Rester

soulman

Je n'ai pas beaucoup d'amis Français au Québec. Je ne les ai pas fuis, mais je ne les ai pas cherchés non plus. Et comme la plupart de mes activités m'amenaient à côtoyer des Québécois, dans l'ensemble pas mal tous mes amis depuis mon arrivée viennent du Canada.
 
Mais ça arrive parfois que quelques Français arrivent au studio, généralement pour quelques mois. Ils ne sont souvent que de passage, arrivent par groupes de 2 ou 3. S'ensuivent souvent les mêmes "rituels", les mêmes questions : d'où vous venez en France, ça fait longtemps que vous êtes arrivés, c'est quoi votre statut, vous pensez rester, ça vous plait jusque là, etc. Quand ils viennent d'arriver, ça me fait chaque fois une petite bouffée de souvenirs. L'accent, les références culturelles, leur rythme en soi. Parce que oui, les différences culturelles vont jusque là. La bulle d'intimité, le rythme de paroles, le style d'humour, pas mal de choses divergent. Je ne ressens pas de nostalgie, au contraire, on ne passe pas notre temps à parler de la France, l'essentiel de nos échanges concernent la vie au Québec. Ils ont des tas de questions et j'ai envie de faciliter leur intégration, que leur expérience soit le plus agréable possible. 
 
Mais comme ce sont beaucoup des jeunes qui venaient chercher une première expérience, très souvent ils repartent au bout d'un an. Parfois plus, souvent moins. Et chaque fois ça me fait la même chose, ce petit feeling d'après-fête. Quand tout le monde est parti et que vous restez seul dans l'appartement, avec les restes de bouteilles vides, les mégots et les chips par terre. Pour ceux qui ont déjà été éducateur ou moniteur de camp, ça me rappelle quand vous restez quelques jours après tout le monde pour "fermer" la colo, que tout le monde part petit à petit. D'abord les jeunes, puis les autres "monos", et pour finir vous restez seul dans un endroit qui quelques jours plus tôt vibrait de la vie de centaines de personnes et qui maintenant est vide.
 
Si on s'arrête de lire là, ça pourrait donner l'impression que je les envie d'être repartis et que je me morfonds à rester seul, mais c'est le contraire. 
 
J'ai aimé l'énergie de ces jeunes Français, leur présence, j'étais content de les voir tous les matins, de pouvoir aborder des sujets avec eux dont je ne pourrais discuter ni avec mes collègues ni même avec ma blonde (quoi qu'elle s'en vient bonne en culture française, à force ! :) ). Mais une fois replongé dans mon quotidien québécois, j'aime cette tranquillité, ce "cocon" qui m'entoure depuis que j'ai posé le pied ici il y a 7 ans et quelques. Si je reprends mes exemples de tout à l'heure, après une fête quand tout le monde est parti, je ne ressens pas le vide. Je prends le temps de me poser, de profiter du calme, je souris en repensant à toutes les anecdotes de la soirée, heureux de sentir que mes amis ont passé un bon moment.  Stravinsky (si je me souviens bien) disait que le silence de quelques secondes qui suit la fin d'une oeuvre appartient encore au musicien. Cette attente qui précède les premiers applaudissements est un moment spécial dans un concert. Les musiciens ont fini de jouer, les spectateurs n'ont pas encore brisé la magie, c'est une bulle fragile qui n'en est que plus belle quand le spectacle était réussi.
 
Je regarde ces jeunes repartir en France comme on regarde un bateau s'éloigner du quai. Il y a quelques minutes encore, il était là, vibrant de vies et de promesses, mais une fois seul sur le quai, quand le bateau disparaît au loin, on n'est pas forcément envieux de l'aventure que les passagers vont vivre. On peut tout simplement être en accord avec son quotidien et heureux de pouvoir vivre ses propres défis, espérer que tout va bien se passer pour eux tout en appréciant le fait d'avoir trouver où poser ses propres valises.
 
Rester ce n'est pas arrêter de rêver, renoncer à l'aventure, c'est parfois au contraire vivre son rêve au quotidien en souhaitant à tout le monde de trouver le sien.

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Une reconversion au Québec pour une infirmière

Aloane

Voilà des nouvelles de ma situation professionnelle au Québec, J'ai passé des entretiens d'embauche fin août dans les hôpitaux du Saguenay.
Tout le monde s'est demandé alors quels sont les résultats des deux entrevues d'embauche que j'avais passé et bien je n'ai pas retenu leur attention ! Comment cela se fait ?

Je plaide COUPABLE !!!

En me remémorant mes entretiens je me souviens avoir demandé comment se passaient les vacances ? Et qu'on m'a répondu qu'il ne fallait pas compter en avoir la première année, que je serais dans l'équipe volante pendant 2-3 ans c'est à dire que les plannings seraient faits 5 semaines à l'avance mais qu'en fonction des besoins ils pouvaient être modifiés 1 semaine avant, qu'il ne fallait pas que je compte avoir mes vacances d'été en juillet-août ou pendant la relâche scolaire en mars pendant 10 à 12 ans et que Noël c'est à peu près ça aussi...( Mon visage souriant s'est alors décomposé ) et j'ai dis à voix haute : " Je dois assimiler cette nouvelle, merci de m'en avoir fait part. "
Donc, oui ! Je n'étais pas vraiment emballée et j'ai peut être admis devant eux que j'avais un job à côté qui me prenait du temps donc que je ne voulais pas un plein temps...Voilà, mon futur employeur n'a pas du me sentir trop motivée...Et bien oui ! je ne suis pas motivée pour travailler de nuit, de soir, et de week-end, je me dis flûte je n'ai pas fais tout ce chemin pour ne pas profiter de ma famille.On a qu'une vie, je sais bien qu'on ne sait jamais ce qu'elle nous réserve...

La vie est trop courte j'ai maintenant le choix d'être ou de ne plus être infirmière où bon me semble.

Je me souviens qu'en commençant ma formation d'infirmière en 2001 la directrice de l'IFSI avait fait un discours en nous laissant toutes pantoises, assises sur nos fauteuils pliants et grinçants d'amphi, en disant " La durée de vie active d'une infirmière est de 6 ans !!!" Je me souviens qu'un brouhaha s'en était suivi, choquées que nous étions de cette déclaration plutôt, me semblait-il, inopportune pour nous motiver dans cette formation de plus de 3 ans.

Puis les années passant, j'ai compris pourquoi tant d'infirmière avaient lâché l'affaire ! ( Le stress, la dépression, Burn out, l'ambiance familial en vau-l'eau, l'épuisement, le manque de reconnaissance tous ça peut essoufler la plus motivée... )

C'est pourquoi dès que l'opportunité est passée devant moi je l'ai saisi, partir travailler en extra hospitalier, faire une formation en tant qu'infirmière puéricultrice et travailler dans une ambiance sereine. Voilà pourquoi retourner à l'hôpital ne m'enchantais guère pour passer le stage de reconnaissance au Québec !

Je dois bien l'admettre j'y serais bien restée un peu plus, le service était intéressant, les collègues super sympa et Montréal ( une grande ville avec des Magasins !!!!! et la famille ) . Bon mais voilà vous connaissez la suite.
Je suis revenue au Saguenay pour rejoindre ma famille, mais j'ai quand même postulé dans deux hôpitaux pour dire ( je me parle à moi-même là) bon je vais travailler un peu à l'hôpital pour continuer mon apprentissage du terrain Québécois, je n'ai pas payé les 450 $ de l'Ordre cette année pour rien sans compter le prix de l'ARM.

Oui, mais voilà quand enfin j'ai eu mes entretiens, je n'avais pas envie d'y aller, j'avais la boule à l'estomac en me disant : " Je le fais mais je sais que c'est pas moi tout ça, j'aime aider les gens mais je suis plus tournée vers le soin relationnel, dans le soutien, dans le support que dans le soin technique. "

Je me suis même mise à croire que je pourrais aller tout de suite dans un services d'urgences adultes, alors que ça fait 7 ans que je ne travaille plus qu'avec des bambins. Et non je n'avais pas envie, et heureusement qu'ils m'ont fait un essai pour que je me rende compte que j'avais des formations à faire et donc que je ne suis pas pantoute ( du tout) opérationnelle immédiatement pour ce genre de service.

Tout ça pour vous dire qu'en mai alors que je réalisais encore mon travail à Sainte-Justine j'ai débuté un travail de coach de motivation pour les programmes de sport Beachbody (car depuis un an et demi nous utilisons avec mon époux ces programmes et cela nous a changé la vie, la forme, la silhouette, la confiance en nous ) et qu'en passant mon hobby en mode professionnel je ne me suis jamais autant épanouie de ma vie pour mon travail.

Est ce que le fait de travailler à mon propre compte , le fait de me donner mes propres objectifs, le fait d'avoir des encouragements pour les résultats obtenus, le fait d'avoir un salaire rapide avec une augmentation chaque mois me fait penser que j'aurais du le faire depuis longtemps ?
OUIIIIIIII !
Donc voilà pour toutes les personnes qui se demandaient comment se sont passées mes entrevues vous avez la réponse, pour les personnes qui veulent aussi travailler de chez elles et se faire un salaire à la hauteur de leurs efforts et pour les expatriés Français qui viennent avec une résidence permanente et qui cherche un emploi principale ou secondaire et bien contactez-moi sur ma page
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De plus vous pouvez trouver mes aventures sur mon blog Les aventuriers du Fjord

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Montréal mon idéal!

Maudite Française

J'ai passé mes vacances en France. De retour dans mon pays natal, ma ville d'adoption m'a particulièrement manquée. Lorsqu'on me demandait pourquoi, j'avais du mal à répondre: "Je m'y sens bien" était la seule réponse qui me venait à l'esprit, assez décevante pour mes interlocuteurs curieux, j'en conviens.
Alors depuis que je suis rentrée, je guette ce qui rend Montréal si attachante à mes yeux:
A Montréal, quand on croise le regard de quelqu'un, il sourit, automatiquement, gratuitement, sans attendre rien en retour.
A Montréal, on te tutoie et on ne te demande pas: "Comment allez vous aujourd'hui?
- Non, on te demande: "Ça va bien aujourd'hui?" Parce que de base, il n'y a pas de raison que ça aille mal.
A Montréal, je défie n'importe qui, dans n'importe quel quartier, d'arriver à marcher plus de 2 mètres (allez 1 mètre même, immobile, même!) avec une carte ouverte dans les mains sans que quelqu'un ne vienne lui demander s'il a besoin d'aide et où il veut aller.
A Montréal, on peut marcher, jouer, courir, pique-niquer ou organiser un BBQ sur les pelouses dans les parcs.
A Montréal, on ne court pas ni on se bouscule dans le métro, même aux heures de pointe.
A Montréal, au restaurant, la serveuse va te conseiller, parce que tu as commandé la même entrée que ton amie, de la prendre en plat principal et de la partager:"Parce que t'en auras plus et ça reviendra moins cher".
A Montréal, on célèbre la première tempête de neige avec la même ferveur que les premières températures positives...Le reste du temps on chiale qu'il fait trop froid ou trop chaud!
A Montréal, une fille peut porter des jupes et des talons sans se faire mater grossièrement ou se faire traiter de salope.
A Montréal, quelqu'un m'a couru après pour me remettre le billet de 20$ qui était tombé de ma poche sans que je m'en aperçoive.
A Montréal, si tu chantonnes dans l'allée du supermarché parce que tu aimes bien la toune qui passe à la radio, la personne que tu croises va probablement reprendre le refrain en coeur et te lancer un:"Maudit qu'elle est bonne cette toune là!", voir esquisser des pas de danse.
A Montréal, ça sent le BBQ et on entend les rires sur les terrasses de mai à octobre.
A Montréal, dès qu'il fait plus de 10 degrés, c'est l'été!
Montréal, à l'image des ses habitants, est une ville chaleureuse, reconnaissante de son histoire mais tournée vers l'avenir, ouverte, cosmopolite, fun et délicieuse à vivre !
Montréal, je t'aime !
Et vous, avez-vous des coups de coeur à partager sur votre ville?

Cet article est tiré de mon blogue: Les tribulations d'une française à Montréal: http://mhlps.wordpress.com
Vous pouvez également suivre ma page facebook où je partage mes découvertes québécoises: https://www.facebook.com/LesTribulationsDuneFrancaiseAMontreal

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Les auteurs de BD du Québec

soulman

Bon bon bon, ce blog se voulait initialement "culturel" et finalement je parle de tout et de rien, revenons donc à nos amours, la culture québécoise  :biggrin2:. J'ai déjà parlé du dynamisme du cinéma québécois, parlons aujourd'hui du 9ème art, la BD. Ça fait une quinzaine d'années que je suis auteur professionnel et avant même mon arrivée ici tout le monde me prévenait "tu vas voir, c'est pas pareil au Québec." Parce que les auteurs québécois, quand ils venaient dans les gros festivals en Europe, étaient étonnés de voir tant de monde, tant de lecteurs prêts à attendre des heures pour une dédicace. Parce qu'ils passaient d'un cercle de quelques dizaines d'auteurs à des milliers d'auteurs rencontrés, pensant à tort que c'était plus facile de vivre de son art en France ou en Belgique.
 
C'est certain que le marché de la BD se porte bien, il n'a jamais cessé de se développer. Mais si ce gâteau grossit d'années en années, les parts en sont de plus en plus petites. De plus en plus de sorties, de plus en plus d'éditeurs, de plus en plus d'auteurs prêts à accepter n'importe quel contrat pour éditer leur premier album. Je ne vais pas m'étendre sur les difficultés du marché du livre, que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, je reste disponible pour en discuter plus en détail avec ceux que ça intéresse, mais pour résumer disons que peu d'auteurs en vivent bien. Peu en vivent tout court, moi le premier, j'ai toujours préféré garder un travail à côté, pour que mes albums restent une passion, sans la pression des revenus obligatoires. Autant dire que je ne m'attendais à rien de particulier en arrivant en 2007.
 
Et pourtant...
 
Ce que le milieu des auteurs BD a de fascinant ici, pour commencer, c'est que justement peu en vivent exclusivement. Ça évite donc ces regroupements d'auteurs qui ne parlent QUE de BD, coupés de tout, avec pour seul sujet leur album en cours. Les auteurs que j'ai rencontrés ici viennent de milieux variés, on y trouve beaucoup de journalistes, d'illustrateurs de presse, de musiciens, d'enseignants. Beaucoup travaillent dans le milieu du jeu vidéo, de la presse ou des arts en général. Logique, vous dites ? Pas tant que ça, pourtant. En France beaucoup de mes amis auteurs en venaient à préférer se lancer à fond uniquement dans la BD, quitte à gagner bien moins qu'un SMIC,  parce qu'ils ne pouvaient pas trouver de travail créatif dans un domaine qui leur plaisait. Et à l'inverse, ceux qui accédaient à ces postes n'avaient plus de temps à consacrer à la BD. Ici j'ai trouvé des gens qui comme moi arrivent à cumuler ces deux passions. Le deuxième point qui m'a étonné est la solidarité qui existe entre les auteurs. Tout le monde se connait. Évidemment c'est plus facile parce que le milieu est plus petit, mais ça n'en demeure pas moins agréable. Depuis mon arrivée à Québec, tous les jeudis à midi on se retrouve une dizaine-douzaine d'auteurs pour manger ensemble. Évidemment les invités sont les bienvenus, ce qui élargit sans cesse le cercle et évite là encore de ne parler que de BD. À Montréal aussi on retrouve quelques beaux regroupements d'auteurs et c'est toujours un plaisir de se croiser à la moindre occasion, le festival de BD de Québec étant l'incontournable tous les ans. Les auteurs viennent des 4 coins de la province et d'ailleurs. Tous les ans, on a le plaisir de revoir les auteurs des autres provinces du Canada, mais aussi d'Europe.
 
Parce que c'est l'une des autres particularités qui caractérise les "bédéistes" du Québec (terme utilisé uniquement ici et qui ne fait pas l'unanimité), l'ouverture réciproque vers la France. Québec c'est surtout avec Bordeaux. Les villes sont jumelées et tous les ans un programme d'échange et de résidence d'artiste permet à un Bordelais de venir à Québec quelques mois et à un auteur de Québec d'aller à Bordeaux. Ce qui fait que les deux communautés se connaissent très bien et s'apprécient grandement. Beaucoup d'auteurs de Montréal vivent la même chose avec Lyon. Tous les ans un fort contingent d'auteurs Montréalais partent des semaines pour aller au festival de BD de Lyon et beaucoup d'auteurs Lyonnais viennent aux festivals du Québec. Et sachant que les auteurs Bordelais s'entendent bien avec les Lyonnais, que les auteurs de Québec s'entendent bien avec ceux de Montréal, quand tout ce beau monde se réunit ça crée des soirées mémorables.
 
Excusez la longueur de mon introduction, je voulais juste résumer le fait que malgré la taille du marché québécois, les ponts et collaborations avec l'Europe rendent la BD québécoise très vivante et actuelle. La jolie Sophie Cadieux a d'ailleurs animé sur ARTV une série de portraits très bien réalisés cette année dans le cadre de son émission BD Québec : https://www.facebook.com/BDQCtv?fref=ts Vous pourrez mettre un visage sur certains des noms que je vais citer plus bas. Avant de parler des auteurs, d'ailleurs, rendons un hommage aux maisons d'édition, qui sont souvent la première chance pour les auteurs locaux de se voir édités.
 
- La Pastèque : http://www.lapasteque.com/Catalogue.html
Un éditeur incontournable, très bien distribué. Allez voir leur catalogue, je ne saurais même pas par où commencer tellement il est diversifié.
- Mécanique Générale - Les 400 Coups : http://www.editions400coups.com/series/hors-series-49
Un peu plus underground, moins "jeunesse", mais d'une richesse qui me fait penser à l'Association et aux Requins Marteaux pour ceux qui connaissent.  
- Pow Pow, la Mauvaise Tête, Front Froid : http://editionspowpow.com/ http://www.mauvaisetete.com/ http://www.frontfroid.com/ 
Plus jeune et forcément plus petit que nos deux "géants" cités précédemment, ils incarnent toute la jeunesse et le dynamisme de la BD québécoise d'aujourd'hui, chaque album est un petit bijou.
 
Parlons maintenant des auteurs principaux. Il y en a tellement que je sais d'avance que je vais en oublier, j'en ai déjà honte, n'hésitez pas à m'en suggérer d'autres que je ne connaîtrais pas. Il y en a quelques uns ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Auteur_qu%C3%A9b%C3%A9cois_de_bande_dessin%C3%A9e mais ce n'est pas complet. Je ne vous citerai que ceux que je connais personnellement, je n'ai pas assez de recul pour les auteurs plus anciens, ce n'est pas une liste complète mais plus des suggestions.
 
Les incontournables :
 
- La série des Paul de Michel Rabagliati, une adaptation au cinéma est en cours, c'est un monument de la BD
- Les Nombrils de Delaf et Dubuc, c'est un énorme carton, un succès comparable à Titeuf.
- Guy Delisle : il passe tellement de temps en France qu'on en oublie même qu'il vient de Québec :) , mais il revient tous les ans pour le plaisir de tous. Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, le Guide du mauvais père, etc. Son album Pyongyang va lui aussi être adapté au cinéma
- Jimmy Beaulieu : éditeur, auteur reconnu partout dans le monde, enseignant, il est au centre de quasiment tout ce qui se fait en BD au Québec. Trop d'albums pour être tous détaillés, j'aime particulièrement ses carnets. Si vous voulez le découvrir, puisqu'il faut bien commencer quelque part je vous conseille deux de ses derniers albums, Le temps des siestes et Laisse pourrir au sol les entrailles de ton ennemi.
 
Les valeurs sûres :
 
- Jacques Lamontagne : des séries magnifiques, les Druides, Yuna, Aspic, etc. Je l'ai découvert quand j'étais encore en France, un ami commun étant son scénariste.
- Jean-françois Bergeron ou Djief : son album qu vient de sortir, Broadway, est une pure merveille. Sa série le Crépuscule des Dieux un grand succès. 
- Jean-Paul Eid : personnage comme tous les auteurs précédents extrêmement sympathique, qui fait beaucoup penser aux débuts de Fluide Glacial, l'esprit des Solé, Alexis, un dessin très efficace, un humour décalé et des BD qui défient toujours les standards. Sa série des Jérôme Bigras rappelle l'univers de Maester, Tronchet, et son album Le Fond du trou a fait beaucoup parler de lui parce qu'il intégrait dans son histoire un trou qui traversait de part en part l'album.
- Michel Falardeau : connu initialement pour sa série Mertownville, son trait évolue sans cesse dans ses albums suivants, Luck en 2010 puis le magnifique French Kiss 1986 l'année passée. Et le suivant va être encore plus beau.
- Philippe Girard alias Phlppgrrd : auteur talentueux et particulièrement productif, l'un de ses albums Tuer Velasquez va être adapté au cinéma.
- Leif Tande : beaucoup plus underground, son nom en lui-même un jeu de mot (Left Hand) résume bien le personnage. Danger Public, William, Morlac, etc. chaque album est un bel univers en soi et comme Jean Paul Eid il joue beaucoup sur le lien avec le lecteur, n'hésitant pas à défier les conventions de la BD.
- Francis Desharnais : très impliqué dans tout ce qui touche à la BD au Québec, les échanges/résidences avec la France, les concerts dessinés qui mêlent danse, musique et BD, les matchs d'impros BD, les fresques, etc. Chaque initiative originale, chaque lancement qui fait parler de lui, il est dedans. Sa série Burquette a été adaptée en série animée et ses collaborations avec Caroline Allard pour les Chroniques d'une fille infigne et  Pierre Bouchard pour Motel Galactic (3 Tomes) sont des bijoux.
- Autres auteurs : beaucoup pourraient être considérés comme des "valeurs sûres", je pourrais citer par exemple Paul Bordeleau, Simon Bossé, Pascal Girard, Réal Godbout, David Turgeon, etc.
 
Les coups de coeur et auteurs de demain :
 
Là encore ils "pullulent" au Québec. Iris et Zviane ont  beau avoir collaboré pour un magnifique projet, l'ostie d'chat, elles ont également une belle bibliographie chacune de leur côté. Zviane, notamment, est d'une productivité incroyable et ne cesse d'étonner le monde de la BD. Les deuxièmes est un album magnifique et son projet en cours qui recoupe musique et BD sera captivant. Jeik Dion, personnalité unique, très underground, participe depuis des années à la richesse de la BD québécoise, de par son implication dans Front Froid notamment. Un autre qui était à l'origine de ce projet, Julien Paré Sorel, auteur en pleine explosion cette année, avec la sortie de Léthéonie notamment.
 
Si vous aimez la BD, n'hésitez donc pas à découvrir tous ces talents !

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Bientôt trois ans...

futurquébecois

Pari osé, pari payant...
 
 
Un peu de nos nouvelles...
 
Loin du forum pour des raisons intrinsèques, 
Le parcours continue cependant...
Ici des nouvelles de notre aventure,
A défaut du '' jour après jour ".
Dans un mois, cela fera trois ans...
Trois ans, déjà, depuis que nous sommes au Québec,
Trois intenses années, pleines sur tous les plans,
Un pari osé, celui de partir vers une contrée lointaine, d'emblée quasiment inconnue, sinon par quelques récits, sinon par nos lectures,
Partir avec un minimum de garanties...
Un pari osé, sachant qu'il faut laisser tomber une situation, des habitudes, des parents et amis, et aussi des acquis...
Un pari qu'il faut oser prendre, et je crois pouvoir dire, qu'au jour d'aujourd'hui, il a été pour nous, payant.
Je peux donc, sans trop de risques de me tromper, affirmer que nous sommes en train de réussir notre immigration.
Pour rappel, les choses se sont mises en place au bout d'environ un an, après ces incontournables formations nous ayant offert des références Québécoises, venant se greffer en complément de nos diplômes et expériences acquises sous d'autres cieux... pourtant pas si lointains... mais bon...
Deux augmentations de salaire plus tard, nous nous ancrons, ma conjointe et moi-même,  dans nos milieux professionnels respectifs.
Nous retrouvons de nouvelles habitudes, nous nous sommes faits de nouvelles relations, issues pour la plupart de nos cercles professionnels...
Matériellement, notre situation a elle aussi logiquement évolué.
Les lendemains incertains des nouveaux immigrants, nos ''douloureux souvenirs'' d' économies de bas de laine, ont laissé place aujourd'hui à une certaine part d'insouciance vis à vis du quotidien, à la possibilité de projection et à l'établissement de projets, découlant d'une relative aisance financière...
Le projet le plus important étant l'acquisition de notre propre maison, c'est ainsi que notre prochain déménagement, celui qui nous verra passer du statut de locataires à celui de propriétaires, se fera selon nos démarches et prévisions, au milieu de l'année 2015, soit moins de quatre ans après notre arrivée.
Le Brouhaha de la ville commençant à nous lasser, nous nous installerons en périphérie de Montréal.
Ce n'est évidemment pas la seule raison, nous aurons en passant les ponts, un rapport espace / prix bien plus plus intéressant que ce qui est pourrait être proposé sur l'île...
Nos enfants, quant à eux, continuent normalement leur scolarité.
Ils ont maintenant leurs repères, leurs amis, et les problèmes cités dans les premiers billets de ce blog, font maintenant partie du passé...
Ils sont d'ailleurs actuellement en vacances au pays, et me font part de leur empressement à revenir, cela étant assez explicite.
Voilà...
J'espère que ce court témoignage apportera du baume au coeur des futurs et nouveaux immigrants.
Je leur conseillerais juste... d'être justes... beaucoup me comprendront.
Je leur conseillerais juste de donner pour recevoir...
Les compétences sur la base desquelles ils ont été sélectionnés lors du processus d'immigration sont suffisantes pour attaquer le marché de l'emploi, sous réserve toujours de cette '' mise à niveau '' et de la connaissance des normes et codes locaux.
Je leur conseillerais aussi de s'entourer de gens positifs, de faire leurs propres analyses, de comparer, le parcours de tel ou untel n'étant pas nécessairement ' la ' référence.
 
Bonne chance à tous.
 

 
 
 
 
Sommaire du blog :  http://www.forum.immigrer.com/blog/2/entry-376-sommaire-du-blog/

Tags : Culture

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