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QUESTIONS / RÉPONSES

Chronique sur la traduction (partie 6)

Écrit par FrenchPeg

Tout ce qui traite des bases de données (comme les logiciels de localisation) utilisent parfois pas mal de mémoire.

Le plus important après c'est la connexion internet, évidemment haute-vitesse, vous ne voulez pas avoir à vous connecter à chaque fois que vous voulez consulter le GDT ou vérifier vos messages.
Il faut évidemment avoir Outlook ouvert toute la journée pour répondre aux messages des clients dès qu'ils arrivent.
Logiciels

Il y en a beaucoup mais c'est surtout important si vous travailler pour des agences.
Je pense que pour des clients directs c'est moins vital et ils vous aideront de toute façon.

Si vous travaillez avec des agences, et évidemment c'est complètement omniprésent en localisation, il existe de nombreux logiciels pour essayer de faire travailler tout le monde plus vite et que ça coûte moins cher (entendez par là que s'il y a beaucoup de répétitions (comme souvent en localisation, les boutons OK/Cancel qui sont là des milliers de fois) elles ne vous seront pas toute payer comme nouveaux mots mais par un système compliqué de pourcentage.
On s'y fait et c'est surtout vrai pour du travail avec Trados)

Alors le plus connus qui suscite pas mal de polémique : Trados

De plus en plus utilisé car il permet de construire une mémoire de traduction en fonction d'un client (comprenez le client de l'agence, le client final donc, ex.
Microsoft, Philips, Expedia) qui est fournie avec tout nouveau travail d'un client particulier et qui permet au traducteur d'utiliser la même terminologie et à l'agence de ne pas payer lorsque quelque chose a déjà été traduit auparavant.

Et puis après y'en a plein d'autres selon les clients (en fait les sociétés de logiciels évidemment adore ces jouets-là et ont tous le (ou les) leur(s).

Pour Microsoft, c'est LocStudio (anciennement Espresso, anciennement Editok), Helium; Pour ex-Berlitz, c'est FlexyTrans.

En fait ils sont tous sur le même principe: une base de donnée sous forme de tableau avec les colonnes source, cible, le numéro de la chaîne, et diverses autres colonnes utilent aux ingénieurs; et des filtres.
Pour s'y former et bien j'imagine qu'il y a des cours pour Trados.
En général on apprend sur le tas comme pour beaucoup de logiciel, il faut s'y mettre un jour pendant quelques heures et puis voilà.
Vous pouvez toujours me demander aussi Autres équipements indispensables à mon avis Combo imprimante/fax/scanneur/photocopieuse, pas super cher désormais 600$ si je me souviens bien.

Super bureau et fauteuil exécutif confortable, c'est là que vous passerez le plus clair de votre temps (quoi qu'avec un laptop, on peut travailler sur le canapé)

Dans le cas d'un laptop, clavier et souris standard aussi (personnellement j'ai un clavier ergonomique, je ne sais pas si c'est vraiment efficace mais j'ai trop entendu d'histoire de douleurs dans les poignées et les doigts chez les traducteurs pour ne pas faire des efforts)

Personnellement je n'ai même pas encore investi dans un écran.

Filière pour toute la paperasse de comptabilité.
Ce n'est pas beaucoup n'est-ce pas? Donc pas besoin de beaucoup d'argent pour la mise de fond en début de carrière.
Au quotidien Au début un peu scotché sur les courriels pour ne pas raté une proposition de contrat (si on ne répond pas vite dans les heures qui suivent, ils demandent à quelqu'un d'autre), ça se passe après puisque les clients prennent des habitudes et savent que vous direz sans doute oui et puis aussi parfois on finit par avoir suffisamment eu de travail et on s'en fout d'en rater un peu.
Habitudes utiles développées au fur et à mesure, un tableau Excel avec tout le détail des projets car, comme pour tout le reste, quand ça tombe, tout tombe en même temps et on peut oublier des trucs.
Alors mon tableau indique le nombre de mots, le client final, le projet, le numéro de projet, si j'ai reçu le document, la date de réception, la date de livraison (et l'heure avec le bon fuseau horaire si nécessaire, si Dublin me dit de livrer avant 16h, c'est pas le moment de le livrer à 16h de Montréal), si le travail est fait et s'il a été envoyé, le client (l'agence), le contact (le coordinateur/la coordinatrice), le numéro de bon de commande du client, mon numéro de facture et son montant, la date d'envoi de la facture, le prix du travail individuel approximatif (c'est parce qu'on regroupe les projets sur une même facture parfois), la date de paiement.
Ça peut paraître un peu trop précis, mais il y a plusieurs raison pour cela, c'est rare qu'on oublie d'envoyer un travail une fois fini (et encore pour des petits travaux on peut carrément oublier de le faire si d'autres projets sont tombés en même temps ou juste après), mais par contre c'est pas rare (bizarrement) d'oublier d'envoyer la facture ou de ne plus savoir si on l'a envoyé, et c'est encore plus difficile de garder en tête ce pour quoi on a été payé ou non.
En plus, grâce au filtre d'Excel, on peut facilement voir ce que nous rapport chaque client et combien de mots on a traduit dans tel ou tel domaine (très utile pour faire un cv si on veut y indiquer notre expérience par domaine en nombre de mots) Organisation d'entreprise au Canada Pour se lancer, un conseil, allez voir sans tarder un comptable pour qu'il vous explique ce qui est le plus intéressant pour vous (salarié, enregistré, incorporé avec quel salaire, etc.).
Au fait, ici c'est normal d'avoir un comptable.
Il y a beaucoup de gens qui ne font pas leur déclaration d'impôts eux-mêmes.

Mon comptable me coûte 1000$ par an payable en fin d'année et il fait tout (sauf la cuisine J), c'est-à-dire qu'il a fait l'incorporation de la société, il s'occupe de payer tous les impôts tout au long de l'année et fait les déclarations d'impôts professionnels et personnels et est disponible pour répondre à mes questions toute l'année.


Il ne vous reste qu'à garder un peu le nez dans votre compte quand même, voir plus bas.
Il existe énormément d'informations très complètes sur ce sujet sur Internet.
Allez voir sur www.demarrez-entreprise.info.gouv.q... La paperasserie, l'organisation quotidienne, moi ça m'éclate : mes p'tits chèques d'entreprise, mon tampon avec mon adresse, mon compte sur MS Money (c'est cool d'avoir accès à ses comptes bancaires sur Internet, ça permet de suivre tout ça de n'importe où), le courrier, les factures de services rendus à envoyer au comptable, etc.
Mais ça ne plait pas à tout le monde, pourtant ça fait partie du jeu et lorsque l'on traduit beaucoup, ça diversifie le quotidien.
Comptabilité Trois façons d'être traducteur/traductrice: (allez faire un tour sur le site du Revenu, ils sont bons ces Canadiens en Sites Web!: www.revenu.gouv.qc.ca/fr/travailleu...) Salarié : les impôts sont prélevés à la source, si je ne m'abuse, et vous avez normalement la retraite, une couverture santé par votre entreprise, etc.
Mais ça je n'en dirai pas plus car je n'ai jamais été salariée ici, donc renseignez-vous.


Ce que je sais depuis peu, et qui peut vous intéresser, est que si vous travaillez à votre compte en plus d'un emploi salarié à plein temps, vous devez payer 45% d'impôts sur ces revenus supplémentaires (vos honoraires, les revenus de votre travail autonome quoi).

Enregistré comme travailleur autonome :

Si c'est sous votre nom personnel, vous n'avez rien à déclarer pour commencer à travailler, seulement faire votre déclaration de revenus à la fin de l'exercice l'année suivante (en février/mars non?).

Vous n'avez à demander un numéro de TPS/TVQ (les "tva" d'ici, fédérale et provinciale) que lorsque vous faites plus de 30 000$ dans l'année.
Si vous savez d'avance que vous les ferez, demandez vos numéros tout de suite pour les payer tous les trois mois (normalement c'est votre comptable qui s'en occupera de toute façon).

Si c'est sous un nom d'entreprise, il faut vous enregistrer différemment, trouver un nom d'entreprise (y'a un site Web pour ça) et vous payez quelque chose (trois fois rien je crois).
Je n'ai pas trop de détail sur cette manière de faire, je peux me renseigner auprès de mes amies.
Ou alors plutôt voir sur www.demarrez-entreprise.info.gouv.q... c'est très bien expliqué.
Le registre des noms de sociétés est sur ssl1.igif.gouv.qc.ca/igif-bin/isl08...

Enregistré comme société incorporée: bon là, je suis plus concernée.

D'abord le truc c'est que lorsque l'on démarre une société incorporée toute neuve avec une activité nouvelle (en gros sans avoir au préalable exercé cette activité comme autonome enregistré; donc le cas de tous les nouveaux arrivants), on est exonéré d'impôts provinciaux pendant 5 ans (c'est à dire qu'on paye seulement 13% au lieu de 22% sur les bénéfices de la société.) D'où l'intérêt, bien entendu? De plus au-delà de 40 000$ par an (certains disent plus), c'est plus intéressant financièrement.

Pour l'incorporation, c'est votre comptable qui s'occupe de tout (c'est à dire que vous ne faites absolument rien à part essayer de comprendre, si ça vous chante).
On peut être incorporé au provincial, avoir une Québec In.
donc, et au fédéral.
Mon comptable m'a conseillé le fédéral, une Canada Inc.
puisque je comptais avoir des clients internationaux.
Dans ce cas, ça coûte: 250$ pour les frais d'Incorporation Canada (on a un numéro Canada Inc.), 212$ pour les frais d'immatriculation Canada (on peut avoir jusqu'à 5 noms de société différents), 230$ frais d'honoraire de comptable pour la consultation et l'incorporation)

Après vous avez un joli papier rose à afficher sur votre lieu de travail avec votre numéro Canada Inc.
et puis tout un tas de numéros différents dont je ne vous ferai pas l'article ici.
La façon dont les impôts fonctionnent lorsque l'on est incorporé:

Tous les revenus de la société vont sur le compte bancaire de la société (votre société, c'est une personne morale légale et ce n'est pas vraiment vous; c'est le concept un peu bizarre à intégrer.
Si vous faites faillite, seuls les biens de la société peuvent être saisis, pas vos biens personnels.) Salaire Vous (le chef d'entreprise..
c'est cool non?!) vous versez un salaire à vous-même (votre propre employé, re-cool non?!).
Le comptable (s'il est bon) vous dira de vous verser le plus petit salaire possible, car c'est sur le salaire que l'on paie le plus d'impôts (on peut aussi ne pas se verser de salaire et ne se payer qu'en dividendes, mais dans ce cas là on paie les impôts différemment et on perd quelques avantages, donc ce n'est pas forcément plus intéressant que se verser un tout petit salaire).


Lorsque l'on se verse par exemple un petit salaire de 1500 $ net par mois sur notre compte personnel (garder en tête que le loyer sera entre 500-1000 $ par mois), on paye environ 160$ d'impôts fédéraux, à peu près pareil d'impôts provinciaux et environ 190$ de charges (assurances maladies et 2 fois la retraite, une fois en tant qu'employeur, une fois en tant qu'employé).
Pour ça on fait 24 chèques sans remplir le montant en début d'année que l'on donne au comptable qui se débrouille avec.

Dépenses de sociétés

C'est-à-dire : les meubles comme le bureau, les filières, les bibliothèques, l'équipement comme l'imprimante, l'ordinateur, les logiciels, les livres, les fournitures, les connexions Internet, les voyages d'affaire pour des conférences (pouvoir prouver qu'on a bien assisté à la conférence par contre); les resto et le cadeaux aux clients; une partie des factures téléphonique et du loyer.
Ces dépenses ne sont pas du tout imposées.
C'est-à-dire qu'on les paie directement du compte de société.

Dividendes

Évidemment un salaire de 1 500 $ par mois, ça fait pas beaucoup.
Pas de panique! On peut dépenser l'argent de la société sans que ce soit forcément des dépenses de société sous forme de dividendes sur lesquels on paie moins d'impôts que sur un salaire.

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