QUESTIONS / RÉPONSES
Chronique sur la traduction (partie 3)
Écrit par FrenchPeg
- ça c'est ma bête noire, j'ai horreur qu'on m'énerve avec ces détails qui dépendent du client et dans quels français on écrit) Pour Microsoft par exemple, il s'agit des bases de données des divers produits, surtout les parties approuvées par leur service linguistique MILS.
De plus en plus (et tant mieux pour nous) les clients utilisant Trados nous fournissent les mémoires correspondant aux projets ou aux clients finaux.
Mais elles ne sont pas toujours très utiles.
Parfois les projets sont tous nouveaux tous beaux.
Éviter Internet en général à part pour vous donner des idées mais les sites Internet sont les dernières sources auxquelles se fier.
Le GDT (Grand dictionnaire terminologique) www.granddictionnaire.com est très très utile mais pas irréprochable.
Termium est très utilisé également mais je ne m'en sers pas j'avoue
Les sites gouvernements canadiens presque tous bilingues sont une source très utile également.
Je tends à leur faire pas mal confiance et c'est super pour nous pour apprendre plein de choses sur le Québec.
Mes préférés sont les manuels universitaires pour tous les domaines possibles car on peut être sûr que la terminologie y est approprié.
Une adresse à Londres que j'aime particulièrement (et à vraiment éviter si vous aimez les livres comme moi, à moins d'avoir oublié votre carte de crédit à la maison): www.grantandcutler.com/
Il y a également évidemment la Maison du Dictionnaire à Paris mais le site que j'ai trouvé sur Internet ne marche pas bien.
Typique! En tout cas, c'est 98 bd du Montparnasse, 75014 PARIS, Tél.
01.43.22.12.93
Le problème avec les librairies de toute façon c'est qu'à moins d'être déjà spécialisé, il est inutile et de toute façon difficile d'acheter tout un tas de dictionnaires si l'on n'est pas sûr de travailler dans ces branches.
J'ai personnellement tout de même acquis (parce que c'est des dépenses de sociétés donc je ne suis pas imposée dessus, j'expliquerai tout ça plus tard) au cas où un dictionnaire de médecine, un de finance, un de droit et plusieurs d'informatique...
et je ne les utilise presque jamais...
mais voilà on ne peut jamais savoir.
Ah si, un de mes préférés si vous voulez faire un bon investissement (quoi que le GDT est bon en technique) c'est le dictionnaire Ersnt pour la technique et la technologie.
En revanche ce qui sert plus ce sont des livres simples unilingues explicatifs, comme par exemple une série de petits livres Nathan qui s'appelaient Repères Pratiques Nathan sur différents sujets (Précis d'économie, de finances, de comptabilité, de gestion d'entreprise, Les institutions de la France, la Clé des relations internationales, la Bible: histoire, textes et interprétations, l'automobile, etc.) c'est en fait ça qui est plus utile, car la plupart du temps on sait comment traduire pour être compris mais on n'est jamais sûr d'utiliser le terme précis adéquat.
La maison d'édition pour laquelle je travail m'a fourni les manuels scolaires déjà traduits sur le même sujet (c'est sûr que ces clients là, on les chérie)
Le mieux est évidemment d'avoir tout ça et plus encore en version électronique, ça évite d'être dépendant du bureau.
Moi sur mon laptop (c'est pour ça que j'ai pris 60 Go de disque dur) j'ai carrément copié le Bibliorom de Larousse (Petit Larousse, dico des synonymes, dico des citations, dictionnaires bilingues anglais, espagnol, allemand), Encarta en français et en anglais et l'Atlas mondial d'Encarta comme ça même si je n'ai que le laptop sous la main sans connexion Internet je ne suis pas totalement à la rue professionnellement ;-) Le rêve ce serait des dictionnaires électroniques spécialisés irréprochables et que l'on peut mettre à jour...
et pas inabordable financièrement.
Je sais qu'il y en a, mais c'est surtout lorsque l'on est vraiment sûr de rester dans un domaine.
Mais bon, ne pas paniquer non plus, ça rassure d'avoir les bonnes références mais en fin de compte ce que l'on juge beaucoup c'est votre français général.
Si le client ne vous a pas fourni de référence et que vous lui mentionnez quelques incertitudes, il ne vous en voudra pas tant (voir pas du tout) que si votre français de base est mauvais.
Comment trouver des clients Bon, c'est là que je perd votre intérêt ...
;-) Disons que personnellement j'ai juste frappé à la porte de (anciennement) Berlitz Montréal car je savais que Berlitz était fournisseur (comprendre était utilisé pour la sous-traitance des traductions) de Microsoft, et je n'ai rien cherché d'autres.
Je suis du genre...
disons...
c'est pas que je suis fainéante...
mais je n'aime pas gaspiller de l'énergie si ce n'est pas nécessaire.
Et je me disais, si eux je ne les intéresse pas, qui donc vais-je intéresser! Bref, heureusement que je les ai intéressés...
Pour les autres clients depuis :
L'intérêt des grosses agences est qu'on nous ajoute à la base de données lorsqu'on les intéresse.
Hors la base de données des ressources pigistes (comprendre les traducteurs, les réviseurs, et ceux qui s'occupe de la DTP (mise en page)) est commune à tous les bureaux de l'agence.
Bref, grâce à ça et à mon profil ex-microsoftee j'ai été contacté par le bureau de Berlitz à Dublin...
D'autre part, le concept de réseau est hyper méga extrêmement important au Québec et donc il ne faut pas le sous estimé.
La preuve: la copine d'un copain/collègue de chez Berlitz étant traductrice (agréé à l'OTTIAQ) a eu vent (par les offres de l'OTTIAQ auxquelles on a accès lorsque l'on est membre) que Lionbridge Dublin cherchait 'urgentement' un traducteur avec expérience Microsoft et m'a adorablement fait passé le mot.
S'inscrire aux moteurs d'offres d'emploi automatisés comme Workopolis (jobs.workopolis.com) et jobboom (www.jobboom.com/) pour recevoir les offres d'emploi en fonction de critères (le mot clé traduction ou translation par exemple) j'ai trouvé ma maison d'édition comme ça (ça fait une petite moyenne par rapport à tous les messages reçus d'offre d'emploi mais il faut dire que ces sites sont surtout pour des emplois salariés)
Inscrivez-vous également à divers sites pour traducteurs comme par exemple Proz.com (www.proz.com) où l'on trouve des informations et où l'on peut s'inscrire pour recevoir les offres de projets par courriel (là c'est vraiment plus pour traducteurs autonomes).
Je n'ai jamais travailler grâce à eux car les tarifs sont loin d'être toujours intéressants mais surtout ...
je n'en ai jamais eu le temps :) mais ça donne plein de coordonnées d'agences qui cherchent à développer leurs base de données de traducteurs, et les clients vont également y consulter les cvs.
Il faut encore que je développe une technique pour accrocher des clients directs dans des domaines qui m'intéressent mais je n'ai pas encore eu le temps ni besoin de le faire car j'ai déjà bien assez de travail avec seulement 4-5 clients.
Une bonne idée pour se lancer car c'est beaucoup demandé et ça ne dure pas longtemps, c'est la révision.
Je m'explique.
Les agences font réviser les traductions pour s'assurer qu'il n'y a pas de fautes.
C'est payé à l'heure (par exemple 20$ de l'heure) et ça permet de mettre un pied dans le monde de la traduction.
Les types de clientèle
Clients directs : là ça va être cours car je n'en ai pas vraiment encore.
C'est pour plus tard et je ne sais pas encore comment ça marche vraiment.
Il me semblerait que c'est plus intéressant car le client peut potentiellement mieux nous aider avec le texte lui-même et ce qu'il veut qu'on en fasse et comme il n'y a pas d'intermédiaire ça devrait payer plus ;-) mais pour l'instant je n'ai pas d'expérience de ce genre.
Je mettrai cette section à jour un jour.
Les agences de traduction : je pense que c'est le plus facile pour commencer dans le sens où ils ont du volume et ils cherchent toujours des gens pas trop chers car les vétérans les évitent autant que possible je crois.
En effet, comme c'est un peu style usine, il faut travailler vite et c'est un peu impersonnel alors on a surtout des critiques et si on se repose trop sur un client de la sorte et qu'il est mécontent (souvent totalement arbitrairement j'ai l'impression, et ça ne dure pas forcément) et bien ça fait un trou dans le chiffre d'affaires.
Donc utiliser avec modération si on peu.
Personnellement ce sont mes plus gros clients.
Leur intérêt est que désormais il s'agit de multinationales avec des bureaux dans le monde entier donc en fait c'est un peu comme plusieurs clients indépendants.
Et comme il y a plusieurs divisions dans chaque filiales, ça multiplie les contacts.
Je finis par travailler pour trois coordinateurs différents et trois projets différents pour la même agence.
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