Février, mois de l’histoire des Noirs

Elvire

Que me souhaiter à moi femme Noire issue de l’immigration ici en région, ici au Québec, ici au Canada?

Le mois de l’histoire des Noirs est né aux États­Unis d’une volonté initiale de coordonner l’enseignement des Noirs Américains dans les écoles publiques. Une initiative mitigée à ses débuts mais qui s’est vue devenir essentielle et primordiale quand on sait que l’éducation et la connaissance de son histoire est essentielle voire primordiale à la survie physique et intellectuelle de tout peuple à fortiori les Noirs américains (...)

Cette célébration a bien vite pris de l’expansion et s’est rendue ici au Canada en 1995 quand la députée Jean Augustine a fait voter une motion sur la reconnaissance des Noirs à la chambre des communes du Canada. La ligue des Noirs du Canada et celle du Québec organisent des événements commémoratifs avec un rappel au chemin de fer souterrain. Pour ceux qui l’ignore, le chemin de fer clandestin était un réseau de routes clandestines qui étaient utilisées par les esclaves noirs américains pour se réfugier au delà la ligne de démarcation entre les États abolitionnistes du Nord et les États esclavagistes du Sud appelée la ligne de Mason­ Dixon jusqu’au Canada avec l'aide des abolitionnistes qui adhéraient à leur cause. Bref, après ce petit clin d’oeil à l’histoire, nous sommes en droit de nous demander la pertinence aujourd’hui de célébrer l’histoire des Noirs ici au Québec, ici au Canada?
Et en quoi est-­il important de se remémorer l’histoire de ce peuple avec une mention d’honneur aux femmes.

J’ai envie comme Morgan Freeman de déclarer : « Je ne veux pas d'un Mois de l'Histoire des Noirs. L'Histoire des Noirs c'est l'Histoire Américaine. » En effet Freeman pense que le racisme perdurera tant que les gens s'identifieront par rapport à leur couleur de peau, leur race.

Mais je choisis comme femme Noire, issue de l’immigration ici en région ici, au Québec, ici au Canada de penser comme Virginia Woolf que je cite: « Chacun a son histoire fermée en lui comme les feuilles d'un livre qu'il connaît par coeur et ses amis ne peuvent lire le titre." Une autre citation dit et je cite: « On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc et du noir sur du noir, chacun a besoin de l’autre pour se révéler. Autant je veux t’ouvrir le livre de mon histoire autant j’ai besoin de connaître la tienne. L’ignorance est une aliénation sans pareille qu’il faut abolir. C’est la méconnaissance de l’autre, de son histoire même entre être de la place qui crée plusieurs conflits souvent inutiles. ET oui il est plus que pertinent voire essentiel de célébrer l’histoire des Noirs ici au Québec et ici au Canada.

Et plus encore, j’opte pour le faire avec un regard féminin, le mois de l’histoires des Noir­E­s avec comme objectif de partager l’histoire mais surtout présenter ces figures féminines. Présentations qui devrait nous ouvrir à une réflexion. C’est quoi la place de la femme noire issue de l’immigration ici au pays? La prend-­elle à sa juste valeur? Est­-ce que cette place existe vraiment? Autant de questions, autant de piste de réflexions. Ma réflexion sera celle d’une immigrante noire en région et j’amorcerai mon propos avec une parole de sagesse du célèbre Paolo Coelho et cette parole de sagesse, je souhaite de tout mon coeur qu’elle devienne le socle de notre réflexion comme femme et femme immigrante noire. « Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie. Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes... »

C’est terminé l’esclavage, c’est banni la traite négrière, c’est terminé ce temps où tu ne pouvais pas t’instruire, t’exprimer, choisir ton chemin, choisir ta carrière...Aujourd’hui, tu peux et tu as le pouvoir de t’exprimer, de choisir la liberté et mener des actions pour la garder et la faire porter du fruit et un fruit qui demeure.

Le Mois de l'histoire des Noires au féminin, c'est un moment pour réfléchir sur ces femmes qui ont résisté au changement, de créer une vie meilleure pour tous, et qui nous interpellent du tréfonds de nos coeurs, des femmes courageuses et fortes. Nous devons également réfléchir sur les femmes dans nos propres vies, et chercher des moyens d'exprimer la force et la sagesse de celles qui étaient avant nous, ainsi que les femmes contemporaines.

Le Canada et le Québec en a connu et connait de ces femmes.

Sais­tu qu’en 1853 Mary Ann Shadd Cary devient la première journaliste noire d’Amérique du Nord. Elle est la rédactrice du Provincial Freeman, un journal torontois qui se veut la voix des Noires et des Noirs au Canada. En 1870, elle devint également la première avocate noire e Amérique du Nord.

Portia White devient la première chanteuse noire de concert au Canada en 1941. Elle connaît une extraordinaire carrière internationale, donnant plus de 100 concerts, y compris un concert privé devant la reine Élisabeth II.

La militante féministe Rosemary Brown était la première femme noire élue en Colombie­Britannique. Elle demeura députée jusqu'en 1986, puis devint cheffe de la Commission des droits de la personne de l’Ontario, pour prendre ensuite la direction du Centre international MATCH.

Yvette Bonny Pédiatre­hématologiste, réalise en 1980 la première greffe de moelle osseuse sur un enfant au Québec. Citoyenne d'honneur de la Ville de Montréal, on lui a aussi décerné le Prix des médecins de coeur et d'action, le titre de Femme de mérite du YWCA, le prix Claire Heureuse (première dame de la première république noire indépendante reconnue pour sa générosité et son courage exceptionnels) et le prix Sylvio Cator (modèle haïtien d'énergie et de réussite).

Marlène Jennings née à Longueuil en 1951, est la première Québécoise Noire à avoir été élue au parlement du Canada (en 1997).

D'origine sénégalo­-mauritanienne, Aoua Bocar Ly­Tall est militante et experte­-conseil spécialisée dans les questions de genre, d'égalité, de diversité culturelle et de développement international. Co­fondatrice Comité Inter­Africain, un mouvement international de lutte contre les mutilations génitales féminines, elle est aussi membre fondatrice du Regroupement général des Sénégalais du Canada et présidente fondatrice de Femmes africaines, Horizon 2015 et de Fem En Vie. Elle a reçu de nombreux prix, dont le Prix 2005 du gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne », et a été nommée personnalité du mois de l’histoire des Noirs en 2001.

Michelle Jean haïtienne née en 1957 devient en 2010, et après une carrière dans les médias, la première femme Noire Gouverneure générale du Canada (3ème femme à occuper ce poste). Elle a quitté cette fonction en 2005 et est actuellement ambassadrice de l’Unesco en Haïti.

Yolande James avocate alors devient en 2004 la première femme noire à être élue à l’Assemblée nationale du Québec, où elle est également la plus jeune des député­es.
En 2007, elle devient ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec. Elle est alors la plus jeune membre du Conseil des ministres et la première personne noire à y accéder.

Roselyne Mavungu présidente directrice générale du réseau québécois crédit communautaire.

Régine Laurent (présidente FIQ)

Régine Chassagne (musicienne et chanteuse, Arcade Fire)

Martine Chartrand (cinéaste)

Mme Dominique Anglade, le 28 janvier 2016, est assermentée Ministre de l’Économie, de la Science et de l'Innovation et Ministre responsable de la Stratégie numérique au sein du gouvernement de Philippe Couillard.

Et tu sais quoi, tout près de toi en région ici à Trois-­Rivières, Amina Chaffai, militante féministe convaincue, originaire du Maroc. Depuis 2001, elle est l’attachée politique (volet économique), Conseillère politique régionale et directrice de communications Mauricie/Centre­du­Québec. Conseillère responsable des relations avec les structures politiques, économiques et communautaires pour la Mauricie. L’implication au sein du conseil d’administration du Centre de santé des femmes de Trois-­Rivières a été déterminante pour la suite, soit la découverte de la passion pour le développement social. Plus que les études et la formation académique, c’est l’engagement social qui l’a emmenée professionnellement dans le milieu politique.

Bref, La liste ne tarit pas, la liste est longue. Et le plus beau dans tout cela, c’est que cet élan de liberté et d’intégration comme participante de la vie sociale, économique, politique de notre nouveau pays est conjugué au présent et au quotidien.
La femme Noire aujourd’hui ici au Québec est présente et s’active. Non pour rester figée à une identité collée à sa couleur mais pour s’inclure avec les autres femmes, « les deux autres soeurs » pour continuer ce cheminement des femmes vers leur libre expression, leur épanouissement et leur place dans la société.

Pour dire comme Oprah Winfrey : « Comme vous devenez plus clairement qui vous êtes, vous serez mieux en mesure de décider ce qui vous convient le mieux »
La balle est donc dans mon camp, femme Noire, immigrante, nouvelle arrivante...le sacré « bon moment » c’est maintenant! J’agis!

Tags : DiscriminationProfil de l'immigration québécoiseHistoire

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J'ai accouché en urgence au Québec !!!

Aloane

Coucou les amis,

 

Bonne année à tous, on est encore en janvier, pfiou !!! Mes voeux sont encore de circonstances.

 

 

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Je n'étais plus trop sur la toile depuis 2 mois et pour cause ! J'ai accouché en novembre d'un tout petit bébé de 1690g en extrême urgences. 

J'avais eu un premier trimestre de grossesse dans la norme, quelques petites nausées avec un peu de fatigue, puis un deuxième trimestre avec la pêche, tout se passait trés bien, mon gynécologue me prédisait un beau bébé de 3 kg grâce aux échographies, le bébé se présentait tête vers le bas, on m'annonçait même un accouchement voie basse ( le luxe !!!!)

Puis à 32 SA patatras l'échographie de contrôle montre un léger fléchissement de la courbe de croissance ( comme 8 ans plutôt pour mon premier enfant ) mais le doppler ( les échanges au niveau du placenta sont pas folichons ) on me garde

 

 

 

 

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donc en observation, avec injections de cortisone pour maturer les poumons au cas ou ?

Puis le doppler s'améliorant, j'ai le droit de retourner à la maison, mais sous contrôle aux 2  jours, pour arriver à 34 SA et là, la nouvelle échographie montre un arrêt total de prise de poids ( 1er percentile) doppler pas trés folichon non plus, transfert en grossesse pathologie et au bout de 3 jours césarienne en urgence comme dans la série en 10 minutes mon bébé Noah, mon petit Canadien était né !

En France alors que j'étais hospitalisée en grossesse pathologiques, jamais les médecins ne m'ont parlé de ce qu'ils prévoyaient pour mon cas, chaque jour, un troupeau de médecins étudiants, externes et autres franchissaient ma porte et se racontaient mon cas sans même m'adresser directement la parole.... Au Québec c'est un autre monde. On vous parle, on s'adresse à vous, on vous écoute s'il y a un doute.

La diffèrence au Québec est majeure, le médecin de garde est venu à minuit me parler ( j'étais arrivée à 20 h en service ), chacun des spécialistes m'ont tout expliqué au cas ou...Et en 3 jours j'étais rassurée, dans tous les cas je savais ou aller.

Quand il y a eu ma césarienne et que 15 personnes m'entouraient pour aller au plus vite, un médecin anesthésiste se tenait à ma tête et m'expliquait tout ( au dernier moment avant l'anesthésie générale, le coeur de Noah s'est stabilisé et j'ai pu avoir une rachis anesthésie pfiou et voir sa naissance  .)

À la fin de l'interventien le gyneco de garde est venu à ma tête pour me donner des précisions sur ma situation, et quand il a vu mon mari dans le couloir lors de mon transfert il lui a nouveau tout expliqué. J'ai toujours senti qu'on me laissait le choix de dire oui ou non pour les traitements pour moi ou pour Noah.

Quand on parle de la qualité des soins au Québec et bien je dois le dire oui il y a une prise en charge plus humaine et c'est vraiment plus appréciable. Oui certes quand vous faites la queue aux urgences pur avoir des antibiotiques, c,est tannant , mais quand il y a une urgence on voit le savoir faire, la relation d'aide et le soutien ( support ) des équipes soignantes.

En matière d'allaitement maternel en service de néonatologie j'ai aussi pu constater également une diffèrence par rapport à ce que j'avais connu en France ( je ne dis pas que dans toutes les maternités Françaises c'est la même chose ) dès la sortie de salle de réveil on m'a invité à faire de la compression manuelle pour extraire du colostrum, j'ai donc pu donner le sein 6 h après mon intervention chirurgicale ( lever précoce après l'intervention diminue les douleurs et les risques  de thrombose ) et mon fils a tout de suite pu prendre une première tétée ( pour mon premier cela n'avait pas été le cas, j'etais resté alitée 24 h et je devais presque pleurer pour qu'on m'emmène voir mon fils en fauteuil roulant ).

Là, le personnel a été toujours très positif aimable et aidant ( en France cela n'avait pas été si facile, malheureusement il suffit d'une ou deux personnes de mauvais caracteres dans un service pour vous faire une réputation  ).

 

Je pense que le fait que les soignants aient moins d'enfants à prendre en charge, et qu'ils font participer les parents aux soins,  apporte une meilleure acceptation pour les parents, de ne pas avoir leur bébé avec eux tout de suite.

Je me souviens que pour mon premier bébé, je me suis sentie dépossédé, pas d'accouchement classique, pas de bébé avant 24 h ( alors que cela faisait 2 mois que j'étais hospitalisée pour le maintenir au chaud le plus longtemps possible) tout cela faisait qu'on était plus a cran.

 Pour finir Noah va trés bien maintenant, ici comme en France nous avons eu la visite de naissance à la maison d'une infirmière de CLSC ( un peu comme la PMI )  car Noah n'avait pas atteint 2400 g en sortant de service.

Les vacccins ont commencé dès 2 mois on peut aller soit au clsc soit en clinique pédiatrique.

Nous n'avions pas de médecins traitant donc le service de neonat nous a transféré en clinique ( donc un soucis de moins hihihi ).

Voilà pour mon expérience, je sais que ma situation est spécifique aux endroits ou j'ai été prise en charge ( en France comme au Québec ) donc c'est simplement mon vécu personnel que je vous partage.

Pour les formalités administratives au niveau de la naissance au Québec, dès la maternité vous remplissez la déclaration de naissance avec un papier commun pour les allocations familiales et la sécurité sociale, c'est trés pratique pas besoin de courir partout. Notre enfant est donc Canadien et Français, nous allons pouvoir lui faire les deux passeports :).

Sinon moi j'ai la forme, j'ai repris le sport depuis peu, je n'avais pas beaucoup à perdre car j'ai vraiment fait attention pendant la grossesse, et le sport m'a aidé pour me mobiliser plus rapidement après la chirurgie.

J'ai même droit à un congé maternité bien que travailleur autonome,ce qui est bien confortable.

Je vous laisse mes coordonnées si vous avez envie de suivre un programme de sport à la maison et avoir une coach dynamique qui vous aide à atteindre vos objectifs :)

https://www.facebook.com/Une-Française-et-son-Beach-Body-257794904392271/?ref=hl

Si vous souhaitez avoir encore plus d'anecdotes sur notre expatriation visitez mon blog : Les Aventuriers du fjord
Si vous souhaitez avoir une coach de motivation dynamique pour vous faire atteindre vos objectifs contactez-moi sur ma page Facebook


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Partir avec ma famille : j'y vais mais j'ai peur !

Laurence Comet

Je me souviens encore du jour où j'ai décidé de m'expatrier en famille : "Quel beau projet, excitant, courageux... mais tellement stressant !"

 

À l'approche du grand départ, la pression se faisait de plus en plus oppressante et les questions s'enchaînaient dans ma tête : "Mes enfants vont-ils s'intégrer ?", "Comment vont-ils vivre l'éloignement du reste de la famille", "Que va-t-il se passer si notre vie ne nous plaît pas là-bas ?". :o

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À juste titre selon moi, car il ne s'agissait pas d'une mince affaire (dans le style "À quoi inscrit-on Junior cette année : babyfoot ou cerf-volant ?"). Non, c'était du sérieux et cela impliquait que chacun des membres de la famille allait devoir (et surtout vouloir) s'adapter : nouvelle vie, nouveau pays, nouvelle culture, nouveaux amis et parfois nouvelle langue. Pour mener ce projet à bien et en faire une réussite, des discussions furent nécessaires bien sûr, ainsi qu'une bonne préparation administrative, matérielle et psychologique.

 

Bien sûr, certains rabats-joie n'ont pas manqué de juger cette décision d'inconsciente, égoïste, irréfléchie, et de me faire part de leur incompréhension. Régulièrement culpabilité et doutes vinrent ainsi freiner (et même gâcher) mon excitation, ma joie et mon impatience, durant les mois précédant le grand départ. Sans parler de quelques nuits blanches et de tablettes de chocolat englouties... ;)

 

Pourtant... c'est certainement l'une des meilleures décisions que mon conjoint et moi ayons prise de notre vie, autant pour nous que pour les enfants. Car une merveilleuse aventure nous attendait (ce qui ne l'empêcha pas d'être parsemée d'embûches).

 

Et si (comme je l'étais au début) vous êtes persuadés que s'expatrier en solo ou à deux est plus simple et plus pratique qu'avec ma tribu : vous vous trompez ! Hormis lors de la préparation : alors oui, en effet (moins de paperasse, pas de recherche d'école ou de garderie, vaccins, budget, etc), mais une fois sur place : que nenni !!!!

 

Voici selon moi 5 arguments de poids prouvant que partir vivre à l'étranger en famille présente de nombreux avantages. Partir vivre à l'étranger avec ma famille m'a notamment permis de :

 

1- RESSERRER LES LIENS FAMILIAUX

 

Face aux difficultés et à l'inconnu, l'humain a tendance à chercher refuge auprès de ses proches et ça tombe bien, on est de cette race ! Le dicton "L'union fait la force" s'est avéré particulièrement vrai durant notre expatriation : bravant les épreuves de la vie à l'étranger, les uns comme les autres avons fait preuve de plus de solidarité et de confiance entre nous que dans notre pays natal.

 

Rien de tel que l'expatriation pour souder une famille : on se fait plus de confidences, on partage plein de beaux moments rien qu'à nous, et on se forge des souvenirs en famille inoubliables.

 

2- S'INTÉGRER PLUS VITE ET PLUS FACILEMENT

 

Vive l'école ! Grâce à elle, nos chers bambins se sont rapidement fait de nouveaux amis et ont découvert avec joie que l'amitié dépassait les frontières. Mais bonne nouvelle, elle a également été profitable à nous, les parents. ;)

 

Personnellement, étant d'une nature plutôt timide, toujours à cours de sujets de conversation et peur d'ennuyer les autres avec des platitudes, l'école s'est avérée être en effet un magnifique vivier de connaissances et d'amis.

 

Les parents qui amenaient leurs enfants à cette école ayant plein de points communs avec nous (les enfants bien sûr, le quartier, les préoccupations et les activités extra-scolaires), l'approche s'est avérée plus facile, ainsi que les discussions, plus ou moins sérieuses selon les journées : devoirs, profs, poux, ... :D

 

Et la cerise sur le sunday, comme ils disent au Québec : les entraînements et les matchs de nos progénitures ! Rien ne vaut d'attendre (désespérément) des heures sur un banc pour entamer une conversation avec un autre "commis d'office" : le temps passe plus vite, je vous le garantis ! ;)

 

3- APPRENDRE UNE LANGUE BIEN PLUS RAPIDEMENT*

 

Ayant choisi l'Espagne comme pays d'adoption pour notre petite famille et ayant fait Allemand (oui, je sais... en langue vivante 1, en plus ! Pour ma défense "Mutti" était prof d'allemand, alors j'ai pas eu le choix...) et Anglais à l'école, je redoutais l'apprentissage de cette nouvelle langue.

 

Et je ne m'étais pas préparée mentalement à me faire couper l'herbe sous le pied par mes enfants de 3 et 5 ans : la fréquentation de l'école locale et des petits voisins, sans oublier leur cerveau moins "ridé" et plus spongieux que le mien, ont eu raison de ma méthode Assimil. ;)

 

Oui, bon, voilà : mes enfants ont appris l'Espagnol ET le Valencien à une vitesse fulgurante, et moi, à une vitesse d'escargot (j'ai remis à plus tard l'apprentissage du valencien pour ma part !). ;)

 

Valorisant pour eux ("Je parle mieux que Maman", "Papa, avec ton accent pourri, on comprend rien", "Maman elle arrive pas à prononcer le double R", "Papa, constipado, ça veut pas dire qu'on arrive pas à faire caca, ça veut dire enrhumé), challengeant et attendrissant pour moi : tout le monde y trouve son compte et j'ai appris l'espagnol bien plus rapidement que si je m'étais installée en Espagne sans enfants.

 

* Je suis arrivée au Canada avec mon conjoint en 2004, et nous y sommes restés durant 10 ans et où nous nous sommes même "reproduits" ;) . Puis nous avons décidé de nous lancer dans une nouvelle aventure : ma famille et moi sommes actuellement en Espagne.

 

4- POSITIVER

 

En m'expatriant, j'ai réalisé que contrairement aux idées reçues, la vie à l'étranger n'était pas toujours idyllique : elle est régulièrement ponctuée et ternie par des moments de doutes et/ou de blues.

 

Ayant testé l'expatriation également à deux (avant de nous "reproduire"), je vous confirme qu'avoir des enfants avec soi m'ont empêchée de me morfondre et à "pleurer sur mon sort", même lorsque mon moral n'était pas au top. Car notre "devoir" de parent consiste à faire figure haute devant eux, adopter une "positive attitude" et passer outre notre propre mal du pays.

 

Face aux crises de mes enfants les premières semaines de notre arrivée (ils ne voulaient pas aller à l'école, car ils n'arrivaient pas à communiquer), leur papa et moi avons dû redoubler d'efforts et de patience pour les rassurer et leur prouver au quotidien le bien-fondé et les bienfaits de l'expatriation.

 

Pour cela, on s'attachait quotidiennement à insister sur les bons côtés de leur nouvelle vie, et à les féliciter et à les encourager pour leur rapidité et facilité d'adaptation.

Mine de rien, en agissant ainsi, je vous garantis que je n'ai jamais eu le temps de m'apitoyer sur mon sort. Et cela m'a d'autant plus fait apprécier les bons côtés de cette belle aventure familiale. :)

 

5- DÉCOUVRIR, DÉCOUVRIR, DÉCOUVRIR

 

Suite logique du point précédent, pour que nos enfants (et nous bien sûr) apprécient leur vie à l'étranger, on a fait en sorte (bon, surtout au début) de rendre extraordinaire chaque journée libre : en visitant un nouvel endroit, en participant à une activité locale, en assistant à une fête traditionnelle, en allant à la rencontre de gens du coin, etc.

 

Bref pas question de rester cloîtrés à la maison : même encore maintenant, on sort dès qu'on peut et on essaie de faire de chaque sortie une aventure... (alors que seule, je vous avoue que je cèderais régulièrement  à la tentation de rester à la maison, de passer des heures sur Internet ou devant la télé avec une belle boîte de Ferreros ou un paquet de chips... mais de passer à côté de beaucoup de choses ! ) ;)

 

En résumé, partir vivre à l'étranger avec ma tribu ne m'a pas épargnée de son lot de peurs, d'efforts et d'écueils, mais si je devais le refaire, je le referais : vivre cette belle aventure familiale en vaut la chandelle ! :)

 

Et 1 image valant 1000 mots :

 

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"Si vous voulez aller vite, allez-y seul. Si vous voulez aller loin, allez-y à plusieurs."


Alors vous, votre expatriation en famille, vous l'avez vécu (ou vous l'imaginez) comment ? ;)

 

PS : N'hésitez pas à aller faire un tour sur mon blog EXPATRIATION, TOURISME ET COMPAGNIE et à vous abonner pour ne rater aucun billet :B), et sur ma page Facebook Expatriation, Tourisme & Cie. :P

 

 

Tags : SantéEnfants

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Notre TOP 4 des manteaux d’hiver à Montréal en 2016

Josie Suissa

Au Québec, les hivers sont longs et les températures peuvent facilement descendre jusqu’à – 35 degrés en février. Donc, pas question de faire de compromis sur la qualité du manteau si vous voulez être protégés du froid et profiter à fond des joies de l’hiver. Et même si vous voulez ce qu’il y a de meilleur sur le marché, vous n’êtes pas tous prêts à vider votre porte-monnaie pour vous procurer le manteau d’hiver de vos rêves. Vous pensez peut-être que les manteaux de marques spécialisées dans le plein air sont sûrement hors de prix ? Détrompez-vous ! Voici une liste de nos 4 manteaux d’hiver à Montréal qui ont un excellent rapport qualité-prix.


Pour la sportive : le Delta de Louis Garneau


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Si vous ne connaissez pas encore la marque Louis Garneau, c’est une marque québécoise qui conçoit des manteaux de qualité supérieure pour ceux qui pratiquent les sports d’hiver et la marche en ville. Donc, mesdames, si vous n’avez pas encore trouvé un manteau à la fois chaud et confortable pour la ville ou vos activités de plein air, le manteau Delta est fait pour vous! Il a un bon niveau de respirabilité et procure une bonne imperméabilité pour une protection hivernale complète. Pour les plus frileuses, ce manteau est composé d’un isolant fait de 90 % de duvet de canard et de 10 % de plumes, ce qui est 3 fois plus chaud qu’un isolant synthétique. Prix : 420 $ taxes incluses. Pour en savoir plus


Pour la girly : le Gail de Noize


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Tout comme Louis Garneau, Noize est une marque québécoise dont les manteaux sont  polyvalents, stylés et hyper féminins. Si vous êtes une femme qui aime les manteaux chauds et bien coupés, vous allez adorer le Gail de Noize. C’est un manteau en duvet de style trois-quarts qui est à la fois tendance, confortable et à un prix très abordable. Vous ne vous en lasserez pas cet hiver. Prix : 225 $ taxes incluses. Pour en savoir plus


Pour le citadin: le Nicky de Toboggan


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Les manteaux Toboggan sont le secret le mieux gardé au niveau des manteaux de qualité supérieure à des prix très accessibles. En plus, ils s’apparentent beaucoup aux manteaux Canada Goose au niveau des caractéristiques pour la moitié du prix ! Si vous êtes un homme qui aime les manteaux très chauds avec une belle coupe qui vont vous durer longtemps, le Nicky est parfait pour vous. C’est un manteau en duvet, super fashion. Vous allez le conserver pendant des années, c’est certain ! Prix : 265 $ taxes incluses. Pour en savoir plus


Pour l’explorateur : le Norse d’ HELLY HANSEN


norse-helly Hansen.jpgLa marque scandinave Helly Hansen est reconnue pour faire des manteaux de qualité conçus pour les hivers rigoureux. Durable, imperméable et extrêmement chaud, le parka Norse est un excellent choix pour vos activités de plein air. Il est fabriqué dans un tissu résistant et imperméable pour vous garder au chaud et au sec durant les journées froides et humides. Son isolant est fait de fibres mélangées qui vous procurera la chaleur éprouvée du duvet. Et ses nombreuses poches peuvent contenir tout ce que vous souhaiterez y mettre, en plus de garder vos mains au chaud. Prix : 395 $ taxes incluses. Pour en savoir plus


Et vous, quel a été le manteau d’hiver que vous avez acheté dernièrement ? Qu’en pensez-vous?

Tags : HiverConsommation

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De Abidjan en Côte d’Ivoire à Trois-Rivières au Québec!

Elvire

Je me nomme Elvire Toffa Juteau originaire de la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest. J’ai immigré au Québec par parrainage, c’est à dire, je me suis mariée avec un Québécois de souche et par la suite, il m’a parrainée pour un regroupement familial afin que je le rejoigne dans son coin de pays. Nous nous sommes mariés le 12 août 2006 à Abidjan la capitale politique de mon pays la Côte d’Ivoire et sommes installés à Trois-Rivières depuis le 30 mars 2007. La procédure de regroupement familial n’a donc pas été trop longue bien que lorsque vous êtes séparés de votre amoureux, le temps paraît bien plus long qu’il ne l’est.

Je suis très heureuse de vous partager mon expérience de femme noire issue de l’immigration et vivant en région. Et d’autant plus que je vous partage cela sur immigrer.com, site que j’ai eu d'ailleurs le plaisir de consulter et de lire lorsque nous vivions la procédure d’immigration mon mari et moi-même alors fidèles visiteurs de ce merveilleux site. Aujourd’hui je suis au Québec, le temps passe si vite finalement, mon époux Sylvain et moi n’avons pas perdu de temps, nous sommes parents de trois merveilleux enfants de 8, 5 et 2 ans. Au travers de la maternité, j’ai terminé des études en communication écrite à l’université du Québec à Trois-Rivières, j’ai connu aussi mes premières expériences de travail etc... pour finalement me lancer dans l’entrepreneuriat.

Je suis travailleuse autonome, propriétaire d’une entreprise dénommée Casafriq, la Case Africaine du Québec qui offre une diversité de services culturels, de découverte et de loisirs d’inspiration africaine exotique. Je vous en parlerai plus en détails dans un autre article que je dédierai à l’entrepreneuriat féminin immigrant en région.
J’ai aussi fait du bénévolat et fréquenté la maison de la famille question de côtoyer d’autres mères et surtout me frotter à la réalité parentale d’ici, toujours dans un soucis d’intégration.
L’intégration, au mieux l’inclusion dans la société québécoise en région est une démarche de premiers pas et d’audace, j’aurai aussi l’occasion de vous en parler assurément dans un autre billet.

Toujours dans ce souci de réflexion sur une intégration réussie et épanouie pour les femmes et par les femmes issues de l’immigration, j’ai crée avec un groupe d’amies immigrantes le RAAM, entendez le Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde, un organisme à but non-lucratif qui oeuvre justement pour l’intégration socio- professionnelle des femmes issues de l’immigration en région avec un point d’honneur à l’entrepreneuriat féminin comme moyen favorable d’intégration. Un autre billet pourra vous en parler en détails de l’OBNL et sa soixantaine de membres, toutes des femmes comme moi qui croient en cette vision de solidarité, d’entraide et d’acceptation de l’autre d’où qu’elle vienne dans sa différence pour bâtir ensemble des moyens de contribuer à l’autonomie financière des femmes immigrantes et les reléguer comme actrices de développement économique et sociale de notre région d’accueil, notre nouveau chez nous.

Enfin, j’écris oui ma passion pour l’écriture ne tarit pas; l’écriture pour moi demeure une réelle thérapie, un chemin de liberté, un fleuve d’idées et de faits de vie observés ou vécus à raconter, à partager afin que le lecteur partage mon univers souvent imagé, romanesque et poétique mais combien empreint de ma couleur de femme et de femme immigrante ici au Québec, ici en région.

Merci aux administrateurs de ce site de m’offrir cette opportunité, c’est un réel plaisir. Merci à vous qui me lirez et de qui j’aurai aussi plaisir à lire les commentaires. Comme le dit une citation: « L’expérience que tu vis en ce moment est le résultat de tous les choix que tu as faits. »

Immigrer au Québec avec mon époux a été un choix qui a engendré et continue d’engendrer de gros dépaysements pour moi mais combien cette expérience est formatrice, valorisante voire vitale!

J’ai déjà très hâte à ma prochaine chronique qui s’intitulera: «Immigrer par parrainage...De l’ombre de mon époux à la quête de MOI »

Tags : ParrainageRégions du QuébecIntégration

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