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Zigzaguons au Québec ? ….Pendant qu’la...

Zigzaguons au Québec ?

.....Pendant qu'la job n'y est pas..... Si elle y étaiT on vous le direz !

Voilà, c'est pas du grand Mozart, mais c'est juste mon entrée en matière pour ma chronique tardive. Et justement son retard est dû essentiellement au sujet lui même.... démonstration sera faite.

Après avoir constaté que le marché de l'emploi dans ma spécialité était aussi rapide que le Saint-Laurent gelé en hiver, j'ai compris qu'il me fallait remettre à jour mes connaissances tout en prenant une légère tangente dans mon parcours. J'ai donc commencé à regarder les formations courtes, à distance et en cours du soir. Il y en a beaucoup. C'est la jungle.

J'ai pu constater que les formations les plus connues n'étaient pas forcément les plus adaptées à mon cas. De niveau maîtrise, je m'entendais dire que j'étais déjà trop qualifié pour ces formations.... curieux, j'entendais le contraire durant les entrevues.... mes compétences n'étant pas remises à jour suffisament.... par contre pour des jobines je m'entendais dire que j'étais à nouveau trop qualifié.... c'est tannant à la longue. Avec 4 ans d'expérience, on me répliquait lors des admissions : «ah mais monsieur, tu dois plutôt viser les formations courtes de quelques heures ou quelques jours.» Oui mais je suis pas Crésus non plus. J'ai besoin de remettre à jour pas mal de connaissances. A 500 pièces les 20-30 heures de formation dans un outil, un langage ou une méthode particuliere, ca va me couter 2000 pieces (le prix du visa presque). OK, je connais la citation «si vous pensez que l'instruction coûte cher, essayez l'ignorance», mais faut pas pousser. Ca me paierait 2 années d'inscription en fac !!! ces prix, c'est bon pour les entreprises qui font faire des formations à leurs employés, pas à un particuliers.

Mais j'ai trouvé chaussures à mon pied. Des cours sur des compétences particulières. Avec des examens, et des projets à rendre. D'ailleurs ma chronique est en retard à cause de journées chargées et de nuits blanches à plancher. Et à partir de septembre, je suis en cours du soir, dans un programme cours de 2ème cycle. La taille patron, idéal pour moi. Les bons thèmes de cours, le bon prix, les bons horaires, le niveau maîtrise. J'ai été admis, et j'ai fait mon inscription. Me voilà à moitié sauvé.

En attendant et bien je passe de jobines en jobs. Mais je ne regrette pas ma job à 50 000 pièces et quelques de cadre spécialisé (vous savez, on parlait d'Ouvriers Spécialisés, maintenant c'est pareil, mais avec les cadres). Maintenant, c'est pas super payant, voire pas du tout et je déteste certes travailler pour des cacahouettes, mais je rencontre des gens d'horizons tellement différents et que je n'aurais jamais eu l'occasion de rencontrer autrement. Je m'enrichie de vie, à défaut de billets. Bon, il ne faut pas se laisser exploiter pour autant.

De toute façon, moins de 2 ans après être entré dans la vie active, je savais que je n'étais pas carriériste. Quand un ancien boss m'a dit «penses à ta carrière», je n'ai pas eu à cœur de lui dire que je pensais surtout d'abord à ma vie. Qu'elle me plaise, quitte à ce que ce soit moins linéaire.

Donc, oui, comme je le disais il y a quelques semaines sur le forum. Vous devez rêver grand. Ici vous pouvez le faire. Mais pour donner corps à cela, vous devez aussi savoir ce que cela prend. Parfois cela prend du temps, parfois de nouvelles compétences, quelques soit celles que vous avez déjà. Parfois de la chance et de l'opportunisme. Parfois celà prend d'admettre que le domaine dont on rêve est au fraise et qu'il faut aller voir ailleurs. L'espace de quelques mois. On en retire toujours quelques chose. Avec quelques expériences canadiennes en plus, j'ai de moins en moins de mal à décrocher des entrevues et à intéresser potentiellement des recruteurs.

Et puis regardez nous, tout chroniqueurs que nous sommes. J'ai traversé quelques remous. Redflag aussi qui au début a bossé dans la restauration, a travaillé dans le domaine lié à ces études universitaires, a cherché pendant un moment une nouvelle job pour enfin rebondir dans la vente de produits scientifiques. Flying qui a travaillé à Val d'Or comme gérant, puis qui a (re)monté sa propre boîte et qui envisage une progression de carrière en tant que potentiel associé dans les Ressources Humaines.

K2 aussi a bourlingué avec des jobs variées. Il suffit parfois de relire ses chroniques ou relire ses messages pour s'en rendre compte. And ze Best of the Champion de la Coupe (des Confédérations), si vous en doutez encore, Kroston, dont le parcours tient de l'aventure très souvent. Demandons lui, et à sa femme aussi, de nous citer les différentes jobs par lesquelles ils sont passés. Je dois refaire ma démonstration ?

En faisant le point du parcours de certains d'entre nous, désolé de ne pas toutes et tous vous citer, vous réaliserez peut-être comme nous ne sommes pas des exemples de chemin rectiligne et allant droit au but (à part Peggy probablement, qui a par contre préparé son affaire depuis longtemps). Chacun a sa vision du chemin. Mais ne soyez pas trop restrictifs, vous risqueriez des désillusions.


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      • 1568 lectures en date du 30/11/2008