Des vacances dans le Sud en hiver ?

Aloane

Voilà notre 3e hiver Québécois qui s'achève et je dois bien admettre... le froid est rude. Plus de 30 jours à moins 30 degrés Celsius vous donnent envie d'hiberner cloîtrer dans votre maison avec des couvertures, un bon chocolat chaud et un film à l'eau de rose ( ben oui c'est mon style ).
 
Mon premier hiver nous avons décidé d'en profiter un maximum, le premier flocon au Saguenay est alors tombé le 5 novembre.  Je me souviens tout à fait de ma réaction : j'étais euphorique !!! Je magasinais avec une amie et j'ai entendu une personne s'exclamer amèrement au loin : " Oh non pas déjà !!! " Et moi toute fraîche arrivante que j'étais je me disais : " Mais elle doit être habituée, non ? "  ( la naïveté...)
 
Donc le premier hiver on a acheté nos raquettes, on sortait toutes les fins de semaines pour réaliser nos randonnées avec notre petit garçon de 4 ans, même par -36 degrés. On a ADORÉ. ( on était vraiment insouciants et très enthousiastes. )
 
Le deuxième hiver j'ai fais mon stage d'infirmière à Montréal, je faisais tous les 10 jours des allers-retours vers le Saguenay pour retrouver ma famille, dès la fin du mois de mars la neige fond on commence à voir les fleurs apparaître ( à Montréal seulement). Les fins de semaine on profitait aussi de belles balades en randonnée mais si le temps le permettait seulement.
 
Puis voilà notre 3e hiver qui débuta début novembre et dès octobre les préparations des sols ( bâches sur la pelouse, piquets de signalisation dans les entrées de garage et tempo ( abris temporaires pour éviter le déneigement de votre allée de garage) ) "fleurissent " très, trop rapidement à mon goût. Le mois de novembre est grisâtre et finalement on attend qu'une chose que la neige arrive pour pouvoir profiter des superbes randonnées mais en même temps j'ai le sentiment de ne pas avoir suffisamment profiter des mois chauds de l'été...
 
Du coup je reste chez moi, dès que je sors ma peau ( sèche ) est attaquée par le froid et j'ai le sentiment d'une séance douloureuse chez l'acupuncteur,  pareil au chien de Pavlov j'assimile sortie extérieure à douleur... Est-ce seulement moi qui ai ce sentiment ? Que nenni, en interrogeant tout le monde, une phrase revient : " L'hiver est particulièrement froid cette année..." Ah vous avez remarqué vous aussi ? héhéhé
 
( bon je suis contente je ne faisais pas ma petite nature pfiou )
 
Voilà vers quoi je vous amène, cette année on a craqué, on est allé ( comme pas mal de monde du cru ) magasiner notre voyage dans le Sud !
 
On veut de la chaleur, mon chum fête ses 40 ans on comprend pourquoi c'est vital ( pour nous ) de faire en sorte d'avoir ce voyage.
C'est une belle habitude des retraités Québécois d'aller se réchauffer en hiver en Floride ou Cuba et de revenir en mai pour profiter du Québec à des températures plus clémentes. Je comprends pourquoi cette habitude est importante pour tenir pendant l'hiver, c'est certain que c'est a planifier ( a économiser dans son budget ) l'hiver paraît alors moins long et on revient avec une belle énergie pour finir en beauté notre Hiver Québécois.
 
C'est aussi pour nous l'occasion de recevoir ma mère et belle-mère dans un endroit plus neutre que la maison familiale ou finalement après la joie des retrouvailles on en vient à se sentir un peu étriqué au bout d'un mois... Tout le monde est heureux et gagnant dans l'histoire.
 
Voilà je vous reviendrais avec les photos de vacances car on doit encore patienter jusqu'en avril mais l'effervescence de préparation de notre départ me fait retrouver une énergie plus positive et Je profite à 100% du "avant voyage" pour cela.
 
Si vous aussi vous êtes épuisé du froid sachez que c'est normal, il n'y a pas à culpabiliser, les températures sont particulièrement basses cette année.
 
Mes conseils :
Faites le plein de vitamine D c'est vraiment important pour garder le moral et augmenter vos défenses immunitaires ( Attention : avec la fonte des neiges les joies de la gastro vont arriver. )
Des lampes de luminothérapie peuvent vous aider aussi à bien commencer la journée.
Sortez même si vous avez mal ( comme moi ) les randonnées en forêt vous permettront de ne pas subir les températures extremes et vous respirerez de l'air pur et ça c'est vraiment important pour se sentir bien.
Rencontrez des amis, entre expatriés on peu se trouver facilement des points communs. Le forum est là pour cela :smile:
Faites du sport ( oui c'est mon truc ) en réalisant votre séance de sport on sécrète des endorphines qui font qu'on se sent bien et puis si vous voulez vous sentir à l'aise en bikini sur la plage n'hésitez pas à me contacter ( je coach les gens à faire des programmes de sport à la maison , des programmes ultra efficaces qui m'ont fait perdre 15 kg il y a deux ans et 30 kg pour mon mari.)

 
" Rien n'est permanent dans ce monde, pas même nos problèmes. "
Charlie Chaplin
 
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Égo et empathie...

soulman

Égo : désigne généralement la représentation et la conscience que l'on a de soi-même. Il est tantôt considéré comme le fondement de la personnalité ou comme une entrave à notre développement personnel.
Empathie : notion désignant la « compréhension » des sentiments et des émotions d'un autre individu
 
On sait tous ce que signifient ces deux mots, souvent galvaudés. Leur définition parait simple au premier abord, et pourtant... Si on en parle à 50 personnes, chacune va en avoir une perception légèrement différente, leur connotation même risque d'être positive ou négative selon les cas.
 
Certains verront le "je", l'égo, comme une marque de confiance, une affirmation de soi, le fondement de ce qu'ils sont. Ce "je" incarnera leurs racines, ce qui les définit et les singularise. D'autres y verront du narcissisme, un repli identitaire, un manque d'ouverture, de la fierté mal placée... Pour l'empathie aussi les avis seront partagés selon la façon dont nous nous voyons par rapport aux autres. Pour certains, cette empathie sera signe d'ouverture, d'accessibilité, de compréhension alors que d'autres y verront une sensibilité trop grande, voire une certaine faiblesse, un abandon de soi, un recul.
 
Je pense que ces deux principes sont un peu de tout ça selon la façon dont on les perçoit, et qu'en toutes choses on doit comprendre les multiples aspects d'une notion, les bons comme les mauvais. Le fameux équilibre entre le Yin et le Yang, pour les adeptes de Taoïsme. Et si on parle d'équilibre, je dois dire malheureusement que selon moi beaucoup de problèmes viennent souvent d'un débalancement plus ou moins marqué.
 
Le déséquilibre n'est bon ni dans un sens ni dans l'autre.
 
Si on a trop d'empathie et pas assez d'égo, on peut avoir l'impression de n'avoir aucun rôle au sein de la société, de n'être utile à personne. Souffrir d'un manque d'estime de soi, s'adapter toujours aux autres, que ce soient ses collègues, ses amis, sa famille, sans jamais vraiment affirmer sa propre personnalité. Ne pas "tenir le gouvernail" et prendre des mauvaises décisions par peur de déplaire ou de blesser. Dans ce cas ci, ce déséquilibre pourra avoir des conséquences au niveau personnel, individuel.
 
Mais ce dont je voudrais parler aujourd'hui, c'est du déséquilibre inverse, trop d'égo et pas assez d'empathie. Il est selon moi la base de beaucoup de maux de société. Il crée un manque de recul, des rapports compliqués entre les gens, un manque d'ouverture qui amènent beaucoup de choses négatives : 
 
La violence, qu'elle soit verbale, physique, au sein de sa propre famille ou dans le contexte du travail, de la rue, vient souvent d'un égo démesuré, le fait de vouloir prouver qu'on est le plus fort, de vouloir avoir le dernier mot, montrer à d'autres son pouvoir, et se déchaîne davantage quand on manque d'empathie pour sa victime. Comment un homme battrait sa femme si il était capable d'en ressentir la détresse, la souffrance ? Comment s'acharner sur un camarade de classe si on vit sa peur ? 
 
La colère, l'incompréhension, l'amertume, l'envie, la jalousie viennent souvent aussi de ce déséquilibre. Quand on aime par-dessus tout avoir le dernier mot, qu'on souhaite juste montrer à l'autre qu'on est le plus intelligent, le plus habile, qu'on souhaite prouver qu'on est capable de crier plus fort que l'autre et que quoi qu'il arrive on tiendra son bout, comment sortir de l'impasse quand d'un côté comme de l'autre on se ferme à la compréhension de l'autre. Combien de couples qui s'aimaient profondément se sont quittés parce qu'ils ne savaient plus s'écouter, se pardonner, que chaque discussion devenait un combat ? Combien de fils, de filles, ne parlent plus à leurs parents parce qu'ils ont cessé de se voir avec les yeux de la famille mais que chacun n'est tourné que vers ses propres problèmes ? Combien de fois on se sent frustré de ne pas avoir eu une promotion, de ne pas se sentir suffisamment valorisé par rapport à notre employeur sans même se demander si on l'a verbalisé, mérité plus que d'autres ? Un simple titre après une signature électronique peut provoquer tant de remous dans une compagnie. Pourquoi lui et pas moi ? Si on va dans l'extrême, combien de guerres, de massacres, de haines entretenues depuis des millénaires entre des peuples, des tribus trouvent leur source dans des simples querelles d'égo ? Et combien de morts seraient évitées par davantage d'empathie pour l'autre camp ? 
 
Trouver cet équilibre, communiquer sans cesse pour éviter les malentendus éviteraient selon moi tellement de dérives, de conflits. 
 
Si j'en parle ici, c'est évidemment comme d'habitude pour rapprocher ma réflexion de notre quotidien d'immigrés. Pour réussir une bonne intégration, il est nécessaire de laisser un peu le "je" de côté pour un peu plus écouter ceux qui nous accueillent. Se mettre à leur place et un peu moins considérer tout comme acquis. Nous agissons parfois en tant que nouveaux arrivants comme des enfants qui arrivent en visite chez des amis de leurs parents et qui ne comprennent pas que chez ces adultes-là ils ne peuvent pas faire tout de la même façon que chez eux. Que la vie de ces inconnus ne tourne pas autour de nos besoins et de nos envies, et que si on veut se faire apprécier et passer une bonne journée on n'aura pas le choix de suivre les règles de ces adultes. Des enfants qui ne se disent pas que si ces adultes ne disent rien au début, par politesse, ça ne veut pas dire pour autant que ça leur plait de nous voir débarquer dans leur quotidien, parce que, dans le fond, ils ne nous ont rien demandé.
 
Je caricature un peu, et ces cas sont rares, je l'espère, mais ils déteignent beaucoup sur la perception que certains canadiens peuvent avoir des immigrés et on ne peut pas les en blâmer. Ça rejoint encore mon sujet du jour, plutôt que de se sentir vexés dans notre amour-propre, éloignons notre égo et mettons-nous à leur place, ce n'est effectivement pas agréable de se faire servir des leçons par des gens qu'on a pas demandé à accueillir et il n'y a aucune raison pour qu'ils fassent le moindre effort pour faciliter notre intégration, même si beaucoup le font dans les faits.
 
Oui, oui, je sais, certains vont me dire pourquoi partant de là ils ne font pas l'effort de leur bord de faire plus preuve d'empathie à notre encontre parce que c'est difficile de se reconstruire si loin de chez soi. Vous avez raison, mais je le répète souvent, on n'a aucun droit de changer les autres, on ne peut que s'intéresser à NOTRE façon de voir les choses et à ce que NOUS faisons au quotidien. Et, encore une fois, nous avons fait la démarche de venir volontairement nous installer ici, eux n'ont pas signé de papier demandant à adopter des immigrés :)
 
Pour finir par une note un peu plus globale et moins centrée sur l'immigration, faites-donc l'exercice de prendre un peu de recul. D'envisager chaque frustration, colère, envie sous un oeil extérieur pour évaluer combien de fois on se laisse emporter par notre égo. Et que si on prend les problèmes dans ce sens là on relativise beaucoup nos problèmes.
 
Est-ce que c'est important de lui clouer le bec, à lui, sur ce forum, est-ce que c'est normal que je boue autant parce que je n'arrive pas à le faire mal paraître ou est-ce que je compatis parce que dans le fond il ne dois pas aller bien dans sa vie personnelle et qu'exister sur un forum n'est qu'un exutoire pour lui ? Est-ce que je vais rire de lui avec les autres publiquement, l'insulter ou essayer de lui parler en privé pour comprendre sa colère ?
 
Est-ce que cet adolescent qui crie après sa mère au magasin parce qu'elle veut lui acheter des chaussures qui ne lui plaisent pas ne peut pas se dire qu'après une journée de travail elle n'a pas besoin de se faire humilier publiquement alors qu'elle essaie juste de lui faire comprendre que tant qu'à investir 200$ autant que ce soit du vrai cuir avec des bonnes coutures ? Et elle, plutôt que de l'envoyer paître, ne peut-elle se rappeler qu'à son âge aussi, elle rêvait de plaire, souhaiter être comme les autres, et qu'elle aussi avait l'impression que ses parents ne comprenaient rien aux réalités d'une cour d'école ? Ne peut-elle voir dans cet adolescent revêche le petit garçon qu'elle aimait tant ? Parlez-vous ! Apprenez à écouter l'autre, faites des compromis. Ne laissez pas un problème de chaussures gâcher une relation familiale et vivez ce moment comme un rapprochement, vous qui n'avez plus le temps de rien faire ensemble. Faites-vous une joie d'aller ensemble à ce moment mère-fils, écoutez-vous, enrichissez-vous de vos expériences, allez manger après ça tous les deux, ce sont ces moments du quotidien qui font de notre vie un plaisir ou un enfer.
 
Apprenez à vous rapprocher après une engueulade, à admettre que vous aviez tort, à verbaliser vos angoisses, à accepter des excuses, à dissiper les doutes. Beaucoup de malentendus viennent d'une mauvaise compréhension, d'une mauvaise perception, plus on dit les choses simplement et en laissant tout égo de côté, plus on se met à la place de l'autre, plus on vit de façon harmonieuse avec les autres.
 
 

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La carte soleil : les étapes pour la recevoir

Aloane

Aprés un tour de poteau, la deuxième étape à réaliser c'est de refaire tous ses papiers et s'il est un élément extrêmement important pour nous,  c'est la prise en charge de l'assurance maladie  !
 
Pfiou ! Une chance on a pas de délai pour être pris en charge ( sinon pour la majorité des pays c'est 3 mois de délai ou vous devrez payer une assurance privée) car il y a des accords entre la France et le Québec pour que dès qu'on atterrisse avec nos papiers sur le sol Québecois on puisse avoir tout de suite la fameuse carte soleil.
 
Ainsi on est protégé si on a un besoin urgent de soins. 
 
Est-ce compliqué ?
 
Non.
 
Les étapes :
 
En France avant de partir pour le Québec il faut vous rendre dans votre Caisse d'assurance Maladie et demander le formulaire de détachement ( le formulaire SE 401-Q-106 pour les étudiants sinon voilà le lien pour les travailleur temporaire : http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/a-l-etranger/vous-partez-travailler-a-l-etranger/vous-etes-detache-dans-un-pays-sous-convention.php )
 
Dans tous les cas on doit demander un détachement .
mon conseil expérimenté : si vous faites votre demande trop tôt prenez en compte que l'agent de l'assurance maladie va vous demander votre carte vital  = ne la donnez surtout pas !
Pourquoi ?
On ne sait jamais ce qu'il peut se passer entre temps ( je ne fais pas mon oiseau de mauvais augure mais bon juste de la prévention ). A l'époque j'ai simplement dit que j'avais un enfant de 4 ans et que la spécialité de tout enfant c'est de tomber malade au moment les plus délicats... tout argument est bon :smile:
 
Une fois au Québec il y a plusieurs administrations à visiter :
 
- le Service Canada pour obtenir son Numéro d'assurance social  :
C'est le numéro qu'il faut connaitre par cœur il va vous permettre d'avoir un emploi ! ( Temps d'attente relatif de 10 minutes ( préférez y aller en milieu de semaine un mardi à 11h par exemple ) vous verrez à quel point c'est super réactif c'est très appréciable ) vous voulez en savoir plus voilà le lien http://www.servicecanada.gc.ca/fra/ausujet/rapports/nas/demander.shtml 
 
- La régie d'assurance Maladie : si vous n'habitez pas à Québec ou Montréal vous pouvez demander votre formulaire par téléphone ( ce qui est notre cas au Saguenay ) Au bout de 5 jours on reçoit le formulaire à remplir puis on doit aller le signer à l'hôtel de ville devant agent administratif agréé et enfin redonner le formulaire au CLSC agréé de notre secteur et on recevra nos carte soleil !!! par la poste c'est pas beau la vie ?
 
voilà le lien pour avoir le numéro de téléphone http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/nous-joindre/citoyens/Pages/nous-joindre.aspx
 
Ils s'engagent à vous envoyer votre carte dans les 10 jours.
 
Je vous parle de tout cela en lien avec notre tour de poteau du mois de décembre. Si vous renouvelez votre permis de travail vous devez réaliser toutes ces étapes à nouveau héhéhé nous en sommes donc à notre 3e renouvellement on devient donc des habitués aussi de la carte soleil et du NAS alors autant vous en faire profiter :smile:
 
N'hésitez pas si vous avez des questions, dans le forums tout est expliqué http://www.immigrer.com/page/Sinstaller_Les_demarches_a_larrivee_Carte_dassurance_maladie-Sante.html
 
mais franchement c'est vraiment ultra rapide ( si vous êtes sur place vous pouvez tout faire dans la journée ! J'adore le système pour cela) .
 
Est ce en lien avec le fait que pas mal de papier administratif sont payants ? ( si on la perd ça coûte 25 $ de la refaire, vous devrez faire des photos également pour votre carte ( 9 $ la photo sur place ) )
 
Si vous vous demandez ou réalisez vos photos standard pour vos papiers administratifs de tout ordre : c'est dans les pharmacies que cela se passe ( je pense que j'ai mis du temps à le savoir car ce ne fut pas évident pour moi hihihi chez Jean Coutu ou autre ).
 
Un agent de caisse se fera un plaisir de vous prendre en photo pour  10 $ environ . ( Les photomatons ont du bon :smile: )
 
Je vous souhaite plein de papiers administratifs de ce genre à remplir car cela veut dire que votre rêve d'expatrié devient réalité :smile:
 
C'est une étape tout cela mais je peux vous dire qu'on le fait avec plaisir ( surtout quand on a déjà rassemblé tous les papiers pour la résidence permanente, on est clairement habitué hihihi )
 
Vivez votre vie à 110 % vous verrez à quel point notre état d'esprit est différent ici :smile: TOUT EST POSSIBLE.
 
Aloane
 
 
 "Ce n'est pas le vent qui décide de ta destination, c'est l'orientation que tu donnes à ta voile. Le vent est le même pour tous. "
Jim Rohn.
 
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Un pas à la fois...

Soulman

On lit souvent sur le forum ou n'importe où en général des témoignages de gens déçus par leur situation. Que ce soit dans leur travail, au sein de leur famille, par rapport à leurs amis, leur vie de tous les jours. Beaucoup de frustrations s'accumulent et plus la personne est fragile, plus la situation va lui sembler inextricable.
 
Trop lourde à porter toute seule...
 
C'est donc encore plus difficile quand on est dans la position d'un immigré, loin de sa famille, de ses amis, de ses repères. C'est là qu'on trouve que c'est impossible de se faire des relations ici, que la notion même d'amitié est différente, que le clash culturel est plus fort qu'anticipé. On voit tout en noir et les petites gouttes s'additionnent, sans laisser le temps de reprendre son souffle ni de sortir la tête de l'eau, remplissant la coupe bien plus vite que prévu.
 
Mais dans le fond, à qui en veut-on vraiment ? Aux Québécois qui n'ont rien demandé à personne, qui n'ont pas signé en bas d'une lettre qu'ils s'engageaient à quoi que ce soit afin de nous accueillir et de nous aider dans nos premières démarches ? On s'en veut à soi-même, de ne pas avoir assez anticipé les obstacles, les irritants ? À son conjoint, sa conjointe quand on est venu en couple, qui aurait DÛ savoir, lui, elle, que ça n'allait pas être si simple ? À notre famille qui ne nous a pas retenus assez fort, à la France qui nous a "poussés" à partir, maudite soit elle ?
 
Et si, dans le fond, on ne devait en vouloir à personne ? Si il n'y avait ni coupable, ni victime ?
Et si, tout simplement, on n'en demandait pas trop et qu'on ne se noyait pas parfois dans un verre d'eau ? Si on ne voulait pas aller trop vite ?
 
C'est certain qu'on souhaite vite retrouver une vie la plus normale possible une fois arrivés ici. Mais comment être déçu si en un ou deux ans on n'a pas recrée ce qu'on a mis des dizaines d'années à avoir en France ou ailleurs ? On parle souvent des déceptions quant au travail, aux amis qu'on ne se fait pas, mais comme dans tout il faut se laisser le temps et surtout agir sur ce que l'on peut.
 
Quand j'étais éducateur spécialisé, c'est la première chose que j'essayais d'inculquer aux jeunes dont je m'occupais. Ils devaient prendre leur temps. Apprendre avant tout à se respecter, à respecter les autres, à rêver et à se donner les moyens d'atteindre leurs objectifs une étape à la fois. C'était pour la grande majorité des jeunes déconstruits, en grave difficulté, qui souffraient d'une très mauvaise image d'eux-mêmes. Proches de leur sortie de prison, après des peines souvent lourdes, ils avaient peur de se plonger à nouveau dans un monde où ils ne s'étaient jamais vraiment sentis à l'aise. On devait donc leur inculquer avant tout cette intime conviction qu'ils avaient totalement le droit d'être là, qu'ils faisaient partie de la population au même titre que n'importe qui, mais que pour ça ils allaient devoir apprendre à vivre selon les règles de la société. Se conformer à certaines balises, s'imposer quelques contraintes. Suite à ça on pouvait commencer à bâtir un programme de vie basé sur un objectif ultime, un point à atteindre qui changera sûrement en cours de route mais qui aura pour valeur de les diriger le plus longtemps possible.
 
Par exemple un jeune qui rêvait de devenir chauffeur routier, on identifiait avec lui toutes les étapes qui allaient pouvoir le rapprocher de son objectif. Pareil pour un jeune qui souhaitait ultimement travailler dans une boulangerie, un garage, vendre des téléphones portables. On analysait quels seraient les objectifs intermédiaires, réalistes, qui l'amèneraient vers la vie dont il rêvait. La montagne parait vraiment haute à ce moment-là, on lui parle d'années de préparation, de beaucoup d'étapes, mais si on les prend une par une, c'est juste un pas après l'autre dans la bonne direction. Commencer par suivre des cours de maths, de français, faire des stages, apprendre à s'exprimer avec plus de confiance, se présenter mieux, être de plus en plus en paix avec soi-même, passer le permis de conduire, commencer à côtoyer des autres jeunes plus structurants que ses fréquentations précédentes, apprendre à faire confiance, se permettre de rêver à une famille, un appart tout seul, une voiture. Bâtir sur chaque succès pour se motiver et sur chaque échec pour apprendre. Ne jamais revenir en arrière et toujours avancer. Je ne pourrais pas parler de tous les jeunes qui se sont bâtis des belles vies à force de travail et qui continuent à m'envoyer de leurs nouvelles.
 
J'avais commencé à écrire un livre sur certains d'entre eux, je ne le finirai sans doute jamais parce que c'était avant tout un exercice de mémoire plutôt que de témoignage, je le garderai pour mes enfants quand il sera temps pour eux de le lire. Ce qui m'avait tellement appris à l'époque, c'est à quel point leurs rêves étaient simples, profonds. Souvent c'était "travailler dans quelque chose que j'aime, avoir une maison et une famille". Ils n'écrivaient même pas "être heureux" dans leur liste.
 
Un pas à la fois...
 
 

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Système de santé en Colombie-Britannique

Blueberry

Récemment, le Ministre de la santé gloussait…euh pardon, s’auto-congratulait, sur le fait que le système de santé de la province était le meilleur du pays, selon le Conference Board du Canada.
 
Quand j’ai entendu cela, je me suis dit qu’il devait y avoir une erreur. Puis, je me suis demandée comment cela devait être ailleurs si c’était vraiment le cas. Penchons-nous un peu sur le fonctionnement du système ici.
 
Les services publics de santé sont administrés par le Medical Service Plan, ou MSP. Cette Administration est financée à 100% par les contribuables de la province. Le MSP est payant et obligatoire. Tous les résidents doivent s’enregistrer et payer un montant mensuel, basé sur la composition familiale. Les personnes ayant un revenu de moins de 30 000$ annuel ont droit à une réduction.
 
A cela, s’ajoutent de généreuses contributions du gouvernement provincial, contributions venant en majorité des impôts perçus. La santé est le plus gros poste du budget.
 
Ce qui est couvert par le MSP :
 
·         consultations chez le médecin ou spécialistes –avec référence du médecin de famille-
·         services de maternité et pédiatrie
·         chirurgies
·         podologie
·         chambre d’hôpital commune
·         analyses et radiographies faites à l’hôpital
·         médicaments administrés à l’hôpital
·         soins dentaires à l’hôpital
·         certains examens des yeux
 
En gros, pas grand-chose! Il vaut mieux avoir une bonne mutuelle. A noter qu’il y a un délai de carence de 3 mois pour les nouveaux inscrits. Si vous êtes dans une autre province, le MSP vous remboursera les soins d’urgence, mais aux tarifs de la Colombie-Britannique. Le MSP ne marche pas à l’étranger.
 
L’accès aux médecins et aux soins n’est pas évident. On ne compte plus les heures d’attente aux urgences, les mois d’attente pour voir un spécialiste ou pour faire des examens, les annulations d’opérations chirurgicales, le matériel défectueux, le manque de lits à l’hôpital…toutes les semaines cela fait la une des journaux!
 
J’ai la relative chance d’être en bonne santé et jusqu’à présent, je n’ai pas eu trop à me frotter au système. Le peu de fois où j’ai dû le faire, j’ai eu l’impression de jouer à la loterie. Cela m’inquiète. Je me demande si je vais être correctement diagnostiquée ou si l’on va me soigner à temps, le jour où j’aurai un gros pépin de santé.
 
En 2008, un médecin, directeur de l’unique clinique privée de Vancouver, a engagé une bataille judiciaire avec la province pour plus de privatisation des services de santé. Son principal argument est que le fait de n’avoir qu’un système public est anticonstitutionnel et contre la Charte des Droits et des Libertés. L’affaire a été renvoyée en Mars, donc dans quelques jours.
 
Personnellement, je ne suis pas contre l’introduction d’un système de santé privé. En France –d’où je viens-, les 2 systèmes cohabitent depuis des années. Pourquoi forcer tous les gens à attendre 1 an pour une opération chirurgicale à l’hôpital, quand une clinique privée peut faire la même opération sous 2 semaines…?  
 
Ici, beaucoup arguent qu’un tel système favoriserait les plus riches. C’est probablement vrai, mais au moins les gens auraient le choix. Parfois, c’est ce qui pourrait faire toute la différence entre vivre et mourir….

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