Bilan retour à Paris 2: je suis de retour au Canada, à Calgary

Puda

Hello à tous,

Si vous voulez avoir un petit aperçu de mon retour en France c'est ici !

Le bilan date du mois de mars soit 6 mois après mon retour en France. (23/09/13)

En date du 12/06/14, j'ai quitté Paris pour... Calgary ! J'ai donc fait un retour en France puis un retour au Canada.

- - Les entretiens - -

Histoire de ne pas répéter ce que j'ai dit dans mon autre post, je vais juste vous donner des nouvelles depuis le mois de mars.

- J'ai envoyé des candidatures depuis Paris à Calgary, Montréal et Vancouver. Mon mari ne voulait PAS du tout retourner à TO mais étais ouvert à Calgary après avoir regardé le joli reportage de Échappées belles spécial AB.

Pour rappel, j'avais hésité un temps avec Calgary avant d'aller à TO et en 2011 j'avais déjà envoyé des candidatures dans la province. Sans succès à l'époque.

A mon grand étonnement, beaucoup d'entreprises m'ont proposé des entretiens pour Calgary alors que j'étais quasi sure que jamais ils ne me répondraient vu la distance ! Eh bien pas du tout, j'ai du passer des entretiens avec 5 ou 6 boites au total pour cette ville et 1 à Montréal.

Et puis en avril, une université à Calgary me propose plusieurs entretiens avant de m'offrir un job début mai. Ils voudraient que je sois là sous 2 semaines mais vu la distance c'est impossible ! On leur dit qu'on viendra mi juin à la place. Ils sont ok.

- - Le déménagement - -

Vous imaginez la course à partir de ce moment là... Pas trop de soucis au niveau des meubles qui sont toujours dans le stock, il faut juste trouver un nouveau déménageur qui ira à Calgary... Etant donné que j'avais été prévoyante, je sais déjà avec qui je vais aller puisqu'on a obtenu plusieurs devis différents. (Je vous conseille de passer par des déménageurs anglais, vous gagnez 30 % par rapport au prix français)
Finalement, le prix est similaire à ce que nous avions eu TO -- Paris. (Mais cette fois la boite ne paye pas le déménagement, pas grave)

J'annonce à ma boite que je pars juste après avoir renouvelé mon CDD de 6 mois. Je n'irais donc pas aux USA mais en même temps, leur plan était bien foireux !

- - Le deuxième boulot ! - -

Parallèlement, mon mari annonce à sa boite qu'il part (il était en période d'essai de 8 mois donc en 1 mois il a pu s'en aller) et à notre grand étonnement, la boite lui propose de lui filer un coup de main pour l'aider à trouver du boulot à Calgary. Et ca tombe super bien puisque un de leur contact, une boite d'assurance FR, a son siège Amérique du Nord à Calgary !

Après 1 entretien à Paris, la boite lui propose de revenir les voir à Calgary mi juin.

Puis nous partons...

... Et arrivons au pays des cowboys !

Très bonnes impressions, ville calme, verte et pas trop busy malgré ses 1,2 millions d'habitants.

Je démarre mon job 4 jours après avoir atterri. Entre temps, réouverture de comptes en banque, ligne de téléphone et maison trouvée en 2 jours. (oui une maison ! Impossible à TO)

Mister passe 2 ou 3 entretiens à Calgary et on lui annonce, juste avant notre retour en France (nous sommes revenus 2 semaines entre temps pour régler des petites choses) qu'ils le prennent en Permanent à partir du 28 juillet. Boulot dans sa branche et payé quasi 2x ce qu'il gagnait à TO.


- - Aujourd'hui - -

Retour sur Cowtown il y a 2 jours, ça a été la course ! Comme les meubles ne sont pas livrés avant samedi, on a acheté un lit chez IKEA et là on campe chez nous :) Heureusement, il y a très peu de jours à attendre. Mister s'occupe du jardin en attendant. On a tous nos vêtements donc ça va. Et puis il y a cuisine et machine à laver ;)


Difficile de vous dire comment se passe la vie ici puisqu'en tout on a passé que deux semaines à Calgary mais je vous ferai une petite update au fil des mois... (minimum 3)

Voilà :)

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S'occuper en attendant le premier job

Aloane

Je ne peux clore l'année scolaire, sans m'empêcher de vous parler de mon changement de vie professionnelle...Non ! je n'arrête pas mon travail d'infirmière ( avec un permis durement acquis). 
Tout commença par un simple régime alimentaire et des envies de distraction pour fuir le frigo et le garde-manger tentateurs !!!
 
Si vous vous souvenez de mon parcours ( sinon je vous invite à lire mon premier article ). Previously on " Les aventuriers du Fjord " je suis venue au Québec pour suivre mon mari qui travaille dans le jeux vidéos et qui a trouvé un job de rêve au Saguenay. Voilà, mais ma reconnaissance de diplôme pour être infirmière a prit son temps pour arriver ! Étant quelqu'un qu'on peut considérer comme actif je voulais me dépenser physiquement pour oublier les fringales.
 
J'ai trouvé sur internet des vidéos qui m'ont interpellées ( Si je vous jure ça existe !!!!). Elles montraient des gens réalisant de grandes transformations corporelles, perte de poids et gainage musculaire, tout ça en ayant réalisé un programme de sport !!!
 
Après en avoir parlé avec enthousiasme à mon époux et avoir reçu de sa part des remarques sceptiques . Du style : " Ce sont des conneries !!! Ça coûte trop cher !!! Et la petite dernière :" Ça va te tuer !!!"
( Petit rappel mon mari était alors en état d'obésité apparente avec un IMC (indice de masse corporelle) se rapprochant dangereusement du morbide...)
Je suis allée gaiement lui faire un pied de nez en me procurant l'un des programmes dans un des magasins du coin.
 
Le principe est simple, vous avez un programme de sport, vous vous affiliez à un coach (ça devait être écrit quelque part en anglais sur la boîte, parce que cette étape ne m'avait pas sauté aux yeux de prime abords, en anglais dans le texte ), puis vous vous prenez en photo dans tous les sens ( elles sont pour vous les photos, ça permet de voir sa progression) et on prend ses mensurations.
 
Me voilà débutant mon programme avec mes 10 kg en trop. Je ne fais alors aucun prosélytisme quelconque auprès de ma moitié car au bout de 15 ans, on a apprit que la bataille est perdue d'avance...( Là c'est moi qui fait ma pessimiste ! ).
 
Mais chose incroyable, celui-ci 9 mon époux donc ) commence à se prendre au jeu, quand il me voit faire assidûment mes séances d'exercices journalières avec la régularité d'un métronome. Et je dois bien avouer que je me sentais bien et ne manquais pas de le dire. Éprouver des douleurs musculaires à des endroits non sollicités depuis des siècles, ça vous fait reprendre vie !
 
La suite de l'histoire(qui devait être courte mais qui se trouve un peu longue finalement...)c'est qu'une fois notre premier programme terminé, on a souhaité en faire un second et puis de fil en aiguille, on a renouvelé régulièrement nos programmes de sport, pour être devenu de véritable addict au sport !
 
C'est là que mon article prend une tournure inattendu ! Nous avons modifié notre façon de vivre, en alliant sport et saines habitudes de vie. Et je suis moi-même devenue coach pour la société américaine qui produit les programmes de sport.
 
En réalité coach signifie un peu distributeur, car finalement on a le nom de coach, mais aucunes compétence spécifique n'est demandée, il suffit que des gens soient intéressés par un programme et l’achètent par un de nos liens. Nous représentons les résultats positifs des programmes. On organise alors des groupes de personnes motivées par un seul but : avoir un corps de "rêve"!
 
C'est  là que l'histoire vous intéressera peut-être :
 
En devenant coach ( il suffit d'avoir un numéro d'assuré social (NAS) et être résident au Canada ou aux États-Unis) on est considéré comme travailleur indépendant. L'entreprise Américaine vous fournit un site internet (il faut payer 16 $ US par mois pour la gestion du site) et tous les outils nécessaires au développement de votre marché. L'avantage c'est qu'on peut travailler de chez soi, en toute liberté et gagner de l'argent en attendant la reprise d'un travail dît plus conventionnel.
 
Je me dis que si j'avais su cela avant je me serais lancée bien plutôt !
Je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas des gains astronomiques d'emblée ( mon premier mois j'ai reçu 300$) qui vont vous tomber tout cuit dans le bec. Mais c'est bien l'effort, la motivation et la patience qui vous permettrons d'arriver à toucher du bout des doigts "le rêve Américain".
 
Pour en revenir à mon expérience personnelle, comme épliquée plus haut, je n'avais pas eu de coach au départ, à l'achat de mon premier programme de sport. C'est en furetant sur internet pour avoir des informations en français que je suis tombée sur le site de ma coach. Elle s'est tout de suite montrée motivée et motivante, toujours disponible pour répondre à mes questions, j'ai donc tout naturellement, été m'inscrire dans son équipe, et je passais par ses liens si je voulais me procurer un autre programme de sport. En fait, le coaching était gratuit mais ma coach recevait 25 % de commissions sur chaque programmes vendus par son lien. Ce qui est très intéressant !(Et elle avait également des tarifs préfèrentiels pour ses achats personnels ! )
 
Le corporatisme se fait par l'adhésion à une inscription pour 40 $ et chaque mois vous payez 16 $ de frais. Et puis vous gagnez l'argent en fonction de votre investissement autant physique ( puisqu'il faut connaître les programmes de sport, le mieux c'est de les avoir réaliser avec succès ! ) que moral ( il faut motiver les personnes dans leur objectif à atteindre ).
 
J’espère que cet article vous a donné suffisamment d'informations pour vous faire comprendre que finalement on a pas mal d'options à notre portée pour se sentir épanouie. 
Mes conseils: Allez de l'avant, visualisez vos objectifs ! Et gardez en mémoire que vous n'avez pas fait tout ce chemin pour rien !!!
 
Carpe Diem
 
 
Aloane
 
 
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Bientôt 8 ans au Québec

Petiboudange

Il y a longtemps que je ne suis pas venue ici. Si longtemps qu'il y a probablement peu de monde qui me connaisse encore.
Alors pourquoi revenir soudainement? Par nostalgie peut-être.... mais surtout, ne dit-on pas qu'on retourne toujours à ses premières amours? Et ce forum fut ma bouée et mon phare il y a 8 ans quand, avec tous les autres de ce temps, nous attendions que nos dossiers progressent leur chemin afin d'enfin atterir au pays.

Dans mon cas, j'ai foulé le sol québécois la première fois en août 2004 comme étudiante. Lorsque je suis retournée en France l'été suivant, mon dossier était déjà parti. J'ai emmené un québécois dans mes bagages cette année-là et nous sommes revenus en octobre 2006 donc pour le début de mon aventure de RP.

J'ai réfléchi un moment sur ce que j'aurais à raconter d'utile. Et finalement, je me rends compte que le plus utile est de dire que ma vie ici est d'une banalité... identique à celle que je vivais en France avant. Comme si j'avais toujours été au Québec en fait. Ce n'est pas négatif, c'est au contraire, pour moi, un exemple de mon intégration à la vie ici tout simplement.

J'ai connu les hauts et les bas en terme d'emploi. Mais je n'ai pas connu avant cet hiver une seule période de chômage. Elle s'est terminée assez rapidement d'ailleurs puisque mon réseau étant assez développé, j'ai trouvé un poste temporaire qui s'est prolongé et qui me permet d'enchaîner sur un contrat de travailleuse autonome puis un contrat de remplacement cet automne. Bref, je ne chôme pas, dans aucun sens du terme.

Parlant de réseau, je me souviens comme ce mot me paraissait à la fois si gros et si stupide. Un réseau? Pour me servir des gens? Pas pour moi! Et puis... j'ai commencé à travailler, à faire des activités, du bénévolat, à suivre des formations et j'ai rencontré des gens. Qui m'ont fait rencontrer des gens. Certains sont devenus des amis, d'autres des collègues et des ex-collègues de travail. Je ne me suis jamais servie des gens, mais tous nous avons un jour ou l'autre fait appel à nos capacités, à nos connaissances, pour combler une offre dans notre entreprise, pour finaliser un projet, pour acheter ou vendre une voiture, un sofa, un appartement. J'ai finalement un réseau assez large, avec des degrés de connaissances de très intimes à jamais rencontré de ma vie mais on s'est parlé une couple de fois au téléphone.
Et ce réseau m'aura permis de trouver 7 appartements, 4 emplois, 1 garderie, la quasi totalité de mon mobilier. Et dans ce réseau, certains venaient sur ce forum autrefois, d'autres sont repartis en Europe, ont déménagé dans l'Ouest ou n'ont jamais vécu au Canada (pensez large, le cousin de la soeur de votre voisine pourrait être un bel élément dans votre réseau un jour ;) )

Côté habitudes de vie, je mange un menu multiculturel. Je cuisine à la française des plats québécois, à la québécoise des plats français et puis à ma façon tous les autres plats qu'il me plaît de cuisiner. Je parle pareillement un français pas mal mélangé. Bien qu'on me dise souvent que j'ai perdu de beaucoup mon accent français, ou qu'on pense que je sois arrivée ici à l'adolescence, je reste néanmoins française sur bien des choses. Je n'ai, par contre, par mon métier, pas eu le choix que d'adapter ma façon d'écrire et de parler à mon auditoire majoritairement composé de québécois et c'est tant mieux donc, c'est ce qui me permet de travailler cet été et l'année à venir ah ah

Côté implication dans la société québécoise, elle reste pas mal civile. Contrairement à bien du monde, je ne me suis pas précipitée pour ma citoyenneté et je ne suis donc encore que RP. Je ne vote pas plus en France, dont je suis complètement détachée, que ici. Les "grands" enjeux sociétaux au Québec se passent pour moi au coin de ma rue. Par mon implication bénévole autant que par mon emploi temporaire du moment, j'interviens auprès des familles et des enfants de mon quartier qui vivent des situations parfois très difficiles, plus difficiles que je ne l'ai jamais vécu en arrivant ici. C'est ma façon à moi de redonner la chance que j'ai eu. Là où on palabre du bien fondé de certaines mesures sociales, je vois au quotidien les impacts désastreux que leur abolition aurait sur des gens qui n'ont souvent vraiment pas l'étiquette populaire de profiteurs. Je pratique au quotidien les interventions en contexte multiculturel, de précarité, de difficultés psychologiques, d'isolement social. Un bain de réalité qui m'a permis ce printemps de réaliser que je suis choyée. Même si je pensais toucher le fond alors!

J'ai également plusieurs amis québécois, et beaucoup d'immigrants aussi. La vie étant faite ainsi, je ne crois pas que si j'avais déménagée au même âge ailleurs en Europe ou même en France, les choses auraient été différente, Je reste convaincue que n'importe où sur la planète, mon réseau amical aurait été composé de quelques locaux et de nombreux immigrants, comme c'est le cas ici. Ce qui sans doute aurait été différent c'est d'avoir autour de moi 3 amies proches d'universités qui ont immigré les unes après les autres sans concertation e que j'ai le bonheur d'avoir proche de moi. Quand je dis que je suis chanceuse!
La famille me manquera toujours, mais même en vivant en France je ne suis pas sûre que j'aurais pu les voir plus souvent et plus fréquemment. J'ai quand même la chance d'avoir ma maman auprès de moi minimalement une fois par année, pendant plusieurs semaines. Quant aux autres, je les verrais lorsque j'irai me balader dans le pays de mon enfance et en attendant, on se parle par Skype et autres médias sociaux du genre. Comme mon conjoint, québécois, le fait avec sa famille, toute au Québec aussi. Comme quoi...

Où je me vois dans 8 ans?
Je ne crois pas que je serai bien loin, mais qui sait? Si je devais le choisir et le prévoir, je partirais sac au dos avec mes deux enfants pour traverser le pays tranquillement pas vite en profitant des opportunités que la vie nous offriraient. C'est pas mal ce qui m'a réussi jusqu'à présent après tout. Bref, je crois que j'ai encore pas mal de chose à faire dans ce bout de la planète.

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Changer de carrière au Canada

Blueberry

Ce que j’aime le plus depuis que je suis ici, est le certain côté « tout est possible ».  Il est d’ailleurs parfaitement possible de changer de carrière ici et j’oserai écrire que c’est relativement simple par rapport à ce que j’ai connu en France. Par contre « possible et simple » n’équivaut pas nécessairement à « réussite automatique ».
 
Quand je dis « possible », je veux dire qu’ici ce n’est pas mal vu de vouloir faire autre chose professionnellement. Quand je dis « simple », je veux dire qu’il y a des facilités pour ce faire, notamment la reprise d’études. Car ici, ce n’est pas mal vu non plus de reprendre des études, peu importe l’âge ou le parcours. En France, c’est plutôt le parcours du combattant, c’est le cas de le dire!
 
Pas mal de gens semblent penser qu’il suffit d’atterrir au Canada et qu’ils pourront exercer le métier de leurs rêves du jour au lendemain. La plupart du temps, il faudra repasser par la case formation. Selon ce que vous voulez faire, il faudra peut-être aussi obtenir les permis nécessaires. Par la suite, il faudra faire vos preuves professionnellement, peu importe le statut, que ce soit en tant qu’employé ou à votre compte.
 
C’est exactement ce que j’ai fait il y a 5 ans, et ce que je m’apprête à faire une fois encore maintenant. Ceux qui lisent mes billets savent qu’à la base, j’ai un profil « littéraire et linguistique ». En France, je travaillais principalement dans l’accueil/secrétariat, car avec mon bagage éducatif je ne pouvais soi-disant pas faire autre chose.  D’ailleurs quand j’avais essayé, j’avais rencontré les pires difficultés. Ici j’ai également travaillé dans l’administratif, mais j’ai aussi été traductrice, ce qui était quelque chose que je voulais faire.
 
Cela n’a pas tout à fait marché comme je l’aurais voulu, la crise étant passée par là. En 2009, je suis retourné aux études pendant un an grâce à un programme du gouvernement provincial. J’ai suivi une formation en comptabilité/gestion bien à l’opposé de mon profil initial. Je travaille comme comptable depuis 2010. Je n’ai eu aucun problème à évoluer en quatre ans. C’est maintenant que je commence à être « coincée » niveau évolution car je ne suis pas agréée. J’ai pris quelques cours, mais je me suis rendue compte qu’obtenir l’agrément me prendrait beaucoup de temps et beaucoup d’argent. Et puis surtout, la comptabilité ne me parle plus vraiment.
 
Certains cours que j’ai pris avaient un aspect plus orienté sur la finance. Cela m’a énormément intéressée, et j’ai trouvé les concepts plus faciles qu’en comptabilité. Après des recherches approfondies, j’ai décidé de me réorienter dans cette voie. Pour le moment, je ne suis pas tout à fait sûre que je puisse bénéficier à nouveau du même programme provincial qu’il y a 5 ans.
 
D’ailleurs, renseignez-vous, car beaucoup de provinces ainsi que le gouvernement Fédéral ont des programmes d’aide à la formation et à la réorientation professionnelle. Si vous êtes éligibles, vous pourriez économiser beaucoup d’argent sur les frais de scolarité par exemple, ce qui n’est pas négligeable ici.
 
Au Canada, on n’enferme pas les gens dans un carcan basé sur les diplômes qu’ils ont obtenus quand ils avaient 20 ou 22 ans. Ce n’est pas non plus un problème de vouloir faire quelque chose complètement à l’opposé de ces mêmes diplômes. Même si cela ne garantit pas le succès, au moins les gens ont l’opportunité d’essayer, de faire leurs preuves et de montrer ce dont ils sont capables. Ceci est très appréciable, surtout lorsque l’on vient de France….

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Comparer des pommes et des oranges

soulman

En ce moment, sur le forum, on lit beaucoup de sujets de Français qui repartent au pays. À priori rien de très original, ça arrive. Certains trouvent ici ce qu'ils étaient venu chercher, d'autres non, parfois on doit aller au bout du monde pour se rendre compte qu'on aimait sa vie finalement (lisez l'Alchimiste de Paulo Coelho, un peu simpliste mais efficace comme morale). Chaque histoire est un cas particulier et on ne peut jamais faire de généralité. Chacun émigre pour de bonnes ou de mauvaises raisons : une meilleure situation professionnelle, une fuite en avant, le fait de penser que l'herbe sera plus verte, un ras le bol général de sa vie, l'amour du Canada, l'envie de changement, une mentalité plus proche des Nord Américains, etc. Et il en va de même pour les raisons qui vous feront rester ou au contraire repartir. Quand je lis certains témoignages qui décrivent à quel point la vie dans le sud leur manquait, les cigales, les petits marchés, le climat, je ne peux que me réjouir pour eux. Et je leur souhaite tout le bonheur du monde. Mais par pitié, arrêtons de toujours vouloir confirmer ses choix en dénigrant celui des autres. Comme on dit communément, quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. 
 
Sortons du débat Québec-France et ramenons ça à un Breton et à un Ardéchois. Un bel échange, ça serait : " J'aime la couleur des collines le matin, quand le soleil se lève, la chaleur sèche de l'été, les marchés au mille couleurs et aux mille senteurs, les cigales, les abeilles, le goût des aliments, les petits villages qui surplombent des rivières enfouies entre les falaises". "J'aime la mer, le vent, la bruyère, cette odeur d'iode, ces sons portés par le vent, ces forts qu'on ne peut atteindre qu'après des heures de marche, que seuls une poignée de gens connaissent. Voir Brest de la Pointe des Espagnols, contempler les grands voiliers entrer au port de Camaret, l'ambiance des petits villes côtières, les crêperies, le beurre salé, le goût des coquillages frais, marcher sur les galets frais le matin en cherchant des crevettes, aller en bateau relever le filer pour remonter une quinzaine d’araignées de mer." Je pourrais parler des heures de toutes les régions où j'ai vécu, de tout ce qui les rend uniques. Et encore, je ne le ferai qu'avec mes yeux d'"importé", je n'y ai vécu à chaque fois que quelques années tout au plus, mais je pouvais lire l'amour des gens dont c'était la terre.
 
Alors pourquoi aurais-je perdu du temps à dénigrer cet amour de leurs racines par des comparaisons boiteuses ? Au Breton qui me parlerait de la presqu'île de Crozon, du festival de Quimper, je dirais que le festival de théâtre d'Avignon c'est nettement mieux ? Au Nîmois qui me vante ses arènes je comparerais à Périgueux, aux grottes de Lascaux ? Au Briviste qui se dit le "portail riant du midi" j'arguerais qu'il fait bien plus froid qu'à Perpignan ? D'un point de vue plus global à l'amoureux de la nature j'expliquerais en quoi la ville a plus d'attraits culturels ? A l'amoureux de la montagne je dirais à quel point je préfère la mer ? Est-ce qu'on pourrait juste respecter et écouter les autres ? S'enrichir des expériences, rêver avec chacun de son bout de pays, prendre plaisir à l'entendre nous en parler et nous réjouir pour ceux qui ont le courage de suivre leur coeur et leur instinct, qu'ils restent, repartent ou décident de reprendre leur valise pour une autre aventure ?
 
À ceux qui ne comprennent pas pourquoi les Québécois prennent mal les critiques de ceux qui décident de repartir, comprenez qu'ici, c'est leur coin de pays, tout comme vous c'était Nice, Marseille, Lille, Strasbourg. On s'en fout qu'en Alsace il fasse plus froid qu'à Toulouse si on a appris à aimer cette région. On s'en fout que les routes de la presqu'île de Crozon soient en mauvais état en comparaison des belles autoroutes de Belgique ! Quelqu'un qui est né à Victoriaville aura le même attachement  à son coin de pays que nous tous pour ce qu'on a vécu avant. Allez, peut-être même plus, parce que lui contrairement à nous présents sur ce forum, il n'a pas décidé de partir à l'autre bout du monde en règle générale. Si vous avez envie d'aller expliquer à un Corse pourquoi son île n'est pas la plus belle au monde selon vous, bonne chance. Quand je parle à ma blonde québécoise des endroits où j'ai vécu, c'est pour la faire partager ces souvenirs, en espérant l'y amener un jour. La Rambla de Barcelone, la chaleur de Torremolinos, les odeurs de Casablanca. Je ne me permettrais jamais d'essayer de les rendre plus attrayants en dénigrant une terre qui l'a vue naitre et qui m'a accueilli à bras ouverts. 

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