10 ans après... je reste?

10 ans après… je reste?

Après une nième conversation au sujet des relations entre Québécois et Français, je me suis dit qu’il était temps de passer à autre chose, en bref, de ne plus parler de ça avec qui que ce soit, d’éviter le sujet quand il se présente. Je crois avoir fait le tour…

Je suis français, installé à Montréal depuis 10 ans, enseignant. L’expérience que je vais tenter de vous résumer ici est la mienne, ni plus ni moins.

D’abord, lorsque je parle des Québécois, je parle des Québécois francophones. Il y a bien des Anglophones qui sont nés ici, mais généralement, ils ne se définissent pas comme Québécois, mais Canadiens. Quant aux immigrants très présents à Montréal, ils sont ni québécois, ni canadiens, mais péruviens, haïtien, ukrainien, hongrois… Français. 

De France, le Québec n’est finalement pas très connu, malgré la proximité linguistique. On se moque assez facilement de leur accent, de Céline Dion, mais on n’a aucune idée de la manière dont nous les Français, sommes perçus depuis le Québec. En réalité, les Québécois entendent plus parler de la France, à tort ou à raison, que nous, du Québec. J’y suis alors arrivé assez naïvement il y a dix ans, sans trop de préjugés, sinon de l’ignorance, prêt à découvrir une nouvelle société, à voyager. Les premières années étaient faciles pour moi, plutôt agréables, alors que j’étais étudiant. J’ai rencontré beaucoup de monde de tous les horizons. Pas beaucoup de Québécois. Et si j’en rencontrais un, c’était assez rapide, sans accroches véritables. 

Après dix ans, je n’ai toujours pas de véritables amis québécois, ni même de bonnes connaissances, et j’en suis navré. Je me suis même culpabilisé en me disant que je n’avais pas fait assez d’effort… J’en ai discuté autour de moi à de nombreuses reprises auprès d’amis iraniens, australiens, français… Et, de cette dernière discussion que j’ai eue hier soir avec une collègue de travail, j’en suis arrivé assez simplement, trop simplement peut-être, à penser que les Québécois n’apprécient pas les Français de manière générale. Il fallait simplement se l’avouer. Nous sommes bien accueillis en tant que francophones, mais, dans le fond, la population québécoise francophone se méfie profondément du “Français de France” pour des raisons plus ou moins claires de mon point de vue. Il y a, ici, une intolérance aux Français, et j’ai vécu de nombreuses expériences qui, aujourd’hui, non seulement ne me permettent pas d’avoir des connaissances québécoises, mais me poussent aussi à m’éloigner de leur présence, pour ne pas avoir ce sentiment de malaise que ma présence peut provoquer chez eux, et du coup, chez moi. En réalité, j’ai bien l’impression de vivre une sorte de racisme, même si ce mot me semble excessif. Le racisme, je connais bien ça, en France, mais je ne l’ai jamais vécu moi-même… comment en suis-je arrivé à dire cela?

Les raisons du rejet du Français ici sont, à mon avis, nombreuses et complexes. Il y a une Histoire, deux cultures et beaucoup de préjugés d’un côté comme de l’autre. Mais je n’irai pas plus loin aujourd’hui. Faites votre propre opinion. Et ça vaut la peine. Personnellement, je ne regrette rien malgré tout. J’ai trouvé au Québec bien d’autres plaisirs à vivre et à partager. La question pour moi est: est-ce que je suis prêt à vivre 10 ans de plus cette situation? Disons qu’un homme averti en vaut deux comme on dit. Je dois l’accepter et peut-être m’y prendre autrement. Je me dis toujours que je saurai me faire accepter comme je suis, plutôt qu’en tant que Français, même si c’est écrit sur mon front! Mais ça prendra encore beaucoup de temps. Ce sujet de conversation est peut-être clos, mais pas la vie!

Billet de Gonzaque posté dans la section Blogue de notre forum de discussions

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Gonzague
Français installé au Québec depuis plus de 10 ans
https://forum.immigrer.com/blogs/blog/297-william/

Commentaires sur “10 ans après… je reste?

  1. Bonjour,
    Je tombe sur ton article ce soir et je vois que tu es enseignant.
    Je suis actuellement en train de tenter le concours français pour être professeur des écoles (CRPE), mais le Québec me fait de l’œil. Ainsi je souhaitais savoir comme tu avais réussi à devenir enseignant au Québec.
    Je remercie d’avance toute(s) réponse(s)!!

  2. Hello les gens,
    Arrive depuis peu, et n en n’etant pas a mon premier pays, jai suivi les directives de bases a savoir:
    – Eviter de squatter qu avec des français,
    – Eviter les jugements hatifs
    – Eviter les comparaison stériles
    – Eviter les débats, politiques, religieux et hockey lol
    – découvrir la culture locale et les gens
    Et pour l instant le constat est plutôt clair, jai la chance de rencontrer et de cliquer avec enormenent d expats, tous milieux confondus, que je rencontre de tous horizons très facilement, alors que je n ai que peu d échange hors professionnels avec les québécois de souches.
    Quand j ai pas je ne subis pas les préjuges sur les français, j en prend pour mon grade de parisien, sinon c est le fameux ” oh vous les français” alors que je ne suis la que pour intégrer cette culture.
    C est un peu décourageant. Je suis métis, donc le racisme, petit, en France je l ai bien connu, l on en est malheureusement pas très loins parfois.
    Le plus intéressant a étudier sont les français qui veulent etre plus royalistes que le roi crachant ouvertement sur leur pays natal, pour s intégrer a entourage amuse d avoir une confirmation de la bouche d un natif , c est triste.

    Bref Bilan mitige pour le ;o;ent ;ais je ne perd pas espoir
    Peace.

  3. N’étant pas française, et ayant vécu plus de 10 ans en France, je pourrais, mais ne suis pas certaine ( ) confirmer que votre constat aurait une part de vérité!
    Je suis dans le recrutement en ingénierie, cela m’est arrivé d’avoir eu des clients qui rejettent des candidats sous prétexte qu’ils sont un peu ‘’trop français’’, j’ai essayé d’en savoir plus, mais je n’ai pas pu… car voyez-vous, les québécois sont très…..comment dire, ‘’protectionnistes’’ de leur environnement de travail, de leur ‘’Moule’’ et donc ils préfèrent avoir quelqu’un qu’Ils pourraient ‘’malaxer’’ et influencer assez facilement.. Je ne sais pas trop, la raison de cette méfiance envers les français…
    Quant à mes relations avec les québécois, je n’arrive pas, comme vous, à tisser des vrais liens avec eux. Je suis d’origine algérienne, donc j’aime bien leur parler de mon pays, de mon séjour à Paris, de ce qui me passionne dans la vie, et ben je pense, qu’ils s’en fichent éperdument! Après, de quoi voulez-vous sinon, que je parle! En fait, ce qui me gêne, c’est que je n’arrive pas à avoir des discussions enrichissantes, basées sur des dialogues.. Ils sont un peu froids, j’ai l’impression (mon opinion personnelle!) et cela me dérange, en quelque sorte..
    Mon intégration en France était différente…. Je me basais sur ce qu’on disait des français ‘’racistes et anti-étrangers’’, mais j’avais découvert autre chose….
    Voilà! Point de vue d’une maghrébine, ni française, ni québécoise! 

  4. A Montréal depuis deux eux ans et exactement le même constat.
    Mais comme certains le disent, à Montréal c’est probablement différent qu’en région.

  5. Québec.. toujours Québec…savez vous qu’il y a bien d’autres provinces au Canada, d’autres Français qui n’ont pas tout de suite cherché refuge en francophonie mais on fait l’effort de s’anglophoniser et de découvrir aussi d’autres communautés comme les Acadiens du NB de NS et des îles madeleine et prince Édouard…là on y partage nos cultures et je n’y ai jamais éprouvé de gène d’être Français..mais cela même (je dirais surtout) les Quebecois ne le savent pas….

  6. Bonjour! Pour ma part, je peux dire que tout n’est pas noir ou blanc. Vous m’auriez posé la question quelques années après mon arrivée j’aurai un peu été dans le sens de Gonzague. Je confirme (selon mon expérience) que cela dépend de la région. En cela, et ça n’engage que moi, je dirai que les gens de Montréal (toutes proportions gardées) sont aussi détestables que les Parisiens. Je pense qu’il faut aller en région pour pouvoir mieux s’intégrer. Vivant à Gatineau, mon point de vue s’est affiné. J’ai rencontré des personnes formidables (québécois et québécoises). Je travaille dans un environnement 100% québécois et j’apprécie. Je dirai que le secret est de s’intéresser à la culture de l’autre, de lui poser des questions. La comparaison avec la France demeure car ils me posent également pas mal de questions sur comment ça se passe en France.
    Je mets maintenant un point d’honneur à ne pas fréquenter uniquement mon milieu d’origine : étant française et de minorité visible, lors d’une brève expérience professionnelle dans un environnement français, j’ai pu constater qu’il était gangrené par des formes de racisme qui ne disent pas leur nom. Alors, je dirai aux Français qui se plaignent de racisme de la part des québécois de balayer d’abord devant leur porte.
    Pour conclure, je dirai que pour des raisons de proximité familiale, je ne souhaiterai pas finir mes vieux jours au Québec.

  7. Je suis d’accord avec le commentaire de Pierre. Évitez Montréal si vous voulez avoir des amis québécois. À Montréal ya tout sauf des québécois, ok il y en a mais très peu. Et quand vous arrivez, évitez de trop rester avec des français, faites le pendant les 2-3 premiers mois et après sortez de votre zone de confort. Peut-être des gens vont pas me croire ici mais tous mes amis sont québécois, j’ai aucun ami français au Québec. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes avec les mêmes intérêts que les miens et qui sont devenus de très bons amis aujourd’hui. Ça fait 5 ans que je suis au Québec. Je suis arrivée à 28 ans, en-dessous de 30 ans on a encore des capacités à se faire de nouveaux amis. J’avoue que j’ai eu la chance de connaitre des personnes intéressantes avec qui on s’est lié d’amitié.

  8. Votre récit est effectivement VOTRE expérience et en aucun cas une généralité. Peut-être une question de personnalité?
    Je suis à Gatineau au Québec et en Ontario à Ottawa et je n’ai jamais jamais eu cette expérience et bien au contraire. Tous mes amis sont canadiens francophones / québécois et je n’ai eu aucun défis d’intégration ou de ‘racisme’.
    Alors c’est bien de partager une expérience mais lecteurs attention, car ce n’est pas une vérité juste une expérience.

  9. Wow! C’est drôle que je tombe cet article ce matin!
    J’en discutais hier avec des amis français ”fraîchement” (il y a 2 ans) arrivés à Montréal. Je suis arrivé du sud de la France, il y a 17 ans, bac (francais) en poche pour poursuivre des études en ingénierie à Poly. Je ne sais pas si c’est à cause de l’intensité du cursus ou du fait que je ne connaissais personne et que sur mon étage aux résidences universitaires il n’y avait que des Québécois dont les familles habitent hors de Montréal (Drummondville, Almer, Thetford Mines…), mais ça nous a tous rapproché et à ce jour, je dirai 80% de mes amis sont Québécois dont la majorité (90%) sont des amis d’université. À chaque fin d’année quand je ne rentrais pas en France, j’allais passer les fêtes dans la famille de l’un d’eux! C’était vraiment le fun! C’est peut être ça qui a fait la différence. Apprendre profondément qui sont les gens et comment ils vivent! On échange, on s’instruit et surtout c’est vrai on déconstruit certains mythes!
    Depuis, on essaie de se voir une fois au deux mois et on se retrouve tous pour le traditionnel ”weekend au chalet” qu’on organise chaque année vers Halloween.
    L’autre 10% ce sont des amis de ces amis, ou des personnes que j’ai rencontrées en faisant toutes sortes d’activités, on a bien accroché et depuis nous sommes restés en contact.
    Je ne saurais vraiment pas dire d’où vient ce ”racisme” (le mot est fort c’est vrai mais je n’en trouve pas d’autre non plus) contre les Français car j’en entends (trop) souvent parler!

  10. Donc un Français qui ne fréquente que des expatriés (comme lui) juge les Québécois racistes.

    Pour ma part, dès que je suis arrivé au Québec (comme étudiant), j’ai fait l’effort de ne fréquenter presqu’exclusivement des Québécois. Dès que j’entendais un Français je me taisais pour qu’il n’entende pas mon accent.

    Dès lors qu’on va avec humilité à la rencontre de l’autre, naturellement, il n’y a aucun soucis.

    Bien sûr à cause de mon accent je suis, auprès de l’anonyme, un éternel touriste. C’est ainsi. Mais parce que je n’ai fréquenté presqu’exclusivement les Québécois, j’ai adopté leur vocabulaire, je comprends mieux leur culture, leur histoire et ça m’a permis, réellement, de m’intégrer.

    Mon principal défaut: le sport m’emmerde, donc je suis écarté de fait des discussions sur le hockey.

    Auprès des personnes que je connais, surtout professionnellement, mon accent est un plus. “Ah, c’est le Français” doivent-ils se dire. Tout le monde se rappelle de moi. Pas besoin de rappeler qui je suis, ce que je fais. Être un immigré intégré est définitivement un plus.

    Vive le Québec et merci aux Québécois! 🙂

  11. Pour avoir vu beaucoup de compatriotes et amis très chers repartir depuis 7 ans que nous sommes icitte, je comprend cet aspect consistant à dire qu’il ne vaut mieux pas tisser de liens trop fort avec des français.
    J’ai également perçu cette “xenophobie” anti-française plus d’une fois mais encore il faut se regarder dans la glace. Nous ne sommes pas bien bien beaux a l’étranger. Ça prend des efforts et du temps pour s’intégrer.
    Enfin, nous avons tissé des liens forts avec des Québécois, pas forcément originaires de Montréal mais qui y vivent. Il faut juste travailler un peu sur notre façon d’être “francais”. Parce les gars, qu’on se le dise, vu de l’extérieur nous sommes quand même difficiles à vivre et à comprendre et même fatigant a force de débattre de tout et de rien de façon tout à fait stérile. Pas intéressants quoi…
    Alors on fait ses devoirs et on travaille sur soit. On observe les autres français et on en tire les enseignements.

  12. Je crois que les québécois sont très ‘claniques’. C’est leur clan, leur gang, leur petit noyau et il est bien dur à percer pour quelqu’un d’exterieur. Ils sont très souvent proches de leur famille. En France on se détache beaucoup plus de sa famille.
    Je suis en région depuis 6 ans et j’ai des connaissances plus que des amis.

  13. Je suis français (mère française et père algérien) et j’ai eu la chance d’avoir une première intégration en France après avoir vécu en Algérie. Après 12 ans de vie Parisienne, j’ai fais le saut pour le Québec et c’est là que mon expérience m’a servi. Première erreur: rester avec des français (ou des étrangers nouvellement arrivés). Il faut au contraire chercher au maximum à fréquenter des québécois. Ne pas aller à une soirée si on sait qu’il n’y aura que des expats. Ne pas organiser une sortie nature avec des amis français. S’inscrire seul dans un club de sport, de marche ou de danse. Se forcer à parler juste avec des québécois. Proposer à un collègue québécois de t’inviter dans sa ville d’origine pour Pâques, Noël ou l’Action de Grâce. Arrêter de comparer la France et le Québec (comme tu dis, ce sont des discussions stériles). Bref, s’intégrer plutôt que de rester dans le ghetto Français. M

  14. Bonjour,
    Je vis depuis 5 ans maintenant dans un petit village de 500 habitants en Estrie, au coeur du Québec. Il y a peu d’immigrants autour de moi. Et encore moins de français. D’ailleurs, ceux que j’ai rencontré m’ont confirmé ce même sentiment… Depuis que je suis au Québec, je n’ai toujours pas réussi à établir de véritables amitiés. J’ai beaucoup de connaissances mais aucun lien vraiment fort ici avec qui partager. Je le ressens comme s’ils n’avaient pas besoin de moi, et malgré tous les efforts pour m’intégrer (associations, bénévolat, pot-luck…), je ne trouve toujours pas ma place et ne me sens pas faire partie de. C’est difficile à décrire comme sentiment. Difficile à expliquer. Je suis une personne très ouverte et sociable mais je me remet aussi beaucoup en question depuis que je suis ici. Merci pour ce post. Je me sens moins seule.

  15. PIERRE bonne analyse….on est tous un peu faineant ..a l’idee d’aller plus loin avec l’autre nous fatigue psychologiquement malgré que nous sommes de meme culture occidentale..alors imaginons s’il y a une difference de culture de religion et de couleur de peau..imagine…

  16. Vous auriez pu conclure votre message par “je reste!”. 10 ans dans une vie c’est finalement très court, et je ne doute pas que si vous décidez de rester, votre regard dans 10 ans sera encore différent. Le rapport à une communauté est faite d’échanges, et la composition de cette communauté est variée, comme vous l’avez décrit. L’important est d’y trouver les personnes qui vous correspondent, et d’y apporter ce que vous pouvez lui donner.

  17. Rengaine que j’ai bien connu aussi, en Nouvelle-Calédonie notamment.
    Si les Québécois vivent à Paris, doit-on aussi les éviter de peur qu’ils repartent? Ce serait bien dommage pour nous et pour eux.
    J’aime bien avoir des amis à travers le Monde. Et le fait de les avoir côtoyés, ne serait-ce que quelques mois ou années, m’a aéré les boyaux de la tête.
    Bonne journée, Cousins.

  18. Moi j’ai vecu 5 mois au QC. Puis nous sommes de retour en Europe pour repartir au QC l’annee prochaine.
    Les raisons de cet AR sont de nature familiale, et rien a voir avec le QC.
    C’est tres mitige et un sujet effectivement complexe.
    Gonzaque a bien raison d’ailleurs, ce racisme il existe, mais en meme temps on ne peut pas generaliser.
    Dans notre exemple, j’ai ressenti moi-meme ce racisme (je dirais la meme le rejet) de la part d’anciens collegues en region (ce n’etait pas MTL mais le BSL). En meme temps, nous connaissons un couple de Quebecois tellement charmants que nous n’avons jamais connu de gens aussi adorables, et ils ne sont pas seuls a l’etre, j’ai fait connaissance de gens tres sympatiques parmi les Quebecois.
    La qualification de racisme me plait, car c’est exactement le meme ressenti de rejet, et cela depend aussi du milieu ou on tombe, a savoir on peut tomber aussi bien sur des gens charmants que sur des gens racistes.
    Je sais que ce n’est malheureusement pas une regle, j’ai malheureusement ete victime de ce racisme aussi bien de la part de gens instruits que le contraire.
    Et j’insiste sur le fait que je suis “blanc” (je n’aime pas ces termes, mais bon, y a rien de mieux LOL), donc pas de minorite visible ici.
    Je connais ce “racisme” depuis longtemps, vivant en Europe Centrale ou les gens sont assez xeno, on vous fait ressentir que vous n’etes pas “d’ici”.
    Mais le vivre au QC m’a stupefait, je n’aurais pas cru cela, mais je l’ai quasiment et exclusivement vecu dans une entreprise de calibre international, qui recrute meme en France (et le probleme ne vient pas de moi, je n’ai pas ce probleme a l’entreprise ou je travaille actuellement).
    D’ailleurs cela a facilite ma demission (PTA, Premier Tech)…

  19. Bonjour,
    eh bien moi qui n’est ni européens, ni français, juste francophone, comment je risque d’être traité au Québec. Je nourrissait beaucoup de rêves et d’ambitions pour mon projet de m’installer au Québec, mais à force de voir de tels témoignages récurrents sur ce rejet de l’autre, je commence à refroidir mon enthousiasme pour tout laisser tomber et y aller. Peu être je saurais m’y adapter à une telle situation, mais que mes enfants subissent ça, le racisme pour ne pas le citer, hors de question. Vaut mieux que je reste là où je suis.

  20. Les français ne se lient pas facilement depeur qu’une certaine familiarité ne se crée ‘ à moins que vous ne fassiez partie du même cercle.
    De plus, il y a un certain snobisme de la part de la France à l’égard des autres pays comme il en existe de la part de Paris vis à vis de la province
    Joseph

  21. J’ai encore l’impression de lire le même article qu’à chaque fois que quelqu’un se repose la question si il doit rester ou non … Avec toujours le même cadre, immigrer français à Montréal ou à Québec qui ne sent pas à sa place …

    Et à chaque fois les mêmes réflections, je n’arrive pas a me faire d’amis, ils sont “racistes”, mes relations professionnelles sont particulières avec comme fond une comparaison systématique a la France.

    Icitte c’est pas la France !!
    Arrêtez de comparer !!

    Le comble du français à l’étranger – “je veux vivre autre chose mais comme en France ” ?!

  22. Eh oui après 12 ans entourés de québecois nous avons eu un peu le même constat et nous sommes retournés en France, triste de devoir retourner mais heureux d’être appelé par nos prénoms et non plus par …ils sont français…vraiment dommage!

  23. Après 21 ans je me pose la même question. En fait je reste pour le travail et non pour les relations avec les Québécois. Ma région natale me manque (Pays Basque). La peur de tout recommencer c’est ma plus grosse crainte sinon je partirai.

  24. Je vous cite “Il y a, ici, une intolérance aux Français” c’est vrai que je l’ai constaté quelque temps après mon arrivée en 1996, mais il faut passer outre ! j’ai eu diverses explications à ce sujet, notamment celle que les français se pensent meilleurs que tout le monde et une autre explication qui était que certains québécois nous jalousaient ! Je pense qu’il y a un peu des deux ! C’est vrai que notre arrogance mal dissimulée peut agacer à juste titre, il n’est pas bon de vouloir en montrer aux gens chez qui on veut s’implanter, en tout cas il y a la façon de le faire….ce n’est pas parce-que nous parlons la même langue que nous avons le même passé, la même culture, les mêmes références, la même philosophie, le Québec reste l’Amérique en français, on l’entend dans les expressions, on le voit dans la nourriture, le mode de vie, le politiquement correct….personnellement j’ai eu des amis dans mon travail, à présent en retraite j’ai conservé 3 amies fidèles que je n’ai pas connues au travail…mais.je sais que je peux à tout moment solliciter une ancienne collègue et qu’elle répondra présent. Par contre pour rien au monde je ne voudrais habiter Montréal, j’ai choisi la banlieue de Québec et je ne m’en plains pas du tout, les gens sont plus chaleureux, plus ouverts, enfin d’après mon expérience. Donc je n’ai rien perdu par rapport à la France au contraire, surtout quand on voit ce qu’elle devient !

  25. Sans doute à Montréal, il n’y a pas de Québécois, mais des Montréalais ! SI tu sors de Montréal, tu n’auras pas le choix de connaître des Québécois. Je ne crois pas que les Québécois aient des à priori sur les français.

    Le problème majeur avec les français c’est que 50% quittent le Québec après quelques années. Alors même nous qui sommes français “évitons” de trop nous lier avec des immigrants de France car on sait d’avance que l’on se dira vite aurevoir

    1. Allô à tous ! Pour ma part, je suis d’origine française, cheffe de famille monoparentale et cela fait 7 ans que nous vivons ici ma fille, qui vient d’avoir 12 ans, et moi. Et j’ai des ami.e.s québécois.e.s et d’ailleurs ! Je suis davantage en accord avec le constat de Pierre sur le fait que de nombreux immigrants venus de France quittent le Québec. Pour éviter cela, je suis arrivée pour faire deux ans études d’études supérieures d’abord car je souhaitais savoir si nous conviendrions au Québec et si le Québec nous conviendrait. Je suis diplômée, avec une expérience professionnelle de 7 ans à présent (j’ai travaillé sur le campus pendant mes études) et nous sommes résidentes permanentes depuis peu. Nous souhaitons devenir Canadiennes françaises suite aux deux années que nous devons encore attendre pour le demander. J’espère que mon témoignage vous donnera le goût de venir voir notre beau Québec et nos belles provinces canadiennes et nos aimables québécois !

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