… Hé, pars pas en courant, c’est très facile ici !

Donc la première étape tient en deux mots dans Google : « translation agencies ». Ajoute éventuellemement « marketing », mais bon, de nombreuses agences semblent toutes être « spécialisées » dans tous les métiers, quand ce n’est pas toutes les langues de la Terre.

Le mot Canada n’est pas indispensable, bien sûr. J’ai fait des milliers de dollars de CA avec des clients de partout dans le monde, je ne les ai jamais vus (les clients).

Tu peux aussi taper chronique traduction de Frenchpeg dans Google, ça te conduira www.immigrer.com/frenchpeg_inc.html, bonne lecture !

——————————

Ecrit par: Sigognac 6-06 à 4:13

Il y a deux façons de devenir traducteur, soit la voie classique, études + diplôme (traduction) + emploi dans une agence de traduction + éventuellement à son compte, soit expérience professionnelle dans un domaine précis + emploi dans une agence de traduction + éventuellement à son compte (dans le domaine de spécialité).
Bref l’important est de ne pas se présenter en tant que « traducteur » mais traducteur de qqchose (et de pouvoir démontrer cette compétence).
Si vous n’avez pas d’expérience de la traduction je vous conseille fortement d’essayer de travailler qqs mois dans une agence ou une entreprise, ça permet de faire connaissance avec des collègues et surtout de se faire relire/corriger, donc de progresser.
Ensuite, à vous de voir…

——————————

Ecrit par: Petit-Lion 7-06 à 0:22

QUOTE
J’ai une question pour toi. Est-ce que tu t’es lancé dans la traduction sans diplome dans le domaine ?
Tu travailles avec d’autres pays que le Canada ?

Je me suis lancé sans diplômes de traduction, mais avec 10 ans d’expérience en informatique en France et au Canada, comprenant forcément de la traduction de logiciels (des fois dans le binaire, hé! hé!), de la rédaction en anglais, du soutien technique… et pourtant, maintenant, 99 % de mes traductions se font dans toutes sortes de technologies autres que l’info.
Je travaille avec la Suède, la Grande-Bretagne, les États-Unis… peu importe.

Envoie tes CV en priorité à Toronto et dans l’ouest canadien, ainsi qu’aux États-Unis : là-bas les traducteurs sont beaucoup plus chers qu’à Montréal, ce qui nous donne un avantage compétitif. À condition que la qualité suive, bien entendu, mais on ne t’enverra jamais un bon de commande sans t’avoir fait passer un test (traduction d’environ 400 mots).

Ne compte pas trop sur l’Europe, en particulier la France : pour une raison qui m’échappe, les traducteurs sont moins bien payés là-bas, même à leur compte. Et quand on sait ce que ça coûte, d’être à son compte en France…

Inscris-toi sans plus tarder sur des sites comme www.proz.com/, www.aquarius.net/... Les donneurs d’ordres consultent ces sites, mes clients arrivent de là tout seuls.
En plus, les traducteurs de ces sites se posent des questions pour résoudre des difficultés de terminologie auxquelles la communauté propose des réponses sur une base bénévole. L’intérêt, c’est qu’en y participant, on s’entraîne à la recherche terminologique, une aptitude cruciale en traduction technique. C’est excellent, en attendant ses premiers contrats.

Lesdits sites – de même que la plupart des traducteurs – sont très discrets sur les normes de tarifs, alors voilà :

– On est payé au mot de texte source, en anglais, compté par le traitement de texte (MS Word dans environ 100 % des cas)

– Les agences payent moins que les clients directs, ce qui est tout à fait normal. Quand on débute, on a affaire seulement à des agences. Les agences ont des réviseurs (à l’interne ou pigistes) qui donnent un certain droit à l’erreur.

– La plupart des traducteurs demandent entre 0,15 $CA et 0,30 $CA / mot, suivant l’expérience du traducteur, la difficulté technique, la spécialité (informatique $ aéronautique $$ pharmacologie $$$), le volume (tarif dégressif) et… le client (direct ou agence). La capacité de production est de 2000 mots/jour pour un débutant pour une traduction technique de difficulté moyenne.

– Même débutant, ne jamais demander moins que 0,12 $CA le mot, ça ne ferait pas sérieux. À la rigueur 0,10 $CA/mot sur de gros volumes (projet de plus de 15000 mots). Certaines offres de jobs sur Internet sont à des tarifs dérisoires. Laissez ça aux amateurs, aux étudiants et au tiers-monde, de toutes façons le client en aura pour son argent.

– On est payé de 30 à 60 jours après facturation, net ou fin de mois. Il y a toujours un risque d’impayé, mais le risque demeure assez faible, l’immense majorité des clients sont honnêtes.

– Investissement : nul, au départ. Ton ordi, Word et Internet suffisent. Attends un peu avant d’acheter www.translationzone.com/, en général c’est le client qui l’exige. Inutile d’investir dans Pagemaker, Acrobat et autres Autocad. Si le client insiste, négocier un prêt de licence.

C’est tout pour le moment… bonne nuit !

——————————

Ecrit par: Ladybird 7-06 à 13:25

Salut Petit Lion!

En ce qui me concerne, je n’ai jamais réussi à avoir de contrats par Proz… je trouve les offres de prix vraiment bas… et j’ai d’ailleurs suivi ce que tu disais à Zig, je laissais aux étudiants… y’a des limites!

Fais-tu souvent des soumissions sur ce site. Moi j’ai totalement arrêté, découragée, mais si tu penses que c’est vraiment, j’m’en vais persévérer!!

Pour moi, c’est beaucoup le bouche à oreilles qui a fonctionné!

——————————

Ecrit par: pussy08 7-06 à 14:17

Magali,

Je suis un peu dans ton cas.

J’ai proposé mes services nombre de fois et cela a abouti… une fois seulement.
Les prix sont bas, c’est vrai, mais quand on débute en tant que pigiste, on est moins regardant.
Je trouve ce site utile car nombre de mes clients m’ont contacté en voyant ma fiche.

Voilà pour moi !

——————————

Ecrit par: Petit-Lion 7-06 à 22:40

Je n’ai jamais eu de jobs en soumissionnant aux offres publiées sur Proz. Le plus souvent, c’est du travail à rabais. Mais les agences de traduction lisent les CV qu’on laisse sur ces sites, et nous contactent par la suite par les moyens traditionnels. C’est ce qui fait qu’on n’a pas vraiment besoin de prospecter : il y a énormément de demande, et il semble que les bons traducteurs soient plus rares que je ne le pensais.
L’intérêt de Proz, ce sont les forums de questions de terminologie. Je me suis bien amusé là, à mes débuts, à gagner des points
Il ne faut pas pour autant négliger la prospection traditionnelle : envoyer des offres de services ciblées, répondre par une offre de services aux offres d’emploi de traducteurs sur Jobboom et autres Workopolis, c’est efficace.

——————————

Ecrit par: Sigognac 8-06 à 6:59

Le problème avec Proz c’est que c’est gratuit, donc en anglais – français/localisation par exemple plus de 452 CV…
Il est possible de s’abonner pour passer en tête de liste, mais même là il y a plus de 200 CV et les tarifs offerts sont généralement ridicules.
Ai eu effectivement mes meilleurs clients en travaillant directement chez eux, puis par le bouche à oreilles. Donc pour tous les débutants, avant de se lancer en indépendant, je crois qu’il est essentiel de se faire la main en entreprise/agence, ne serait-ce que pour créer des contacts qui seront précieux par la suite.

——————————

Ecrit par: Ladybird 8-06 à 10:24

Travailler pour une agence te permet de te faire de bons contacts traducteurs, qui eux aussi ont de bons contacts et ainsi de suite. Le bouche à oreilles est vraiment utile dans ce métier.

Sinon pour les clients, j’ai travaillé dans une agence. On m’a fait signer un contrat de non-concurrence, m’indiquant que je ne pouvais pas démarcher les clients de la boite, et ce, un an après la fin de mon contrat de travail. Ensuite et bien la libre concurrence s’applique. La durée de la non-concurrence est précisée dans le contrat de travail et elle peut varier.

Avatar
FAQ
La Foire aux Questions (FAQ) est la sélection des meilleurs messages du forum de discussion archivée selon une centaine de rubriques allant de l'ouverture de compte, aux différents métiers et au système de santé ou d'éducation. Merci de participer à la mémoire du forum et du site en recommandant des sujets!
http://www.immigrer.com/faq/

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Haut