Avoir une voiture -ou non- à Vancouver

Blueberry

Que l’on vienne d’arriver sur Vancouver ou que l’on s’y trouve déjà depuis quelques temps, l’achat –ou non- d’une voiture est une question qui se pose à un moment donné. Dans bon nombre de villes du Canada, une voiture –voire 2- est tout simplement indispensable. Pour l’agglomération Vancouveroise, la réponse n’est pas aussi claire et nette.

Tout dépendra en priorité de votre budget –qui ne sera pas toujours en rapport avec vos aspirations- et votre situation géographique et personnelle. Si vous habitez dans des villes comme Maple Ridge, Coquitlam, Port Coquitlam, Port Moody, Delta ou Langley, il vous faudra malheureusement un véhicule, ces villes étant très mal desservies par les transports en commun. Idem si vous avez des enfants.
 
J’écris « malheureusement » car, ici, posséder une voiture est plutôt onéreux, entre autres tracasseries désagréables. Une récente étude réalisée par BCCAA indique que conduire une voiture de taille moyenne 20 000kms par an peut coûter près de 10 000$. Évidemment, les coûts varieront selon le type de voiture, l’usage, le montant de l’assurance, si vous payez un crédit etc…. Le prix de l’essence ici est l’un des plus élevés du pays et l’assurance et le parking ne sont pas donnés non plus. Une place de parking dans un immeuble résidentiel peut coûter 100$/mois Downtown. Si vous prenez votre voiture pour vous rendre au travail, une place dans un parking souterrain Downtown peut coûter jusqu’à 25$/jour. Les abonnements mensuels ne sont guère plus favorables. Pour l’assurance, dans la province, ICBC a le monopole et régit tout. Un conducteur ayant un bon historique et ayant son permis depuis quelques années payera au minimum 110$/mois! En incluant réparations et maintenance, les frais d’immatriculation, de renouvellement de permis de conduire, de péage et les amendes éventuelles,  vous constaterez que l’addition est salée.

Pour couronner le tout, Vancouver a été nommée la pire ville pour conduire au Canada. Je le crois sans peine. Embouteillages, constructions et travaux incessants peuvent transformer n’importe quel trajet en cauchemar roulant! Bref, il n’est pas certain que dépenser dans le 4 roues soit la meilleure solution. S’il y a une ville où vous pouvez vous passer de voiture au quotidien, c’est bien Vancouver! Le réseau de transports en commun est relativement bien développé et fiable dans les axes North Vancouver- Surrey et Vancouver-Richmond, une majorité de l’agglomération. Comme la météo n’est pas rigoureuse, vous ne mourrez pas d’hypothermie en attendant le bus ou le métro, même s’il pleut. L’abonnement mensuel est également déductible de vos impôts.

Pour faire les courses, transporter des affaires ou vous rendre dans un endroit peu desservi par les transports en commun, 3 coopératives automobiles sont là pour vous assister.
Modo http://www.modo.coop

Zipcar http://www.zipcar.com

Car2go http://www.car2go.com/en/vancouver/

 
Le principe d’une coopérative automobile est d’emprunter une voiture pour un temps donné moyennant une petite participation financière incluant kilométrage, essence et assurance de base. Les 3 sites vous donneront plus d’infos, mais c’est une très bonne option à l’achat d’une voiture. Personnellement, je préfère Modo, ce sont les moins chers, ils sont partout dans l’agglomération et c’est une compagnie Made in Vancouver.
 
La première chose pour devenir membre est d’obtenir un permis de conduire local. Si vous êtes Français, Suisse, Américain, Britannique, ou que vous arrivez d’une autre province Canadienne, votre permis est reconnu et sera échangé contre un permis local. On vous prendra votre permis étranger et on l’enverra au siège social d’ICBC à Victoria. Pour les autres, vous devrez repasser votre permis. Plus d’infos sur le site d’ICBC http://www.icbc.com.
Si vous voulez faire un road trip, il sera plus avantageux de louer une voiture que de passer par la coopérative automobile.
 
Jusqu’à présent, j’ai pu me passer de voiture. Je me suis toujours débrouillée pour vivre à proximité de transports en commun et j’ai toujours eu des emplois auxquels je pouvais me rendre à pied ou en métro, bus etc…Je suis membre de Modo, ce qui me facilite la vie pour les courses ou autre. Il est parfaitement possible de vivre sans voiture à Vancouver! 

Sans papier : 3 ans au Québec mais toujours pas RP

beatricemontreal

La bonne nouvelle : déjà trois ans que nous sommes au Québec!

La mauvaise : notre visa vient de prendre fin! Et bien entendu la résidence permanente se fait attendre.

Trois mois avant l’expiration de notre visa, nous avons demandé le renouvellement de la résidence temporaire. On peut la renouveler deux fois pour une durée d’un an. Mais cette demande a pris du retard elle aussi, et n’a toujours pas été traitée.

Nous nous sommes alors renseignés. Du fait que notre demande de résidence permanente est en cours, nous avons droit au « statut implicite ». Pour plus d’informations, voir le site CIC (Citoyenneté et Immigration Canada)

Ce statut nous donne le droit de continuer de vivre sur le territoire canadien et aussi d’y travailler. Par contre, nous ne pouvons pas sortir du pays, sans quoi nous perdons notre statut implicite et donc le droit de travailler. Il ne nous reste donc plus qu’à attendre. Nous avons dû aussi annuler pour l’instant nos vacances en France, qui été prévues cet été.

Le plus embêtant, c’est que nous ne sommes plus couverts par l’assurance maladie. J’ai alors contacté la RAMQ. Je dois refaire un dossier pour demander le prolongement de nos droits. Ce n’est pas gagné d’avance!

Cette situation nous cause du souci. Peut-être aurions-nous dû nous y prendre plus à l’avance quant aux démarches administratives? Pourtant cela fait 18 mois que nous avons commencé les démarches pour la résidence permanente. Mais notre historique nous a valu bien des complications. Il faut en effet fournir un extrait de casier judiciaire vierge pour chaque pays dans lequel on habitait plus de 6 mois ces 10 dernières années. Dans mon cas, cela fait trois pays. Donc 3 casiers judiciaires, à faire traduire et certifier bien entendu. Ces extraits doivent tous avoir moins de trois mois avant de parvenir dans les mains du gouvernement. J’ai dû m’y reprendre à deux fois.

Immigrer au Canada, il faut vraiment le vouloir, car la paperasse administrative peut vite être décourageante. C’est sans doute voulu ainsi. Il faut dire qu’il y a de plus en plus d’immigrants qui demandent leur résidence permanente de nos jours. On retrouve de toutes les nationalités autour de Montréal.

Bonne chance à tous! Ou plutôt, bon courage!

Tags : Démarches

Petite souris ou Fée des dents ?

Maudite Française

Voilà que mon grand garçon, 7 ans et plus toutes ses dents justement me pose une question existentielle : pourquoi en France, c’est la petite souris qui vient chercher la dent  tombée et ici, au Canada c’est la fée des dents? Et pour lui qui vient de France, est-ce la petite souris qui vient? Ou elle délègue à la Fée des dents ici?

Me voilà bien embarrassée : je lui dis qu’on va laisser sa dent, peu importe qui passera, on verra bien. Le lendemain, il se réveille et trouve, ravi, 5 dollars à la place de sa dent…Je pense être débarrassée de la question mais il revient à la charge : « tu crois que c’est la petite souris ou la fée des dents qui est venue? »

Je lui explique que je n’en ai pas la moindre idée mais que je vais me renseigner…me voilà donc, googlelisant « petite souris, fée des dents ». Et là tout s’éclaire : « L'origine la plus vraisemblable de la Petite souris vient d'un conte français du XVIIe siècle de la baronne d’Aulnoy : La Bonne Petite Souris. On y parle d'une fée qui se transforme en souris pour aider une reine à vaincre un méchant roi, en se cachant sous l'oreiller du roi puis en lui faisant tomber toutes ses dents »

Donc la petite souris est la fée des dents et inversement, voilà qui arrange bien mon affaire…je dormirai moins bête ce soir et lirai le conte à mon grand ! je conclurai même sur cette ancienne croyance :« Par ailleurs, lorsqu'un animal mangeait une dent de lait, la dent permanente prenait les caractéristiques de l'animal ; on donnait parfois les dents de lait aux rongeurs dans l'espoir que les enfants obtiennent des dents plus dures et plus pointues »
 
Cet article est tiré de mon blogue:
Les tribulations d'une française à Montréal:
http://mhlps.wordpress.com
et la page facebook où je partage mes découvertes québécoises:
https://www.facebook...ncaiseAMontreal 

Tags : Enfants

Un an et demi plus tard, nous commençons enfin notre intégration, la vraie

futurquébecois

" Sans vérité, comment peut-il y avoir d'espoir ? "  

 
 
 

 
 
 
 
Octobre 2011, Mai 2013 ...

 
Pratiquement un an et demi plus tard, nous sommes finalement tous deux en emploi permanent.
 
Ma conjointe en tant qu'éducatrice dans un CPE.
 
Moi en tant que technologue dans une grosse entreprise Montréalaise dont je ne citerai volontairement pas le
 
nom, avec à la clé un salaire très compétitif, des avantages sociaux attrayants, des perspectives d'évolution
 
internes réelles, et cerise sur le gâteau, une équipe très sympathique...
 
L'intégration à l'OIQ, faisant partie de mes plans, peut maintenant être envisagée.
 
Il fallait d'abord assurer financièrement.

Nous avons tous deux du passer par des formations nous donnant des diplômes et des références Québécoises.
 
Nous n'y avons pas appris grand chose, hormis les normes et réglements propres au Québec, et la maîtrise des
 
unités anglosaxonnes propres à cette partie du continent. Ces volets sont quant à eux importants.
 
Un an et demi plus tard, je pourrais dire que nous y sommes quand même arrivés.
 
Les choses se mettant en place, nous percevons  maintenant l'avenir avec beaucoup plus de quiétude, et passons à la phase deux de notre plan d'intégration, la vraie...
 
Le puzzle se referme.
 
Alors, que dire ?
 
Sinon, qu'au Québec, chacun a sa chance.
 
Qu'il faut la traquer , la débusquer, car elle ne frappera pas à votre porte, et qu'il faut aussi savoir la saisir, être
 
lucide, ne pas la laisser filer lorsqu' elle se présentera...
 
Qu'on y arrive,  à force d'abnégation, de patience, de méthode...
 
Que rien n'est servi sur un plateau, comme partout ailleurs,
 
Qu'il faut savoir ce que l'on veut, et tout mettre en oeuvre pour y arriver,
 
Qu'il faudra donc aller au charbon, et que là, finalement, on reconnaitra  vos compétences, nécessairement...
 
Qu'il y aura effectivement des hauts et des bas,
 
Mais qu'en baissant les bras, rien ne viendra,
 
et se lamenter à ce moment là, serait tout à fait inadéquat...
 
 
 
 
Que cela soit plutôt pris comme un message d'espoir. 
 
J'étais quant à moi déjà heureux d'être ici, je le suis encore plus aujourd'hui ...   :smile: 
 
Merci au Québec, merci à la vie !  :flowers: 
 

 
 
Sommaire du blog: http://www.forum.imm...ry-54-sommaire/

Tags : Intégration

Vancouver, 7 ans plus tard

Blueberry

Je ne suis pas sûre que l’on puisse encore parler de bilan après 7 ans. Si c’était le cas, le mien s’intitulerait « à l’Ouest, rien de nouveau. » Juste la vie quotidienne que je pourrais vivre n’importe où…ou presque.

7 ans déjà que j’atterrissais à Vancouver, où je n’avais jamais mis les pieds auparavant, avec mes 2 valises, mon visa de résident permanent et ma détermination à rester. Tantôt j’ai l’impression que c’était hier, tantôt je me sens à des années-lumière de ce moment. Il faut dire que j’ai parcouru beaucoup de chemin depuis.

La réflexion qui suit se base sur ma seule expérience et représente uniquement ma réalité et mon ressenti. Difficile de résumer sept années en quelques lignes!

Emploi: Le nerf de la guerre, sans lequel rien n’est possible. J’ai toujours travaillé dans mes domaines de compétences -j’en ai quelques-uns-, en relative demande ici. J’ai trouvé mon premier emploi en 6 semaines et globalement, je n’ai pas eu de problèmes pour en changer, sauf au plus fort de la crise début 2009, où je me suis retrouvée en difficulté. J’ai eu l’opportunité de travailler dans des domaines variés où j’ai beaucoup appris. Écris comme cela, c’est prometteur. Mais, si je n’élaborais pas un peu, je ne serai pas très honnête.
Les trois premières années, j’ai pas mal galéré professionnellement, ce qui a résulté en 5 employeurs et du travail en freelance. Les emplois que j’ai occupés étaient bien en dessous de mes capacités et j’ai eu beaucoup de mal à évoluer. Mon activité en freelance n’a pas marché comme je le voulais non plus. Début 2009, je me suis retrouvée « sans rien » et l’avenir s’annonçait incertain.
La bouée de sauvetage est arrivée avec un retour aux études grâce à un appui financier de la Colombie-Britannique. Associé avec l’expérience locale acquise, cela m’a ouvert la voie vers des opportunités bien plus intéressantes. Pourquoi n’ai-je pas fait cela plus tôt, me demanderez-vous? Parce que je n’en avais pas les moyens. Ce qui m’amène au point suivant.

Finances, niveau et coût de la vie : « Il n’y a pas photo », pour moi, c’est au Canada que cela se passe. J’ai toujours gagné plus qu’en France, et ce, dès mon deuxième emploi. Écris comme cela, c’est prometteur aussi. Mais si je n’élaborais pas un peu, je ne serais pas très honnête non plus. En France, je ne partais pas de très haut d’une part, et il faut comparer ce qui est comparable, d’une autre.
Les salaires de mes premiers emplois étaient bien inférieurs aux salaires moyens de Vancouver. Cela m’a pris 4 ans pour obtenir un salaire et des avantages dignes de ce nom. Revers de la médaille, je paye plus d’impôts, car je ne vis pas dans un paradis fiscal!
Pour le niveau de vie, pareil, c’est au Canada que cela se passe, surtout depuis 3 ans que j’ai un salaire en rapport. Je peux me permettre de faire bien plus que de payer les factures….donc je fais bien plus!
Pour le coût de la vie, il ne faut pas se leurrer, tout est cher ici. A bon entendeur….

Amis et social : Je compte autant de Canadiens de souche que d’immigrants parmi mes amis. Oui, des Canadiens de
souche, vous avez bien lu. Mais, évidemment, tout ne s’est pas fait en un jour et j’ai dû sortir de ma zone de confort. Les relations ne sont pas les mêmes ici, ce qui a aussi nécessité une grosse adaptation de ma part.

Mentalité : Difficile de résumer en quelques lignes aussi. 2 traits à noter : un individualisme très développé et un certain côté « tout est possible ». Je préfère m’attarder sur le « tout est possible » que j’apprécie énormément. J’aime le fait de
ne pas être obligée de rentrer dans un moule quelconque et de ne pas avoir à rester dedans non plus.

Famille et France : En 7 ans, j’en ai manqué des réunions de famille, des mariages, des naissances et des enterrements. C’est ce qui arrive quand on choisit d’aller vivre dans un autre pays, sur un autre continent. Ce n’est pas toujours facile à gérer, surtout lors de périodes de moral à zéro, qui sont très rares maintenant. Quand à la France elle-même, elle ne me manque pas plus que cela, mais pas au point de renoncer à ma nationalité Française.

Conclusion : 7 ans plus tard, je ne regrette absolument pas ma décision d’être venue à Vancouver et, par extension, d’avoir quitté la France. Tout n’a pas été facile, mais j’aime beaucoup ma vie ici. J’aime le fait d’avoir des possibilités, même si cela n’est pas automatiquement synonyme de réussite. D’ailleurs, j’aime bien ce mot, possibilité.
Alors non, Le Canada n’est pas la corne d’abondance que l’on vend à tous les coins de rue depuis quelques temps. Énormément de gens idéalisent beaucoup trop le pays. Mais, les opportunités sont réelles, pour peu que l’on arrive à les saisir et que l’on sache faire preuve de patience, parfois quasi infinie. J’aime bien le mot opportunité aussi, tiens. 
Et puis, surtout, j’aime beaucoup le Canada. C’est un pays qui me convient. J’y ai trouvé mon compte. J’espère
prolonger cette aventure Canadienne le plus longtemps possible…..rendez-vous dans 7 ans? 

Tags : Canada anglophoneIntégration

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