QUESTIONS / RÉPONSES
Chronique sur la traduction (partie 4)
Écrit par FrenchPeg
L'autre intérêt des grosses agences est qu'elles ont les gros clients (HP, MS, Expedia, Philips, Motorola, Electronic Arts, etc.), alors c'est intéressant.
Leurs noms: Bowne Global Solution (qui vient de racheter Berlitz GlobalNet donc on appelle encore souvent certains de leurs bureaux Berlitz puisqu'ils ont juste fusionné les ressources dans la plupart des cas) donc la plus grosse désormais, a des bureaux partout Montréal, Dublin, Paris, New York, Santa Monica, etc.
etc.; Lionbridge Technology.
De nombreux bureaux également: Dublin, Valbonne, Boulder au Colorado, La Garenne-Colombe dans le 92 ; SDL (ex Alpnet) : bureau à Montréal et ailleurs partout aussi; et bien d'autres encore.
Peut-être simplement chercher dans les pages jaunes à agence de traduction ou sur les sites pour traducteur.
Un autre intérêt des grosses agences connues est qu'elles paient généralement (pas toujours rapidement) mais elles paient.
En tout cas je n'ai jamais eu de problèmes.
Les maisons d'édition : personnellement mes préférées pour l'instant (pour ce qui est des livres scolaires uniquement; pour la littérature, rêvez pas, c'est presque à faire gratuitement il paraît et généralement par des écrivains) car il s'agit de gros contrat sur plusieurs mois, donc une entrée d'argent régulière, sur un sujet précis, donc on a le temps et la motivation de se spécialiser ainsi.
Puisque ce métier nous permet d'être un travailleur électronique en somme, rien n'oblige à avoir des clients prêts de chez nous alors on a des clients où l'on peut en fait.
Je travaille beaucoup pour Dublin.
À savoir que le décalage horaire dans ce sens là les arrange car lorsque c'est le soir chez eux, ici ce n'est que l'après-midi et donc j'ai quelques heures supplémentaires pour travailler par rapport aux traducteurs en Europe.
J'ai une copine coordinatrice ici à Montréal qui aime utiliser une traductrice à Vancouver pour les mêmes raisons.
L'autre intérêt que je trouve personnellement agréable c'est que je sais que mes clients européens ne m'écriront pas après 13h car ils ont quitté le travail et donc je ne suis pas obligée de rester scotché à l'ordi de peur de rater un contrat.
Et les clients d'ici, si je ne suis pas à l'ordi, m'appelleront sans doute au téléphone de toute façon.
De plus en plus, les grosses agences développent des systèmes basés sur le Web qui permettent d'accepter ou non en ligne des travaux et l'argent que l'on nous doit apparaît également en ligne Mes clients européens me paient par virements bancaires, certains en dollars canadiens, d'autres en euros.
Mes clients québécois et certains clients états-uniens eux me paient par chèques.
Comment ça fonctionne avec les agences Lorsque l'on vous propose un travail, il faudrait normalement voir le texte avant de dire oui ou non, c'est assez rare qu'on vous le propose (ça leur perd du temps et ils aiment avoir une réponse rapide), mais vous pouvez insister.
Les coordinateurs/coordinatrices n'ont pas toujours pris le temps d'ouvrir le document et se fie à leur connaissance du client final pour en deviner le contenu.
Ça peut être dangereux.
Dès que vous recevez le document, ouvrez-le pour pouvoir tout de suite dire s'il y a un problème.
Si par exemple vous n'êtes pas capable de le faire, c'est bien plus pro de le dire dès le départ (surtout lorsqu'il y une bonne raison) afin que l'agence ait le temsp de trouver quelqu'un d'autre.
Vous ne pouvez pas avoir la science infuse à 100%, les clients qui le croient sont des mauvais clients.
Je m'explique, certains clients vous donneront un texte technique à traduire sans aucun document référence et sans vous donner de glossaire.
Même si l'on est traducteur professionnel et que l'on est sensé savoir beaucoup de chose, on a quand même le droit de ne pas tout savoir.
Dans ces cas-là, donnez avec votre travail final les références que vous avez utilisez.
Assurez-vous qu'il s'agisse de référence irréprochable (ne vous fiez pas à Internet, c'est bourré d'horreur; le GDT est pas mal mais pas irréprochable)
Soit vous êtes vraiment désespéré et vous dites oui en espérant vous débrouiller pour trouver des références et la terminologie qui vous permettra de faire du bon travail (si vous vous plantez, vous perdez sans doute le client et vous gagnez en expérience), soit vous refusez craignant de ne pas être à la hauteur (vous ne perdez pas forcément le client mais vous perdez un peu d'assurances).
Là c'est l'expérience qui vous dictera votre conduite.
Spécialisation En gros à part des expériences à l'interne qui aident vraiment BEAUCOUP en début de carrière (faites vous embaucher chez Bell, Bombardier pendant 6 mois/1 an par exemple), on apprend sur le tas en fonction de ce qu'on réussit à décrocher donc il faut être ouvert et avoir des ressources et aimer les livres et surfer.
Mon avis c'est qu'il vaut mieux en fait décider tout bêtement d'un domaine qui vous tient à coeur et tout faire pour vous y connaître bien, vous former et puis vous déclarer spécialiste.
Les clients demanderont de l'expérience, mais finalement parfois ils sont à cours de ressources et vous donneront votre chance, là il suffit de faire ses preuves (respecter le sens de la source, bien écrire et utiliser la terminologie en vigueur dans le domaine) et on devient 'spécialisé' dans leur base de données.
En fait pour les spécialisations, je n'ai presque jamais vraiment vu des gens qui étaient spécialisés dans un domaine de part leurs études de traduction.
Par exemple j'ai suivi des cours de traductions scientifiques, économiques, informatiques, etc.
mais ça ne peut jamais être suffisant.
En revanche, si j'avais encore mes cours et des livres de Génie civil sous la main, je me déclarerais spécialiste en génie civil car je sais que je pourrais alors avoir accès à des références irréprochables en un rien de temps) Les manières dont ça fonctionne, selon mon expérience personnelle sont les suivantes:
-Pour se déclarer spécialiser dans un domaine, il faut y avoir travaillé par exemple en salarié.
C'est la façon la plus sure d'attirer l'attention parce qu'on te fait alors confiance (ex.
j'ai travaillé 3 ans à l'interne comme traductrice chez Microsoft alors évidemment, ils ne mettent pas en doute mes aptitudes)
-Tu aimes un domaine dans lequel tu n'as pas d'expérience particulière.
Et bien c'est en fait très "simple", tu te formes toi-même, c'est-à-dire tu étudies le domaine en deux langues (surtout la tienne, la langue cible) et tu te déclares spécialisée sur ton cv.
On te demandera peut-être ton expérience de travail dans le domaine, que tu n'auras pas forcément, mais tant pis, parfois (surtout dans les domaines recherchés comme le médical) ils n'ont pas le choix que de donner leur chance et c'est là qu'il faut faire ses preuves.
Où alors avoir recours à des techniques "marketing", ou de système D.
Par exemple, je sais qu'il y a besoin de traducteurs médicaux or je n'y ai aucune expérience, or j'ai un copain biochimiste (coucou RedFlag! :) :)) et une copine microbiologiste spécialisée en pharmaceutique qui sont intéressés par s'essayer à la révision, et je me présente alors au client comme une petite équipe, moi traductrice professionnelle et mon équipe de réviseurs scientifiques.
(les rémunérer fait partie des dépenses de société et c'est intéressant (professionnellement et financièrement) de se payer des services de révision)
(Bon le gros contrat qu'on devait ainsi avoir a été retardé mais ne paniquons pas l'année reprend sur les chapeaux de roue là.)
Après un contrat il est facile de mettre en relief sur le cv qu'on a de l'expérience (moi je mets le nombre de mots traduits pour chaque domaine/projet pour donner une idée au client potentiel).
-Une autre technique est de réviser dans un domaine que tu aimes (il n'y a jamais suffisamment de réviseur dans ce bas monde car évidemment, vu la différence de prix, il vaut mieux très vite passer traducteur lorsqu'on le peut) comme ça ça passe comme expérience.
J'ai révisé de l'Oracle à l'interne chez Berlitz pendant 6 mois et j'aurai pu décrocher de la traduction ensuite sans problème dans ce domaine (bon il se trouve que j'ai refusé car c'est vraiment un mauvais client.)
-Tu peux avoir suivi des cours dans un domaine particulier qui ne soient pas de traduction, par exemple j'ai suivi des cours d'astronomie et de sciences de l'environnement ici, si je les avais prix en français, je m'en servirai comme domaine de spécialisation.
Le client lui il est tout près à te croire.
Du moment que tu dis oui à son contrat, là c'est à toi d'assurer, si jamais tu t'es dis spécialisée mais que tu ne l'es pas vraiment, tu peux te planter.
C'est là ta responsabilité.
Lorsque le client veut un spécialiste, il veut par exemple un ingénieur en aérospatiales qui maîtrise parfaitement l'anglais et qui écrive super bien en français et qui accepte d'être payer au mot tout en travaillant vite quand on lui demande.
Bref, c'est impossible.
Et nous le savons tous.
Donc, il ne faut pas s'inquiéter.
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