QUESTIONS / RÉPONSES
Chronique sur la traduction (partie 7)
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Écrit par FrenchPeg
En fin d'année le comptable calcule la différence entre toutes vos dépenses effectuées depuis le compte de société et y soustrait les dépenses de société (il faut lui faire tout le détail des dépenses de sociétés tous les trois mois par exemple ) et ça ça constitue les dividendes que vous vous êtes versés.
Vous devez évidemment payer des impôts là dessus mais moins que si vous vous étiez versé un plus gros salaire pour pouvoir faire toutes ces dépenses (d'où l'intérêt du petit salaire?).
En gros pour les premiers 10 000$ de dividendes, on paye 1 600$ d'impôts.
Ce qui reste dans la société (c'est-à-dire les revenus de sociétés x les impôts x les salaires x les dividendes), ce sont les bénéfices de la société qui sont donc imposés à 22% (13% pour le fédéral, 9% pour le provincial).
Et pendant vos 5 ans d'exonération, vous ne payez que 13%.
TPS/TVQ
On doit facturer la TPS/TVQ (7% et 7,5%) à nos clients puisqu'il faut qu'on la paie nous aussi au gouvernement.
Les TPS/TVQ des dépenses de sociétés (ordinateur, meuble, etc.) nous sont remboursées en revanche.
On fait donc aussi 4 chèques pour ça en début d'années pour que le comptable les envoie lui-même.
Il fait la différence entre les TPS/TVQ qu'on doit payer et celles que l'on récupère.
En fait s'il n'y a jamais trop de TPS/TVQ à récupérer, il y a une méthode rapide qui permet de ne payer que 5% je crois.
C'est le comptable qui doit faire la demande.
Votre tâche :
Il faut garder toutes les factures des dépenses de sociétés (en faire une liste mentionnant les TPS/TVQ en vue du calcul mentionné ci-dessus) et les envoyer au comptable avec les factures correspondants aux services rendus ainsi que les relevés de compte d'entreprise, tous les 3 mois ou tous les mois si vous préférez.
Avec ça il peut faire ses calculs concernant les TPS/TVQ que vous allez payer, les dépenses de société et les dividendes.
Tout ça paraît beaucoup comme ça, mais finalement en faisant le calcul on tombe à 22% d'impôts.
C'est pas pire! Bon c'est sûr qu'il n'y pas beaucoup de couverture sociale là dedans (voir la section assurances ci-dessous).
Si on monte les revenus à 60 000$ par exemple, on tombe à 18% d'impôts, si mes calculs sont exacts.
Assurances
Assurez le contenu de votre appart.
: attention de demander une assurance habitation avec une partie qui fasse couverture de biens professionnels si votre entreprise se trouve à votre domicile (et surtout qu'elle couvre le laptop pendant les déplacements).
Moi je paie 47$ par mois chez Desjardins.
Vous êtes votre seule source de revenus et vous ne toucherez pas le chômage donc assurez-vous en cas d'accident, de maladie, d'invalidité, etc.
Je paie 62$ par mois d'assurances invalidité, maladie grave, chômage, voyage, décès, etc.
chez Desjardins.
Résumé en chiffres
Pour des revenus de 50 000$/60 000$ par an et un salaire mensuel de 1 500$.
On donne tous les mois 160$ pour les impôts sur salaire au Canada et 360$ pour les impôts sur salaire plus les charges au Québec.
Tous les trois mois on paye la TPS/TVQ qui peut varier de 2500$ à 300$ selon que vous avez beaucoup travaillé et eu de gros revenus avec des clients à qui vous facturez la TPS/TVQ (à savoir qu'on ne la facture pas normalement aux clients hors du Canada).
Fin février on paie une partie de l'impôt sur les bénéfices au Québec (250$ par exemple) et fin mars le reste (4500$) au fédéral.
Les impôts sur les revenus personnels qui sont à payer fin avril je crois, sont alors déjà presque tout payés puisqu'on les payait tous les mois, sauf si vous avez d'autres revenus comme des actions.
Personnellement, aimant beaucoup les maths et l'informatique, j'ai évidemment MS Money, ça permet de garder un ?il sur tout ça et de voir comment les affaires se profilent sur les mois à venir.
Dans un livre électronique que j'avais acheté intitulé " comment se faire 80 000 $ (us) par an comme traducteur autonome ", il était conseillé de toujours avoir un an de revenus d'avance.
Les études de traduction au Québec
Il existe des carrières traduction dans les universités (à Concordia au moins sûr) et dans le milieu de nombreuses personnes viennent de l'université de Sherbrooke j'ai remarquéLe fait d'être français est un handicap comme un avantage
Avantage
On est parfois plus fort en grammaire.
On fait moins d'anglicismes à l'écrit dans les tournures (acheter le Colpron pour repérer les anglicismes qu'on emploie tous les jours sans savoir que ce n'est pas du français).
Évidemment avantage lorsque l'on travaille pour des clients européens mais aussi pour les clients qui souhaitent un français standard.
Handicap
Auprès des clients qui souhaitent du français purement québécois.
Ça arrive.
C'est toujours un peu énervant puisque l'on sait qu'à l'écrit, c'est franchement pas bien différent, mais on n'a aucune chance avec ces clients là.
Pour tout ce qui est traduction de langue parlée de toute façon, je vous conseille de ne même pas vous y essayer.
Équivalence de diplôme avec le Québec
On peut parfois obtenir une équivalence d'un diplôme non canadien auprès de l'OTTIAQ (l'association des terminologues, traducteurs et interprète du Québec) www.otiaq.org/fr/index.html) Accréditation Traducteur québécois (il ne me semble pas qu'il y ait d'accréditation pour le Canada en général).
C'est donc auprès de l'OTTIAQ comme de bien entendu.
Il faut constituer tout un dossier très très complet prouvant les cours (en détail) que l'on a suivi et l'expérience que l'on a acquis.
Pour les diplômes, si le diplôme est reconnu (ou finalement accepté avec la demande d'équivalence) par l'OTTIAQ il "suffit" de prouver qu'on a gagné sa vie comme traducteur pendant 2 ans (fournir des fiches de paye ou des contrats si on en a et 10 traductions de 400 mots environ effectuées professionnellement dans des domaines variés (attention souvent les clients ne veulent pas qu'on utilise leurs textes qui peuvent être confidentiels, se renseigner peut-être).
Sans diplôme, il faut prouver que l'on a gagné sa vie comme traducteur pendant 5 ans.
Accréditation de l'ATA (American Translators Association)
S'inscrire comme membre d'abord (environ 130 $ états-uniens l'année)
Puis passer l'examen (vous y rendre sera une dépense de société ;-) profitez-en; du coup, je suis allée passée l'examen en Californie :) :)) et attendez Domaines porteurs : il y a vraiment tellement de tout et ils dépendent vraiment des clients et de leurs propres clients.
Les clients finaux n'aiment pas trop changer de fournisseurs en général et les agences n'aiment pas trop changer de traducteurs alors on se spécialise dans les domaines de nos gros clients.
Pour BGS Montréal c'est les jeux vidéo, Motorola, avant c'était Oracle, Ariba, Home Depot; BGS Dublin, c'est HP, Expedia, Philips.
Je dirais que très vaguement il y a beaucoup de travail logiquement dans les logiciels, les instructions de produits divers, les sites Webs Mes raisons pour aimer ma vie: la liberté presque totale
Avec l'avènement de l'accès aux divers comptes sur Internet (téléphone, connexions Internet, etc.), on peut presque totalement gérer son business et donc sa vie loin de son bureau principal sans nécessairement dépendre de quelqu'un pour le courrier (même si c'est mieux quand même)
On peut aller à des conférences dans le monde entier (sans trop exagérer sur le compte de la société quand même).
FrenchPeg