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Dans le creux de la vague...

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Initialement j’avais pensé que ma chronique seraient sur les différentes élections qui vont se tenir prochainement dans la province, en plus des fédérales. Ce qui aurait fait l’occasion d’aborder la vie politique en Colombie-Britannique. Finalement, ce sera pour une prochaine fois.
Après être passée avec plus ou moins de succès par les phases de lune de miel, de choc culturel –qui n’est pas vraiment un choc- et d'adaptation initiale, je me retrouve depuis quelques temps dans une phase d’isolation mentale et également de certaine frustration. Dans la lignée de ma précédente chronique « Choc culturel », c’est de cette phase dont j’ai décidé de parler aujourd’hui, au travers de mon expérience personnelle.
Cette phase est essentiellement caractérisée par un certain rejet du pays d’accueil et par le mal du pays d’origine. Même si l’immigrant s’est adapté à son environnement, il peut se sentir bloqué par rapport à ce qu’il voudrait faire et incompris des gens de son entourage. La maîtrise insuffisante de la langue peut également encore poser problème.

Je précise que bien qu'habitée par une certaine confusion et plein de contractions, je suis contente d'être ici, et que je n'ai pas l'intention de retourner en France. Mais, après tout, je n’ai pas nécessairement besoin de me justifier. Je ne connais pas la plupart d’entre vous et je ne verrai ni n’entendrai vos réactions à la lecture de cette chronique. D’ailleurs, je pense que c’est pour cela que je peux parler plus librement et m’ouvrir à vous, lecteurs invisibles. Et puis, la plupart d’entre vous sont des immigrants, comme moi, donc peut-être un peu mieux placés pour comprendre que mes amis Canadiens « nés au Canada ». Enfin, cela fait depuis quelques semaines que je garde toutes ces contradictions pour moi, et il faut que « ça sorte ».

J’ai réalisé naïvement que mon adaptation ici a été plutôt superficielle. C’est plutôt une adaptation aux contingences domestiques. Oui, je sais comment trouver un emploi, louer un appartement, m’occuper de mes finances, me rendre d’un endroit à un autre, j’ai des amis pour sortir, mes repères au supermarché et ailleurs, je connais l’essentiel de la mentalité Canadienne et Vancouveroise. C’est déjà bien, me direz-vous, mais une myriade de ces aspects m’agace de plus en plus ces derniers temps comme le manque de culture générale, les programmes télé insipides, une certaine désinformation, le côté « politiquement correct » à tout prix, les relations parfois superficielles, voire carrément absentes etc.…
Sans compter que la distance avec ma famille se fait cruellement sentir, et pas seulement sur le plan géographique. Je suis venue seule ici. D’un côté, cela a été une très bonne chose car je suis devenue plus indépendante, j’ai beaucoup plus confiance en moi et en mes capacités. D’un autre, cela représente aussi beaucoup de responsabilités, qui sont parfois très lourdes à porter pour une seule personne. D’un côté, je n’ai que moi à consulter, ce qui facilite beaucoup d’aspects de ma vie, d’un autre j’aimerais bien justement pouvoir discuter des aspects de ma vie avec cet « Autre », qui tarde tant à venir. Comme écrit plus haut, je suis arrivée seule ici, et deux ans et demi plus tard, pas de changement dans ma situation familiale. Pourtant, il s’est passé plus de choses dans ce domaine que lorsque j’étais en France, mais pas suffisamment pour ce que je souhaite. D’où mes interrogations du type : vais-je rencontrer quelqu’un ici ? Est-ce que j’aurai des enfants ? Vont-ils naître au Canada? Suis-je vouée au célibat si en fait je reste ici? A l’approche de la trentaine, j’aspire à autre chose. La carrière c’est bien, mais cela ne remplit pas toute une vie.

Justement, parlons-en du travail. Dans mon bilan des 2 ans, j’avais écrit que je voulais me concentrer sur mon affaire de traduction. En aparté, si vous avez besoin de traduction ou connaissez quelqu'un qui pourrait en avoir besoin, n'hésitez pas! Allez, un peu de réseautage !
C’est donc ce que je fais depuis 6 mois et je suis très contente de ma décision de faire enfin ce que j'aime et surtout ce qui correspond à mes qualifications. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’avais pris cette décision. Sur les 6 derniers mois, j’ai travaillé régulièrement et ai trouvé des clients, mais comme toute nouvelle entreprise, les finances ne suivent pas forcement. J’ai constaté une réduction significative de mon revenu, ce qui, dans une ville chère comme Vancouver, n’est pas une chose aisée. J’ai beaucoup de pression à ce niveau. Parfois, je me demande si ce ne serait pas plus simple de retourner au bureau, dans une entreprise.

Une de mes plus grandes peurs est liée à l’argent. En fait, je suis terrifiée à l’idée de rentrer en France justement. Cela peut sembler irrationnel, comme beaucoup de peurs, mais c’est ainsi. D’un côté ma famille me manque, mais de l'autre je n'ai aucune perspective d’avenir, ou si peu. D’ailleurs c’est cela que j’aime au Canada, parmi tant d’autres aspects, même s’ils m’agacent ces derniers temps. J’aime toutes les possibilités qu’offre cet immense pays à qui s’en donne la peine, j’aime cette liberté d'entreprendre, j'aime cette liberté « d'être » tout simplement.

Le but de cette chronique n’est pas de vous décourager ou de présenter une vision sombre de l’immigration. Mais, comme vous vous en êtes déjà aperçu, ou comme vous vous en apercevrez à un moment donné si vous n'êtes encore pas ici, l'immigration est comme les montagnes Russes. Il y a des périodes de satisfaction mais aussi des périodes de doutes et de remise en question. D’ailleurs, après avoir écrit tout ceci, cela va déjà un peu mieux. Et si j'essayais justement de parler à mes amis Canadiens de tout cela? Ils me comprendraient peut-être mieux que je ne l’imagine…. Ma prochaine chronique se fera dans un autre état d'esprit, c'est promis!

3314 lectures | 27 commentaires | Ajouter un commentaire

posté par jeff3d, le 03-10-2008 à 21:17
Citation (Laurent @ 3-10-2008 à 15:55) voir le message d'origine
À lire en page d'accueil ou ici :

http://www.immigrer.com/chroniques/Dans-le...e-la-vague.html

Bonne lecture.

vos réactions ici


Bon j'ai lu. En ce qui concerne la 1ere partie sur l'environnement et donc la population hmm, bien que je partage certaines choses, il ne faut pas trop noircir a la francaise non plus.

Etre au Canada offre plusieurs gros potentiels:
1/ de faire sa vie comme on l'entend: au contraire de la france, il n'y a pas de pression sociale et culturelle, tu peut vivre en euro-nord americain francais/anglo, ou totalement en canadien.
c'est sur que ce n'est peut etre pas une bonne integration, mais integration a quoi en fait ? pour ma part je vie en euro-canadien, je melange mes 31 ans de vie europeenne avec un bout de facon de vivre nord americain, car je ne suis pas venu ici pour vivre comme en russie ou en france...
Ce qui est certain c'est que je ne serait jamais quebecois meme a 10%, cette culture reste propre a la population locale qui nous le fait bien sentir, mais je me sent plus d'appartenance au bloc canadien qu'a la particularité provinciale quebecoise, comme une bonne partie des emigrés.
Mais meme si certaines choses ne me plaisent pas, je ne pense pas qu'il y a lieu d'en faire une maladie, et de toute facon des gens on en rencontre, ils restent ou pas apres c'est toujours un peu la lotterie...

Il ne faut pas oublier de vivre voila tout et de remplir ses objectifs, rien n'est jamais parfait a 100% mais ici tout reste possible malgré tout smile.gif

2/ si un endroit ne te plait pas tu peut bouger, il y a quasiment autant de facon de vivre que de provinces: a la mode quebecoise, yukonaise ontarienne ou albertaine principalement. Le choix est tout de meme tres large, c'est sur il faut de la monnaie, dans mon cas je cumule 2 jobs en attendant.

Rien a redire sur la distance avec la famille, cela reste toujours un probleme, mais on l'a prit quand on a immigré, cela fait partie du package et il faut gerer avec.

Pour la solitude aussi, cela est suivant chaque personne. Etre seul ne me derange pas, et vu les quelques experiences au Quebec je me dit meme tant mieux. C'est de toute facon des questions qu'elle se poserait n'importe ou ailleurs et n'est pas relatif au canada.

Bon niveau jobs on le sait tous ici que Vancouver est cher et les jobs correctement payés rares, quebec regorge aussi de job a 9-10$ de l'heure, juste de quoi vivre sans preparer l'avenir.

Sans critiquer, je pense que son emigration se melange un peu trop a ses problemes concernant sa perspective d'avenir, comme je l'ai dit plus haut elle aurai eu les memes incertitudes et questionnements en france.
Mais c'est certain que l'emigration est, non pas un probleme, mais une composante de plus a gerer dans nos vies.

C'est cela qui est d'ailleurs excitant et qui fait que c'est une experience unique.
posté par Osquare, le 04-10-2008 à 04:32
Citation (Laurent @ 3-10-2008 à 10:55) voir le message d'origine
À lire en page d'accueil ou ici :

http://www.immigrer.com/chroniques/Dans-le...e-la-vague.html

Bonne lecture.

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Blueberry nous fait un cadeau, de nous parler ainsi de ses pensées.

Outre le passage plus personnel concernant la difficulté de se trouver une âme soeur parmi les canadiens, je remarque ceci, en quoi je me permets d'apercevoir quelques similitudes avec le désenchantement que je distille à l'occasion sur ce site:

Citation
une myriade de ces aspects m’agace de plus en plus ces derniers temps comme le manque de culture générale, les programmes télé insipides, une certaine désinformation, le côté « politiquement correct » à tout prix, les relations parfois superficielles, voire carrément absentes etc.…


Je pense très utile de renseigner les nouveaux arrivants et y compris ceux qui pensent au Canada, de cette réalité.
Plus d'un ne la soupçonne pas et ignore donc, a fortiori, à quel point elle est intense. Y compris et surtout la radicale impossibilité d'exprimer une pensée différente (à moins que ce soit parmi d'autres immigrants).

C'est là-dedans qu'il faut vivre et on doit s'y faire, vivre dans le deuil, à la fois de ce qu'on a perdu, pour pouvoir profiter des quelques choses qui sont meilleures ici, et dans le deuil aussi de quelques unes des illusions qu'on s'était faites.
posté par tohonu, le 04-10-2008 à 09:08La lecture de ton petit post est sympa et laisse entr'apercevoir de beaux moments pour un candidat à l'immigration comme moi qui en est pour le moment qu'à la phase "je vais passer la visite check-up complet" d'ici quelques jours. Ce que tu vis, tous ceux qui ont bougé l'ont vécu à des niveaux différents. J'ai connu cela en d'autre lieu, sous d'autres latitudes. Tu arrives, tu te sens bien, tu te sens chez toi .... et il y a le fameux "mais". Oui la famille peut manquer, oui les repères laissés peuvent manquer.
J'ai appris à profiter pleinement des personnes rencontrées, et à les voir partir quelque soient les liens qui existaient. Tu ne les perds pas, tu les perds de vue simplement. Tu n'as pas quitté une vie pour une autre, une patrie pour une autre. Tu as celle que tu as quitté et celle que tu découvres. En comparant avec ce que j'ai vécu, un moment il y aura un déclic qui fera que ton statut "immigrant" va disparaître. Tu feras partie du paysage (à défaut d'être cadre dans une grosse boîte).
N'y aurait-il pas du coté des canadiens une, disons, barrière également à franchir pour accepter les tous nouveaux immigrants? Il y a beacoup d'échec à l'immigration, donc avoir une position un peu d'attente, de protection afin de voir si tu restes bien là, ici, avec eux. Tu n'as pas besoin d'immigrer pour ressentir cela, je vis cela dans le sud de la France où je suis actuellement. Je ne suis pas de la provence, donc il y a forcément des petits trucs que je ne peux comprendre, dixit les gens autour. Et cela quelque soit les efforts que tu pourrais entreprendre.
voilà c'est tout. Je vais attendre ton prochain billet et voir si ton moral est remonté au beau fixe.
Et en passant, la trentaine n'est qu'une barrière dans la tête, rien d'autre. Te focalise pas dessus :-D
posté par Osquare, le 04-10-2008 à 13:52
Citation (tohonu @ 4-10-2008 à 4:08) voir le message d'origine
Et en passant, la trentaine n'est qu'une barrière dans la tête, rien d'autre. Te focalise pas dessus :-D


Il y a des enjeux par rapport auxquels la trentaine est bel et bien une barrière.
posté par schumarette, le 04-10-2008 à 14:08Très belle chronique Blueberry !! J'ai exactement ressenti ce que tu ressens, et je pense que tout immigrant, un jour ou l'autre, ressent le même manque, les mêmes questionnements. Je ne pense pas que tes hésitations sur ton futur professionnel en soit la raison puisque moi, je n'ai jamais eu de problèmes vis à vis de mon futur au niveau emploi et pourtant, j'ai ressenti la même chose. Et ma famille aussi, donc....

Mais dis-toi que tu vas remonter la vague et que bientôt tu en seras au sommet. Oui, il faut faire le deuil de notre culture, de notre télé, de nos voisins, de nos amis, de notre système relationnel, mais cela n'empêche pas de bien vivre. Et faire le deuil ne veut pas dire les enterrer non plus. Il faut juste chercher dans ce que nous offre ce pays ce que l'on peut trouver qui nous correspondra le mieux. Exemple, pour la télé, chose banale, mais qui fait quand même son poids dans le cumul de tous ces petits trucs qui nous énervent, perso, j'ai opté pour les 4 chaines qui n'offrent que des films sans coupures publicitaires (j'étais plus capable de les supporter). Ce n'est pas grand chose, mais c'est une chose de moins qui m'énerve happy.gif Pour la désinformation, tu peux toujours regarder les infos de Suisse ou de France via TV5 où tu auras vraiment ce qui se passe dans le reste du monde. Et puis, tu as aussi Internet qui pallie aux autres manques.

Pour ta famille, c'est certain qu'on ne peut rien y faire, elle sera toujours loin. Là encore, vive Internet et la webcam si c'est possible.

Pour ton futur homme de ta vie, peu importe où tu vivras, tu finiras par le rencontrer innocent.gif 30 ans, c'est rien, c'est juste le bel âge !!!

Bon moral à toi et oui, parles-en à tes amis, ça peut toujours t'aider à surmonter cette petite période de frustration ! smile.gif
posté par tohonu, le 04-10-2008 à 20:39
Citation (Osquare @ 4-10-2008 à 14:52) voir le message d'origine
Il y a des enjeux par rapport auxquels la trentaine est bel et bien une barrière.


@osquare:
Je ne pourrais te dire, je n'ai pas vécu ces barrières.
Serait-ce la barrière pour une femme concernant la maternité ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit une barrière ni même un âge pivot dans la vie d'une femme. Mais là on risque de s'écarter du post de Blueberry, de ce qu'elle ressent en ce moment, de ses doutes.

@Blueberry:
J'ai relu ton post Blueberry. Tu y parles de manque de culture générale, du coté politiquement correct... et j'ai l'impression que tu es en train de me décrire .. un américain ou du moins l'image que l'on a ou veut nous donner des américains: omnibulés par l'argent, ne connaissant du monde, ne cherchant pas à froisser le monde autour d'eux. La Colombie Britanique fait pratiquement 2 fois la superficie de la France non? On a eu notre histoire propre en France, très tournée vers le monde extérieure. La politique est omniprésente, mais elle est finalement assez centrée sur l'Europe. On va connaître le nom de politiques propres à chaque pays bien qu'avec l'Europe à 27 cela va devenir un peu raide. On a une histoire culturelle riche. Mais le Canada? Qui connaît le nom de l'île qui fut l'équivalent d'Ellis Island aux States ? Qui connaît le nom de la Gouverneure? Quel est le système politique, juridique au Canada, au Québec ? Personne en France n'a ces réponses.
Le politiquement correct, le manque de culture générale, tu les apprécie par rapport à ton vécu, à tes origines et à notre éducation. Peut être faut-il aller voir dans le relationnel de tous les ours le pourquoi d'une telle position.

Il y aurait tellement à écrire que finalement, je vais devoir arrêter sinon je vais saturer les serveurs du site blush.gif

Il va falloir que je trouve ta rubrique "choc culturel", cela me plaira de lire ce que tu as pu écrire. Tu as piqué ma curiosité en écrivant ce post, et il va falloir que je fasse une recherche sur "les écrits de Blueberry".

Bonne journée
posté par avanti, le 04-10-2008 à 21:49
Citation (schumarette @ 4-10-2008 à 9:08) voir le message d'origine
Pour ton futur homme de ta vie, peu importe où tu vivras, tu finiras par le rencontrer innocent.gif 30 ans, c'est rien, c'est juste le bel âge !!!


Que c'est donc vrai. Tu as encore le temps. Bébé compris. Mon premier coup de foudre je l'ai eu à 30 ans. Avant je m'amusais. J'ai pas épousé le coup de foudre. Mais bien rencontré 3 autres hommes qui voulaient bien faire des bébés avec moi. Finalement ce qui a été fait avec le troisième. J'ai 40 ans et j'attends mon deuxième bébé. Donc tu as encore un bon 10 ans devant toi.

Les femmes autonomes font toujours un peu peur. Mais c'est la vie.
posté par QueteMode, le 05-10-2008 à 03:13Je me sents aussi dans le creux de la vague. Je suis arrivé à montréal il y a 3 mois et quelques jours.
Je viens de trouver un emploi et ce lundi j'en serai à ma 3e semaines de job. Ce n'est pas l'emploi de mes rêves mais c'est un job en relation avec ce que j'avais fait dans mon pays d'origine donc je me retrouve quelque peu.

Je n'étais jamais venu au Canada avant, j'ai toujours eu pour modèle l'Europe et là j'arrive et boum le choc et ce dans tous les domaines. J'ai bcp déprimé aprés la 2e semaine de mon arrivée. Je suis arrivée déterminée à trouver le job de mes rêves. Je me suis cassée les dents et j'ai été déçu de ce que j'ai trouvé !! Ce qui n'a pas arrangé mon moral.


Je vois les choses comme toi concernant le volet information, la télévision mais il y a Internet et la possibilité d'y voir tes émissions préférées.

Pour ce qui est de "l'âme soeur" j'ai les mêmes interrogations que toi ! Et je pense qu'on est nombreuses à travers le monde à se poser la question, keep faith the big love will soon come to you !!

Je ne sais pas ce qui m'attend, ni comment je vais gérer mon immigration. Pour l'instant je travaille à temps partiel et pense à reprendre mes études dans le domaine de mes rêves. À défaut de foncer vers l'obstacle et de me casser les quelques dents qui me restent, je vais me construire une échelle pour aller au delà de celui-ci !

Continue d'avancer, regarde devant toi !!! C'est tout ce que je peux te conseiller et c'est ce que je vais m'appliquer à faire !!
posté par Lleo, le 05-10-2008 à 14:37Merci encore une fois de partager tes expériences, blueberry.
Plusieurs immigrés peuvent s'identifier, au moins en partie, avec ce que tu décris.
Comme toi, je ne compte point retourner à mon pays d'origine.
Mais parfois notre absence se fait sentir, et ce n'est pas toujours facile.
C'est vrai qu'avoir quelqu'un à notre côté, ça aide beaucoup à remonter le moral.
Par contre, ça limite nos choix!
Bonne continuation.
posté par Osquare, le 05-10-2008 à 15:16
Citation (avanti @ 4-10-2008 à 16:49) voir le message d'origine
...J'ai 40 ans et j'attends mon deuxième bébé. Donc tu as encore un bon 10 ans devant toi.


Plutôt irresponsables, ces propos. Pour certaines c'est possible et pour d'autres ce l'est moins.
La baisse de fertilité se fait progressivement.
posté par avanti, le 05-10-2008 à 15:43
Citation (Osquare @ 5-10-2008 à 9:16) voir le message d'origine
Citation (avanti @ 4-10-2008 à 16:49) voir le message d'origine
...J'ai 40 ans et j'attends mon deuxième bébé. Donc tu as encore un bon 10 ans devant toi.


Plutôt irresponsables, ces propos. Pour certaines c'est possible et pour d'autres ce l'est moins.
La baisse de fertilité se fait progressivement.



Irresponsables en quoi ? N'importe quoi. À trente ans, souvent on est triste si on a pas d'enfants et pas de conjoint. Mais la vie ne s'arrête vraiment pas à trente ans. Une chance. Elle aura encore plein de belles choses à vivre.
posté par bencoudonc, le 05-10-2008 à 15:51
QUOTE (avanti @ 5-10-2008 à 10:43) voir le message d'origine
QUOTE (Osquare @ 5-10-2008 à 9:16) voir le message d'origine
QUOTE (avanti @ 4-10-2008 à 16:49) voir le message d'origine
...J'ai 40 ans et j'attends mon deuxième bébé. Donc tu as encore un bon 10 ans devant toi.


Plutôt irresponsables, ces propos. Pour certaines c'est possible et pour d'autres ce l'est moins.
La baisse de fertilité se fait progressivement.



Irresponsables en quoi ? N'importe quoi. À trente ans, souvent on est triste si on a pas d'enfants et pas de conjoint. Mais la vie ne s'arrête vraiment pas à trente ans. Une chance. Elle aura encore plein de belles choses à vivre.


En effet, du gros n'importe quoi. Et toi Osquare, déjà aux couches d'incontinence à 30 ans ?
posté par Leiff, le 05-10-2008 à 16:39Chère Blueberry,

Ce que tu vis j'y pense beaucoup aussi. J'ai quitté Paris il y a de cela 11 mois, j'y ai même laissé plus qu’une culture : mes amis, mon ancien amour, la proximité avec ma famille, mes souvenirs, mes repères...bref mon monde quoi, j'ai pu m'en sortir ici en trouvant du travail à l'arrivée voire même une promotion depuis 3 semaines (je ne suis pas au top de mes rêves mais c'est déjà pas mal, non?), j'étudie à temps partiel aussi histoire de se donner plus de moyens.

Je suis passé par l'étape de l'émerveillement puis par celle du rejet totale de la société d'accueil (qui ressurgit parfois hélas..) accentué par des gens à l’université qui imitent ton accent de façon sarcastique, tant pis, je savais tout cela, je savais qu'il fait super froid, je savais que l'on ne mange pas la même chose ni que nous regardions les mêmes émissions, je trouve l'ambiance très nord-américaine et j’y accroche pas mais pas grave, j'apprends à connaître autre chose que la France (qui me manque beaucoup d’ailleurs) au pire, quand j’en aurais marre je retournerais à Paris enrichi d'autres expériences et surtout mon anglais s'est amélioré à Montréal et ça c'est un des objectifs que je voulais atteindre.

L'été a été dur car ça bougeait pas mal avec les festivités en plein air, les glissades d’eau..mais en même temps ma famille, mes amis et tout le reste me manquait surtout quand on se retrouve célibataire ça rend les choses moins faciles, j'enviais les gens qui ont immigrés en couple.

Finalement je me dis que chaqu'un sa route chaqu'un son chemin, le Canada est un grand pays et qui offre beaucoup d'opportunités à saisir, moi même je ne compte pas m’arrêter à Montréal car l'ouest doit offrir d'autres horizons mais il fallait passer par Montréal pour apprendre l'anglais quoi.

Je garde juste en tête que la France n’est p’tet pas parfaite mais le Canada aussi, on croit toujours qu’ailleurs c’est mieux, il y a des avantages et des inconvénients partout il suffit juste de savoir ce que l’on est prêt à accepter et ce à quoi on peut renoncer.

Je te souhaite et j'en suis certain que tu rencontrera l'âme soeur même si cela peut paraître difficile à cause de l'environnement qui a changé mais je crois fort que nous avons quelqu'un qui nous ai destiné et que nous sommes destiné à quelqu'un…

Bonne chance et merci d’avoir écrit cela m’a donné plus de courage.
innocent.gif
posté par blueberry4579, le 06-10-2008 à 00:43Merci a tous pour vos commentaires et vos avis.

Je precise que cela va mieux! Mon but avec ma chronique n'etait pas de noircir le tableau ou de critiquer l'endroit ou je vis. Je ne pense pas "tout melanger" non plus, comme certains commentaires semblent le suggerer.

Je voulais simplement faire part de mon experience personnelle, ce qui ne veut nullement dire qu'elle s'applique a tout le monde. Certains ne ressentiront pas la meme chose, n'auront pas les memes difficultes, mais ils en rencontreront peut-etre d'autres et pourront se poser d'autres questions.

Pour moi, et je pense beaucoup d'autres, le fait d'etre loin de mon pays d'origine et de ma famille et le fait d'etre celibataire amplifient les choses. Toute la pression est sur mes epaules. En France, j'aurais peut-etre les memes interrogations, mais peut-etre que je trouverai plus facilement des reponses. La pression serait surement moins forte aussi car ma famille serait a proximite.

Je ne suis pas encore desesperee parce que j'approche la trentaine et que je suis encore celibataire. En fait, cela fait que depuis quelques mois que je me pose des questions de ce type sur ma vie sentimentale. Avant, je n'y pensais pas autant. C'est pour cela que je me demande si c'est parce que j'approche de la trentaine que je me pose ces questions ou s'il y a une autre raison.

Stephanie.
posté par Osquare, le 06-10-2008 à 11:45
Citation (bencoudonc @ 5-10-2008 à 10:51) voir le message d'origine
En effet, du gros n'importe quoi. Et toi Osquare, déjà aux couches d'incontinence à 30 ans ?


Les bons gros sabots québécois, une nouvelle fois.
posté par bencoudonc, le 06-10-2008 à 12:52
QUOTE (Osquare @ 6-10-2008 à 6:45) voir le message d'origine
Les bons gros sabots québécois, une nouvelle fois.


Ah la douleur d'être un îlot de grâce dans un océan de cuistrerie...
posté par avanti, le 06-10-2008 à 13:21
Citation (Osquare @ 6-10-2008 à 5:45) voir le message d'origine
[Les bons gros sabots québécois, une nouvelle fois.


C'est triste de voir tes réponses Osquare. Tu m'as déjà répondu que toi au moins tu aidais les gens avec tes réponses. Vraiment? Tu es entrain de polluer, une belle chronique. Je te suggère fortement de t'assumer toi-même, avant d'assumer les autres. En commençant pas ta description, si tu es un plombier thailandais, je suis la reine d'Angleterre....
posté par outarde, le 06-10-2008 à 13:36
Citation (blueberry4579 @ 5-10-2008 à 19:43) voir le message d'origine
Merci a tous pour vos commentaires et vos avis.

Je precise que cela va mieux! Mon but avec ma chronique n'etait pas de noircir le tableau ou de critiquer l'endroit ou je vis. Je ne pense pas "tout melanger" non plus, comme certains commentaires semblent le suggerer.

Je voulais simplement faire part de mon experience personnelle, ce qui ne veut nullement dire qu'elle s'applique a tout le monde. Certains ne ressentiront pas la meme chose, n'auront pas les memes difficultes, mais ils en rencontreront peut-etre d'autres et pourront se poser d'autres questions.

Pour moi, et je pense beaucoup d'autres, le fait d'etre loin de mon pays d'origine et de ma famille et le fait d'etre celibataire amplifient les choses. Toute la pression est sur mes epaules. En France, j'aurais peut-etre les memes interrogations, mais peut-etre que je trouverai plus facilement des reponses. La pression serait surement moins forte aussi car ma famille serait a proximite.

Je ne suis pas encore desesperee parce que j'approche la trentaine et que je suis encore celibataire. En fait, cela fait que depuis quelques mois que je me pose des questions de ce type sur ma vie sentimentale. Avant, je n'y pensais pas autant. C'est pour cela que je me demande si c'est parce que j'approche de la trentaine que je me pose ces questions ou s'il y a une autre raison.

Stephanie.

posté par jeff3d, le 06-10-2008 à 19:55
Citation (avanti @ 6-10-2008 à 13:21) voir le message d'origine
C'est triste de voir tes réponses Osquare. Tu m'as déjà répondu que toi au moins tu aidais les gens avec tes réponses. Vraiment? Tu es entrain de polluer, une belle chronique. Je te suggère fortement de t'assumer toi-même, avant d'assumer les autres. En commençant pas ta description, si tu es un plombier thailandais, je suis la reine d'Angleterre....


Et si c'etait le cas, tu as la science infuse pour juger de la vie des gens sur un forum ?

Si tu veut du respect apprend a en donner...

reflexe quebecois en effet...
posté par tohonu, le 06-10-2008 à 20:24
Citation (avanti @ 5-10-2008 à 16:43) voir le message d'origine
Citation (Osquare @ 5-10-2008 à 9:16) voir le message d'origine
Citation (avanti @ 4-10-2008 à 16:49) voir le message d'origine
...J'ai 40 ans et j'attends mon deuxième bébé. Donc tu as encore un bon 10 ans devant toi.


Plutôt irresponsables, ces propos. Pour certaines c'est possible et pour d'autres ce l'est moins.
La baisse de fertilité se fait progressivement.



Irresponsables en quoi ? N'importe quoi. À trente ans, souvent on est triste si on a pas d'enfants et pas de conjoint. Mais la vie ne s'arrête vraiment pas à trente ans. Une chance. Elle aura encore plein de belles choses à vivre.


Et là je suis d'accord avec Avanti, à au moins 300 %. Pour me livrer un peu, j'ai personnellement eu mes gamines à 24 et 28. Donc jeune. J'ai même eu le droit à "...jeune pour un homme ...". Ma femme elle, les as eu à ... 33 et 37 ans. Et là on a eu le droit à " ... tard pour une femme ...".
Il y a 40 ans, j'aurais dit que oui, cela était risqué. Cela l'est moins aujourd'hui, de par les progrès de la médecine mais aussi de l'alimentation, du mode de vie ... tout un tas de chose qui fait qu'avoir un enfant à 40 maintenant n'est plus en soit être irresponsable. Donc Avanti, ben ... bonne chance pour ton deuxième.

@Bluberry
Comme promis j'ai été lire le post "choc culturel". Je l'aurais plutôt appelé "immigration blues", un peu comme le baby blues (tiens, on n'en sort pas de ces histoires de bébés !! :-D). Après l'excitation de l'arrivée dans un nouveau pays, une nouvelle culture, un nouvel environnement, une nouvelle manière de manger ... il y a le doute qui arrive. Comme tu l'écris, on le gère tous différemment. J'ai connu. Tout comme j'ai connu le décès de parents alors que j'étais à l'autre bout de la planète.

Mon profil indique que je suis dans la phase "en cours ....". Je vais certainement connaître de nouveau tout ce que tu décris, avec espérance et croisements de doigts et d'orteils, vers le mois d'Avril. Cela fait partie du lot de l'immigrant car on ne peut avoir seulement le bon coté. Je verrais comment je réagirais à ce moment là. Il est vrai qu'on laisse des morceaux de soi lorsque l'on part. J'espère juste ne pas trop en laisser car cela fait désordre de laisser des bouts de soi sur la route et ensuite, ben il ne restera plus grand chose de moi. J'ai laissé des morceaux de mon enfance à Montréal lorsque mes parents sont rentrés (ils ont regrettés par la suite) en France. J'ai laissé des morceaux de moi ado dans la campagne profonde lorsque je suis parti dans le pacifique. J'ai laissé des morceaux de moi adultes lorsque je suis revenu en France. Malgré cela, je recommence encore et toujours, je pars de nouveau (enfin j'espère).

PS: et d'ailleurs, petite anecdote, en allant au Québec l'année dernière j'ai pu, comme sur les plaques, me dire "... je me souviens ...". hé hé hé
posté par blueberry4579, le 06-10-2008 à 23:32
Citation (tohonu @ 6-10-2008 à 12:24) voir le message d'origine
@Bluberry
Comme promis j'ai été lire le post "choc culturel". Je l'aurais plutôt appelé "immigration blues", un peu comme le baby blues (tiens, on n'en sort pas de ces histoires de bébés !! :-D). Après l'excitation de l'arrivée dans un nouveau pays, une nouvelle culture, un nouvel environnement, une nouvelle manière de manger ... il y a le doute qui arrive. Comme tu l'écris, on le gère tous différemment. J'ai connu. Tout comme j'ai connu le décès de parents alors que j'étais à l'autre bout de la planète.


Le choc culturel, qui n'est pas vraiment un choc d'ailleurs, n'est pas forcement une periode de doutes. C'est plutot une phase ou l'on realise que notre nouvel environnement est bien plus different que ce que l'on pensait. On prend pleinement conscience de ces differences et l'on s'y adapte.

Stephanie.
posté par avanti, le 07-10-2008 à 12:43
Citation (jeff3d @ 6-10-2008 à 13:55) voir le message d'origine
Citation (avanti @ 6-10-2008 à 13:21) voir le message d'origine
C'est triste de voir tes réponses Osquare. Tu m'as déjà répondu que toi au moins tu aidais les gens avec tes réponses. Vraiment? Tu es entrain de polluer, une belle chronique. Je te suggère fortement de t'assumer toi-même, avant d'assumer les autres. En commençant pas ta description, si tu es un plombier thailandais, je suis la reine d'Angleterre....


Et si c'etait le cas, tu as la science infuse pour juger de la vie des gens sur un forum ?

Si tu veut du respect apprend a en donner...

reflexe quebecois en effet...


Bon, moi'ssi, moi'ssi qui s'énerve. S.V.P . Quand tu me cherches, j'aimerais ça que tu utilises une grammaire. Tu veut... C'est quoi ça. Tu veux, c'est mieux.
posté par La Féline, le 08-10-2008 à 17:22
Citation
Comme écrit plus haut, je suis arrivée seule ici, et deux ans et demi plus tard, pas de changement dans ma situation familiale. Pourtant, il s’est passé plus de choses dans ce domaine que lorsque j’étais en France, mais pas suffisamment pour ce que je souhaite. D’où mes interrogations du type : vais-je rencontrer quelqu’un ici ? Est-ce que j’aurai des enfants ? Vont-ils naître au Canada? Suis-je vouée au célibat si en fait je reste ici? A l’approche de la trentaine, j’aspire à autre chose. La carrière c’est bien, mais cela ne remplit pas toute une vie.



Ah ! Blueberry, je dois te dire que je me suis parfaitement reconnue dans ta belle chronique. Le chapitre "choc culturel" à part (ça il faut s'y faire. Et puis on en apprend tous les jours, comme par exemple des choses aussi banales que les réactions à la réception de cartes postales !) je te comprends totalement dans tes doutes et remises en question concernant ta vie personnelle. En fait, je suis moi aussi à la veille de mes 30 ans et toujours célibataire, donc j'ai aussi mes petits moments de désespoir quand je vois l'évolution de ma vie privée. On a beau entendre tout le monde nous rêpéter qu'on a encore le temps, quand on s'expatrie avec l'idée de changer radicalement de vie et qu'on trouve que certains changements ne se font pas assez vite, ça peut devenir vraiment frustrant. Quant à l'éloignement familial, là encore, comme tu le dis si bien, ce sont les montagnes russes : il y a des périodes où on "deale" très bien avec ça, où rien ni personne ne nous manque trop. Et puis il y en d'autres presque insoutenables, où on se demande vraiment si on a fait le bon choix en partant à plus de 6000 km des siens. Bref, je pense que c'est le bilan obligé qu'on tire quand on arrive à 30 ans : évolution personnelle, professionnelle, etc. Tout le monde n'avance pas au même rythme non plus, certains vont vouloir à tout prix des enfants avant 30 ans, d'autres le plus tard possible (et d'autres qui veulent avant 30 ans mais qui n'ont pas trouvé leur moitié, je sais...) Et le problème (pour moi, en particulier) c'est qu'on a toujours tendance à se comparer aux autres, ce qu'il faut éviter de faire pour ne pas sombrer trop vite dans le désespoir justement. Alors encourageons-nous ! Patience l'amie : on a encore de belles années devant nous ! Dis-toi que tout peut arriver, et au moment où on s'y attend le moins (ce qui rend les choses encore plus belles) wink.gif
posté par blueberry4579, le 08-10-2008 à 21:12
Citation (La Féline @ 8-10-2008 à 9:22) voir le message d'origine
Ah ! Blueberry, je dois te dire que je me suis parfaitement reconnue dans ta belle chronique. Le chapitre "choc culturel" à part (ça il faut s'y faire. Et puis on en apprend tous les jours, comme par exemple des choses aussi banales que les réactions à la réception de cartes postales !) je te comprends totalement dans tes doutes et remises en question concernant ta vie personnelle. En fait, je suis moi aussi à la veille de mes 30 ans et toujours célibataire, donc j'ai aussi mes petits moments de désespoir quand je vois l'évolution de ma vie privée. On a beau entendre tout le monde nous rêpéter qu'on a encore le temps, quand on s'expatrie avec l'idée de changer radicalement de vie et qu'on trouve que certains changements ne se font pas assez vite, ça peut devenir vraiment frustrant. Quant à l'éloignement familial, là encore, comme tu le dis si bien, ce sont les montagnes russes : il y a des périodes où on "deale" très bien avec ça, où rien ni personne ne nous manque trop. Et puis il y en d'autres presque insoutenables, où on se demande vraiment si on a fait le bon choix en partant à plus de 6000 km des siens. Bref, je pense que c'est le bilan obligé qu'on tire quand on arrive à 30 ans : évolution personnelle, professionnelle, etc. Tout le monde n'avance pas au même rythme non plus, certains vont vouloir à tout prix des enfants avant 30 ans, d'autres le plus tard possible (et d'autres qui veulent avant 30 ans mais qui n'ont pas trouvé leur moitié, je sais...) Et le problème (pour moi, en particulier) c'est qu'on a toujours tendance à se comparer aux autres, ce qu'il faut éviter de faire pour ne pas sombrer trop vite dans le désespoir justement. Alors encourageons-nous ! Patience l'amie : on a encore de belles années devant nous ! Dis-toi que tout peut arriver, et au moment où on s'y attend le moins (ce qui rend les choses encore plus belles) wink.gif


Et oui c'est bien vrai! Tu resumes bien ma pensee.
Merci pour ces commentaires.

Stephanie.
posté par Tets de Goudrian, le 09-10-2008 à 10:41
Citation
Alors encourageons-nous ! Patience l'amie : on a encore de belles années devant nous ! Dis-toi que tout peut arriver, et au moment où on s'y attend le moins (ce qui rend les choses encore plus belles) wink.gif



Tout à fait dac

Merci Blue pour ta chronique qui fleure un peu la nostalgie et l'inquiétude de l'avenir. J'espère être à Vancouver à l'automne prochain et on s'aidera à passer le spleen .

Déjà ce que tu as fais en partant là-bas, c'est grand, beau et fort, après le reste çà suit tout seul.

Bon courage Blue et à bientôt bisoux

Tetsi
posté par blueberry4579, le 09-10-2008 à 20:06Merci pour vos commentaires.

Stephanie.
posté par Emmanuelle, le 10-10-2008 à 13:25Bonjour Blueberry,

Merci d'avoir partagé cette chronique personnelle; hé oui, la vie n'est pas toujours simple ou facile... et l'approche des 30 ans est symbolique et amène son lot d'interrogations! Même en couple, on n'y échappe pas wink.gif
J'espère que tu trouveras ton chemin, à Vancouver ou ailleurs!

Emmanuelle

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