Retour aux sources

Flyingheart

L’été est là et avec lui le parfum des vacances est arrivé.

Certains vont en profiter pour retourner dans leur pays d’origine et d’autres vont explorer leur pays d’accueil.

J’ai remarqué un ressenti différent à chaque fois que je retournais au pays.

La première fois, j’avais hâte de revoir la famille, les amis; de pouvoir raconter le quotidien, partager certaines expériences, comme lorsque vous revenez d’un long voyage d’aventure.

Au fil des années, on est de plus en plus conscient des différences entre notre culture d’origine et celle d’adoption et cela via des détails de la vie quotidienne. Par exemple, les horaires d’ouverture d’épicerie.
Lorsque tu es habitué à trouver de quoi manger (besoin primaire) même à 22h et que tu réalise que dans ton pays d’origine, il est rare de trouver certains magasins ouvert après 17h. (Sauf quelques grandes surfaces dans les centres urbains).

Le style de vie que tu as dans ton pays d’accueil, la mentalité est tellement différente que lorsque tu arrives dans ton pays d’origine, tu as le sentiment que tu y es l’étranger. C’est surement cela les effets de l’intégration. Comme le caméléon qui s’adapte à chaque nouvel environnement, vous découvrirez que votre capacité d’adaptation est plus forte que ce que vous n’auriez pu imaginer.

C’est un sentiment qui peut être difficile à expliquer à l’entourage proche.

Pour ceux qui choisissent d’explorer leur pays d’accueil, c’est l’occasion de s’imprégner des paysages, des différences régionales (accent, gastronomie ou cultures) et de certaines coutumes. Autant de levier pour aider à comprendre votre environnement et votre nouveau milieu de vie. 

Quelque soit la formule choisie, profitez bien de vos vacances pour vous ressourcer!

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La plume blanche

Elvire

On ne se perd pas en immigrant, on retrouve plutôt la plénitude de QUI on est vraiment!

Le titre de mon billet vous fera certainement sourire quand on sait que tout ce qui est relié à la religion comme la foi, la pratique d'une religion n'importe laquelle est chose rare, voire en voie de disparition au Québec. À un point tel, que je me suis fait dire une fois d'éviter les sujets exportant à la foi ou à la religion si je voulais être lue jusqu'au bout…

Avant donc de « zapper » ce billet, cherchez à comprendre ce que j'entends par religion, par foi, par la parole de Dieu et tout autre synonyme que je vais utiliser dans ce texte. Garder ce fil conducteur: Immigrer demeure certes un cheminement de possible perdition et de gros bouleversements de tous ordres, au point d’en perdre sa religion personnelle mais ça reste une élan de foi que seule la religion personnelle de l’Amour de soi et des autres pourra combler.

Je vous mets en contexte: j’ai assisté à la conférence :"Être le leader que je suis" de Rémy Tremblay, brillant conférencier et directeur d'Adecco Canada une entreprise de 11000 employés.

Ce leader, je l'appellerai "respectueusement et affectueusement" le visage du Christ encore présent et à l'oeuvre sur notre terre, dans notre Québec, oui, dans notre magnifique Québec, qui soit dit en passant n’a quasiment plus la religion ou la foi. Puis-je vous dire qu’avec mon regard de femme immigrante et noire ayant aimé, épousé et adopté le Québec, je peux vous affirmer sans l'ombre d'un doute que la foi, l'expérience de la religion, la vraie, celle de l’Amour (et point final), celle-là qui, dans le silence intérieur d'un être, vient vous chercher et vous transporte là où vous DEVEZ ÊTRE… Cette expérience mémorable, touchante telle une lumière qui sort de l'ombre de nos vies mouvementées, à la course, super occupées…ce moment de vision que plusieurs vous diront qu'ils ont vécu lors d'un rêve ou d'un songe, moi je l'ai vécu en direct. Je l'ai vécu et ressenti, grâce à monsieur Rémi Tremblay. Et ce, ici au Québec!

Voici les trois parallèles que je peux faire, entre la conférence et la foi : Le titre: "Être le leader que je suis" m'a tout de suite renvoyé à "Je suis CELUI QUE JE SUIS", affirmation de Jésus lorsque les disciples lui demandent qui est-il?
Le message : "Travailler à devenir, dans tous les domaines de notre vie, plus tranquille par le courage, l'humilité et l'Amour". Là nous sommes rendus sans prétention à un niveau de spiritualité plus élevé. Mais, par des exemples et avec grande humilité, notre conférencier l'a résumé comme recherche du relâchement de notre EGO, tout comme le stipule la règle des grands moines bénédictins: la recherche assidue de la tranquillité intérieure aujourd'hui et maintenant. Les moines vivent retirés du monde, cloitrés pour mieux aborder et intégrer ce degré d'élévation de l'âme et de la pensée. Grâce à un conférencier, un messager comme monsieur Tremblay, toute personne, a le pouvoir de travailler à cette tranquillité, à cette élévation de notre âme, telle une blanche plume pure et légère volant vers des valeurs plus sereines. Atteignant le résultat suivant : être où nous devons être et être les personnes que nous devons être. Et comme leader, au-delà des stratégies et de la gestion des personnes, s'ouvrir à un don de soi plus généreux, humble et aimant des autres (notre famille, nos employés et même notre travail).

Le dernier point de son exposé et non le moindre: "Allez…à la recherche de QUI vous êtes et n'oubliez pas que: Plus vous aimez les gens, plus vous deviendrez tranquille…plus vous atteindrez la légèreté et la liberté d’une plume. C'est une mission : l'envoi en mission. Vous avez reçu, allez le donner au suivant, mais avant, rechercher vous-mêmes qui vous êtes, travailler à être plus tranquilles. Ainsi ce que les gens garderont de vous après votre passage sur cette terre, les souvenirs laissés seront votre sérénité et votre tranquillité contagieuse…Jésus a dit : « Allez, je vous envoi dans toutes les nations, faites des disciples, soyez l'amour autour de vous…et ces paroles sont dites à la suite de son séjour au désert. Le désert, symbole de solitude, de silence, de brise douce où une âme tranquille ou un être serein flotterait comme une plume blanche et légère. Une personne comme toi, comme moi qui aurait travaillé, avec courage, humilité et amour, contre vents et marées et qui pourrait affirmer chaque jour le visage rayonnant de sérénité et avec des étoiles dans les yeux : "Je suis EXACTEMENT là où je dois être!" comme parent ou leader. J’espère que mon billet saura vous toucher et vous faire réaliser que la foi n’est pas juste à l’église, mais aussi partout dans notre quotidien, dans nos rencontres, dans notre travail et que toujours la vie nous parle, écoutons là!

Merci Monsieur Rémi Tremblay! Merci pour votre tranquillité. Je peux affirmer que votre message influencera toujours ma vie de femme immigrante, de mère et d’entrepreneure. Grâce à vous, j’ai retrouvé la foi soit-disant perdue du Québec. (Pour ceux qui ont lu mon billet, merci de n'avoir pas « zappé!») Et nourrissez-vous de conférences, formations… ouvrez-vous et recevez, donnez et recevez!

Elvire T Juteau
De Trois-Rivières Mère de 3 cocos
Entrepreneure immigrante
Propriétaire de Casafriq
Présidente du RAAM

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10 ans à Vancouver - Bilan

Blueberry

15 Mai 2006 : atterrissage à l’aéroport de Vancouver. Je me revois encore traverser le hall d’arrivées avec mes 2 valises et mon visa RP validé, direction la sortie et l’inconnu. Tout était à écrire, à refaire, à reconstruire. En effet, je n’avais jamais mis les pieds à Vancouver et n’y connaissais personne ou presque. Une belle page blanche comme je les aime!

10 plus tard, je suis toujours là, donc c’est que quelque part cela a marché ! Néanmoins, tout n’a pas été facile, surtout les 3 premières années. J’ai dû faire preuve de beaucoup de détermination, de flexibilité, de patience et travailler d’arrache-pied. J’ai aussi fait pas mal de compromis au départ, notamment sur le plan professionnel.

Avec le recul, ces compromis m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui, même si sur le moment, ils n’ont pas toujours été facile à faire. Mon emploi actuel, ainsi que le précédent, sont des emplois que malheureusement, je n’aurais pas pu avoir en France. Idem pour le salaire, ou peut-être en fin de carrière.


Ce que j’apprécie le plus ici, c’est le certain côté « tout est possible » ainsi que la flexibilité. Les gens ne sont pas enfermés dans un carcan professionnel basé sur un diplôme obtenu dans leur vingtaine. Il n’est pas mal vu de vouloir changer d’emploi, de carrière ou de reprendre des études. Ici, on apprend tout au long de sa vie. On ne reste pas figé sur des acquis, qui, au bout d’un moment, deviennent obsolètes. On fait aussi plus confiance à la personne, et ce, sur bien des plans.

C’est là une grande différence avec la France. La société Canadienne s’adapte plus facilement aux changements, et du coup, est un peu plus en phase avec son époque. Par exemple, je ne me suis pas du tout reconnue dans le déchaînement sur le « mariage pour tous ».

Il y a pas mal d’autres aspects sur lesquels je ne me reconnais pas non plus. Comme cette manie d’être dans le conflit permanent et la défiance. Cela ne résout pas forcément les problèmes. Ici, c’est le politiquement correct et le consensus qui priment. Parfois, cela m’agace au plus haut point, mais au quotidien, cela rend la vie plus facile et permet d’avancer.

Toutefois, la France est la Mère-Patrie. Comme toute relation Mère-Enfant, cela peut être parfois compliqué. Malgré tout, je reste attachée à mon pays d’origine, qui restera toujours mon pays. D’ailleurs, il n’est pas dit que j’aurais pu immigrer au Canada aussi facilement si j’étais née dans un autre pays.

Alors, qu’ai-je trouvé au Canada que je ne trouvais pas en France? Quelque part, je me suis trouvée moi-même.


Immigrer m’a fait sortir de ma zone de confort relatif et briser les nombreuses limites que je m’étais créées. J’ai découvert que j’étais capable de beaucoup plus que je ne le pensais, que je pouvais faire preuve de créativité et de débrouillardise, plus que je ne le pensais aussi.

Je me suis beaucoup enrichie sur le plan humain, et cela n’a pas de prix. Je ne suis aussi quelque peu enrichie sur les plans financier et matériel, mais cela ne fut pas difficile étant donné qu’en France je n’avais « rien » ou presque.

Tout au long de ces dix années, je n’ai jamais regretté ma décision de venir au Canada, et ce, malgré l’éloignement familial et les occasionnels moments de grande solitude. Ce que j’ai accompli ici est à mille lieues de tout ce que je pouvais espérer. Nul doute qu’il en reste encore plus à venir.

Rendez-vous dans dix ans?

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S'installer au Canada : opération SÉDUCTION

Laurence Comet

Alors c'est sûr, tu pars vivre au Canada ou au Québec ? Alors, si séduire n'est pas ton truc, désolée mais il va falloir t'y mettre !

Car OUI : s'expatrier et séduire = même combat !

Je plante le décor : disons qu'on en est au stade où après avoir déclenché chez toi des envies (d'aventures, de chaleur humaine, de changement), le Canada t'a tellement séduit qu'après t'être sérieusement renseigné, tu as décidé de "passer à l'action" (= y vivre quelques temps).

Arrive donc le moment fatidique, tellement attendu, celui où tu veux "conclure" (hommage au passage à Jean-Claude Dus...), à savoir réussir ton expatriation :

Voilà donc 5 commandements à respecter, pour éviter un « râteau » (= rentrer chez toi) :

1- OUVERT ET SOURIANT, TU TE MONTRERAS !

Dès ton arrivée, tu ne devras avoir qu'un but : t'intégrer, le plus rapidement possible !

Pour cela, il va falloir vite te faire des amis (tout du moins des connaissances), sous peine de finir comme Micheline et de trouver le temps long.

Les Canadiens sont reconnus pour leur accueil, leur chaleur et leur ouverture d'esprit. Le chemin est donc déjà à moitié parcouru, tu as de la chance!

Pour leur donner envie de te connaître, agis comme lors d'un premier rendez-vous : montre-toi curieux, enjoué, heureux d'être là, intéressant, amusant, souriant, … tout en restant naturel bien sûr. :excl:

Et côté candidats à séduire, n'hésite pas à "ratisser large" : propriétaires d'appart, voisins, employeurs, colocs, autres expatriés, commerçants, gouvernement, etc.

Tes efforts de séduction/réseautage seront récompensés le jour de ta première fois : premier coup de fil provenant d'un Canadien, première offre d'emploi, première invitation faite par un Canadien (au restaurant, à une soirée ou si tu es plus dans le virtuel : comme ami Facebook). :j-aime:

2- ADIEU À TA ZONE DE CONFORT, TU DIRAS

Conquérir un pays, c'est comme conquérir un coeur : ça se mérite !

Out la routine, les soirées pépères devant la TV, la politique du moindre effort...

J'espère que tu es prêt(e) car tu vas devoir sortir de sa zone de confort, exercice très exigeant et nécessitant beaucoup de courage, de persévérance et de motivation.

Besoin de quelques exemples?

En voici à la pelle : refaire un CV, améliorer ton anglais (si si, même si tu vis au Québec), trouver un appart, un emploi, une école, les produits dans les rayons du supermarché, faire du bénévolat pour réseauter, t'abonner (électricité, tél, etc), remplir des formulaires, t'inscrire dans les administrations et j'en passe! :blink:

Et ce, bien sûr, en gardant le sourire, même dans des moments de solitude, de découragement ou d'échec.

MAIS quelle auto-satisfaction tu éprouveras, lorsque tu auras atteint ton but ! Promis, ça vaut le coup. :j-aime:

3- JUGÉ, TU SERAS

Ah ben oui, ma ptit' dame ! Un nouveau pays, c'est comme un nouveau flirt : pas question pour l'entourage de laisser leur cher/chère petit(e) protégé(e) tomber dans les bras de n'importe qui. C'est une "ZONE PROTÉGÉE", bien plus encore que le patrimoine de l'Unesco ! :ph34r:

Les Français, Belges, Suisses & Co défilent au Canada, et surtout au Québec. Alors quand les Canadiens, et de surcroît les Québécois, voient un "étranger" s'installer dans LEUR pays, il est légitime qu'ils se méfient et qu'ils l'observent, pour déterminer s'il sera un « Maudit Français » ou un cousin, et s'il va repartir après le premier hiver ou adorer la neige.

À toi de les rassurer et de gagner leur coeur : respecte-les, respecte leur pays, leur accent, leurs coutumes, leur façon de vivre.

La confiance, ça se mérite et ça se gagne moyennant beaucoup d'efforts et de patience.

Et si tu es sûr que cette nouvelle contrée est faite pour toi, et que tu la mérites, tu devrais passer cette épreuve sans trop de problème ! :j-aime:

4- DES SACRIFICES, TU FERAS

Quand on rencontre quelqu'un, on met sa propre vie entre parenthèses (au moins dans les débuts...) car « l'être aimé passe avant tout, et donc avant soi.

De la même façon qu'en amour, vivre au Canada (oui ailleurs) te demandera de nombreux sacrifices. Tu vas devoir te priver de pas mal de trucs, matériels ou non : plus de repas en famille, plus de voiture (car tu n'auras certainement pas les moyens de t'en acheter une dès ton arrivée), plus de 35h, plus de vacances à ne savoir qu'en faire et surtout plus de petits sablés, caramel au beurre salé, cannelés, Petits Écoliers, saucisson d'Auvergne, foie gras, Comté, choucroute, confit de canard, moutarde de Dijon ... j'arrête car tu as de la bave qui dégouline au coin de ta bouche. (Ah si! Tu les trouveras certainement, mais à des prix indécents !!!!)

Es-tu prêt à sacrifier ces petits rendez-vous qui te tiennent tant à coeur ?

Bref, prépare-toi à changer de mode de vie dans les débuts de ta vie au Canada. MAIS je te promets que ça vaut le coup ! :j-aime:

5- AVEUGLÉ PAR SA BEAUTÉ, TU SERAS

As-tu remarqué que lorsque tu tombes amoureux, tu ne vois que les qualités de l'être aimé et que tu ne lui trouves aucun défaut (au début tout du moins) ? :wub:

Bonne nouvelle : quand tu vas arriver au Canada, tu vas ressentir la même excitation et cette impression de "tout-nouveau-tout-beau". Tu admireras de nombreuses

facettes de ce nouveau pays, et tu ne pourras pas t'empêcher de lui trouver bien plus de qualités que ton "ex" (ton pays d'origine). :)

Le dépaysement te comblera de bonheur, tu auras des papillons dans le ventre à chaque rencontre, à chaque découverte, à chaque instant. :D

Bref, à ton arrivée dans ton nouveau pays, profite de la période "wow !", car ça, ça n'a pas de prix. En résumé : CARPE DIEM !

 

 

Alors, prêt à tomber amoureux d'un nouveau pays et partir à sa conquête ?

Je laisse le mot de la fin à Jean-Claude Dus, le Roi de la drague : VAS-Y, FONCE !!! :B)

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Un autre regard sur les Premières Nations

DidierVancouver

Je tenais à aborder dans ce billet la situation des Autochtones ou Premières Nations au Canada. Qu’on le veuille ou non, chaque résident ou visiteur au Canada aura des connexions avec les Autochtones. Le nom Canada est lui-même d’origine amérindienne.
Kanata signifiant village.
Trop souvent aujourd’hui les rares fois où on évoque les Premières Nations c’est lorsqu’il y a des faits dramatiques tels que suicides, violences etc.…

La première chose qui frappe lorsqu’on débarque pour la première fois à l’aéroport de Vancouver, c’est la présence de majestueux Totems amérindiens. Un peu partout en ville il y a une mise en valeur de l’art amérindien : sur de nombreuses places publiques, dans les parcs, devant les bâtiments officiels etc.…Par contre, la présence des Autochtones (sauf cas exceptionnel) dans la société canadienne en général reste discrète, voire même invisible.

Démographiquement, on compte 200 000 personnes se déclarant Premières Nations en Colombie-Britannique (soit environ 5 % de la population, source Wikipédia). Cela est supérieur au 0.8% du Québec.
Ce qui distingue la Colombie-Britannique des provinces de l’Est comme le Québec et l’Ontario, c’est que les contacts entre Européens et Premières Nations font partie de l’histoire récente de la Province.

Comme dans le reste du Canada, l’histoire des Premières Nations en Colombie-Britannique est marquée par l’humiliation, la dépossession de terre, l’injustice, et la politique d’ assimilation ou de « blanchiment » (enlèvement d’enfants mineurs, suppression de l’identité par déprogrammation psychique).
Ce traumatisme reste d’actualité, car dans un Canada considéré comme l’un des pays les plus riches au monde, cette frange de la population vivant sous des critères propre à un pays du Tiers Monde : forte mortalité infantile, non accès aux services publics de base, chômage massif, alcoolisme etc..

J’ai eu l’occasion de voir un film-documentaire québécois (« L’Empreinte » de Caroline Poliquin et Yvan Dubuc.).
Ce film évoque une période particulière du Québec, entre les années 1600 et 1760, avant la conquête du Québec par les Anglais.
Ce film montre que les explorateurs français ont noué des liens avec les Autochtones. Ces explorateurs ne connaissaient que la société monarchique et catholique très hiérarchisée qu’était la France à cette époque.
En pénétrant les nouvelles terres d’Amérique du Nord, ils découvrent au contact des Autochtones des nouvelles valeurs et une autre forme de projet de société.
Au fil du documentaire, les personnages évoquent qu’au fond d’eux, il y a une culture ou une façon de faire qui provient de la culture amérindienne, et en l’occurrence Algonquienne (une des Nations indiennes). Cela pouvait être le sens du partage, la liberté, le consensus, l’égalité ou la communion avec la nature.

Après une première période d’alliance et de coopération entre les Français et les Premières Nations, le film souligne une rupture historique à partir de la période de Conquête du Québec par les Anglais (Années 1760).
Tout se passe comme si les Québécois, craignant d’être déportés comme le furent les Acadiens, ont préféré tourner le dos et trahir les Autochtones pour ne pas froisser les nouvelles autorités britanniques.

C’est à partir de cette période que la société québécoise catholique et de langue
française s’est construite en opposition par rapport aux sociétés autochtones, considérées officiellement comme « sauvage ».

Ce qui frappe aussi dans ce film, c'est qu’on a donné la parole à des personnes amérindiennes (en l’occurrence algonquiennes) qui témoignent de cet héritage commun.
Et ce film montre bien ce que les Premières Nations ont apporté aux nouveaux arrivants : les valeurs d’égalité et le sens du consensus sont des traits caractéristiques
aux Algonquiens, que l’on retrouve toujours dans la société québécoise.

De plus en plus aujourd’hui, pour connaître l’âme de notre pays d’accueil, il me semble
important d’être sensibilisé aux sorts des Premières Nations, car trop d’injustices
perdurent à leur égard. La réconciliation avec les Autochtones est une priorité du
mandat du nouveau gouvernement, cela commence par un autre regard de chacun
d’entre nous sur cette population.

Tags : Culture

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