5 mois à Calgary

Puda

Je vous avais dit que je vous donnerai de nos nouvelles après quelques mois à Calgary, c'est ce que je vais faire :-)

**L'installation**

Aucun souci à ce niveau là, malgré ce que les gens disent (et mon employeur), nous ne connaissons personne qui a galéré pour trouver un logement à Calgary. On dit qu'il y a trop de demandes et pas assez d'offres mais nous avons visité deux maisons, donné deux dossiers et les deux proprios nous ont dit oui. Nous vivons à 30 min du centre ville à pied + tramway. (15 min de chaque) Et encore je dirais qu'on est à 20/25 min du mall qui est en plein centre-ville.

Les loyers sont moins chers qu'à Toronto mais pas donnés quand même. Pour 100 m2, nous payons 1750 $ par mois. Le basement est habité par un couple de notre âge. (Rarement là)

**Le boulot**

J'ai démarré tout de suite à travailler (4 jours après notre arrivée) et mon mari a trouvé du boulot 15 jours après. Sa boite en France l'avait mis en contact avec une boite ici. Après 3 ou 4 entretiens, il a décroché le job et ca lui plait bien. (Payé 80 % de plus qu'à Toronto !) Moi j'ai gagné 10 %. Ce qui est déjà pas mal.
De mon côté il y a une bonne ambiance et je fais 35 h donc parfait pour avoir une vie après le boulot :) Comparé à mon bref passage parisien où je faisais 9 - 18. Là je fais du 8.45 - 16.45 environ.

**Calgary**

Pas mal de projets pour 2015. On aime bien Calgary. Rien à voir avec ce que vous entendez sur la ville. Les gens portant des chapeaux de cowboys sont très peu nombreux et les gens ne sont pas ploucs du tout. Certains oui, comme partout mais enfin bon.
Le downtown est un peu plus craignos (vers cityhall) car pas mal d'autochtones et de sans abris mais bon rien de super angoissant non plus. Par rapport à Toronto, ça doit être un tout petit peu moins safe mais bon on parle à l'echelle du Canada :)

Par contre il faut vraiment une voiture sinon c'est pas fastoche ! Le tram est pas mal, relativement à l'heure, rarement de soucis mais bien sur ca ne dessert que quelques coins.
Les parkings à Calgary sont a priori les plus chers d'amérique du nord par contre.

**Le froid, la neige**

Un temps TRES changeant. De la flotte en juin et pas de super grosses températures (mais enfin ca allait), juillet et aout tres bien. Le matin attention, hormis un mois dans l'année, ça caille ! C'est la montagne.
Septembre, de la neige pendant 2 jours et puis chaleur jusqu'en octobre. Ensuite températures vers les 10 voire + chaud et puis novembre pas génial. Pas mal de neige et une semaine avec du -20. Là on est vers -1 / 2 degrés.
Faudra voir pour les prochains mois mais on a par exemple eu 16 une journée et le lendemain - 10 ! C'est tout le temps comme ça à Calgary. Pas factoche pour s'habiller.

J'ai aussi de gros problèmes de peau alors que ça ne m'était jamais arrivé avant. Le temps étant super sec, si je ne mets pas 50 crèmes, j'ai acné et plaques rouges !!! C'est un sacré budget en plus... Les yeux qui grattent, la peau qui pele, l'impression d'avoir des coups de soleil sur les joues... Bref, c'est la première fois que j'expérimente ça...

**Les projets**
Pas mal de projets en 2015. D'abord nous avons envoyé notre citoyenneté. Nous aimons bien l'Alberta et je me suis rendu compte que j'étais pas mal attachée au Canada finalement. Donc on s'est lancés dans le long dossier et la longue attente. On verra bien :)
Ensuite, nous prévoyons d'acheter une maison et de commencer à fonder une famille. Donc on verra aussi comment ça se passe :)

Maintenant je vais être honnête avec vous, vu le temps, on ne se voit pas passer toute notre vie ici. On s'est donné 5 ans pour voir et puis on verra pour la suite ;) Il y a aussi le marché immobilier qui est quand même excessivement cher à cause du petrole mais on n'annonce pas forcément un avenir super glorieux pour l'Alberta d'ici 10 ans. Donc, il faudra voir d'ici là !

Ensuite, comme je l'ai toujours dit, j'irais au chaud ! Si c'est au Canada, ca sera donc BC je pense :) A voir selon les opportunités comme d'hab. En tout cas en attendant, on est contents :)

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10 astuces pour choisir le bon manteau d’hiver lorsqu’on vit au Québec

Josie Suissa

C’est à l’âge de 5 ans que je quitte mon Maroc natal pour m’installer à Montréal en 1964 avec toute ma famille. En tant que propriétaire d’un magasin de vêtements d’hiver et fille d’immigrés, je prends plaisir à partager mon expérience de l’hiver québécois avec les nouveaux arrivants. Après avoir passé 50 années au Québec, j’ai réussi à m’adapter et à apprécier ma terre d’accueil malgré le froid, les différences culturelles et l’éloignement de mon pays natal 
 
Ça y est, l'hiver arrive à grands pas et vous avez l'intention d'investir dans un manteau qui vous gardera au chaud et qui survivra aux hivers québécois. Le manteau d'hiver est indispensable pour quiconque vit au Québec. Voici donc un guide pratique en 10 points pour vous aider à faire un choix éclairé.

Magasiner dans un magasin de plein air
 
Si vous magasinez dans une boutique spécialisée dans le plein air, vous êtes sûrs d'y trouver des manteaux de qualité, adaptés à l'hiver québécois et de recevoir des conseils d'experts en matière d'isolation, d'imperméabilité et de coquille. On analysera vos besoins et on prendra le temps de vous dénicher le manteau qui répondra le mieux à vos besoins.

Le mode de vie
 
Plutôt urbain : Si vous vous rendez au travail en autobus, le temps passé à l'extérieur influencera le degré de chaleur recherché. Dans ce cas, choisissez un manteau relativement long pour vous protéger du vent. Si vous vous déplacez en auto, optez pour un manteau trois quarts dans lequel vous vous sentirez plus à l'aise en conduisant.
 
Plutôt plein air : si vous êtes plutôt sports d'hiver, un manteau à la fois chaud, léger et respirant est préférable.
 
La composition
 
Les manteaux en duvet: ils sont chers mais ce sont les plus chauds et les plus durables. Le duvet est l'isolant par excellence. En général, on recommande 80 % de duvet et 80 % de plumes. Par contre, une fois mouillé, le duvet isole moins bien et prend du temps à sécher. De plus, si vous souffrez d'allergies, le duvet pourrait ne pas vous convenir.
 
Les manteaux en fibres synthétiques : à la différence du duvet, elles sont plus performantes dans un environnement humide. En plus d'emprisonner l'air et d'absorber très peu d'eau, elles sèchent rapidement. Les manteaux en fibres synthétiques sont un peu plus abordables que ceux en duvet et sont hypoallergéniques. Ils sont également plus légers, donc plus confortables et parfaits pour l'activité physique. Le Primaloft, le Thermadux et le Isosoft sont des technologies d'isolants synthétiques qui offrent une meilleure protection dans des conditions de froid extrême. Si vous pratiquez des sports d'hiver, les manteaux en fibres synthétiques sont faits pour vous.
 
Le manteau multicouche : ce type de manteau de plus en plus populaire est composé de deux épaisseurs. La première est une couche intermédiaire qui est généralement composée de laine naturelle ou de laine polaire. Avec la couche intermédiaire uniquement, ce manteau peut être porté en automne comme au printemps. Quant à la deuxième épaisseur q'uon appelle la coquille, elle protège contre la pluie, la neige et le vent. Cette couche est habituellement  imperméable et laisse sortir l'humidité. Le multicouche est conseillé pour ceux et celles qui pratiquent des activités extérieures ou qui prennent les transports en commun. Avec le multicouche, vous ajoutez ou retirez une pièce du manteau au fur et à mesure que la température diminue ou augmente.
 
La coquille
 
La couche extérieure du manteau, que l'on appelle également la coquille, protège contre la neige, la pluie et le vent. Il en existe plusieurs :
Le nylon  et le polyester : ils protègent du vent, ils sont légers, respirants et abordables. Toutefois, ils sont moins résistants au froid.
Les laminés de téflon : ces laminés, comme le Dryloft, offrent une excellente protection contre les intempéries. Ce matériau est fortement conseillé lorsque le taux d'humidité est élevé.
Le Gore-Tex : cette membrane imper-respirante permet d'évacuer plus facilement la transpiration et empêche la pluie et la neige de s'infiltrer.
La laine polaire : les manteaux qui sont composés de laine polaire ont l'avantage de sécher rapidement et de conserver leur pouvoir isolant même mouillés.

La capuche
 
Un manteau avec une capuche est essentiel. On choisit une capuche amovible avec de la fourrure pour balayer la neige en cas de tempête et éviter d'agresser son visage comme le font les Inuits depuis la nuit des temps.

La fermeture
 
Les manteaux avec fermeture éclair ne laisseront pas passer le froid comparés aux manteaux avec des boutons. Préférez les fermetures YKK qui sont robustes, résistantes et conformes aux normes de qualité et de sécurité.

Le col
 
Un manteau avec un col haut protégera votre cou contre toutes intempéries. Un col recouvert de laine polaire brossée est idéal car cette matière est douce, confortable et garde au chaud.
 
Les manches
 
Les manteaux avec des manches resserrées, avec velcro ou avec une extension où l'on peut insérer le pouce sont recommandés car ils sont efficaces pour lutter contre le froid. Aussi, les manches d'un bon manteau devraient toujours dépasser le poignet pour protéger les mains.
 
Des grandes poches
 
Assurez-vous de choisir un manteau avec des poches assez larges en molleton de polaire pour garder vos mains bien au chaud et y mettre votre tuque, vos gants, votre cellulaire et tout le reste. Malheureusement, avec des petites poches vous augmentez vos chances de perdre vos gants et d'avoir froid aux mains; ce que vous ne souhaitez certainement pas.

Cote de température
 
Ne vous fiez jamais aux cotes de température qui sont indiquées sur les manteaux. Ces étiquettes servent à rassurer le consommateur pour l'inciter à acheter. La condition physique, la masse de gras, l'alimentation, l'activité physique ou encore les conditions climatiques sont des facteurs qui sont les seuls à influencer le niveau d'isolation d'un manteau. Fiez-vous plutôt à ça.
 
Et vous, avez-vous déjà trouvé votre manteau ? Quels sont vos critères pour trouver le « bon » manteau  d'hiver ?

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Au Québec, on travaille en français... enfin presque

futurquébecois

Au Québec, on travaille en français,
 
Selon le Slogan...
 
 
1/ Visite de chantier, plusieurs corporations sont présentes.
On se fait présenter les lieux, une tour à bureaux récemment acquise par un grand groupe.
L'ingénieur nous remet les plans d'aménagement, et commence à nous décrire les principales modifications envisagées.
En anglais...
Au bout d'une minute de discours, il se fait interpeler par un contracteur présent à la réunion :
"" Pouvez-vous parler en français, nous comprenons mais ce serait plus facile pour nous, afin de saisir tous les détails "
Dans l'étoffe...
L'ingénieur se retourne, regarde l'intendant immobilier, qui acquiesce d'un mouvement de tête...
 
Pourquoi ?
Au Québec, on travaille pourtant bien en français...
 
 
2/ Suite à un accident d'auto survenu récemment ( relaté dans un précédent billet ),  j'ai fait l'acquisition d'un autre véhicule et ai contracté une assurance auto auprès d' une compagnie dont je tairai volontairement le nom.
Son siège est bien situé à Montréal.
Négociations faites par téléphone, informations transmises, l'accord est conclu en environ 15 minutes.
10 jours plus tard, je reçois les documents par courrier postal.
Tout est en anglais...
Pour le fun, je téléphone ( répondeur, laissé un message ) et envoie un courriel détaillé dans lequel je requiers des documents d'assurance en français, afin, selon mes explications, de me permettre de mieux cerner toutes les clauses du contrat, ma langue première étant le français.
Lettre restée morte à ce jour...
 
Pourquoi ? 
Au Québec, on travaille pourtant bien en français...
 
 
3/ Au bureau, plusieurs documents de soumission, des devis techniques, sont transmis en anglais.
J'estime le prorota à environ 20 %.
Les demandes de complément d'information sur les projets se font pour ces cas précis en anglais, langue première de nos interlocuteurs...
 
Pourquoi ?
Au Québec, on travaille pourtant bien en français...
 
 
Au Québec, on vit aussi en anglais...
 
Cela est palpable dans la vie courante : dans les rues des villes, dans les transports en commun, dans les centres commerciaux,...
Des enseignes sont là pour le rappeler, et de façon ostentatoire... Canadian Tire, Best Buy, Future Shop, Foot Locker, Old Navy, Costco qui y rajoute son Wholesale, et j'en passe...
Ces mastodontes invoquent alors '' le réglement sur la langue du commerce et des affaires ''...
Ces multinationales défient ouvertement la charte sur la langue française, communément appelée loi 101.
 
Je cite :

''Le titre I de la loi, qui contient neuf chapitres, déclare le français langue officielle de la législation, de la justice, de l'administration, des organismes parapublics, du travail, du commerce et des affaires et de l'enseignement. ''
 
 

 
 

 
 
  

 
  
 
Et en 2014...
 
" Huit grands détaillants, dont Best Buy, Costco, et Old Navy ont obtenu gain de cause en Cour supérieure contre le Procureur général du Québec. Ils n'ont pas à ajouter de descriptif en français à leur marque de commerce pour respecter la loi " .
http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201404/10/01-4756435-enseignes-en-anglais-8-grands-detaillants-gagnent-leur-cause.php ]. 
 
 

 
 
Ceci étant,
 
La réglementation encadre l'affichage public, comme elle régit aussi la signalisation routière.

Je cite encore :

'' Au Canada, la signalisation bilingue français/anglais est la norme à travers le Nouveau-Brunswick, dans 25 régions désignées de l'Ontario et dans certaines localités du Manitoba, ainsi qu'à proximité des zones de transition entre majorité linguistique et sur les routes principales à travers la nation, sauf au Québec où tout est uniquement en français. Seule exception au Québec: la partie de l'Autoroute Bonaventure qui est propriété de la Société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée ainsi que ces deux derniers ponts et leurs approches, ont une signalisation bilingue."

Ceci a le mérite d'être bien clair.
 
http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201404/10/01-4756435-enseignes-en-anglais-8-grands-detaillants-gagnent-leur-cause.php
 
 

 
Arrêt et...Stop transformé en '101'...en référence à la loi du même nom
 
 
Cela se passe à Montréal.
 
Montréal n'est pas le Québec, certes.
 
Mais elle en fait partie.
 
 
Selon l'office Québécois de la langue française, le bilinguisme est très présent dans les milieux professionnels, et prend une place de plus en plus importante dans le quotidien des travailleurs.
Une enquête menée pour les années 2006 et 2010, à l'échelle du Québec, et dont les résultats ont été publiés en 2012, révèle effectivement que " le français est peu souvent utilisé seul, et que près de 63 % des travailleurs ont recours à l'anglais ( dont 46 % l'utilisant moins de la moitié de leur temps, 17 % plus de la moitié de leur temps de travail ) "
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/etudes2012/20121126_pp_presentation.pdf ] .
  
Le Québec est en fait trop influencé par son voisin américain, partenaire commercial avec lequel il réalise plus de 70 % de ses exportations, duquel il importe aussi principalement ses biens. 
http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pgs/commun/portrait/economie/exportations/?lang=fr ]
Et beaucoup d'influence est aussi à souligner de la part du reste du Canada, principalement anglophone, avec lequel le Québec a également d'importants échanges commerciaux.
 
 
Alors, en découlant,
Au Québec, peut-on vraiment ne travailler qu'en français ?
 
 
 
   
  
 
 
 
__________________________________________________
 
 
Sommaire du blog :  http://www.forum.immigrer.com/blog/2/entry-376-sommaire-du-blog/
 
 
 
 
 
 
 
 

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2 ans au Québec

Aloane

Un bilan ça sonne toujours comme un début et une fin, mais pas pantoute ! Je fais un bilan parce que c'est un chiffre rond et que le 17 octobre ça fait exactement 2 ans qu'on a le droit de travailler au Québec. ( grâce à notre permis de travail temporaire ).
Qu'est ce que cela signifie 2 ans d'une expatriation ?
Pour nous de façon factuelle :
 
- Une fausse couche à 3 mois de grossesse.
- Un premier logement ne correspondant pas à nos attentes ( dommage pris sur internet de France, à mon avis à ne pas recommander ! )
- 30 000 euros dépensés ( coût de tous investissements c'est purement personnel, reconnaissance de diplôme, permis de travail à renouveler chaque année et achat de voiture compris )
- 2 déménagements sur place.
- Je crée un blog et je raconte mes aventures, c'est dans un premier temps à l'adresse de ma famille et de mes amis mais rapidement je vois l'affluence de personnes inconnues qui visitent mon site et qui rêvent d'aventures ou qui sont tout simplement dans le cas de l'expatriation comme nous.
- Je me remets en question sur la faisabilité de retravailler comme infirmière au Québec car je postule dans tous les hôpitaux de Saguenay et aucun ne souhaitent me prendre pour le stage de reconnaissance.
- Mon fils de 4 ans et demi se sent isolé, il était à l'école en France et là, il est avec maman toute la journée. On en profite pour faire des activités mais il lui manque la socialisation avec d'autres enfants, je vais donc à la bibliothèque ou au Mac Do ( seul endroit au Saguenay ou vous trouverez une aire de jeux pour enfants couverte ( en hiver c'est mieux ) ) Je me lie d'amitié avec la femme d'un collègue à mon mari qui a un enfant, elle est Québecoise, c'est pour moi l'occasion de lui poser de multiples questions sur les choses de la vie de tous les jours qui m'interpellent car différentes de ce que je connais.
- Premier Noël seuls sans la " grande famille". On est un peu nostalgique des repas conviviaux ou tout le monde parle en même temps, ou les rires éclatent et les chants de noël ( en allemand dans mon cas) sont l'occasion de déployer ses organes vocaux à tue-tête. Non... nous cette année là ce fut Skype ( avec une très mauvais connexion) Là on se dit c'est poche quand même ...
 
 
L'année qui va suivre est alors une année de transition pour tout mettre en place , retrouver des habitudes, s'en créer de nouvelles et surtout aller de l'avant :
 
- Nous nous prenons en main et réalisons une transformation physique et mental grâce à de saines habitudes de vie : mon mari perd 27 kg et moi 15 kg, grâce à des programmes américains de fitness sur dvd  bien qu'à la maison avec mon enfant, sans ressource pour m'évader et faire des séances à l'extérieur, suivre le programme à la lettre, faire les séances quotidiennes, le groupe de motivation sur Facebook, ça m'a donné un bon coup de pieds au cul pour ne pas me laisser sombrer dans le larmoiement et les excuses.
- J'ai décidé d'être chroniqueuse sur le forum Immigrer.com afin d'aider du mieux les personnes en phase d'expatriation, les infirmières qui rêveraient de changer de continent, les familles avec des enfants, bien que ne travaillant pas dans mon domaine qui est le soin à la personne je reste dans ce domaine en apportant mes conseils, mes erreurs à toutes personnes me le demandant.
- À la fin de notre première année je savais que j'allais commencer mon stage d'adaptation, j'avais accepté un job de testeuse de jeux vidéos  en attendant mon stage.
- Nous avons alors une belle gang d'amis avec qui nous fêtons les fêtes de fin d'année de plus notre famille vient nous rejoindre pour de mémorables vacances de Noël. On est chargé à bloc en cette fin d'année 2013.
 
La deuxième année est alors une succession de remise en questions, nous nous faisons un nouveau plan de vie :
- Je pars alors début janvier 2014 pour 6 mois à 550 km de ma famille afin de réaliser mon stage de reconnaissance de diplôme à Sainte Justine à Montréal ( l'hôpital des enfants par excellence , je suis puéricultrice et si je dois partir pour faire mon stage autant que cela soit un plus dans mon CV. Je rentre alors tous les 10 jours pour retrouver ma famille, j'essaie de ne pas y penser mais chaque jour je suis seule dans mon petit appart ( que j'ai eu la chance de trouver à un prix imbattable et en face de l'hôpital en plus ) mais j'ai le cœur gros et je me dis : " je veux du mieux pour ma famille mais je suis loin des gens que j'aime... Je m'occupe d'enfants en service mais mon enfant est loin de moi... "C'est l'occasion pour mon époux de se débrouiller tout seul et il y arrive avec brio !
- Mon beau-père décède subitement fin janvier ! ( vivre un décès soudain alors qu'on est à 6000 km de sa famille c'est pas facile déjà en tant normal, mais là on se sent perdu ).
- Nous devons choisir entre se déplacer  pour les obsèques de mon beau-père ( avec qui nous entretenions des rapports distants ) et le fait que depuis un an était prévu notre venue en été pour des évènements heureux, mariage baptême... L'argent rentre tout de même en ligne de compte et je viens à ce moment de commencer mon stage à Montréal.... donc je ne peux partir, et mon mari ne peux laisser notre fils ( alors âgé de 5 ans ) seul chez des amis  au Saguenay....
- J'ai alors l'opportunité de devenir coach de motivation pour aider les gens à se remettre en forme comme nous, cette opportunité me fait l'effet d'un déclic. Pourquoi ne pas faire ce que j'aime et apporter mon aide aux gens en dehors de la maladie ? En alliant santé hygiène de vie, et horaire de travail à la maison je me sens plus épanouie ! ( et oui je suis enfin reconnue Infirmière, Clinicienne ! Mais je n'ai pas le goût de travailler à l'hôpital au Saguenay...) Je me dépasse chaque jour, je me rends compte aussi que cette opportunité d'être à mon compte me rend libre et j'apprécie cet état de fait . Je reçois aussi un retour  très positif de reconnaissance auprés des participants de mes groupes de motivation.
- Nous retournons en France pour les vacances d'été, on laisse notre fils de 6 ans rester dans notre famille en France pendant les vacances à 6000 km afin qu'il se crée des souvenirs avec ses cousins et grand-mères...Pour nous la séparation est dure, le voyage en France nous a permis de nous rendre compte que nos choix d'expatriation nous ont ouvert l'esprit et nous on apporté en qualité de vie. On se sent moins stressé, la densité humaine aidant, les gens sont alors plus souriants et ça fait vraiment du bien.
 
Voilà vous savez tout, en 2 ans nos besoins essentiels ont évolué. Il y a des hauts et des bas  à notre situation, mais si nous étions restés en France n'y en auraient-t-ils pas eu également ?
J'aime notre nouveau NOUS et c'est grâce à :
- La découverte d'une nouvelle culture, avec de nouvel us et coutumes, une autre façon de voir la vie.
- La rencontre avec des personnes de tous les milieux de tous le pays, de nouvelles amitiés se sont créées .
- Le dépassement personnel chaque jour, sortir de sa zone de confort, aller vers l'autre, aller vers l'inconnu même si ça fait peur on s'en trouve enrichi.
- Mon cheminement professionnel qui m'a amené à me reconvertir de mon travail d'infirmière en coach de motivation pour se remettre en forme autant physique que bien-être mental.
- Un nouvel état d'esprit plein d'optimisme, de " je sais que c'est possible, si je m'en donne les moyens ! "
 
Vous pouvez me contacter sur ma page Facebook Une Française et son Beach Body si vous souhaitez vous remettre en forme
ou sur mon blog les Aventuriers du Fjord
 

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Du primaire au secondaire, tout un changement.

Maudite Française

L’école ici, du moins pour le primaire, est assez géniale : Classes avec peu d’enfants, professeurs dévoués et à l’écoute, apprentissage basé sur le développement personnel, éducateurs aux petits soins… Mes enfants sont encadrés, choyés, tous les adultes de leur entourage connaissent leurs prénoms. Ils sont dans un cocon.
Mais voilà, l’aîné rentre au secondaire (l’équivalent de la 6ème en France) l’année prochaine. Et là, c’est une autre histoire, que je découvre avec lui puisque je n’ai pas connu ce système…Nous avons donc entamé une série de visites d'établissements d'enseignement secondaire, bien décidés à trouver le Poudlard de notre aîné!
Et là, j’ai eu un choc : les collèges sont immenses, avec des photos des anciens dans tous les corridors qui semblent vous regarder avec toute l'arrogance de leur jeunesse pourtant passée. Je les entendais murmurer « Carpe Diem » et il me semblait même entendre de la cornemuse au loin... Les élèves portent des uniformes et il y a des rangées de casiers partout… Comme dans les films.
Certaines de ces écoles sélectionnent leurs candidats sur dossier puis examen. La course aux révisions a commencé avec son lot d'énervements, de pleurs, de « mais j’comprends pas je n’ai jamais appris ça » qui détonnent avec le rythme scolaire plutôt tranquille du primaire, où la pire crise à gérer est celle du : -« Hein? Déjà? Mais pourquoi es-tu venu me chercher si tôt??? Rapport aux tonnes d’activités périscolaires qui commencent dès 15h30 avec toute une gang d’éducateurs cools.
J’ai même entendu un papa (assez énervé par les cris de son fils qui ne voulait pas quitter l’école) s’émporter : - « Mais vous ne pourriez pas leur faire faire des trucs ennuyeux, parfois, pour qu’ils soient contents de partir??? »
Et l’éducateur de répondre « On commence le grec la semaine prochaine! "
Il me semble que mon grand garçon va trouver le passage au secondaire pas mal rude, perdu dans un établissement ancestral, anonyme parmi tout plein de petits gars en uniforme sous les regards des anciens…Et je n’ai même pas de cape d’invisibilité à lui léguer !!!!
 
Cet article est tiré de mon blogue: Les tribulations d'une française à Montréal: http://mhlps.wordpress.com
Vous pouvez également suivre ma page facebook où je partage mes découvertes québécoises: https://www.facebook...ncaiseAMontreal

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