Go Canada go….Allez la France…Lequel choisir ?

Lavosgienne

C’est sous la neige des Vosges que je vous envoie cette dernière chronique. En effet, nous avons beaucoup de neige, ce qui m’a rappelé la neige de Toronto, sans les -19 degrés. Pourtant cela me manque, vous allez peut-être penser que je suis folle, mais il est vrai que j’aimais ce froid. Même s’il faisait froid, il y avait pratiquement tout le temps du soleil et un beau ciel bleu…Ce qui manque terriblement ici. D’ailleurs ce temps terriblement gris joue beaucoup sur mon humeur. En décembre, le soir du 21 décembre, j’aurais donné n’importe quoi pour être dans les rues de Kensington Market. C’était le festival des lumières, et pendant des années j’ai été la coréalisatrice de la sculpture de feu. Heureusement que Youtube existe, j’ai pu ainsi voir ma sculpture brûler, et j’ai eu ma petite larme…Toronto me manque énormément, la vie de la ville, le ciel bleu, le soleil, la glace, le lac, les courses à pied, mes amis, mes petites habitudes, et peut-être ma vie de célibataire endurcie. Là-bas, je prenais mes décisions quand je voulais, je me débrouillais toute seule…C’est une toute autre vie ici, je suis passé de ma vie de célibataire à une famille à 4, ce n’est plus moi qui pose les étagères, et j’ai encore bien du mal à doser les quantités dans mes casseroles… Mais j’aime bien ma nouvelle vie, mise à part une chose….Il ne se passe pas une journée sans que je pense au Canada, à Toronto, à mes amis…La moindre petite chose me rappelle le Canada. Parfois je pense que ce sont des signes (rappelez-vous je crois sincèrement aux signes du destin), puis je me dis que ce n’est que moi…Quoiqu’il en soit, il est très difficile de ne pas penser au Canada, voici quelques exemples…

Il y a beaucoup de films français qui ont été tournés au Canada dernièrement, je pense au film avec Pierre Richard, dans ce film il part au Canada pour reprendre une maison familiale. Puis un autre film aussi, où l’homme offre un voyage au Canada à sa fiancée, voyage qui ne lui fait absolument pas plaisir et finalement va lui faire ouvrir les yeux et elle va finalement y rester. Ensuite dans l’émission du dîner presque parfait (eh oui, je me suis mise aux émissions françaises…), il y a eu cette Canadienne, qui m’a donné les larmes aux yeux. Elle expliquait combien le Canada lui manquait, même si elle avait apparemment une bonne situation à Paris. Ouf, je ne suis pas la seule…

C’est également au travail que je trouve beaucoup de signes. Je donne aujourd’hui des cours d’anglais dans différentes compagnies, et il y a dans mon équipe une Canadienne du Manitoba, Ashly. Elle me fait rire car elle déteste la neige…J’ai eu aussi un apprenant qui envisageait de partir au Canada dans un ou deux ans. C’était assez drôle d’ailleurs, il pensait vraiment pouvoir entrer au Canada juste en claquant des doigts.

Raconter mon expérience est parfois difficile. J’aime tellement le Canada et raconter ce que j’ai vécu est un vrai plaisir, mais parfois les questions ou les commentaires des gens sont blessants. J’ai droit aux : `` Mais pourquoi revenir? ``, ``C’est que vous n’y étiez pas bien…``, ``Pourquoi tu n’y retournes pas…`` et j’en passe des pires et des meilleures. Les gens ont une facilité de donner des raisons sans connaître les vraies. Beaucoup de gens ne comprennent pas que certains immigrants quittent le Canada pour d’autres raisons que celles qu’ils imaginent, ce n’est pas à cause du travail, ou de l’hiver, ou du mal du pays…. Oui, certains reviennent parce que le Canada n’était pas l’eldorado qu’ils attendaient, mais pour d’autres ce n’est pas le cas. Oui, j’ai galéré à mes débuts, l’anglais, le vol de mon compte en banque, les 8 déménagements, ne pas avoir d’amis au début, le boulot où j’étais payée 8 dollars de l’heure en 2001 pour monter jusqu’à 16 avant mon départ en 2009, le jonglage entre mes deux boulots. Après avoir enseigné aux petits toute la journée je courais chez mes différents clients pour donner des cours de français. Et toutes ces heures passées dans les transports en commun…Peut-être que beaucoup de personnes seraient rentrées après le vol du compte en banque, ou après deux ou trois ans, ou après en avoir assez de cumuler les jobs…mais moi, je me suis accrochée.

Ma vie elle était au Canada et je l’aimais cette vie.

Mais il y a aussi d’autres raisons pour lesquelles on décide de rentrer, l’amour, la famille…Nos parents ne nous ont pas fait pour que l’on reste avec eux, près d’eux, certains enfants s’en vont très loin, d’autres reviennent. En 10 ans, j’ai raté bien des occasions de fêtes de mariage, des naissances, des fêtes de famille, des adieux que je n’ai pu dire aussi…Peut-être que j’avais aussi envie de retrouver tout cela. Mes grands-parents vieillissant, je voulais encore pouvoir les voir, leur parler. Maintenant, avec ma citoyenneté je peux retourner un jour vivre à Toronto, ou pourquoi pas dans la région du Québec… Ce n’est pas parce que l’on est revenu que les portes sont fermées, loin de là…Mais les grands-parents, leurs années, elles n’attendent pas…

Difficile d’expliquer son ressenti, j’ai vraiment passez-moi l’expression…) « les fesses entre deux chaises. » Et il est très difficile d’en parler, de s’expliquer, parce que d’un côté ou de l’autre les gens ne me comprennent pas. Ils ne comprennent pas que je veuille être à deux places à la fois. Ici, la vie de Toronto me manque, là-bas, voir ma famille me manque. Entre les deux mon cœur balance, même si au fond de moi je sais quel serait mon choix….J’imagine ce que peuvent dire certaines personnes à la lecture de ma chronique, les mêmes choses que ces gens à qui je parle du Canada. Mais ils ne s’imaginent peut-être pas comme c’est difficile de choisir, de partir, de revenir, de repartir…Et se faire de nouveau un cercle d’amis, j’aimerais pouvoir avoir les miens. Les amis de mon copain sont très sympathiques, mais nous n’avons peut-être pas forcément les mêmes idées, passions, humour.

Les jeux olympiques ne m’ont pas non plus aidé, la cérémonie d’ouverture m’a donné la larme a l’œil. Je me rappelais du discours le jour de ma citoyenneté, cette fierté de devenir enfin canadienne. Je l’ai retrouvé ce discours lors de cette cérémonie d’ouverture. Que j’aurais aimé être dans un bar au milieu de la foule pour crier de joie devant la finale de Hockey…

J’en parlais à mon amie du Canada avec qui j’essaie de garder le contact le plus possible . Nous nous sommes rencontrées deux ans après mon arrivée à Toronto. Dans tous mes moments difficiles, elle a toujours été près de moi. Elle rigole de mon état actuel, du fait que j’aime être de nouveau en France, mais que Toronto me manque terriblement, que si on m’offrait un billet demain, je partirais de suite (pour les vacances… J).Elle n’arrête pas de me répéter que j’étais comme ça au Canada aussi. Surtout lorsque je rentrais d’un mois ou deux de vacances en France…Pis puis cela passait, jusqu’à un anniversaire raté, un noël sans la famille, le décès d’un copain…Et tout recommençait. Elle me rappelle aussi combien je trouvais cela difficile de trouver des amis à Toronto. Pourtant avec le temps et les années le cercle d’amis s’est agrandi. Je pense que j’ai oublié tout cela, et qu’il ne me reste que les bons côtés de ma vie à To. Elle me dit également qu’un jour ce sera pareil qu’à Toronto, avec le temps…

Voilà, je pense que je ne changerai pas finalement, je serai toute ma vie insatisfaite du lieu où je me trouve, vouloir toujours être ailleurs au même moment…sans voir ce que j’ai près de moi, qui est le plus important et que je n’avais pas forcément trouvé chez ces beaux Canadiens, l’amour…Et j’espère qu’un jour, dans quelques années, je repartirai dans mon grand pays froid aux chaleureux ``hugs`` et au ciel bleu, mais que cette fois je ferai le grand pas avec ma petite famille….

Sur ce mes amis, je vous dis ``à tantôt``, ce n’est pas un adieu mais seulement un au revoir, et qui sait, je serai peut-être de retour sur vos écrans dans quelques années. Mais pour l’instant je laisse la place à de nouveaux venus, immigrants, PVTistes et autres, qui je le sais, vont nous faire rêver, et qui j’espère trouverons leur bonheur au Canada.

PS : Je viens de relire toutes mes chroniques…C’est très drôle d’ailleurs de relire : ``la crise des sept ans``, chronique écrite le 19 septembre 2007…Comme quoi, Toronto ou Golbey, même dilemme, et je n’ai pas changé…et ne changerai peut-être jamais, à voir dans deux ans donc!

Lire les commentaires

Les couleurs de l'automne

Lavosgienne

Je dois avouer que depuis mon retour en France, j’apprécie le beau temps. J’avais à mon retour peur de me retrouver avec le cafard surtout pendant cette période de l’année. Période où généralement le brouillard fait son apparition dans les Vosges et ne nous quitte plus pendant des mois…Mais j’ai certainement accroché le soleil aux ailes de l’avion en juin, puisqu’il ne nous a pas vraiment quittés depuis. Chose inimaginable, mais le sud de la France a eu plus de pluie que nous en octobre…Cependant même si le soleil brille chaque jour, il me manque quelque chose, quelque chose que j’essaie de décrire à mon homme et à ma famille. Quelque chose que seuls les yeux peuvent apprécier. Dimanche nous nous promenions au lac de Gérardmer lorsque j’ai entendu une dame dire que les couleurs des arbres devenaient intéressantes. Et là de suite mes souvenirs sont revenus. Il m’a suffit de regarder autour du lac et d’essayer de comprendre ce que la dame disait. Que pouvait-elle trouver à ces arbres de si intéressant. Je n’y voyais qu’une palette de jaune et d’orange qui tirait sur la couleur rouille, avec des petites taches de couleur ici et là. J’avais l’impression de regarder une peinture impressionniste, les feuilles des arbres sont tellement petites que cela donne cette impression de taches. Alors j’ai fermé les yeux, et me suis envolée à 6000 kms du lac…

Je me suis retrouvé dans la forêt à coté du zoo de Toronto, à “Rouge parc”. Cette forêt porte bien son nom, surtout en automne…Je me suis vue au milieu de ces arbres immenses et majestueux, debout sur un chemin tracé de feuilles. Des arbres aux doux noms d’”érable”, dont le rouge vif de leurs feuilles vous laisse en admiration. Des feuilles aussi grosses que mes deux mains réunies. Elles sont tellement grosses, que lorsqu’elles tombent par terre elles recouvrent les chemins, et vous baignez ainsi dans une palette de couleur époustouflante…N’avez-vous jamais vu les tableaux du “Groupe des 7”, ces artistes Canadiens qui peignaient des tableaux aux couleurs vives, pour certains depuis la fenêtre de leurs chalets. Imaginez-vous ce spectacle grandiose qui prenait forme devant leurs yeux au fil des jours. Sur les routes de campagne ces arbres sont également magnifiques, je me souviens d’un matin de promenade, les rayons du soleil passant entre les feuilles rouges et jaunes donnaient des éclats magnifiques à vous faire mal aux yeux. Cette période de l’année étaient à mes yeux un pur bonheur, je me rappelle aussi du bonheur des enfants, ramassant avec hâte le plus de feuilles possible pour pouvoir sauter ensuite depuis les branches sur cette montagne de feuilles. Que j’aurais aimé avoir leur âge à ce moment précis. Il ne leur fallait pas longtemps pour ramasser suffisamment de feuilles pour avoir une montagne d’un mètre de haut. Le bonheur des enfants, ne faisait cependant pas le bonheur des parents tout le temps. Certaines de ces feuilles venaient du tas que les parents avaient ramassé et avaient laissé les feuilles en tas le temps d’aller chercher un sac au garage. Bien entendu, les enfants préféraient prendre de ce tas-là, pour en refaire un autre à 5 mètres de là, laissant derrière eux une ligne de feuilles parsemée ici et là tel des petits cailloux…

Alors, oui Madame, à 6000 kms des Vosges, les feuilles des arbres nous donnent un magnifique spectacle…J’aime cette saison mais elle me rappelle avec mélancolie combien les feuilles rouges et oranges des feuilles d’érables me manquent…

Lire les commentaires

Voilà déjà 3 mois que je suis de retour en France

lavosgienne

Après 3 mois…

Voilà déjà 3 mois que je suis de retour en France, comme cela a passé vite. Même si je suis très contente du côté sentimentale, mon cœur a malgré tout ses moments de tristesse, le manque de Toronto, de mes amis, de ma vie là-bas…Il m’arrive de m’endormir et de voir différentes rues de Toronto, j’aimais tellement me promener dans High Park, le long du lac et sur la rue Bloor. Mes enfants à l’école me manquent également…
Parfois lorsqu’on n’a pas envie de cuisiner avec mon chéri, j’aimerais pouvoir prendre le téléphone et avoir le choix entre Thaï, Sushi, Pizza pizza, Swiss chalet et autres. Je dois rappeler que je ne vis pas à Paris et que dans ma petite ville il y a certains choix mais bien plus restreint qu’une grande ville comme Paris où Toronto.

Mais je pense ce qu’il me manque le plus c’est de voir mes amies, de boire un coup avec elles, profiter d’une terrasse, heureusement que les technologies d’aujourd’hui nous permettent de garder contact avec les gens qui sont loin, mais parfois je dois avouer que ce n’est pas assez… Cela ne remplace pas un bon ``Hug`` de temps en temps. Il n’y a pas de comparaison, dire bonjour ou au revoir au Canada est bien plus chaleureux qu’ici. Serrer les gens dans ses bras est bien plus chaleureux que deux bises en l’air.

Enfin, dans ma dernière chronique je vous parlais de ma future aventure auprès de mon retour à l’emploi. Je suis donc allée à pôle-emploi où j’ai donc eu un entretien, entretien qui je pense n’a servi absolument à rien puisque j’étais la seule à parler et il faisait juste taper ce que je disais sur l’ordinateur, faire un dossier, pour quoi? Pour faire plaisir aux statistiques, allez une personne de plus qui s’inscrit…Étant donné que j’étais au Canada toutes ces années, je ne pouvais pas recevoir d’allocations chômage, par contre je peux m’inscrire au RSA. J’attends maintenant de savoir si je peux y avoir droit tout en attendant de retrouver un emploi. Pour le travail, je continue mes recherches même si le site de Pôle-emploi est à mon goût moins facile d’accès que le site de workopolis : www.workopolis.com , ce que j’aimais particulièrement c’était la section "RapidEmploi", c’était simple à utiliser.

Dès mon retour je suis allée de suite m’inscrire pour être couverte par la sécurité sociale. Après divers rendez-vous chez le docteur, dentiste, sur 3 mois, je me suis rendu compte que je ne recevais pas de feuille de remboursement, finalement je me suis rendu à la sécurité sociale, où là on m’annonçait que je n’étais inscrite nulle part…. Et là panique, cela faisait 3 mois que je pensais être couverte…Du coup, retour à la case départ, seulement voilà 3 mois avaient passés. Finalement la sécurité sociale me propose la CMU. Ahlala que c’est bien compliqué. Je ne me souviens pas avoir autant galéré au Canada. Pour obtenir la carte OHIP, j’étais allée à l’endroit où ils font les cartes OHIP, 777 Bay Street, on prend juste un numéro, puis on attend son tour, et voilà. Pas de mal de tête… Ici, je ne sais pour quelles raisons, au même endroit, les deux personnes que j’ai eu ne m’ont pas donné les mêmes informations…Enfin, c’est comme ça.

Donc voilà, le temps passe, l’automne arrive à grands pas et j’espère trouver bien vite un peu d’occupation, je suis bien sûr contente d’être de retour et suis heureuse, mais parfois mes pensées galopent un peu trop à 6000 kms d’ici …

Lire les commentaires

Le grand retour, partie 2

lavosgienne

Dans ma première partie je vous ai parlé longuement de mon fameux déménagement qui est une grosse partie du retour, mais s’il n’y avait que cela…Comme pour venir au Canada, il faut également penser aux papiers, mais cette fois dans le sens inverse.



2 / Les papiers :



Il est inutile de reprendre tous ses papiers, il faut garder uniquement ce qui est important lors des différents tris de papiers. Pour ma part j’ai bien entendu gardé toutes les factures de l’année 2008, par contre, j’ai jeté les années précédentes.



Le consulat



Alors voilà, votre décision est prise, vous vous êtes décidé à repartir, seulement bien que votre pays soit celui de votre origine, il est important de s’occuper de ses papiers avant son retour. Nous voilà donc à la case départ. Lors de votre arrivée vous vous êtes inscrit au Consulat Français.



http://www.consulfrance-toronto.org/spip.php?article256



Lors de cette inscription, vous avez signalé votre résidence au Canada, vous avez reçu une carte consulaire qui vous permettait d’aller voter, de refaire vos papiers d’identité, ainsi que de bénéficier de tout autre service consulaire.



Aujourd’hui vous partez, il vous faut donc une attestation de changement de résidence. Pour cela, vous devez demander votre radiation du registre mondial des Français établis hors de France. Cette démarche peut se faire également par courrier. Un certificat de radiation vous sera délivré par le consulat. Je vous conseille de prendre rendez-vous par téléphone. J’y suis allée sans rendez-vous en pensant que cela serait fait rapidement, j’ai attendu plus d’une heure! De plus, je me suis fait reprocher que « c’était comme ça sans rendez-vous », donc pour avoir un dernier bon souvenir du consulat français et vous donner un bon avant-goût à votre retour je vous conseille d’appeler…



Le consulat va vous donner deux lettres, une sera pour le changement de résidence et l’autre pour votre radiation. Ces deux lettres vous seront très importantes pour la suite donc je vous conseille de faire de nombreuses copies. La première copie sera nécessaire pour votre envoi avec une société de fret.



Les copies



Si vous le pouvez, faites des doubles de vos documents, diplômes, papiers d’identités, fiches de paie et autres…Juste au cas où…Ainsi, vous serez sûr qu’ils ne seront pas totalement perdus, au chaud en attente chez l’un de vos amis.



Le permis



http://www.ontario.ca/en/gic/004885



Grâce à une alliance entre le Canada et la France, il y a de cela 6/7 ans environ, il était possible d’échanger son permis Français contre celui Canadien sans avoir à repasser l’épreuve de conduite. C’est donc ce que j’avais fait, et lors de mon échange de permis à Toronto il y a 6 ans, la personne qui m’avait servie m’avait bien indiqué que mon permis Français serait renvoyé en France.



Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’à mon retour en  France, je suis partie pour échanger mon permis, pensant que l’échange se ferait aussi facilement comme indiqué au Canada et de m’apercevoir que mon permis n’avait jamais été renvoyé !



Là, bonjour panique ! Je m’imaginais déjà devoir repasser le permis…La femme qui étudiait mon cas me dit alors : « avant votre départ, vous auriez dû demander qu’ils vous redonnent votre permis Français ». Incompréhension totale car la personne à Toronto m’avait bien expliqué que le permis serait renvoyé. Finalement après le petit coup de stress d’un quart d’heure, le problème a été réglé en faisant un duplicata. Donc renseignez-vous bien au Canada et demandez à avoir un reçu attestant que votre permis a bien été renvoyé, qui sait, le mien est peut-être perdu au fond de l’eau, ou entre les mains de quelqu’un d’autre !?



La carte vitale



Dès votre retour, assurez-vous de faire rapidement vos papiers pour la sécurité sociale. N’oubliez pas de prendre vos lettres du Consulat, elles prouvent que vous êtes maintenant résident en France. Sans emploi, il vous faudra faire preuve de 3 mois de travail pour recevoir votre carte et bénéficier d’une couverture sociale.



La carte d’identité



Si votre carte est périmée depuis longtemps, un simple passage dans votre mairie avec tous les papiers requis ainsi que votre lettre consulaire vous permettra de  recevoir votre carte dans les 3 semaines.



Le transfert de moyens de paiement



A l'occasion de votre transfert de résidence en France vous devez déclarer auprès de l'administration fiscale les comptes ouverts, utilisés ou clos à l'étranger. Pour ce qui est de mon argent, j’ai fait un transfert d’argent.



Voilà, je pense avoir parlé des 2 /3 choses importantes à retenir, bien sûr vos deux lettres du Consulat sont les plus importantes. Si vous voulez plus d’informations sur le retour en France, il existe un guide sur : http://www.service-public.gouv.fr/

Maintenant, je vais m’inscrire au Pôle emploi, c'est-à-dire les Assedic et l’ANPE,  encore des papiers, mais maintenant je vais voir si mon expérience canadienne et mon goût de l’aventure il y a 9 ans vont m’aider un peu à trouver un travail durant ces temps de crise, suite au prochain épisode.

Lire les commentaires

Le grand retour, partie 1

lavosgienne

C'est finalement arrivé, il a fallu prendre l'avion et dire adieu à mes amis le 6 juin. Je pensais que cela serait difficile, mais pas autant que cela…


Mais avant de parler du retour en tant que tel, permettez-moi de revenir sur les différentes choses que vous devez faire et savoir avant de partir.


Revenir en France après 9 ans de résidence au Canada ne se prépare pas comme un simple départ en vacances. Même si c'est mon pays natal, il y a beaucoup de choses qu'il vous faut savoir pour envisager un retour, et comme pour immigrer au Canada, cela se prépare, se réfléchit et s'organise pendant plusieurs mois.


1 /   Le déménagement :


J'ai commencé à préparer mon déménagement il y a de cela 4 mois. En mars, j'ai commencé par faire un premier gros tri dans mes papiers. Ensuite je me suis renseignée sur les différentes façons de renvoyer des affaires en France. Selon le poids de vos envois, vous avez ces différentes possibilités:



  1. les envois par Fedex.

  2. les envois par la Poste.

  3. les envois avec une société de fret.

  4. tout vendre !


Les envois avec Fedex sont recommandés pour ceux qui sont obligés de déménager rapidement et qui ont besoin, dès leur arrivée, de leurs affaires. Fedex vous assure d'avoir vos affaires en deux jours.


Une boîte de 25 kilos vous coûtera environs 280$, le bon plan est de connaître quelqu'un qui travaille pour Fedex car les employés bénéficient d'un gros rabais, ainsi une boîte de 25 kilos peut vous revenir à 70$. J'en ai fait l'heureuse expérience grâce à une connaissance. De ce fait, j'ai réussi à renvoyer 5 boîtes de 25 kilos, remplies de livres lors de mon dernier déménagement (pour ceux qui lisent mes chroniques, c`était le déménagement de Toronto à Richmond Hill) et je remercie encore cette personne qui m'a bien aidée à envoyer 125 kilos à petits prix.


Donc vous l'aurez compris, si votre envoi n'est pas urgent, optez pour une autre solution car les envois par Fedex se révèlent assez coûteux.


Les envois avec la Poste sont plus avantageux. Tout d'abord,  vous avez le choix entre acheter des boîtes ou des enveloppes à bulles de différentes tailles, puis le choix d'envoyer par voie de surface ou par voie aérienne. Il faut savoir que, via la surface, votre paquet arrivera dans les 6-7 semaines tandis que par air, il faut compter 15 jours.


J'ai donc envoyé par voie de surface, 3 grosses boîtes ajoutées à 3 grosses enveloppes (elles bénéficient d'un tarif égal à celui des boîtes) et 3 petites enveloppes dont le contenant n'était pas si important, au cas où les paquets s'égareraient. Au final, toutes les boîtes sont arrivées à bon port, sauf deux de dernières minutes qui n'arriveront que dans quelques semaines. Pour une boîte de 6 kg, le coût s'élève à 74,64$, pour l'enveloppe de 4 kg 721g, j'ai réglé 74,04$, et pour une petite enveloppe de 2kg 576g  il faut compter 44,72$. De plus, il existe un service de code barre attribué à chaque colis, permettant ainsi de suivre en temps et en heure le cheminement de votre envoi.


La Poste est avantageuse pour les petits envois, ou pour celles et ceux qui ne sont ici que pour quelques mois, et qui repartent avec quelques affaires en plus, sans pour autant devoir racheter une valise.


Cependant, après 9 ans, ce n'est bien entendu pas la solution la plus avantageuse, sinon il faut s'y prendre des années à l'avance!


Ensuite, vous pouvez faire appel aux sociétés de Fret. Pour ma part,  j'ai choisi cette société : http://www.trialliance-freight.com/


Une de mes amies me l'avait conseillé car elle en était assez satisfaite. Cette compagnie vous propose également différents choix d'acheminement, voie aérienne ou voie de surface. Evidemment, les prix varient pour différentes raisons (poids, taille, lieu de livraison…).


Par exemple: pour 100kg de marchandises, il vous en coûtera 250-350$ par voie de surface avec un délai de deux mois ou 350-450$ par voie aérienne avec un délai de deux jours.


Si vous n'avez que des boîtes ou si vous avez également des meubles, la taille diffère et se répercute sur le prix.


Par ailleurs, le coût est différent si vous désirez que la compagnie vienne à votre adresse chercher vos affaires, attention, celles-ci doivent être laissées à l'extérieur de chez vous, en aucun cas l'enlèvement de la marchandise ne se fera à l'intérieur de votre habitation.


Enfin, si vous voulez que vos affaires soient livrées directement chez vous en France, cela vous coutera également plus cher.


Le prix d'envoi par surface est avantageux, par contre, si vous habitez comme moi dans le nord-est de la France, le coût s'élèvera à cause du transport de la marchandise en camion depuis le port jusqu'à chez vous (bien sûr, tout comme l'aéroport, il faut un port maritime assurant le fret des marchandises).


La solution la plus pratique pour moi me fut d'emmener les boîtes directement à l'aéroport de Toronto et de les récupérer à Luxembourg, tout en m'occupant moi-même, des formalités administratives douanières.


La question d'acheminement de mes affaires réglée, il me fallait maintenant commencer à remplir les boîtes et essayer d'approcher (sans les dépasser !) les 100 kg, mission que je savais impossible, mais bon…qui ne tente rien n'a rien !


Fin Avril, je prenais mon courage à deux mains et je m'attelais à la préparation de mes cartons. Pour toutes les affaires qui ne trouvent plus grâce à vos yeux, il existe au Canada des ``Value Village`` ou des ``Salvation Army`` au coin des rues, sorte de boutiques ou dépôts qui acceptent tout (l'équivalent en France d'Emmaüs ou des friperies).


Après trois allers-retours à ces magasins, je remplissais au fur et à mesure mes boîtes. N'oubliez pas de noter le nombre et la désignation du contenu, plus vous serez précis, moins vous aurez de soucis avec la douane.


Petit à petit, le nombre de mes boîtes augmentait ainsi que les kilos. Je peux vous assurer qu'à la fin, rien qu'à l'idée de faire ces cartons, je les maudissais. Et vive le papier bulle, le scotch tape, le papier journal, la chasse aux kilos…Je suis même allée jusqu'à retirer tous mes boîtiers de CD et DVD, yes, 4 kilos en moins !


En conclusion: deux gros sacs de sport, quatre valises, une télévision, un grand cadre, une tente, sept cartons et une paire de ski, au total dix-sept boites en partance pour la France.


En ce qui concerne ma paire de ski, je ne savais pas pour quelle solution opter, les revendre ou les envoyer dans la soute de l'avion, finalement mon choix se portait sur la palette de fret. Après les avoir mesurés, ils étaient en-dessous de la taille obligatoire qui devait être de 61 inches au maximum, donc ils pouvaient partir avec mes cartons sur la palette de fret.


C'est ainsi que le vendredi 5 juin, à la veille de mon départ, nous nous sommes rendues avec mon amie au dépôt de fret déposer mon envoi de 17 cartons. 


Une fois sur place, on comprend très vite le besoin de papier bulle. Un homme fort sympathique a mis toute ma cargaison sur une palette, les skis bien droits au milieu. Il l'a entourée de papier cellophane, pris une photo et collé mon adresse de chaque côté de la palette.


Ensuite, direction le bureau de Fret où vous donnerez toutes vos listes d'affaires, numérotées et estimation de chaque carton ainsi que votre adresse. C'est également là où vous aurez toutes les informations sur votre chargement: poids, dimensions, direction et prix. D'après mon estimation pour chaque boite, le coût de mon assurance était faible, à savoir d'ailleurs, que vous n'êtes assuré que sur l'extérieur des boîtes si vous avez fait vos boîtes vous-mêmes et si vous lez avez apportées à l'aéroport.


Vous devez savoir aussi que votre ``cargo`` peut être gardé sans frais pendant deux jours dans leurs locaux à Toronto ainsi qu'à l'aéroport d'arrivée.


Comme je voulais le recevoir le 12 juin, une semaine après mon départ, ils ont expédié la palette le 9 juin, pour être sûr qu'elle atterrisse le 12. Oui, il faut bien entendu parer aux éventuels retards, il est donc préférable de l'envoyer 1 voire 2 jours avant votre départ.


C'est donc le 12 juin que je suis partie chercher mon``cargo`` au Luxembourg, à environ 2h30 de chez moi en voiture. L'accès fut facile et les employés bien sympathiques. Une fois ma palette retrouvée intacte, et les affaires mises dans la voiture, l'homme a de nouveau pris une photo. Puis nous sommes allés chercher les papiers de livraison, je n'ai eu aucune taxe à payer en douane.


Au final :


A cause de mes skis ajoutés sur la palette qui dépassaient les 61 inches de départ, le poids au final était de 329 kg au lieu de 240 kg. Les skis sur la palette mesuraient 63 inches, ce qui augmentait le volume. La compagnie a donc dû envoyer ma palette dans un plus gros avion qui a atterri à Amsterdam le 9 juin, puis un camion est venu la déposer au Luxembourg le 11 juin.


Résultat : 791.43 $


Je pensais en avoir terminé avec le casse-tête des cartons jusqu'au moment de faire ma valise…Ayant trouvé un billet d'avion pour 390$, je n'avais droit qu'à une valise de 23kg. Malheureusement toutes mes affaires réunies, je dépassais largement les 23 kg. La décision fut rapide: achat de deux cartons, les deux de dernière minute, promis, juré et qu'on ne me parle plus pendant dix ans de cartons, de déménagement, par contre vive l'emménagement dans un appartement neuf et un nouveau départ !


Au total, mon déménagement pour retourner en France m'aura coûté plus de deux milles dollars.


Je suis plutôt satisfaite, même si mes skis ont fait la différence et augmenté le budget prévu initialement, je me dis que j'aurais dû les prendre avec moi dans l'avion. Pensez-y, au cas-où…


Quoiqu'il en soit, un retour se révèle toujours être onéreux, il faut bien s'y préparer à l'avance, comme pour un départ au Canada, même si un départ a un goût plus excitant…


Dans la deuxième partie de ma future chronique, je vous parlerai des formalités administratives à gérer avant votre retour, sujet très important également.


En attendant, profitez de vos vacances, du Canada, du soleil, et à tous mes amis Québécois "Bonne fête de la St Jean-Baptiste".


À tantôt.


Lire les commentaires

Ah souvenirs, souvenirs

lavosgienne

Voilà, dans moins de trois semaines maintenant, ce sera le grand départ...


J'arrive petit à petit à la fin de la préparation de mes cartons. Je les ai commencés tout doucement il y a deux mois. C'est incroyable ce que l'on garde au fond de nos tiroirs, toutes ces petites choses dans des boîtes qui sont dans d'autres boîtes.


J'avais cette impression d'être une petite fille devant un coffre de grand-mère et de découvrir des trésors cachés qui m'ont fait me remémorer tous mes souvenirs du Canada.


Tout d'abord, j'ai retrouvé une invitation à un mariage d'un ami qui s'était déroulé au golf de Whistler. Je me suis rappelée l'effet film de la scène de mariage, le marié était de Toronto et la mariée de Vancouver. Vous connaissez tous cette fameuse scène de film lors d'un mariage entre un New-Yorkais et une femme d'une autre région : la famille du New-Yorkais sont tous en noir d'un coté de l'église, puis la famille de la mariée sont de l'autre. Le mariage à Whistler y ressemblait beaucoup.


Les invités de Toronto étaient tous vêtus en costumes cravates, pour la plupart en noir, les femmes portaient toutes une robe élégante et des chaussures à talons. Ceux de Vancouver avaient revêtu une tenue plus relax, avec pantalons et chemise. Les femmes étaient également vêtues plus simplement, sans chichi, et beaucoup sans talons hauts.


Ce voyage à Whistler était magnifique. Nous avions pris un train qui longeait les montagnes jusqu'à Whistler, je vous le recommande. C'est magnifique!


Voici le site :


http://www.whistlermountaineer.com/our_train/online_video/


En empruntant les remontées mécaniques afin d'aller randonner en montagne, nous avions aperçu un ours marcher en contrebas. Croyez-moi, j'étais bien plus rassurée d'être en hauteur !


Ensuite, ma mémoire a dérivé vers un autre bon souvenir : la peur des ours.


Un été, nous étions partis camper au Parc Algonquin. Nous avions tout d'abord fait du canoë quelques heures, puis utilisé le portage à plusieurs reprises.


Le portage était nouveau pour moi, je n'en avais jamais entendu parler en France. Il consiste à porter le canoë sur ses épaules entre les lacs, pendant que d'autres personnes portent les pagaies, les sacs. Il est souvent utilisé pour une courte marche, puis parfois pour une plus longue, si ça vous dit : http://fr.ekopedia.org/Portage_(transport) .


Une fois arrivés, nous avions campé notre tente et dîné. La nuit venue, il m'était difficile de dormir quand soudain des bruits s'étaient fait entendre. Ma première pensée fut l'idée d'un ours fouillant dans nos sacs accrochés en l'air par une corde au milieu de deux arbres. Après quelques minutes de suspense, une amie sifflait et essayer de faire peur à l'ours de mon imagination. C'est la peur au ventre et un sifflet à la bouche que j'avais sorti ma tête de la tente. Comme je voyais mon amie près des sacs, une pagaie à la main, j'ai décidé d'aller l'aider. Là, si proche, la peur de mon ours était en fait une quarantaine de paires d'yeux  nous regardant. Ouf !  Ce n'était pas un ours, quel soulagement.


Il s'agissait d'une vingtaine de ratons-laveurs, dont quelques-uns avaient réussi à faire tomber un sac et avaient tenté d'ouvrir nos sacs. En sifflant très fort,  je ne les avais absolument pas effrayés, j'avais surtout fait peur aux dormeuses !


Un autre fait marquant de ce campement était la découverte des toilettes écologiques. Je me demandais pourquoi tout le monde allait toujours dans le même chemin, pour ma part j'allais n'importe où, puisque nous étions au milieu de cette belle nature, dans un parc immense... Jusqu'à ce que l'on m'explique qu'il existait des toilettes qui consistaient à s'asseoir sur une boîte en bois construite sur un trou...Et voilà, 1ère découverte des fameuses toilettes sèches du parc. Quel souvenir :)


http://www.ontarioparks.com/english/Algo.html


Dans mes bons souvenirs du Canada, il y a bien sûr cette proximité avec les animaux qui est extraordinaire.


Pour moi venant d'une petite région de France, les animaux ne vivent que dans les forêts ou en lisière ou dans les zoos, ici, ils font partie intégrante du paysage citadin.


Tout d'abord il y a les écureuils, ils sont des milliers, puis les putois qui sont énormes à Toronto et enfin les ratons-laveurs, ces fameux ratons-laveurs...


Ma première rencontre se déroula lors d'une nuit en rentrant chez moi près de Dundas street. Devant le Consulat Italien se trouvait un arbre et sur celui-ci, j'aperçu des yeux et distinguais des pattes. Je pensais de suite aux singes, quelle ne fut pas ma surprise d'être en tête à tête avec trois énormes raton-laveurs ! Personne ne m'avait parlé de ratons-laveurs en ville. J'en ris encore d'avoir cru qu'il y avait trois singes dans cet arbre...


Le spectacle des oies sauvages est également beau à voir en plein cœur de la ville. J'ai toujours aimé les histoires de ratons-laveurs grimpant dans les cuisines ou sur les terrasses, les anecdotes de campeurs qui ont croisé un jour, sur leur chemin, les ours bruns au nord de Toronto, les lapins dans les jardins...Difficile, n'est-ce pas, de se croire dans une grande ville ? Et pourtant, comme je vous l'ai expliqué tout au long de mes chroniques, il y a certains endroits de Toronto qui nous font oublier que nous sommes en ville...


Je m'apprête donc à quitter cette ville que j'aime, en concluant par un tri phénoménal de toute cette paperasse que je garde au fil des ans.


Quelle folie de garder tous ces papiers mais quand arrive l'heure du déménagement, c'est avec plaisir et affection que l'on retrouve des petites notes, des cartons d'invitations, des photos, des agendas avec des dates comme le 28 octobre 2003 : Anniversaire Sandrine, 32 ans....  Que le temps passe vite !


C'est à ce moment-là que l'on se rend compte des années qui ont défilé, des anniversaires manqués, des réunions familiales autour des repas dominicaux, des mariages auxquels je n'ai pas pu assister. Je garde en tête de multiples souvenirs de ma sœur, de mes parents ou grands-parents, d'il y a 9 ans.


Depuis, beaucoup de choses ont changé dans nos vies, nos comportements, nos physiques, nos idées ou autres convictions. Le temps des vacances ne nous permet pas de voir tous ces changements, alors j'ai cette petite appréhension d'y faire face mais je suis certaine que de nouvelles surprises m'attendent de l'autre côté de l'Atlantique...


Ah souvenirs, souvenirs...


Lire les commentaires

Ce n'est qu'un aurevoir...

lavosgienne

J’avais 21 ans la première fois que j’ai franchi l’Atlantique pour venir m’installer à Toronto afin d’étudier l’anglais pour un an. Je me souviens comme c’était excitant de se sentir libre, ma jeune vie devant moi, ce voyage rimait avec aventure et anticipation. Il n’y avait aucune peur, aucune crainte par rapport à mon futur. J’avais soif de changements et de nouvelles expériences. Je vivais ma vie au jour le jour. Un an, puis deux, puis trois, la facilité de trouver du travail m’a fait aller de petits boulots en petits boulots jusqu'à trouver ma voie et de me faire une place dans cette communauté, me sentir reconnue. C’est ainsi que j’ai pris ma décision, mon choix était de rester au Canada, d’y faire ma vie, je savais qu’au fond de moi je rentrerais un jour en France, un jour que je voyais lointain....Malheureusement durant toutes ces années, l’amour n’était jamais au rendez-vous, pourtant Toronto est une grande ville, mais je n’ai jamais croisé personne. L’amour pointe son nez au moment où l’on s’y attend le moins, et c’est ainsi qu’il y a deux ans, au cours de mes vacances en France, je suis tombée amoureuse d’un homme qui pendant plus de 7 ans n’était qu’un ami. Et ce jour là, ma vie a pris un autre tournant…

Cependant, je n’ai pas pris mon billet d’avion tout de suite. J’ai pris mon temps parce que je voulais prendre la bonne décision, celle de partir pour moi et non pas pour quelqu’un d’autre, il m’a fallu deux ans exactement… Donc aujourd’hui, je repars, mais cette fois j’ai l’impression de me retrouver face à une falaise, avec cette fois la peur comme principal acteur dans mon jeu. J’ai quitté mon appart, et je vais laisser dix ans de ma vie, mes amis, mon travail, ma communauté, ce pays merveilleux, pour retourner vivre en France, pays où tout le monde se bat pour garder ou retrouver du travail, alors qu’ici, tout les directeurs se battent pour t’engager. La décision est prise mais je ne peux m’empêcher de douter sur mon avenir.

Malgré tout, cela fait des mois que je me prépare au départ, je dors mal, réveillée par des crises d'anxiété. Les amis que j’ai sont à 30 ans, en train d’économiser pour essayer d’acheter une maison, un appartement, faire des enfants, avoir une augmentation ou trouver un meilleur poste. Moi je marche tout droit dans l’abysse. J’ai peur de faire une erreur, peur que cela ne marche pas, peur de ne pas trouver de travail, peur de vivre une nouvelle vie, peur de tout reprendre à zéro.

Mais l’amour est un moteur puissant. Je sais également que je ne saurai jamais comment cela pourrait être si je ne le fais pas. Je veux changer ma vie et je crois au destin, je sais que cette rencontre signifie quelque chose et je sais que pour cela il faut prendre le risque.

Je suis mélangée entre les sentiments puissants d'excitation et de peur. La peur est un sentiment bizarre. Elle peut parfois vous sauver, mais elle peut également vous paralyser et vous empêcher de faire ou d’essayer quelque chose de nouveau.

Cependant il faut saisir la chance quand elle s’offre à vous, je crois au destin et j’y ai toujours cru. Si ce destin vient croiser votre route et que cela demande un changement important aux plans de votre vie alors il faut le suivre. Je sais que le Canada sera toujours là, et que je pourrai toujours revenir un jour, je sais également qu’il y a une nouvelle vie qui m’attend et si j’ai réussi en 10 ans à me faire des amis, à me faire une place dans un pays de langue étrangère, je ne vois pas pourquoi je n’y arriverais pas dans mon pays d’origine. Je suis également excitée à l’idée de revoir ma famille, mon homme, mes montagnes vosgiennes, les yaourts au chocolat J…

La dernière fois que j’ai suivi mon destin, ma vie était devant moi. Aujourd’hui, une nouvelle aventure s’ouvre devant moi, et comme le dit l’expression : <>alors il faut un jour ou l’autre se lancer…

Ce jour est arrivé et c’est en baignant au milieu des cartons que je vous écris ma dernière chronique. Chaque année à cette période de l’année, je vous parle des activités à venir pour cet été, aujourd’hui je laisse la place à de nouveaux immigrants, prêts à vous parler et à vous faire rêver de Toronto. Je ne vous cache pas que j’aimerais de temps en temps venir vous faire un petit coucou français pour reparler un peu du Canada. Le Canada est vraiment un pays magnifique, le pays de mon cœur, et je sais qu’il sera difficile de partir dans 6 semaines. Mais je sais également que ce qui m’attend en France n’est pas ici…Et je suis sûre que cela va se passer très bien aussi.
Et le Canada ce n’est pas loin finalement, je sais également qu’un jour je reviendrai, et cette fois je serai peut-être accompagnée.

On verra où le destin va me mener plus tard, en attendant je suis ma route…et je vous dis : à tantôt…

Lire les commentaires

Quand la Vosgienne devient la Canadienne

lavosgienne

Eh oui, ça y est, j'ai franchi une nouvelle étape qui, commencée il y a un an, se termine le 27 mars en apothéose : en effet, je vais prêter serment !


Mais revenons au tout début du processus...


Il y a un an, je me suis enfin décidée à faire mon application pour devenir citoyenne. L'application est assez facile, il faut juste se souvenir de toutes les dates de ses vacances. Mais attention, le fait d'avoir été résidente permanente depuis plus de 6 ans ne m'a pas empêchée de devoir détailler toutes mes dates en dehors du pays: vacances, visites…


Ne pensez pas que le fait que vous ayez passé vos 4 ans requis vous donne obligatoirement les 1095 jours ! Non, l'application explique clairement que c'est seulement ce que vous avez fait pendant les 4 dernières années qui compte, inutile de faire votre demande si vous ne pouvez pas mentionner le détail.


J'ai finalement pu calculer mes 4 dernières années, même si ma date de résident permanent était en 2003. Par ailleurs, attention, si dans les 4 ans vous êtes restés en dehors du pays pour une période supérieure à un an et demi, alors vous ne pourrez pas faire votre demande.


Ci jointe la page qui explique quel citoyen peut devenir canadien :


http://www.cic.gc.ca/francais/citoyennete/devenir-admissibilite.asp


Vous pourrez calculer vos jours grâce à leur calculatrice de résidence permanente.


L'attente:



Une fois le dossier rempli, envoyé début mai 2008, commence alors une longue attente ! C'est en juillet que j'ai reçu la lettre accompagnée du guide du Canada, la date de réception de mon dossier étant le 23 juin. Dans cette lettre, il vous est expliqué que vous pouvez suivre le dossier en allant sur le site de CIC et vérifier si les délais sont respectés.


J'ai donc suivi le cheminement de mon dossier sur internet. Ils en ont commencé le traitement le 9 octobre, puis il a ensuite été transféré au bureau des opérations de la citoyenneté le 4 novembre. A partir de cette date, il faut compter 4 à 5 mois d'après le site du CIC. Pendant ce temps, vous êtes bien sûr supposés lire le guide du Canada !


Finalement, j'ai reçu ma convocation pour l'examen de citoyenneté début février, la date effective étant le 19 février 2009. La panique commençait à me gagner car il ne me restait que 15 jours pour lire et apprendre ce qu'il y avait dans le guide !


Je vous conseille d'utiliser les questions à la fin de votre guide, mais vous pouvez également aller sur ce site :


http://www.yourlibrary.ca/citizenship/index.cfm


Vous répondrez à une centaine de questions, les dernières changent souvent, elles concernent les différentes régions donc il vous suffit de regarder régulièrement pour trouver celle où vous habitez. Ces questions ainsi que celles de votre guide vous aideront à vous préparer correctement pour votre examen.


Le jour J : l'examen :


Mes amis m'avaient rassurée en me certifiant que l'examen était facile, ils avaient cependant omis de me rappeler ce bon vieux dicton: » prends ton mal en patience «  car l'attente fut extrêmement longue...


Tout d'abord, la personne de l'immigration nous a expliqué le déroulement de l'examen, comment répondre aux questions, les différentes règles, puis ce qu'il se passerait après l'examen.


Ainsi, après l'examen il nous faudrait attendre 15 jours pour recevoir nos résultats. Dans cette lettre serait mentionnée la date de notre cérémonie si nous avions réussi notre examen. En cas d'échec, il y aurait une date de convocation pour passer devant un juge. Il nous expliqua par la suite que nous avions 60 jours pour justifier la raison de notre absence à la cérémonie.


Ma convocation était à 13h, je pensais que l'examen débuterait de suite, après la vérification de nos papiers. Et bien non, je me trompais lourdement !


Nous sommes restés assis pendant 2h car ils nous appelaient un par un pour contrôler nos papiers. Ensuite vint le moment de commencer l'examen.


Les examinateurs expliquent que les familles doivent se séparer, ensuite ils fournissent à chacun un questionnaire avec 20 questions. Parmi celles-ci, vous devez en avoir 12 de correctes. Dans les 12, ils vous expliquent que 2 de ces questions sont éliminatoires. Ces questions portent essentiellement sur la façon de voter au Canada... Ne stressez pas, elles sont très faciles ! Ensuite il y a trois autres questions qui portent sur les règles du Canada et là également il faut en réussir une sur trois pour passer.


Si vous avez tenté de répondre aux questions du guide, cela vous sera alors facile. Les questions sont pratiquement identiques, l'intitulé diffère. Rassurez-vous : avec un peu de bon sens et quelques connaissances, c'est vraiment facile. Voici un exemple des questions posées:


- Quels étaient les 3 groupes d'autochtones?


- Quel est le symbole du drapeau du Canada?


- Quelle est la dernière province qui est entrée dans la confédération?


- D'où venaient les premiers colons?


Il y avait également une question sur les différents ordres et leurs fonctions.


Le questionnaire est à choix multiple, c'est vraiment réalisable.


L'examen terminé, il vous faudra attendre 15 jours pour recevoir le résultat.


Deux semaines plus tard, ma lettre est arrivée... Avec un peu de suspense et d'appréhension lors de l'ouverture du pli, le courrier mentionnait que ma cérémonie se déroulerait le 27 mars 2009 ! Bien plus rapide que je ne l'imaginais !


Alors me voilà, le papier dans les mains, je ne vous cacherai pas que j'ai versé ma petite larme, ça me fait bizarre de me dire que maintenant je suis Canadienne et Française. Je suis contente, j'ai tant attendu cette nationalité, que je suis heureuse maintenant d'appartenir à ce pays qui m'a ouvert ses bras, ce pays si accueillant et ces gens si souriants... J'ai parlé à différentes personnes, et pour certaines, le fait de devenir canadien ne leur a fait ni chaud ni froid. Chacun son histoire, pour ma part, venir au Canada était un rêve de petite fille, avoir la nationalité canadienne est venu plus tard, le temps de vivre quelques années ici, d'aimer cette culture, son histoire, ses hivers, de faire des rencontres magnifiques avec ces immigrants de tous pays, bref, 9 ans exactement... Parfois, je me dis que finalement je connais plus le Canada que la France.


Vivement vendredi 27...


Lire les commentaires

La palette aux mille saveurs

lavosgienne

C’est au Festival des Lumières de Kensington Market, cette année (annulé pour cause de vent et reporté au 21 Mars) que j’ai rencontré un Italien qui vit avec sa femme à Toronto depuis 21 ans. Et de quoi parlent un Italien et une Française ? Des plaisirs de la table bien sûr !!!


Nous avons commencé par parler de l’économie, des effets de l’euro dans nos deux pays puis je lui ai raconté l’histoire d’un couple qui venait juste d’arriver à Toronto (et, par ailleurs, acquéreur de mes meubles) qui était surpris par les prix des fruits, comparés à ceux pratiqués en France. Cela faisait belle lurette qu’ils n’avaient pas vu des fruits à moins d’un euro (en majeure partie le prix varie entre 0, 49$ et 0,99$).


L’été dernier, mes parents et ma tante sont venus ainsi que mon copain et tous ont fait cette même constatation, confirmée par cette personne italienne dont la famille vit en Italie et y voit la flambée des prix des fruits et légumes.


Finalement, nous en sommes venus à nous dire que c’était ici le paradis de la table.


Alors pourquoi ? Pourquoi dire que Toronto est une palette aux mille saveurs ? Parce que Toronto offre dans chacun de ses quartiers des épices et des paniers de couleurs spécifiques à chaque culture et ce pour chaque type de porte-monnaie.


Ce que j’ai aimé tout de suite à Toronto, ce sont les petits épiciers primeurs que l’on trouve à tous les coins de rue. Allez vous promener dans Kensington Market, dans Baldwin Street, là, vous trouverez une succession de petits magasins côte à côte, comme « Cheese Magic »pour les amateurs de fromage, « My Market Bakery » pour la dégustation de tartes excellentes! Ensuite, vous trouverez des magasins de fruits et légumes, d’épices, de chocolats…Comme Toronto est une ville multiculturelle, elle vous propose en une semaine de faire le tour du monde avec vos papilles…Suivez-moi…


Lundi : c’est Ravioli…Mais tout le monde connaît déjà le quartier Italien sur College Street, donc aujourd’hui, je vous emmène dans un restaurant sur Yonge : « Grano ».


Il s’agit d’un endroit où il est possible en une soirée de s’évader à des milliers de kilomètres d’ici. Allez vous y promener en été, et prenez place dans l’arrière salle. Là, avec vue sur la terrasse, dans ce décor unique, vous aurez la sensation d’être en Italie. Inutile de vous préciser que le dîner sera un délice et qu’en plus de servir de bons petits plats typiques, vous pouvez venir apprendre à parler l’Italien les lundi soirs, goûter un assortiment de vins un autre soir, écouter de la poésie puis enfin participer à des soirées sur le thème « Art de la Renaissance » ou sur celui de l’Architecture tout en dégustant un bon repas…


Mardi : direction le quartier Coréen, à la sortie de métro Christie, à l’ouest de Toronto sur la ligne verte du métro sur Bloor. Depuis Christie, marchez en direction du centre ville, vous aurez divers choix de restaurants, il vous suffit de rentrer dans l’un d’entre eux. Là, je vous conseille peut-être d’être accompagné d’un connaisseur de plats coréens. J’y suis allée à l’occasion d’un pot de départ d’une amie, heureusement, une Coréenne était avec nous pour nous expliquer un peu tous les plats. Le menu était uniquement écrit en Coréen, pas de traduction anglaise, impossible de ne pas se croire en Corée…En tout cas, c’était très bon.


Mercredi : après votre session de Yoga, pourquoi ne pas aller faire un tour à « Rawlicious », autre lieu à tester, au croisement de Dundas Street west et Quebec Street dans le quartier de Junction. Sortez à High Park sur la ligne de métro de Bloor, puis prenez le bus qui va sur Dundas West. Rawliscious est un paradis pour les végétariens, mais aussi pour ceux qui mangent les légumes crus. Le restaurant est très « nid douillet », on a le choix de s’asseoir sur des fauteuils ou sur des coussins ou alors traditionnellement à une table. L’arrière-salle est réservée pour les groupes avec des tables basses entourées de coussins. La terrasse n’était pas encore ouverte lorsque j’y suis allée. Ce restaurant a ouvert ses portes en avril, donc pour l’été 2009, je pense que la terrasse sera faite et je suis certaine que l’ambiance y sera paisible, comme le reste du restaurant. Le menu est intéressant et très abordable. Et contrairement à ce que pourraient penser certaines personnes, les portions sont énormes et « guilt-free » puisque les légumes gardent toutes leur vitamines.


Jeudi : prenez le temps de faire une petite visite à « Ethiopian house » avec vos amis. Vous trouverez le restaurant en sortant du métro à Bloor et Yonge. Descendez au sud de Yonge, puis tourner à droite sur Irwin Avenue.


Dans la plus pure des traditions éthiopiennes, il vous suffit de vos mains pour manger et ne prenez pas la peine de demander des couverts, vous n’en trouverez pas. Les prix sont également abordables, moins de 15$. Le décor est sympa, mais attention aux estomacs sensibles, certains plats peuvent être très épicés !


Vendredi : choisissez un restaurant qui fait partie du festival de « Winterlicious 2009 », pour cela avant de sortir du travail, allez sur le site : www.toronto.com/winterlicious.


Il y a un menu à prix unique et cela permet de tester des restaurants qui sont, pour certains, hors de prix durant l’année. Attention ! Certains sont intéressants, d’autres le sont moins. A vous de vous faire votre propre idée en expérimentant quelques fameuses adresses.


Samedi : une envie de couscous ! Allez cette fois vous promener du coté ouest d’Eglinton. Là, vous trouverez le restaurant marocain «  Boujadi » où les tajines et les couscous coûtent environ 15$  et sont délicieux….Un petit conseil : gardez de la place pour les desserts qui sont excellents. En France, j’avais un ami marocain qui m’a fait déguster un couscous extraordinaire en goût et en saveur, grâce à ce restaurant je me rappelle de bons souvenirs.


Voilà déjà dimanche …Pourquoi ne pas rester à la maison et tester une nouvelle recette ? Peut-être cette recette que votre collègue d’Inde vous a donné ou bien celle de votre collègue du Congo. Nous avons cette chance d’habiter à Toronto, pas besoin de sortir, il suffit d’avoir de bons amis, ceux-là mêmes qui savent cuisiner et qui connaissent les petits coins sympas pour trouver les bonnes épices et les bons ingrédients.


Toronto est une palette aux mille saveurs pour toutes ces richesses, pour toutes ces épices, fruits et légumes, tous ces immigrants qui continuent à cuisiner comme dans leur ancien pays. C’est ce qui fait la richesse de ce pays et j’adore !


Lire les commentaires

Comment chercher et trouver un emploi ?

lavosgienne

Trouver un emploi est déjà difficile dans son pays d’origine, mais c’est encore plus difficile de chercher et trouver dans un autre pays. C’est en faisant mes cartons de déménagement que je suis tombée sur ce petit journal plein de bonnes adresses pour vous. Donc voici quelques idées pour vous afin de trouver un milieu qui vous convient pour y exercer la profession de votre choix dans votre nouveau pays : Le Canada…


Les grands sites d’offres d’emploi :



www.guichetemplois.gc.ca : ce site permet d’effectuer des recherches parmi les milliers d’emplois offerts au Canada. Vous pouvez faire des recherches par titres d’emplois, par mots-clés, par provinces et par régions. Vous pouvez aussi limiter vos recherches aux emplois pour étudiants et aux nouveaux emplois affichés au cours des 48 dernières heures.


www.jobboom.com : On trouve dans ce site des offres d’emploi classées par secteurs d’activité : technologies de l’information et multimédia, finance et comptabilité, génie et techniques du génie, soutien administratif, vente et service à la clientèle, en plus d’une section générale. Annuellement, quelque 50 000 offres sont ainsi publiées. Les chercheurs d’emploi inscrits peuvent remplir un formulaire détaillé qui leur permet de recevoir par courrier électronique les offres qui correspondent à leur profil. Ils peuvent également créer leur CV dans le site et le faire parvenir aux entreprises. Les employeurs peuvent afficher leurs postes et les diffuser aux candidats qui correspondent à leurs critères. Le site comprend une « Section Conseils » traitant de plusieurs thèmes : connaissance de soi, évolution du marché du travail, carrières et formations prometteuses, etc.


www.reperes-emplois.com : Dans ce site, un grand nombre des postes proposés sont liés à la gestion (administration, finance, comptabilité, etc..), mais on en trouve aussi en génie, en immobilier, en architecture, etc.  Tirés du journal « Les Affaires », les articles sur la gestion de carrière et sur les ressources humaines sauront en intéresser plus d’un.


www.monster.ca : Une section nommée « Mon Monster » permet d’afficher son curriculum vitae et d’être informé des nouvelles offres par un « agent intelligent ». Le site comprend aussi un répertoire d’employeurs et présente de nombreux conseils pour tous les chasseurs d’emploi : nouveaux diplômés, gestionnaires, informaticiens, travailleurs de la santé, etc. Le répertoire d’employeurs est lié directement aux offres d’emploi. Cliquez sur le nom de l’employeur pour accéder immédiatement à la liste de ses postes.


www.workopolis.com : Sur ce site on peut explorer les offres d’emploi par provinces ou par régions, au moyen de la date d’affichage ou à l’aide d’un répertoire d’employeurs. Dans chaque offre, on indique la façon de postuler. Il est possible de créer son CV en ligne, de le publier pour que les employeurs puissent le consulter, et de recevoir un avis par courriel lorsqu’une nouvelle offre correspond à vos critères. Ce site comprend aussi des articles et des outils pour aider dans la gestion de carrière. La section que vous trouverez à www.workopolis.com/content/resource/advisor_hub.html propose des chroniques destinées à des clientèles variées : gestionnaires, nouveaux arrivants canadiens, professionnels de la vente, etc.


Les sites spécialisés :


www.cvtheque.com : CVthèque  Réseau est à la fois un babillard d’offres d’emploi et une banque de CV, principalement dans les domaines techniques et technologiques. Les employeurs peuvent y afficher leurs postes ou demander à des experts de rechercher des candidats intéressants. CVthèque Réseau recueille des CV de techniciens et de technologues œuvrant dans la plupart des spécialités : métallurgie, chimie, génie électrique, génie mécanique, etc.


www.toile.qc.ca : Il existe plusieurs sites spécialisés d’offres et de recherche d’emploi, dédiés à un secteur d’activité particulier. Il n’est pas possible de tous les énumérer, mais vous en obtiendrez toutefois une liste complète en consultant la Toile du Québec. Vous constaterez que ces sites offrent des emplois dans une grande variété de secteurs : marketing, vente et communication, gestion, assurances, technologies, informatique, etc. Certains sites proposent même des occasions d’emploi contractuel destinées aux pigistes.


www.forces.gc.ca : Cliquez sur l’onglet «  Carrière » pour accéder au site de recrutement interactif des Forces canadiennes comprenant diverses fonctions qui aident à explorer les possibilités de carrière à plein temps et à temps partiel au sein du ministère de la Défense nationale, dont la Marine, l’Armée de terre et la Force aérienne. Ces carrières sont offertes autant aux militaires qu’aux civils. Le lien «  Profil en vedette » met en lumière un grand nombre de carrières intéressantes dans les Forces canadiennes, tandis que «  Profils de carrière » offre de l’information détaillée sur certains postes dans les Forces canadiennes. Si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez remplir un court questionnaire à partir de l’option «  Choix de carrière ». On vous proposera alors un certain nombre de possibilités correspondant à vos domaines d’intérêt et à vos compétences. Vous pouvez finalement  vous informer sur les différents programmes d’études subventionnés lors du recrutement.


Des emplois pour nouveaux diplômés :



www.emplois.gc.ca : La Commission de la fonction publique, chargée du recrutement des travailleurs dans la fonction publique fédérale, offre la possibilité d’acquérir une expérience en tant que commis de bureau, travailleur agricole, adjoint administratif ou même zoologiste, par exemple. Le site de la CFP comprend des liens menant à des possibilités d’emploi et aux programmes de la CFP conçus pour le recrutement de fonctionnaires fédéraux. Il s’agit de programmes destinés aux diplômés universitaires et de programmes de perfectionnement professionnel, comme le Programme de stagiaires en gestion et le Programme de formation accélérée pour les économistes. La CFP recrute aussi des étudiants pour des emplois durant toute l’année dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant.


Quelques guides anglophones :



www.canadiancareers.com : Cette véritable bibliothèque virtuelle de tout ce qui concerne l’emploi au Canada répertorie de nombreux sites d’offres d’emploi et présente des conseils sur la recherche d’emploi en général, sur la rédaction de curriculum vitae et de lettres de présentation. On y trouve aussi des renseignements sur le marché du travail dans une grande variété de secteurs et un petit répertoire de postes offerts.


www.jobhuntersbible.com : Le site de Richard Bolles, auteur du livre sur la recherche d’emploi le plus vendu au monde, What Color Is Your Parachute ?, présente, commente et évalue une série de sites correspondant à cinq activités de recherche d’emploi : chercher des occasions d’emploi, afficher son curriculum vitae en ligne, obtenir des conseils, établir un réseau et se renseigner sur le marché. On y trouve également des articles utiles tant aux chercheurs d’emploi qu’aux employeurs. La section sur les tests d’autoévaluation est très intéressante et contient de nombreux commentaires judicieux.


www.rileyguide.com : Le guide de Margaret Riley est un classique d’Internet. On y trouve des liens conduisant à tous les sites d’offres d’emploi ( y compris ceux consacrés à des secteurs d’activité spécifiques), à des renseignements sur les carrières ou les salaires, à des sections sur le recrutement électronique, à des profils de secteurs d’employeurs, etc.


Un peu d’aide :


www.jeune-youth.cafe.gc.ca: Café Jeunesse, Gouvernement du Canada.


www.cre.qc.ca : Clubs de recherche d’emploi


emploiquebec.net


www.cjereseau.org : Réseau Carrefour Jeunesse emploi du Québec.


www.drhc.gc.ca : Développement des ressources humaines Canada.


Voilà… En espérant que ces sites pourront vous aider un peu plus dans vos recherches…Bonne lecture et bonne chance !


Tags : Canada anglophoneEmploi

Lire les commentaires

Bonjour Richmond Hill...

lavosgienne

Désolé pour le retard de ma chronique, mais le mois de septembre a été quelque peu mouvementé. Tout d’abord, il y a eu la rentrée des classes, puis j’ai dû commencer à faire mes cartons….Eh oui, j’ai finalement décidé pour la neuvième fois de déménager !


Mais cette fois, c’était différent puisque j’ai dû me séparer de quelques-unes de mes affaires et meubles.


Pour ce faire, j’ai mis quelques annonces sur kijiji et sur craiglist. J’ai eu plusieurs réponses grâce à celles que j’ai mises sur le site du centre francophone et sur le site des pvtistes. D’ailleurs quelques personnes du site m’ont reconnues et en ont profité pour me demander quelques renseignements sur la ville.


J’ai donc dit adieu à quelques affaires, fait mon changement d’adresse à la poste pour 6 mois, et c’est la larme à l’œil que j’ai fermé pour la dernière fois ma porte...


Bonjour Richmond Hill…Et oui, me voilà depuis le 27 septembre à Richmond Hill au nord de Toronto.


Lorsque je dis à mes amis que je suis à Richmond Hill, ils ont tous dans la tête cette idée de ville dortoir où il faut absolument la voiture pour pouvoir aller quelque part.


Je suis dans la vieille ville de Richmond Hill, le centre ville comme ils l’appellent, là où les maisons sont encore anciennes et toutes différentes.


Les autres quartiers de la ville ont tout d’un cliché : toutes les maisons se ressemblent, imposantes avec peu de jardin et très peu d’espace entre elles.


En tout cas, là où je suis, c’est la plus belle partie de Richmond Hill avec de belles maisons, de la verdure, et c’est au calme…


Maintenant pour aller au travail ce n’est pas la même histoire !


Pour pouvoir me rendre à Toronto, il me faut maintenant avoir deux abonnements, le premier est celui de Toronto, le TTC de 109$, puis celui de la région du nord, le YRT, qui est de 95$.


Je me trouve à une rue de Yonge, donc c’est assez facile d’aller jusqu’au bus à pied. Ensuite, je prends le bus 99 pour aller à Finch, normalement cela devrait prendre 30 min en bus mais je suis arrivée sur Richmond Hill en pleine grève des transports Viva, hé oui, une grève !…


Viva est considéré comme un transport rapide, des bus plus grands, plus confortables avec moins d’arrêts et qui vont jusqu’à Newmarket.


Mais ce jour là était donc le premier de la grève, j’ai pris le bus des transports normaux de la région de York. Je suis partie à 7h, en me disant que j’arriverais à la station de Finch pour 7h30.


Ma première surprise fut le conducteur qui disait bonjour à tous les passagers, la seconde fut celle de ne pas trouver de siège tant le bus était bondé, et enfin, le trafic. Yonge street est une route bien chargée surtout en heure de pointe. Je suis arrivé à 7h50, au lieu de 7h30…Ensuite il me faut 15 min en métro pour aller jusqu’à la station d’Eglinton, puis de nouveau 30 minutes d’autobus…Bref, au lieu de 8h15, je suis arrivé à 8h45…Oups…


Le lendemain je suis partie plus tôt dans l’espoir d’avoir un siège, mais là non plus, à 6h45, pas de siège. Finalement c’est à 6h20 que je pars de chez moi. A ma grande surprise, les conducteurs sont très polis avec tous les passagers ! Le soir, je m’amuse au retour de voir la forme de la file d’attente prendre des allures d’escargot.


Quoiqu’il en soit, les gens sont bien plus respectueux que dans mes souvenirs d’attente du bus à Metz…Il n’y avait pas d’escargot, mais un troupeau généralement devant la porte. Bref, après 15 jours de grève, c’est avec un cri de joie que tout le monde a reçu la nouvelle dans le bus que Viva reprenait son activité, apparemment sans avoir obtenu ce qu’ils voulaient, mais en perdant finalement 15 jours de travail.


La conductrice du bus, ce jour-là, nous expliqua qu’elle avait un passager de Newmarket qui faisait du stop tous les matins à 4h30 pour pouvoir prendre le bus à Richmond Hill pour être au travail à 7h30 sur Toronto. Oui, les heures en bus ici ne se comptent pas !


Difficile d’imaginer cela depuis la France quand on trouve qu’une demi-heure de voiture c’est déjà long. En tout cas, mardi, je vais essayer de nouveau de partir à 7h pour voir s’il y a une différence avec les bus Viva.


Sinon, que dire de Richmond Hill ? Que c’est agréable d’y vivre !


J’ai été courir samedi pour avoir une meilleure idée de cette petite ville et de son centre, des rues calmes sans trafic, un petit parc, un petit étang, des arbres magnifiques, des gens sympathiques et polis, ça ressemble à un petit air de village. Bien sûr je le répète je suis dans le vieux centre de Richmond Hill, ce qui est considéré comme au nord de Major Mackenzie jusqu’à Crosby, et d’est en ouest, de Pugsley street à Trench street.


Je vais certainement vous parler un peu plus de Richmond Hill dans mes futures chroniques, j’espère pouvoir vous faire découvrir de nouveaux petits coins sympathiques dans cette nouvelle ville.


For more informations:


Les transports viva | La ville de Richmond Hill


Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Aaaah la rentrée

Lavosgienne

Voilà, c’est de nouveau la rentrée…Que le temps passe vite. J’attaque ma huitième rentrée des classes mais cette année c’est à reculons que je l’attaque. J’aurais aimé trouver un autre travail, mais cela ne s’est pas fait… Serait-ce mon passé de professeur qui inquiète les futurs employeurs ? A un entretien, on m’a demandé si je n’allais pas m’ennuyer dans ce nouveau travail, pourquoi voulais-je changer ? Oui, j’aimerais totalement changer, je rêve de travailler avec des adultes, dans un bureau, me sentir plus femme, ouvrir mon esprit sur d’autres horizons, d’autres problèmes et d’autres challenges. « Pourquoi voulez-vous changer ? »
« Pourquoi ? », oui, là est la question…

Bien souvent les gens pensent qu’être prof est un bon boulot, t’es bien payé, t’as les vacances de Noël, les vacances d’été, tu travailles avec des enfants…Pourquoi se plaindre…Ce que ces personnes ne savent peut-être pas c’est qu’être professeur dans une école publique est bien différent qu’être professeur dans une école privée, comme les écoles « M » au Canada.

Les écoles M poussent comme des champignons à Toronto. Mais attention, elles sont loin d’être toutes bonnes…Beaucoup de personnes dès leurs diplômes en poche ouvrent tout de suite une école sans avoir expérimenté d’autres écoles, sans avoir été elles-mêmes professeur M dans une classe. Du coup, elles ne savent pas gérer leurs écoles. Elles pensent plus aux revenus qu’aux enfants. Ce qui va contre la pensée de la fondatrice de cette école « M.M », les enfants étant sa priorité. Mais ce n’est pas de la fondatrice dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est de ces écoles…Toutes ces écoles qui se font appeler M, mais qui n’ont dans leurs emplois-du-temps qu’une heure d’activités M. Il faut rester éloigné de ces écoles. Autant aller dans une garderie normale, si ce n’est qu’une heure d’activité M.

Si vous visitez ces écoles, surtout les petites écoles, je parle ici des écoles de moins de 60 enfants. Vous vous apercevrez très vite de la vaste diversité des professeurs. Nous sommes de partout, Inde, Pakistan, Sri Lanka, Iran, France, Philippines, Estonie…Et réaliserez qu’il y a peu de Canadiens. J’entends par là, Canadiens nés au Canada. Puisqu’au fond nous sommes toutes Canadiennes par adoption. Non, ces petites écoles n’emploient que peu de Canadiens. Pourquoi ?

Parce que dés notre arrivée au Canada, il nous fallait trouver du travail. Pour avoir une expérience de travail au Canada. Parce qu’elles étaient professeur dans leurs pays d’origine et qu’elles ne voulaient pas repasser par l’école pour devenir professeur dans le public due à l’inscription qui était trop chère. Alors que s’inscrire au cours M l’était moins, je pense à une école en particulier, dont il m’est impossible de citer le nom, mais qui permet de travailler en même temps que d’apprendre. Malheureusement, ce diplôme ne permet pas d’accéder aux plus grandes écoles M de Toronto qui n’acceptent que le diplôme International. Ce sont ces écoles qui embauchent les « vrais » Canadiens. Et ce sont ces écoles qui permettent d’avoir un revenu satisfaisant.

Du coup nous sommes obligées de chercher dans les petites écoles qui poussent un peu partout. Votre salaire varie d’une école à l’autre, j’ai commencé à 8$ de l’heure pour finir à 16$ de l’heure. Certaines écoles vont jusqu'à 20$ de l’heure, mais où sont elles ?
Nombre de ces écoles n’offrent absolument pas de couverture sociale, ici appelée les « Bénéfices ». N’espérez pas non plus avoir des jours de maladies payés. En travaillant avec des enfants, vous serez à un moment ou un autre malade. Mais non, elles ne le font pas.
Dans ces écoles, il n’y a pas de vacances comme dans les écoles publiques. Je me souviens d’une de mes premières écoles qui ne fermait même pas durant les vacances de Noël. Nous fermions la veille de Noël et retournions le 26. Pour finir le 31 décembre à midi, et reprendre le 2 janvier. Une autre de mes écoles fermait deux semaines en mars et deux semaines à Noël. Bien souvent ces écoles n’offrent que 15 jours de vacances payés. Donc il fallait accepter tout cela, que cela nous plaise ou pas, elle fermait les 15 jours en mars et nous n’étions pas payées. Et ne pensez même pas aux deux mois de vacances durant l’été, qui ne sont bien entendu pas rémunérés, et c’est votre choix de partir les deux mois ou pas. Certaines de ces écoles profitent du fait que nous soyons de nouvelles immigrantes pour profiter de nous. Beaucoup de mes anciennes écoles ne payaient aucuns des jours fériés, jusqu'à ce qu’un de mes amis comptable me dise qu’elles étaient obligés de nous payer.

Voilà la raison première de ces changements dans ces écoles, chaque années de nouvelles têtes, des fois dans la même année un professeur peut changer 3 ou 4 fois. Voilà également pourquoi ces écoles n’embauchent pas de « vrai » Canadiens. Parce qu’ils connaissent leurs droits. Certaines écoles vous payent à l’heure tandis que d’autres ont un salaire fixe. Toutes mes écoles précédentes ne m’ont jamais fait de contrats.

Je suis dans une école depuis deux ans qui offre la couverture sociale, qui fait un contrat, qui donne 5 jours de maladie payés. Mais cela n’empêche pas qu’à un certain moment, la cuvette est pleine…Et que l’envie d’avoir un salaire de 40 000$, 50 000$...fait rêver. Dur dur avec les 24 000$ de l’année. Voilà pourquoi bon nombre des professeurs dans ces écoles cherchent un deuxième job. Pour ma part, c’est les cours de Français, une autre donne des cours, une autre travaille à Wal-Mart…

Oui, j’aime travailler avec les enfants, j’aime et recommande la méthode M, mais je sais que répéter les mêmes chansons, dire d’aller aux toilettes, de ne pas mettre les doigts dans le nez, de couvrir sa bouche, d’aller chercher un mouchoir, de s’asseoir correctement, de chuchoter, me saoule des fois. J’aimais ce travaille il y a 8 huit ans. J’étais plus jeune, je ne savais pas grand-chose, je ne m’étais pas bien renseignée sur toutes les offres possibles à Toronto. Toutes les aides Francophones. Aujourd’hui je ne regrette rien, je rêve juste d’autres choses, je sais que je suis capable de tellement plus, et j’aimerais que ces employeurs le comprennent aussi.

Pour l’instant je vais continuer mes recherches…et retourner dans ma classe le 2 septembre, et quoiqu’il en soit je sais que je vais adorer toutes ces nouvelles petites frimousses prêt pour certains à découvrir
ce que c’est d’être à l’école. Même si par moment, l’envie est ailleurs…

Bonne rentrée à tous et à toutes…

Ps : Pour des raisons de protection je ne nomme pas ces écoles, et cette institution. Je pense que vous comprendrez. Merci.

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Voyage au Québec et en Ontario

lavosgienne

Semaine top chrono…


Cette année, je fais découvrir le Canada à ma famille. Mes parents ayant déjà visité le Canada à plusieurs reprises, il me fallait innover avec de nouveaux endroits.


Nous avons loué une voiture depuis Toronto. Mes parents avaient regardé depuis la France, mais en faisant la conversion de l’euro en dollars, c’était bien plus économique de louer la voiture depuis Toronto.


Dimanche, Gananoque :


Départ Dimanche matin de Toronto pour Gananoque. Petit arrêt afin de visiter le site des Milles îles. Plusieurs croisières sont possibles, une d’une heure, une de deux heures et demie et une de cinq heures. Celle de cinq heures fait un arrêt au Bold Castle, mais attention, le château se trouve sur une île des Etats-Unis, munissez-vous de votre passeport pour pouvoir la visiter. Nous avons fait celle d’une heure. Ensuite petit pique-nique au bord de l’eau, puis visite de la petite ville de Gananoque. Ensuite retour à la voiture, direction la ville de Québec.


Etant donné que la ville de Québec est à 9h de route de Toronto, c’est bien de faire une pause pendant le voyage, voilà pourquoi nous avons fait une pause à Gananoque, juste après Kingston. Nous avons roulé dans la soirée, et nous nous sommes arrêtés dans un motel pour dormir. Au matin, il ne nous restait qu’une heure avant de rejoindre la ville de Québec.


Lundi, la ville de Québec :


Je vous conseille d’aller dans l’Auberge de jeunesse qui se trouve à l’entrée de la vieille ville. L’endroit est accueillant, propre, facilement accessible, un parking tout proche, et pas cher du tout. Cela vous permet aussi de pouvoir rester dans la vieille ville toute la journée, il y a plein de choses à faire, à voir... Préparez vos jambes à monter et descendre…Québec fête cette année ses 400 ans. N’oubliez pas d’aller faire un tour aux activités et concerts prévus à cette occasion.


Mardi, visite de différentes chutes :


En premier, direction, les chutes de Montmorency. L’autoroute pour s’y rendre est facile d’accès depuis l’Auberge de jeunesse de la vieille ville. Vous y êtes en 15 minutes. Trois choix s’imposent à vous :


1/ Garez-vous au parking tout de suite à la sortie de l’autoroute. Puis deux nouveaux choix : _Prendre la télécabine pour monter au Manoir puis faire la chute depuis le haut (C’est payant)


Ou       _Monter les escaliers. (Ce n’est pas payant, mais il vous faudra monter beaucoup d’escaliers….)


2 / Ne vous garez pas dès la sortie de l’autoroute mais montez en haut de la ville en direction du manoir. Vous trouverez une fois de plus un parking à coté du manoir. Puis vous visiterez les chutes.


3/ Si vous ne voulez pas payer le parking, alors essayez de trouver une place dans la petite ville.


Après Montmorency, roulez vers Sainte-Anne-de-Beaupré, c’est environ 15 minutes de trajet. Puis visitez le Canyon St-Anne. C’est très beau, et bien plus dans la nature. De toute les chutes visitées ce jour là, ma préférence à été pour celle-ci. Niché au cœur de la montage, le sentier jalonne les deux rives abruptes de la rivière. Vous aurez des vues saisissantes sur la gorge et les chutes depuis les différents belvédères et passerelles.


De retour vers Québec, arrêtez-vous à l’église de Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle a été rénovée dernièrement et cela vaut vraiment le détour. Il est impossible de passer devant sans la voir, elle est imposante, visible de très loin et elle est sur la route.


Ensuite retour vers Québec, direction les chutes du parc de-la-Chaudière, à la sortie de Sainte-Foy. Là encore des chutes, et une belle promenade à faire. Mais nous nous sommes arrêtés à la passerelle.


Mercredi, direction Montréal :


Départ vers 10h, nous sommes arrivés vers 13h au centre-ville de Montréal. Dès notre arrivée, nous nous sommes installés. Puis visite du Mont-Royal avec son étang, ses arbres, son belvédère. A notre retour, visite de la rue Crescent et de la rue Sainte-Catherine. Puis le soir, nous avons fait un petit tour au Festival de Jazz de Montréal,  prenez note pour l’été prochain…


Jeudi, direction vieille ville de Montréal :


Visite de la vieille ville de Montréal, avec son lot de magasins souvenirs, ses artistes de rues, ses calèches, son marché. Ensuite, allez vous promener le long des quais, et je vous invite à monter gratuitement les 197 marches du phare pour avoir une vue différente sur la ville. Au passage, allez faire un petit coucou à Laurent et LaurenceJ.


Vendredi, direction Ottawa :


Direction Ottawa, cette fois nous sommes arrivés plus tôt à l’hôtel, et celui-ci se trouve à une demi-heure de la ville à pied, mais ici le parking y est gratuit. Il est midi et nous voilà partis pour le centre-ville. C’est facile, c’est tout droit, nous avons en vue le Parlement. Promenez-vous derrière le Parlement également. Ensuite faites un tour dans la tente blanche à coté du Parlement. C’est ici, que vous pouvez prendre votre ticket pour allez visiter le Parlement. La visite du Parlement dure environ une heure, c’est très intéressant et c’est gratuit. Ensuite, à votre sortie, allez longer le canal Rideau et ses écluses. Enfin, n’oubliez-pas d’aller visiter « the Market »pour votre dîner.


Samedi, retour à Toronto :


Nous voilà de retour sur Toronto. Nous prenons la Nationale 7, bien plus scénique que l’autoroute. Si vous prenez cette route je vous conseille de faire un petit détour d’un quart d’heure pour aller visiter les Pétroglyphes. C’est dans Havelock que vous prendrez la route 46 nord, le parc est indiqué sur une carte. Cette petite pause va vous emmener dans un parc protégé, qui vous fera découvrir les dessins des premières Nations sur  des blocs de pierre. Il y a également des petits parcours de marche à faire. Attention, le site ferme à 17h30. Munissez-vous d’une bombe contre les mouches noires et les moustiques. Après cet arrêt d’une bonne heure, retour vers Toronto.



Dimanche, direction Niagara Falls :


Visite de Niagara Falls à 1h30 de Toronto. Puis visite de Niagara-on-the-Lake, pour aller à Niagara-on-the-Lake, il vous suffit de revenir sur vos pas et de longer la rive. Si vous voulez plus de renseignement sur Niagara Falls et sa région, je vous invite à lire de nouveau ma dernière chronique. 


Et voilà, une semaine bien chargée, mais pleine de magnifiques images pour ma famille. Derniers conseils pour un roadtrip d’une semaine comme nous l’avons fait :


-       Il est préférable d’avoir deux conducteurs.


-       Si vous louez une voiture, cela coûte moins cher de louer depuis Toronto. La Toyota Yaris ne consomme que 6,1 litres au 100 km, l’essence est plus chère au Québec qu’en Ontario. Avis a le kilométrage illimité, alors que Budget offre seulement 1600km, 200km par jour. Vous devez avoir plus de 25 ans pour pouvoir louer avec Budget. C’est 10$/jour pour le deuxième conducteur.


-       Pour réserver les hôtels : https://secure.choicehotels.ca/hotels/currentReservation, les Comfort Inn ont souvent le parking gratuit et le petit-déjeuner inclus.


-        http://www.bonjourquebec.com puis dans recherche Parc des Chutes-de-la-Chaudière


-       http://www.ontarioparks.com/french/index.html


-       http://www.ontariotravel.net


-       http://ville.montreal.qc.ca


-       http://www.hihotel.ca/quebec/en/index.aspx?sortcode=2.7


Distance :


-       Gananoque- Québec = 6h de route par l’A 20.


-       Québec- Montréal = 277 km, environ 3h30


-       Montréal- Ottawa = 230 km, environ 2h30


-       Ottawa- Toronto =  environ 4h de route en passant par l’autoroute, plus en passant par la 7.


-       Toronto- Niagara Falls = 160 km, 1h30


Ma tante et mes parents sont encore là jusqu’au 24 juillet, maintenant c’est la découverte de Toronto…Je pense qu’ils vont bien dormir dans l’avion…


Voilà je terminerai sur ces quelques mots de ma tante : «  C’est très bien, très attirant, pleins de belles choses à voir, c’est SUBLIME ! »


Alors bon voyage à vous tous…. :)

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Se promener le temps d'un week-end... à Toronto

lavosgienne

Voilà l’été, les beaux jours, et cette envie de sortir un peu de la ville pour quelques heures…Je vous invite aujourd’hui à prendre votre voiture pendant 1h45, d’aller vers Niagara voir les fameuses « chutes de Niagara Falls ».


Le trajet n’est pas si long comme vous pouvez le constater. Il suffit de suivre la QEW, vers l’ouest, et tout est très bien indiqué. Une fois arrivé sur place, je vous conseille de continuer la route qui mène aux chutes, de passer devant celles-ci, de délaisser les premiers parkings payants, poursuivez et passez devant un gros bâtiment sur votre gauche après les chutes, continuez tout droit et après le pont tournez à gauche, le parking est gratuit. Il faut compter environ 10 minutes de marche depuis le parking pour rejoindre les chutes, le paysage est tellement beau que l’on oublie la distance.


Vous suivrez donc le fleuve et verrez une épave de bateau, admirerez le courant qui prend de la vitesse, et enfin voilà l’arrivée aux chutes…Je vous conseille d’y aller en semaine, surtout en été, pour éviter la foule de touristes qui s’y pressent pendant le week-end.


Après avoir admiré les chutes du coté canadien, vous verrez en face de vous celles des Etats-Unis.


Pour voir les chutes de plus près deux options s’offrent à vous: soit prendre le bateau, soit descendre à pied. De toute façon les deux vous mèneront aux pieds des chutes, avec une douche gratuite. Le bateau est intéressant parce que vous pouvez voir les deux chutes de plus près. Y descendre à pied l’est aussi parce que vous avez deux petits couloirs qui vous amènent derrière les chutes.

Personnellement, j’ai préféré le bateau à la descente. La descente était intéressante, mais on ne reste pas très longtemps aux pieds des chutes, le vent y est très fort, et je pensais que l’ouverture derrière les chutes était un peu plus grande.


Avant septembre 2001, il était possible de marcher sur le pont qui marque la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. Ainsi on avait un autre point de vue des chutes. Malheureusement aujourd’hui c’est un peu plus compliqué avec les douaniers qui filtrent les passages.


Si le cœur vous en dit, vous pouvez aller vous promener dans la ville attraction de Niagara. Je dis ville attraction car ça y ressemble énormément…Oui, on se croirait dans un vrai parc d’attraction, avec ses jeux, ses maisons fantômes et ses musées du cinéma…Toutefois, si les paris sont plus votre tasse de thé, alors dirigez-vous vers le casino.

Un petit creux? Vous voyez le bâtiment qui se trouve juste à cote des chutes ? A l’intérieur se trouve un buffet au deuxième étage, vous mangez devant les chutes à un prix vraiment modeste. J’y suis allée en mai et à ma grande déception le restaurant était en cours de rénovation. J’espère que les travaux seront finis afin que vous puissiez en profiter cet été, c’est vraiment sympa.


Après la visite des chutes, je vous conseille de prendre la route des vins de Niagara-on-the-lake. Vous passerez devant les domaines les plus connus comme : « Inniskillin, Jakson-Triggs, Hillebrand et Château des Charmes ».

Pour plus de renseignement :

http:// www.wineriesofniagaraonthelake.com/wineries.php


Si vous êtes plutôt romantique, je vous conseille de rester une nuit, de nombreux Bed and Breakfast vous proposent de dormir à des prix raisonnables. Les gens y sont très accueillants, ainsi, vous prendrez tout votre temps pour pouvoir visiter ce village. Il y a un magasin qui fait du « Fudge », c’est un délice.

Les jardins de fleurs y sont magnifiques, il y a deux ans ma cousine était surprise de voir une espèce d’arbres présente à Niagara, qui normalement se trouve dans les pays du sud, et qui pourtant survit apparemment dans ce village.

Niagara-on-the-lake est également réputé pour ses pièces de théâtre, son festival durant l’été.

Allez vous promener près de l’eau, et faites une pause en face du fort. Là, allongé sur l’herbe avec une vue sur l’eau et le fort, on se croirait vraiment au bord de la mer…



Pour avoir une meilleure idée du lieu allez jeter un coup d’œil sur les photos de Niagara-on-the-lake:

http://www.niagaraonthelake.com/gallery/



Personnellement je m’attarde peu dans la ville attraction de Niagara Falls, j’aime voir les chutes et me promener au bord. Mais ma préférence se porte sur Niagara-on-the-lake où je me laisse transporter sans me soucier du temps qui passe, cela en vaut vraiment le détour…


Bonne ballade…

Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Visiter Toronto cet été

lavosgienne

Voilà déjà le mois de Mai qui pointe son nez...Oh mon Dieu que le temps passe vite ! Avec l’arrivée du mois de Mai viennent : les beaux jours, les terrasses, les courses de longue distance, la chaleur, les BBQ. J’adore cette saison des beaux jours, de plus ils sont arrivés bien plus en avance cette année, pendant trois semaines nous avions l’impression d’être déjà au mois de juillet, il faisait tellement chaud.


La neige a vite fondu, révélant une nouvelle fois des trottoirs transformés en poubelles. Heureusement, le nettoyage s’est fait rapidement et a ainsi laissé notre regard se décoller des trottoirs pour découvrir la beauté des arbres en fleurs. La plus belle rue à mes yeux est une rue qui se trouve dans High Park, une belle allée qui descend vers l’étang. Elle se trouve au niveau du Grenadier café, c’est la plus jolie allée car elle est bordée de cerisiers japonais.


Puisque vous êtes déjà dans le parc, pourquoi ne pas en faire le tour et ensuite aller marcher le long du lac ? On parle souvent des « Beaches », un quartier à l’est de Toronto, réputé pour ses plages, et très populaire en été avec ses joueurs de Beach volley, ses familles qui viennent pique-niquer. Cependant, les plages qui se trouvent à l’ouest offrent également des coins magnifiques, bien moins fréquentés, certains endroits ressemblent même à l’île de Toronto. En marchant vers l’est, vous passerez devant la « réserve aux Papillons », puis vous irez sur la presqu’île, de là, vous aurez une vue magnifique de la ville. Il faut compter au moins trois quart d’heure de marche, depuis High Park jusqu’à la réserve.


Mis à part les principaux lieux à visiter comme la Tour CN, la Casa Loma et encore pleins d’autres endroits dont j’ai déjà parlé dans une de mes précédentes chroniques, aujourd’hui, je voulais vous parler des petits endroits à visiter sans avoir à dépenser beaucoup si vous avez des amis, de la famille qui viennent vous voir cet été.


Quittons donc, si vous le voulez bien, High Park et les plages de l’ouest, pour aller plus à l’ouest du coté de Old mill. Dès la sortie de la station de métro, vous vous trouverez au départ du « Humber River Trail », une randonnée qui s’étend sur 32km, longeant la rivière, un petit coin de nature en ville...


Le parcours s’étend du lac Ontario, à l’autoroute 401, qui monte jusqu’à Eglinton. Vous partagerez le chemin avec les cyclistes de temps en temps, vous marcherez le long du ravin mais si vous cherchez un peu d’évasion dans cette grande ville, c’est un des endroits qu’il faut aller visiter, vous aurez le sentiment d’être totalement ailleurs.


On retrouve un peu le même chemin à l’est de Toronto, il s’agit de « Don Valley », qui propose 10km de route accessible aux cyclistes. Il s’étend de Don Valley Brickworks jusqu’au parc de Thornhill.


Pour y accéder, prenez le métro jusqu’à Broadview, après quelques côtes et descentes pour soulager les mollets, vous traverserez des forêts, roulerez près de la rivière et ne passerez pas loin d’autres endroits intéressants à voir. En voici un exemple : « Riverdale Farm », une ferme en pleine ville, située dans le quartier de Cabbagetown. Celle-ci se trouve sur la rue Parliament, un peu au sud de Bloor st est, et à l’est de Jarvis. Riverdale est une ferme de 7, 5 hectares, avec chevaux, ânes, lapins, vaches, moutons, chèvres, cochons, poules et un magnifique jardin rempli de légumes et de fleurs. Tout cela fera plaisir aux petits comme aux grands.


Puisque nous sommes à l’est, allez donc faire un tour du côté des « Beaches », pour vous y rendre, soit vous prenez le métro de Bloor jusqu’à Woodbine puis le bus qui va vers le sud (il n’y en a que deux, un pour le nord et un pour le sud,) et demandez au chauffeur de vous arrêter aux Beaches, direction la plage, le sable....Si vous choisissez le streetcar depuis la ville, prenez-le sur Queen street, direction est et arrêtez-vous à Woodbine et descendez à pied vers le sud. Vous serez alors sur la plage qui s’étend sur des kilomètres, vous pouvez faire l’aller-retour en une après-midi relax.


A présent, retournons en ville et allons tout d’abord sur « Harboutfront » qui est situé sur la rue de Queens Quay west, commençant au bas de York street, et s’étendant jusqu’à Spadina. Une belle promenade commence sur les bords du lac, vous pourrez admirer les bateaux, la vue sur l’île, mais aussi vous aurez l’occasion de voir des spectacles, écouter de la musique, aller manger sur une terrasse d’un des nombreux restaurants avec vue sur le lac, en été c’est le lieu à visiter.


Passez York et allez vers Bay street, vous pourrez alors embarquer sur un bateau qui va sur l’île de Toronto. Le mieux est d’y passer la journée et d’amener avec vous un pique-nique. Essayez d’y aller en semaine, et évitez les week-ends si vous voulez goûter à la tranquillité. Il est interdit de camper sur l’île, mais il y a 2, 3 Bed and Breakfast présents sur l’île, si l’envie d’y passer un week-end romantique vous tente.


Si nous étions en 2009 et si nous étions un Mercredi, je vous dirais d’aller visiter « The Art Gallery of Ontario » gratuit de 18h à 21h. Malheureusement en rénovation cet été, la galerie ne sera pas ouverte. Pour vous donner une idée de l’extérieur, prenez le métro jusqu’à St Patrick, puis dirigez vous vers l’ouest sur Dundas street. Juste à côté de la Galerie, sur McCaul street vous verrez une architecture amusante, un bâtiment qui donne l’impression de tenir uniquement sur des tubes. Vous serez alors devant l’école d’Art de Toronto, « Ontario College of Art and Design. OCAD ».


Comme vous êtes déjà sur Dundas, pourquoi ne pas faire un tour dans Chinatown ? Continuez à suivre Dundas en direction de l’ouest, jusqu’à Spadina. Ce quartier est vivant, toujours très fréquenté, il faut se balader et regarder les étalages, s’intéresser aux drôles de légumes et de poissons qui s’y trouvent. Montez encore un peu la rue de Spadina, et vous serez alors sur Baldwin, tournez à gauche sur Baldwin ouest. Vous serez alors dans « Kensington Market », pour celles et ceux qui suivent mes chroniques, j’aime énormément ce quartier, donc il m’était impossible de ne pas vous en parler une fois de plus. On est loin des quartiers chics de Toronto, ici, c’est plus relax, les gens sont simples, et les étalages de fruits et légumes sont explosant de couleurs. A partir du 25 mai et jusqu’au 26 octobre, chaque dernier dimanche du mois, les rues Augusta, Baldwin et Kensington sont piétonnes. C’est une vraie célébration chaque dimanche avec artistes, musique...À ne pas manquer....


Tous ces endroits sympathiques sont abordables, munissez-vous d’une bonne paire de chaussures pour vous promener cet été et d’un porte-monnaie pour goûter aux petits restaurants du coin, le bateau pour aller sur l’île, le reste ne demande que vos jambes et vos yeux pour admirer toutes les splendeurs que cachent la ville de Toronto.


Ci-jointes les différentes adresses de ce parcours :


Pour avoir une idée de Kensigton Market, voici quelques photos sur :


http://www.flickr.com/search/?q=Kensington+Market%20Toronto&w=all


http://www.kensington-market.ca


Pour le parcours du « Don Valley » :


http://www.toronto.ca/parks/brochures/walks/DW_DonValley.pdf


Pour le parc :


http://www.toronto.ca/parks/highpark.htm


Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Nous sommes plus en sécurité que nous pensons

lavosgienne

Voilà la traduction d'un des titres qui faisait la première page du journal cette semaine à Toronto.
Sur la liste de classement des cent villes les plus dangereuses au Canada, Toronto ne serait même pas classée dans les 20 premières. Toronto est à la 26 ième place sur la liste, loin derrière les autres centres urbains comme : Montréal, Vancouver, Calgary et Regina, cette dernière en tête de liste des villes les plus dangereuses.

D'après le classement, Regina, Saskatoon et Winnipeg sont les trois villes les plus dangereuses. D'après les statistiques, il y a 4,5 crimes par 100 000 personnes à Regina alors qu'il y a 1,8 crimes par 100 000 personnes à Toronto.

Les banlieues avoisinantes de Toronto comme : Halton, Peel, et la région de York sont dans les vingt premières places sur la liste des villes les plus sécuritaires.
La ville de Caledon au nord de Brampton a été nommée la communauté la plus sécuritaire.

Ce classement repose sur les statistiques des crimes au Canada en 2006, ce qui inclut : meurtres, viols, agressions sexuelles, vols de voitures, braquages et cambriolages. Ces résultats viennent des services de police municipaux des 100 villes ou régions comptant la plus large population.

D'après S.W un professeur en criminologie à l'Université de Toronto :
« Beaucoup de gens à Toronto pensent que la criminalité augmente et que la ville est bien plus dangereuse qu'elle ne l'était il y a 10 ou 15 ans. Mais le pourcentage des crimes à Toronto était plus élevé dans les années 70 qu'il ne l'est maintenant. » Il se plaint de ce phénomène de peur du voisinage due exclusivement aux médias qui se focalisent trop sur les crimes.

Alors Toronto, sécuritaire ou pas ? Je pense que oui? Après avoir vécu 8 ans ici, oui, je trouve qu'elle l'est.
Aujourd'hui je n'habite pas dans le plus beau des quartiers de la ville, mais ce quartier est en train de changer petit à petit. Je peux rentrer jusqu'à 1h du matin sans m'inquiéter, ensuite je prends mes précautions, s'il est trop tard je prends généralement un taxi.
Quand j'habitais à coté du parc de High Park, il m'arrivait de rentrer tard, certes, je marchais d'un pas rapide mais je n'ai jamais eu de souci.
Plusieurs fois, je me suis retrouvée en train de m'entraîner dans le parc (préparation pour mes courses à pied) à la tombée de la nuit vers 18 ou après 19h. Heureusement qu'il y a d'autres coureurs qui affrontent le froid en même temps que moi !
Il y a également une voiture de police à l'entrée du parc à partir d'une certaine heure, est-elle là pour le parc ou se cache-t-elle juste aux yeux des automobilistes de Bloor ? Je ne saurais dire mais c'est rassurant.
Par ailleurs, ce qui est paradoxal, c'est que j'ai moins peur d'aller courir dans le parc à la tombée de la nuit que d'aller courir dans la forêt de mon petit village en France?

Une seule fois, j'ai été confrontée à une scène de crime lors de ma première année à Toronto. Je travaillais les jeudi et samedi soirs dans le vestiaire d'une boîte de nuit. C'était sympa et les pourboires conséquents arrondissaient mes fins de mois.
Un certain samedi soir, à l'heure de fermeture, nous n'avons pas pu sortir de la discothèque. La police à l'extérieur avait mis en place un périmètre de sécurité.
Une fille et un garçon avaient été poignardés à la sortie. Je n'ai pas connu le motif car la semaine suivante je donnais ma démission !
Depuis ce malheureux évènement, je n'aime pas trop traîner à la sortie des discothèques, dans ce quartier situé principalement du Nord au Sud entre Richmond St West et Adelaide St West, et de l'Ouest à l'Est entre Peter St jusqu'à John St.
En 8 ans, la sortie des discothèques a bien changé, maintenant au croisement principal il y a 3 à 4 voitures de police, des policiers de la garde montée et des policiers à pieds qui gèrent la sortie des fêtards. L'heure de sortie me fait l'effet d'une fourmilière que l'on secoue, il y a du monde partout, on se croirait à l'heure de pointe au croisement de Yonge et King Street sauf que les trois-quarts des gens ont dépassé la limite d'alcool dans le sang.

Je me sens également en sécurité dans le métro, quand je vois des personnes qui somnolent avec leurs sacs à coté d'eux sans le moindre souci, j'hallucine car en France ou en Espagne le sac aurait déjà disparu?
Finalement, je suis devenue moins soucieuse ici qu'en France où j'ai toujours appris à faire attention à mes affaires.
Aujourd'hui je m'inquiète moins, je m'en suis rendue compte cet été en France. Je porte toujours mon sac en bandoulière du coté du dos, et les gens autour de moi n'arrêtaient pas de me dire de le mettre devant. Le « faire attention » à tout n'est plus trop dans mon vocabulaire depuis quelques années, je trouve les gens plus détendus ici, moins stressés.

Voilà, j'ai comparé le Canada à la France, impossible de comparer Toronto aux autres villes canadiennes car j'ai toujours habité à Toronto. Cela donne un aperçu de la sécurité qui règne en général au c?ur de cette belle cité. Mais c'est mon point de vue, d'autres personnes ont peut-être une idée de la sécurité à Toronto qui est peut-être totalement différente de la mienne. En tout cas, j'aime toujours autant Toronto ! 26 ième ou pas? ;)

Bonnes Pâques à tous !

Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Les joies de la communication

Lavosgienne

Je ne sais pas comment faisaient nos arrière-grands-parents dans le temps !?.Et dire qu'il y avait seulement la poste comme seul moyen de communication lorsqu'ils étaient éloignés !
Cette fameuse lettre qui parfois n'arrivait pas à destination, laissant une famille dans l'espoir un jour de recevoir quelques nouvelles, brèves ou pas. Ils étaient bien patients ?
Je suis extrêmement patiente à mon poste de travail mais absolument pas avec les nouvelles technologies d'aujourd'hui?

En 7 ans de vie au Canada, j'ai pu explorer tous les moyens de communication existants pour rester en contact avec ma famille en France. Tout d'abord, il y a eu les lettres. Je téléphonais peu, car au début je n'avais pas encore fait la connaissance des cartes téléphoniques (nous explorerons ce sujet plus tard dans ma chronique).
Que de lettres, de cartes d'anniversaires, de cartes pour les fêtes ont traversé l'Atlantique !
Puis petit à petit, il y a eu moins de lettres car moins de temps pour écrire, changement répétitif d'adresse postale, 9 déménagements en 7 ans, certaines lettres ont dû se perdre dans mes anciennes boites aux lettres. Par conséquent, on est passé aux appels téléphoniques.

Aahhh, ces fameux appels téléphoniques?Au début, j'appelais depuis ma ligne directe puis un jour, j'ai reçu un appel du service téléphonique pour lequel j'étais abonnée. Ils s'étaient rendus compte que je faisais beaucoup d'appels sur l'international, alors ils m'ont proposé un nouveau plan avec des appels réduits pour l'international. J'ai bien sûr accepté, jusqu'au jour où une de mes collègues m'expliqua le système de cartes téléphoniques. N'appelant qu'une fois par semaine mes parents, je me suis vite rendue compte que je payais plus cher mes appels finalement avec ce plan.
Les cartes téléphoniques ont différents prix: 2,50$, 5$, 10$ et toutes ont des minutages différents, tout dépend du pays que l'on souhaite contacter. Certaines cartes sont meilleures pour l'Asie et moins bien pour l'Europe et inversement. Dans tous les dépanneurs sont affichées les minutes que chaque carte présente. C'est intéressant lorsque ça fonctionne?
Et il faut bien lire les petites inscriptions en bas des cartes, car parfois, on peut acheter une carte à 5$, puis avoir en plus à payer la connexion au système. Finalement, ce n'est pas vraiment la meilleure carte à acheter.
Ensuite, il y a les problèmes de connexion : ça grésille, il y a de l'écho, et même parfois il n'y a pas de tonalité, obligée de recomposer le numéro et là on s'aperçoit que d'attendre cette tonalité nous a coûté 1 ou 2$ sur notre carte, la rage !
Le coût de l'appel varie aussi selon la plage horaire. Si on appelle le soir ou la nuit depuis le Canada, c'est moins cher que d'appeler en pleine journée où les minutes défilent à toute allure. Il en va de même pour les appels sur portable et numéro de téléphones commencent par 08?Au lieu des 6000 minutes, votre carte vous annonce que vous avez 30 min. Aie, aie, aie?

Heureusement, après quelques années de dur labeur et d'économies, j'ai pu m'offrir un bel ordinateur. Les lettres étaient de retour sous forme d'emails, plus faciles, plus rapides, plus sympas puisqu'on peut envoyer des petites photos ainsi que des cartes d'anniversaires virtuelles. Bref, tout le monde aujourd'hui connaît, l'apprécie et ne peut pas s'en passer.
Ma famille étant équipée, on s'est mis à communiquer sur MSN, pratique mais pas facile quand même de suivre la conversation ou alors il faut la condenser et ça, ce n'est pas ma tasse de thé !
On a alors choisi d'acheter et tester la webcam. Ah ! Les joies de la Webcam...
Nous avons tout d'abord communiqué sur MSN, puis sur Skype.
Nous avons enfin trouvé le meilleur système pour se parler en temps et en heure et de visu, très efficace car la distance est abolie malgré le désir toujours aussi présent d'être parmi eux.
Même si parfois, il y a aussi des petits troubles de connexion, un décalage entre la voix et l'image, un maudit grésillement pénible pour les oreilles, ce mode de communication permet de montrer l'hiver canadien, filmer son appart et partager son entourage, être présente aux événements importants, plus facile à faire que par téléphone, évidemment !

Le seul problème dans ces joies de la communication, ce sont les fuseaux horaires.
Pas besoin de calculer le moment où je contacterai mes parents car étant en retraite depuis un an, il m'est facile de les joindre en semaine ou le week-end.
Par contre, pour mon petit ami et ma s?ur, il faut jongler avec les horaires, se lever tôt pour pouvoir les avoir pendant leur pause déjeuner en France, parfois c'est à eux de se coucher tard pour pouvoir me parler le soir quand je rentre du travail. Si je rentre tôt, il nous est possible de papoter, si on s'appelle en soirée, pour eux, il leur est alors difficile de lutter contre l'appel douillet de l'oreiller?

Aahh les joies de la communication?.J'admire nos arrière-grands-parents, leur patience face à l'attente d'une missive ou d'un télégramme qui tardait à arriver.
Aujourd'hui, je m'énerve au quart de tour lorsque ça grésille sur skype, lorsque ma carte de téléphone me mange mes unités sans avoir de tonalité, lorsque l'email que j'ai envoyé n'a pas été reçu. Ce sont les joies de l'informatique mais nous sommes chanceux d'avoir cette facilité de communiquer, aujourd'hui, de garder un contact plus proche avec les siens grâce à toutes ces nouvelles technologies. Alors : profitons-en !!!

Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Passer les fêtes en France…

Lavosgienne

Partir en vacance en France est toujours un moment que j'attends avec impatience....A partir du moment où le billet se trouve entre mes mains, mon cœur bondit de joie et je compte patiemment les jours.
Cette année, cela m'a paru bien plus long d'attendre, de plus, une tempête de neige a fait son apparition le week-end précédant mon départ. Et là, s'entremêlent l'excitation et le stress, est-ce que cette fichue tempête s'arrêtera à temps? Mon appréhension se situait à l'escale à Montréal car les tempêtes y sont différentes de celles de Toronto.

Finalement me voilà partie, mardi 18 décembre, avec une petite pointe de regret dans mon cœur, puisque cette année je n'aurai malheureusement pas vu ma sculpture prendre feu au festival des lumières de Kensington Market, celui-ci étant le 21 décembre.

A l'aéroport, je me demande toujours « à côté de qui serai-je ? »....Mais étant sur un vol charter, peu de personnes étaient au départ de Toronto. Je me retrouve à coté d'un couple fort sympathique qui part pour la Corse, et nous décollons....L'arrivée à Montréal se fera sur une piste enneigée, quel changement par rapport au départ de Toronto. Pas de tempête, très bien, je me mets déjà à calculer les heures qui me restent....Un peu trop vite peut-être, puisque à défaut d'une tempête de neige, c'est le retard de l'avion garé à notre place qui nous bloquera sur la piste pendant une bonne heure et demie. Ensuite nous attendons que tout le monde embarque pour pouvoir décoller de nouveau. Mais là, nouvelle attente d'une nouvelle bonne heure et demie sur la piste. Puis il faut passer au dégèlement. A ce moment là, à regarder ces gars dégeler cet avion, je me suis demandée quel était le job le plus pénible. Ils sont là dehors, sur leurs petites machines, en plein vent, alors que nous sommes chaudement assis dans notre siège en train d'additionner les heures de cette longue escale.... Finalement ça y est, l'avion est prêt à décoller, enfin, mon compte à rebours des heures peut commencer.

Après 12h d'avion, c'est avec joie que je rentre chez moi ! Après les quelques émotions du retour, il nous faut de nouveau faire 4h et demie de route avant d'arriver à la maison. Et étant donné que les radars sont légion, la vitesse est rendue minime, et donne l'impression que cela prend encore plus d'heures. Finalement me voilà de retour....Yeh !!!!!

Ah que c'est bien de se retrouver chez soi, de retrouver les siens !
De retrouver toutes ces petites choses qui nous font réaliser que nous sommes bien à la maison....Voici quelques petits exemples :
Qu'il fait bon de dormir dans l'obscurité complète (on ne se rend même pas compte qu'il est déjà 14h !), de se coller à la chaleur de la cheminée (on s'y colle tellement que nos pulls sont un peu roussis !), de trouver du bon vin pour 3 euros (ce qui équivaut à 5 $), d'avoir le choix entre plusieurs sortes de fromages. Bref, toutes ces petites choses qui nous manquent sans qu'on le réalise vraiment, jusqu'au moment où l'on rentre.

Il y a d'autres moments, attitudes ou faits que l'on oublie vite lorsqu'on commence à être au Canada depuis si longtemps. Un des premiers est la fumée dans les bars et les restaurants, même s'il est interdit depuis début janvier 2008 de fumer dans les lieux publics en France, j'ai quand même eu droit à quelques sorties enfumées, histoire de me rappeler ce que c'était de rentrer chez soi avec l'odeur de tabac froid sur ses habits et sur ses cheveux. Boire de l'alcool en pleine rue est autorisé, chose que j'avais oubliée et un samedi soir, alors que l'on regardait un spectacle de plein air intitulé : « Le Banquet des Illuminés » au marché de Noël, j'ai vu deux adolescents marcher en train de boire une bière dans la rue. Surprise, je me suis dit « t'as vu ceux-là.... », mais très vite, je me suis rappelée que j'étais en France.

J'ai aussi dû dire des milliers de « pardon » ou « excusez-moi » aux personnes que je frôlais dans la rue, ou aux personnes dont je gênais la vue dans les magasins, mais là encore on se rappelle très vite que nous ne sommes pas au Canada.

J'ai eu l'occasion de conduire, après un an et demi, ça faisait du bien. C'est fou comme on perd vite les petits mécanismes de la conduite mécanique, mais heureusement c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas.

Et bien sûr, les fêtes sont arrivées et leur lot de moments simples: la famille avec qui on rattrape le temps perdu, le bon vin, les bons petits plats pour lesquels on se laisse aller car on sait que l'on ne va pas en manger de sitôt, et enfin les cadeaux dont on se demande s'ils rentreront dans la valise.

Et voilà, enfin remise du décalage horaire, et à peine le temps de dire ouf, il est déjà temps de refaire sa valise.....

Oui, ça fait vraiment du bien de rentrer dans son pays, de revoir sa famille, ses amis, ses grands-parents, même si à chaque départ on se demande si on les reverra aux prochaines vacances.
Que c'est bon de suivre un peu les nouvelles, découvrir de nouveaux artistes, voir les derniers films, écouter les soucis des salariés, les péripéties de notre nouveau président, bref, la vie française....

Une fois à l'aéroport, il est toujours difficile de faire ses adieux, et on a beau connaître ce sentiment, c'est difficile à chaque fois. Mais on sait également que c'est pour mieux se retrouver. Puis les adieux font place aux 8 h d'avion, 8h pendant lesquelles on s'imagine revenir habiter en France, et on essaie de répondre aux milliers de questions que l'on se pose....

Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Festival des lumières de Toronto

lavosgienne

Ça y est, décembre est là, mon mois préféré de l'année. Mais ce n'est pas pour les mêmes raisons que tout le monde. Non, ce n'est pas la course aux cadeaux mais le Festival des Lumières qui se déroule chaque année dans le Kensington Market de Toronto.


Voilà, j'attaque cette cinquième année avec la réalisation de la sculpture qui prendra feu à la fin de la parade. Mais laissez moi vous parler un peu de l'historique du Festival et comment je m'y suis impliquée…

Mon histoire


Il y a 5 ans, une amie m'a proposé de réaliser ma propre lanterne dans un atelier. Mon coté artistique a dit oui tout de suite. Je suis entrée dans un petit studio au 160 de la rue Baldwin, et mon cœur a retrouvé une ambiance que j'avais quittée depuis la France et qui me manquait tant. Des murs entiers étaient recouverts de marionnettes géantes observant en silence la vingtaine de personnes penchées sur leurs créations avec une bonne musique de fond et autour d'eux une équipe dynamique, souriante et heureuse de vous aider. Le charme avait fait effet !



Au mur était accrochée une petite affiche sur laquelle je pouvais lire : Recherche de bénévoles pour le Festival des Lumières . Dans la liste, ils cherchaient des gens pour aider dans les mises en scène, le son, aider dans les prochains ateliers de lanternes, assurer la sécurité le soir du festival et enfin aider à la réalisation de la sculpture de feu.
Comme le festival est réalisé en partie par l'aide de bénévoles, j'ai aimé tout de suite cette idée de communauté, je me suis donc inscrite pour la réalisation de la sculpture…


L'histoire du « Festival of Lights »



Il y a 19 ans, Kensigton Market avait un petit Théâtre, appelé «Kensington Carnival», avec pour Directeur Ida Carnaveli. Le soir du 21 Décembre, elle engageât sa famille ainsi que ses artistes et leurs familles pour créer un événement célébrant la Nativité : Hanukkah et le Solstice. Elle appelait également cette célébration païenne, elle est en rapport avec la lune et le soleil, et le fait que c'était la plus longue nuit de l'année. Puis Ida est repartie en Italie, et c'est Andy Moro et Gabi Caruso qui ont continué cette célébration.


Andy et Gabi ont réalisé que toutes les cultures avaient pour thème central la représentation de la lumière : Ramadan, Divali, Hanukkah, Noël, la célébration des Premières Nations, Kwanza... Mais il était difficile pour eux de représenter toutes les cultures donc ils ont finalement décidé de faire une célébration de gens, et ce que cette période représentait pour tout le monde à travers des créations diverses. Ainsi tout le monde était capable de représenter leurs cultures le temps d'une soirée à travers leurs créations.


Aujourd'hui le Festival



Ce festival ne reçoit aucun fond. Andy et Gabi utilisent un peu d'argent qu'ils reçoivent pour leur compagnie «Red Pepper Spectacle Arts». Ils sont une organisation à but non lucratif et le festival existe surtout grâce au bouche à oreille. C'est un festival auquel tout le monde peut participer, toutes les communautés représentées participent. C'est vraiment la célébration des gens, avec des créations artisanales et sans publicité et cela dure depuis 19 ans…


La Parade


La Parade se rassemble devant St Stephens Community House, de 17h30 à 18h. Quelques scénettes seront jouées durant cette demi-heure. Des lanternes fabriquées à la main sont en vente à partir de 16h pour les gens qui n'ont pas pu venir à l'atelier de création des lanternes.
St Stephens Community House se trouve au croisement de College street et Augusta. Il faut descendre un bloc sud. Puis à 18h, les scénettes font place aux échassiers qui arrivent torche en main. On installe deux grandes échelles pour Gabi et Andy afin qu'ils lancent le départ de la Parade en crachant le feu pour représenter la première lumière. Puis la musique de Samba squad commence à jouer et lentement la Parade débute sa descente de la rue. La Parade est remplie de marionnettes de plus de 2m de haut, des artistes dansant parmi la foule, des musiciens, mais également des gens portant leurs lanternes. Tous ces gens marchent avec nous dans la Parade, ce sont les gens de la communauté qui font la parade. Puis la musique s'arrête, il est temps de lever la tête car sur les toits des petites boutiques de Kensigton Market se trouvent des petites scènes représentant la lumière. Ici, quatre sœurs soleil boivent du thé, là une scène des Premières Nations représentant le Soleil, la lune est un aigle, à leurs côtés.


Des deux femmes lavent le linge…Puis la musique reprend, et tout le monde se dirige vers Bellevue Square Park, où là nous attend notre sculpture, qui cette année sera haute de plus de 6m ! Lorsque tous les participants de la Parade sont présents, les artistes dansent autour de la sculpture pendant quelques minutes puis il est temps de faire place aux danseurs et cracheurs de feu. Vient enfin le moment tant attendu pour tout le monde, petits et grands, lorsque Gabi et Andy arrivent pour clore la Parade en crachant le feu sur la sculpture…Puis tout s'embrase...


Brûler la sculpture représente le fait de brûler tout ce qui a fait cette année, soucis, événements heureux et autres…C'est le moment le plus excitant pour moi, puisque c'est l'occasion de voir comment le feu va réagir dans cette nouvelle sculpture. Il y a eu des années où la sculpture est partie très vite, d'autres où le feu a brûlé très longtemps. Des jours et des jours pour la construire et il ne faut que quelques minutes pour la voir disparaître. Je pense que j'ai aimé cela dés le début parce que cela me rappelait les feux de St Jean dans mon village. Il y avait cette immense sculpture de bois appelée la chavande sur la place de la salle des Fêtes et elle était brûlée durant la soirée.


La route de la Parade



Départ à Augusta et College. Descendre Augusta et on tourne sur Baldwin, puis on tourne à l'est sur Kensington. Puis on descend au sud de Kensington jusqu'à Dundas. Ouest sur Dundas puis on tourne au nord sur Augusta et on rejoint le parc Bellevue square, où notre sculpture nous attend patiemment.
C'est un Festival magnifique et magique. Chaque année, le nombre de personnes varie ainsi que le nombre de bénévoles qui viennent aider à la création et à la mise en place du Festival. Mais bien souvent on retrouve chaque année les habitués aux mêmes endroits, et même si l'on ne s'est pas vu depuis un an, se retrouver au studio nous rappelle les bons moments passés ensemble. C'est vraiment une bonne ambiance, un instant magique, et de la chaleur qui réunit toutes les communautés le temps d'un soir…La plus longue de l'année….Alors si vous êtes dans les alentours le soir du 21 Décembre, venez vous mêler dans la Parade avec nous et danser au rythme de la samba aux cotés de Castor, Caribou et Ours géants…

Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

OH OH OH, le moment tant attendu...Dans moins d'un mois...

lavosgienne

Tout a commencé vendredi à l'école avec mes petits bouts... « Alors demain c'est samedi, et le samedi on reste avec Papa et Maman...» Et là, mon petit Adam me coupe la parole et me dit « Oui et dimanche c'est Noël ! » Forcément toute la classe s'excite joyeusement à l'idée d'être déjà à Noël...Donc là je leur explique que c'est seulement la parade de Noël de Toronto et qu'il est temps d'écrire sa petite lettre pour pouvoir la donner au Père Noël...


Alors voilà, contrairement à notre célèbre parade de la St Nicolas dans la région Nord-Est qui se déroule généralement de nuit début décembre,  la parade de Noël au Canada se déroule un bon mois avant Noël et défile l'après-midi. Bien sûr, il faut laisser assez de temps à ce vieil homme pour lire toutes ses lettres...


Donc, je suis allée avec mes amis voir la parade à Richmond hill cette année puisque mon amie et sa fille en faisaient partie.


C'est par une belle journée ensoleillée d'automne que nous sommes allés voir la parade, tous emmitouflés les uns et les autres afin de combattre le froid pendant une bonne heure : Pull noir, doudoune, bonnet, mitaines, la totale... Heureusement le soleil était avec nous cette année, et pendant un petit moment nous avions assez chaud.


La parade ne commence pas sans avoir son ballon dans une main et son chocolat chaud dans l'autre. Ensuite, il faut trouver LA place idéale. Le point positif est que les routes sont tellement larges et longues qu'il est facile de trouver de la place sans être collé à ses voisins... Ce que j'aime par-dessus tout ici, c'est la chaise pliante de camping. On la retrouve à toutes les occasions, tout droit sortie de son sac, on la sort au camping comme à la fête du Canada, aux tournois de volley-ball, baseball et autres manifestations...C'est amusant, donc forcément à la parade elle est de sortie aussi !


Le défilé ressemble à celui de la St Nicolas surtout pour toutes ces associations accompagnées de leurs enfants, les groupes de musique, de danse, de karaté, de majorettes...Les différences se trouvent dans la décoration, comme ces chars qui représentent la nature, avec la toile de tente, le feu, il ne manque qu'un petit ours bien sympathique...Ou bien ces joueurs de hockey qui se lancent le palet comme s'ils étaient en plein jeu ainsi qu'un bus de ville décoré qui défilait également. Oui, oui...Enfin, les tracteurs sont remplacés par des camions ou des pick-up trucks, forcément...


Le défilé commence avec le fameux camion de pompiers, puis la voiture du maire, et enfin les chars avec les différentes associations. Ce que je trouve intéressant ici, c'est l'importance des chars liés à l'éducation avec 2 à 3 bus scolaires décorés, puis un char avec le nom « l'optimisme », orné d'une banderole où l'on pouvait lire: « Because all children are like snowflakes...No two are alike, but they are all beautiful in their own way... » (Parce que tous les enfants sont comme des flocons de neige...Deux ne sont pas identiques, mais ils sont tous beaux à leur façon...). Sur ce char, un groupe d'enfants nous saluaient, heureux d'être là comme tous les autres enfants participant au défilé, à la différence que certains étaient sourds et d'autres autistes.


On a pu voir également le défilé des « Cadets », des élèves officiers garçons et filles de 12 à 16 ans environ. J'ai également aimé le camion de la poste avec ces facteurs qui ramassaient les petites lettres de tous les petits loulous, rêvant de retrouver dans un mois la totalité de leur liste au pied de leur sapin... C'est amusant et attendrissant à la fois.


Et enfin, le moment tant attendu est arrivé: le char avec son fameux Père Noël sur le toit d'une maison préfabriqué, de style mobil home.


Les yeux remplis de doux rêves, tout le monde rentre chez soi au chaud.


Mon amie qui faisait partie de la parade cette année avec sa fille dans le groupe de danse était déçue car elles défilaient sans musique. C'est bien dommage car certains groupes donnaient plus l'impression de défiler pour une manifestation quelconque avec leurs banderoles que pour la parade de Noël.


L'intérêt primordial est que tous les enfants aient été heureux d'aller à la parade et qu'ils aient pu donner leurs lettres...Quand aux parents,  ils étaient heureux de voir défiler leurs enfants. Donc au final tout le monde est content, le reste a si peu d'importance...


Il ne manque que le feu d'artifice... Oui, dans mes lointains souvenirs d'enfance, le moment tant attendu dans le défilé du St Nicolas était celui du feu d'artifice. St Nicolas nous disait ses derniers mots et nous demandait d'être sage jusqu'à Noël, puis il disparaissait dans un magnifique feu d'artifice. C'était magique...


Là, j'ai attendu que les rennes tirent le char et s'envolent vraiment...Mais non, la magie n'y était pas...une prochaine fois....


Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

Avez-vous déjà participé à une course à pied ?

lavosgienne

J'entends par là, courir sur une longue distance. Bien sûr, comme tout le monde je courais à l'école, mais qui de nous aimait courir les 20 min autour du terrain ?…Pas beaucoup de monde à mon avis !


Alors voilà, un jour, j'ai fait les 5 km pour « Run for the cure », une course dont les fonds vont au cancer du sein. J'étais bouleversée par le nombre de participants, hommes, femmes, jeunes, seniors…Tous porteurs d'un message affiché dans leur dos : « I run for my mother, my sister… », « I run for myself », « I run for my wife… ». Tous ces coureurs unis pour la même cause, je trouvais cela magnifique.


Courir ces 5 km m'ont donné envie de courir davantage. C'est comme ça que j'ai pu découvrir de beaux petits quartiers mais aussi une belle communauté de coureurs.


Hier, j'ai fait ma 10ieme course, la dernière de l'année. C'était au zoo de Toronto, il faisait froid, nous étions pourtant 2000 à se retrouver là, à 9h30, dans le froid, prêts à courir 10 km. J'aime vraiment cette ambiance, tout le monde fait le décompte, le bruit des puces bip à chaque passage sur le fil, les discussions des coureurs qui petit à petit sont remplacés par la cadence de leurs souffles, les encouragements de tous ces spectateurs venus braver le froid pour encourager amis, mères, pères et autres participants du jour. Et c'est en courant que m'est venu l'idée de cette chronique.


Tout d'abord, ce que j'aime au Canada, c'est le fait que tout le monde ait la chance de participer à des 5, 10 km, semi marathons et marathons. Peu de personnes font partie d'une association, à part les coureurs inscrits au « Running Room », ou ceux qui font partie d'une équipe pour une cure. En France, beaucoup de coureurs sont inscrits à la Fédération Française d'Athlétisme, ils ont un numéro de licence. Ils doivent inscrire leur numéro de licence, ainsi que le nom de la fédération sportive dans leurs inscriptions. Pour les non licenciés, ils doivent joindre au bulletin d'inscription une copie certifiée conforme d'un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition datant de moins d'un an, conformément à la loi n :99-223 du 23 mars 1999.


Je suis allée voir cette fameuse loi, elle est relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage. Douze pages, dans lesquelles il est essentiellement question de dopage. Donc, que font les Français ? Ils vont chez leur médecin de famille, et ensuite ? Si leur médecin ressemble au mien, comment peuvent-ils vraiment prouver que nous sommes aptes à la course à pied? En effet, je me rappelle avoir eu besoin d'un certificat pour pouvoir encadrer des ados dans une colonie de ski. Cela s'est fait assez rapidement, un peu trop à mon goût, j'imagine que ce ne doit pas être si différent pour un autre sport…


Au Canada, nous n'avons pas besoin de faire un certificat pour participer aux courses de 5km, 10km, semi et marathons. Nous remplissons un formulaire, dans lequel nous signons un « waiver », une décharge indiquant que nous sommes en bonne santé et que nous ne ferons aucune poursuite en cas de décès sur le parcours. Personnellement, je préfère cela. Nous sommes les seuls finalement à savoir si oui ou non nous avons la forme requise pour mettre son corps à rude épreuve. Nous savons si nous nous sommes suffisamment entraînés ou pas.


Toutes les inscriptions sont destinées à une cause, toutes plus importantes les unes que les autres. Bien souvent sur un même week-end on aura 2 ou 3 différentes courses, pour différents organismes. Il est parfois difficile de faire son choix !


J'aimerais faire la comparaison entre deux courses, « La Parisienne » et « Run for the Cure ». Toutes deux reversent de l'argent à la fondation pour la recherche contre le cancer du sein, pourtant la course en elle-même est bien différente.


Tout d'abord en France, la course n'est ouverte qu'à 10 000 participantes, toutes des femmes. L'inscription est de 30 euros.


Au Canada, la course est ouverte à tout le monde sans restriction : hommes, femmes…De ce fait, cette année, il y a eu 30 000 participants ! Et il n'y a pas de minimum de collecte de fond : plus il y a de monde, mieux c'est !


Pour toute inscription à la course Française, l'organisation reverse seulement 1 euro à la fondation qui lutte contre le cancer. Oui, 1 seul euro…


Au Canada, l'argent collecté est reversé à la lutte, cette année 5, 047,856.34$ ont été collectés tandis que la France collectait seulement 13 480 euros (18606 $).


Pourquoi une telle différence ? Est-ce qu'une petite part des fonds du Gouvernement Français est déjà versé à toutes ces recherches ?


Tous les fonds collectés lors des courses sont dans la plupart des cas reversés à 100% aux organismes. Par exemple, la course de “ Harry's spring run off”au Canada qui lutte contre le cancer de la prostate est ouverte à 2500 participants et tous les frais d inscriptions sont reversés à 100% contre la lutte.


Bien sûr dans chaque course une part est versée à l'organisation de l'évènement, en 15 ans de courses mon amie a vu apparaître petit à petit des t-shirts de meilleure qualité, des puces électroniques qui chronomètrent notre temps. Tout cela mérite d'être financé afin que la course et la cause soient mises en valeur.


Mais pourquoi les canadiens sont-ils aussi généreux dans leurs dons ? Pourquoi autant d'évènements liés aux recherches ? Y aurait-il un lien avec le Gouvernement ? Ou est-ce lié à un jeune homme qui a réussi par son courage à influencer les canadiens à donner plus, à devenir plus conscients d'une certaine maladie, qui, il y a 25 ans faisait ses premiers ravages dans certaines familles…


Ce jeune homme n'est autre que le célèbre Terry Fox.


Terry Fox est né le 28 juillet 1958 à Winnipeg. Passionné de sport, il s'oriente alors vers une carrière de professeur d'EPS. Il s'inscrit à l'université de Burnaby en Colombie Britannique. Sa vie va alors basculer en 1977 lorsque après avoir ressenti une douleur au genou droit, les médecins lui diagnostiquent un cancer des os. A cette époque, la seule manière de traiter la maladie est l'amputation. Le jeune homme de 18 ans se voit alors contraint à perdre sa jambe. C'est à l'hôpital qu'il fut si touché par la détresse et la souffrance des autres patients victimes de la même maladie qu'il se décide donc de s'engager dans une course pour faire avancer la recherche contre le cancer. Après un entraînement intense de 18 mois, au cours desquels il va parcourir plus de 5000 km, il entame le 12 avril 1980 son « Marathon de l'Espoir » depuis St John's (Terre-Neuve). Le but de ce marathon étant de traverser le Canada d'est en ouest en courant l'équivalent d'un marathon chaque jour, c'est-à-dire, un peu plus de 42 km. Par cette course, il espérait attirer l'attention, et récolter au profit de la recherche contre le cancer, un dollar par citoyen canadien.


Après des débuts difficiles, il devient de plus en plus reconnu en traversant les différentes villes de l'est. A Toronto, le 11 juillet, une foule immense l'attend alors qu'il en est à ses 3524 km. A travers toutes ces villes il va parler de sa maladie, de son geste, et va trouver de plus en plus de monde qui va l'écouter, le suivre, l'aider. Malheureusement, Terry Fox va devoir abandonner son marathon de l'espoir, le 1er septembre 1980. C'est à Thunder Bay, en Ontario, après 5 373km et 143 jours de courses qu'il finira épuisé, le cancer ayant touché les poumons. Il va lutter contre cette maladie, jusqu'au 28 juin 1981, un mois avant son vingt-troisième anniversaire.


Depuis ce jour, le « Marathon de l'Espoir » continue, et chaque année la course de Terry Fox est organisée partout au Canada mais également dans le monde entier. Tous les dons récoltés, c'est-à-dire des centaines de millions de dollars, vont en faveur de la recherche contre le cancer.


Courage et détermination ont permis à Terry Fox d'attirer l'attention sur une maladie encore méconnue. D'après un sondage, les canadiens ont reconnu Terry Fox comme étant le plus grand canadien du vingtième siècle. Il a, par sa détermination, sa bravoure, son courage influencé des millions d'organismes à faire de même. Par dessus tout, il a influencé des millions de personnes à ouvrir les yeux, à être plus généreux. Si vous voulez en savoir plus, allez voir le site officiel :


http://www.journeeterryfox.org/french/home/default.asp?s=1


Alors voilà, un beau geste d'entraide, de solidarité, courir pour une cause. J'aime à croire que si plus de monde participe à toutes ses courses, on arrivera un jour à lutter contre toutes ces maladies qui envahissent malheureusement notre quotidien.


Alors qu'attendez-vous pour vous chausser ?…N'hésitez plus, courir est bon pour la santé, c'est bon pour découvrir une nouvelle ville et c'est bon pour la recherche…


Tags : Canada anglophoneTourisme

Lire les commentaires

La crise des sept ans…

Lavosgienne

Vous est-il un jour arrivé de vous demander où vous voudriez passer le reste de vos jours ? Où vous voudriez élever vos enfants ? Où construire un petit chez soi ?


Bienvenue dans les interrogations incessantes que se posent certains immigrés....Je crois que la phrase « Etre entre deux eaux » représente bien ce que certains d'entre-nous ressentent....
Plus je rentre en France, plus j'ai beaucoup de difficulté à revenir à Toronto...Il me faut bien souvent une bonne semaine pour me remettre dans ma petite routine....


Il y a sept ans, je ressentais Toronto comme étant ma ville de vacances, je découvrais tous les petits charmes qu'elle possédait, j'étais émerveillée par chaque coin de rue, j'essayais tous les restaurants, les bars. Je sortais beaucoup, courais toutes les rues possibles et inimaginables, marchais des heures depuis mon école de langues pour découvrir tous les quartiers de Toronto. Je voyageais pas mal aux alentours de Toronto, visitais d'autres provinces....Puis avec le temps, on commence à s'accrocher de plus en plus à un coin de ville, à cette rue où on fait toujours ses petites courses du samedi, ici le boucher, là le chinois et ses légumes, là le pain polonais.... En même temps un petit tour chez le libraire, histoire de lire les dernières nouveautés, en fond une petite musique d'ambiance sympa....Bref, l'image parfaite sortie directement d'un film ....Il ne manque que le petit café acheté au café du coin pour conclure l'image. On aime aussi faire souvent la même route pour aller courir, on retrouve les même petites habitudes. On connaît de plus en plus tous les quartiers comme sa poche, et on se rend compte que la découverte de coins sympas se fait rare....Et la routine s'installe ...


En plus de cette routine quotidienne s'installe petit à petit la routine des vacances en France. Cette année, j'avais décidé de changer !
Je suis partie à la découverte du GR 20 en Corse, avec pour co-équipiers deux inconnus trouvés sur le site du Guide du Routard. Après les premières présentations, nous voici partis pour 15 jours de montées et descentes, de roches toutes différentes les unes des autres, de 15 kg dans le dos, de rencontres magnifiques, de paysages splendides, de fous rires et coups de gueule, de cure de saucisson et fromage de chèvre, de 9 à 12heures de marche tous les jours, de repos bien mérité sur nos matelas....Puis s'asseoir et regarder un paysage magnifique....
C'est à ce moment là que mes pensées commençaient à trottiner dans ma petite tête....Etait-ce le silence ou la fatigue accumulée d'une année de travail à courir à droite et à gauche qui m'ont fait penser que je pouvais rester là, qu'il serait facile finalement de reprendre une vie en France, que ma vie était synonyme aujourd'hui de boulot, boulot, boulot et que je m'amusais de moins en moins, sortais de moins en moins, ne voyais plus mes amis à cause de mon emploi du temps de fou, allais de moins en moins au studio....Malheureusement mes idées se contredisaient tout de suite, les idées du pour et du contre essayaient de gagner ma raison, se battaient en duel à coups de « si »....


56h de travail hebdomadaire contre 35h....Courir après le temps contre profiter du temps libre.... S'éloigner de sa nouvelle petite famille du Canada au risque de se perdre de vue contre se rapprocher de sa véritable famille en France....Plusieurs opportunités de travail contre un chômage incessant....Travailler avec différentes ethnies, accepter l'autre contre un racisme croissant et irrespirable...Elever un jour des enfants dans une grande ville contre élever des enfants dans un petit village où les produits frais proviennent du jardin....


Du pour et du contre sur toutes les petites choses de la vie. Une chose est certaine, au Canada ou en France, il y aura toujours un manque en moi du pays dans lequel je ne serai pas....À moins de vivre à nouveau dans un autre pays, là, les deux me manqueront....


Est-ce la crise des 7 ans tout d'un coup? A croire que ma vie à Toronto me fait l'effet d'un couple, après l'excitation des premiers jours, on s'enterre dans une petite routine quotidienne, plus rien ne change, on a de moins en moins envie de sortir, de découvrir les petits mystères de l'autre, les étincelles du désir qui s'éteignent petit à petit....


Quoiqu'il en soit, j'aime toujours vivre ici comme j'aimerais vivre ailleurs. Mon esprit d'aventurière recherche de nouveaux défis, de nouvelles montagnes à franchir, je veux redécouvrir, profiter de la vie à nouveau et ne pas m'enfermer dans le trop célèbre: métro-boulot-dodo dans lequel j'ai vécu ces 2 dernières années....Cette chronique est bien différente de celle : « Le stress de l'immigration », mais le fait de partir cet été, de rencontrer de nouvelles personnes, de se raconter nos vies m'ont fait réaliser qu'en effet j'ai vécu une vie stressante l'année dernière, même mon médecin français m'a dit que c'était un peu trop tout cela, que je devais un peu freiner le rythme.... J'ai un peu ouvert les yeux et j'ai pris le temps pendant 180km de marche, au milieu de ce silence de laisser voguer mon imagination, mes doutes, mes envies....


Je ne veux en aucun cas changer vos idées sur l'immigration, mais il faut savoir que les moments de doute existent, que venir ici en tant que célibataire est difficile car vous ne savez pas de quoi sera fait demain, qui allez-vous rencontrer ? Quel sera votre choix définitif ? Mais je pense que tous les immigrés à un moment ou à un autre, en couple ou célibataire, se posent des questions sur leur futur. Et voilà peut-être pourquoi tant d'immigrés décident un jour de repartir....


Néanmoins, ne vous inquiétez pas, ma prochaine chronique sera certainement plus joyeuse, c'est promis! Je parlerai de nouveaux endroits sympas à voir, d'événements culturels à voir dans les prochaines semaines comme « Nuit Blanche » par exemple le 29 septembre....


A la prochaine....

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Enfin les vacances!

Lavosgienne

Après une année de dur labeur, il est temps de prendre quelques jours de vacances....Certains d'entre vous iront s'aventurer dans la nature, alors que d'autres choisiront l'est ou l'ouest du Canada. Aujourd'hui, je vous parlerai plus en détail de cette belle région qu'est l'Ontario ainsi que des endroits à visiter.

L'Ontario est une région tellement vaste, cela multiplie le choix de formules pour passer de bonnes vacances. Tout d'abord pour les amoureux de la nature, pour l'aventurier qui est en vous, il suffit d'aller plus au nord pour découvrir une région plus sauvage, accessible uniquement par canoë ou par hydravion.
Les parcs en Ontario comptent beaucoup de chemins de randonnées, une succession d'itinéraires pour le kayak et le canoë, la chance de voir une magnifique vie sauvage. Chaque parc dénombre de nombreuses variétés d'animaux tels que les orignaux, cerfs, ours, loups, aigles, castors, des multitudes d'oiseaux dont le héron et le canard colvert.

Voici la liste de quelques endroits magnifiques à visiter :
Le lac Supérieur, Missinaibi, Killarney, Mississagi, Lady Evelyn-Smoothwater, French River, Wabakimi, Woodland Caribou, Quetico and Sleeping Giant. Lire les noms nous emporte déjà dans des paysages magnifiques....

Bien sûr pour aller voir ces parcs, il faut aimer le camping sauvage du Canada....Vous serez en autonomie complète, à savoir disposer de tout le matériel requis pour camper dans un milieu sauvage. Attention, de nombreux parcs ont des règles strictes sur l'alcool, le bruit et les animaux :
_Les chiens, par exemple, ne sont autorisés que dans certains parcs. Ils doivent être tenus en laisse de moins de deux mètres. Ils ne sont pas acceptés par contre sur certaines plages et ne peuvent pas se baigner dans certains lacs.
_L'alcool est permis dans les parcs provinciaux pour la plupart en saison, mais plus de 30 parcs refusent l'alcool pendant 15 jours durant la période de la fête de la Reine Victoria en mai. Il est indispensable de bien connaître les règles de votre camp!
_Il est interdit d'apporter du bois de votre maison pour faire un feu de camp, la raison étant que vous pouvez accidentellement amener des insectes ou des maladies contenues dans le bois. Il est préférable d'acheter du bois là où vous allez et n'hésitez pas à demander d'où provient le bois.
_Enfin, il est important de savoir qu'il y a une durée minimale pour camper dans les parcs. Cela varie de 2 à 3 nuits minimales. Si vous devez partir plus tôt, vous ne serez pas remboursés.
Beaucoup de parcs proposent des activités pour les enfants, en voici la liste : Halfway Lake, Le lac Supérieur, Quetico, Samuel de Champlain et Sleeping Giant.
Comment parler des lacs sans évoquer la pêche ? Evidemment, tous les lacs contiennent une multitude de poissons tous plus gros les uns que les autres. Au lac Lady Evelyn-Smoothwater se trouve une espèce qui avait disparu dans les années 60 à cause d'une pluie acide, et qui aujourd'hui se reproduit de nouveau naturellement, il s'agit de la truite de l'Aurora. C'est l'un des plus rares poissons et l'espèce est protégée par l'Acte des espèces à risques.
Vous recherchez le calme de la nature, des endroits magnifiques à voir, des paysages à vous couper le souffle....Ne cherchez plus et allez écouter le bruit des chutes d'eau à Kakabeka Falls. Regardez les aigles s'élancer dans le canyon de ses chutes spectaculaires, la deuxième en taille après Niagara en Ontario.
Rendez-vous sur les traces des glaciers à Kettle Lakes. Pagayez à travers le plateau granitique de Woodland Caribou qui est le refuge des caribous ....
A Killarney, les paysages vont vous laisser sans voix. D'ailleurs, de nombreux peintres du « Groupe des 7 » ont cherché leurs inspirations dans ce parc. Mais redoublez de vigilance car Killarney compte de nombreux ours qui rôdent ....
A Quetico, orignaux et élans seront vos partenaires si vous faites du canoë sur l'ancien itinéraire que prenaient les négociants de fourrure de la compagnie du Nord–Ouest.
Partir dans ces lieux magnifiques pour les vacances sera un voyage que ne vous risquerez pas d'oublier. En canoë, votre itinéraire vous fera passer au pied de magnifiques falaises, des forêts luxuriantes et des chutes d'eau spectaculaires.
Qu'attendez-vous? Prêts, partez !
Restez prudents dans ces parcs, on est au Canada et la nature est immense. Faites l'itinéraire de votre parcours à pied ou en canoë et laissez la copie à des gens que vous connaissez. Ne laissez rien de comestible dans votre tente, l'alimentation doit être accrochée à 4m au moins du sol et à 2m d'écart des troncs d'arbres, bien sûr loin de votre tente....Lavez-vous avec du savon biodégradable, et enfin si vous apercevez un ours brun, quittez les lieux immédiatement et prévenez les gardes du parc. Les ours sont plus nombreux qu'on ne le pense, et ils aiment les campeurs avec leur nourriture....La plupart de ces parcs sont à plusieurs heures de conduite de Toronto, le plus fréquenté est le parc Algonquin de par proximité, s'ensuivent Killarney et French river après de longues heures de routes. Puis il vous faudra une bonne journée, voire plusieurs jours de route pour accéder au Lac Supérieur, au lac Quético qui se trouve après Thuder Bay, près du Minnesota , et au lac Woodland Caribou qui partage la frontière avec la région de Manitoba. Mais on ne compte pas les kilomètres lorsqu'on cherche à prendre la photo parfaite....

En ce qui me concerne, je retourne en France retrouver ma famille mais auparavant, je vais m'engager sur la route du fameux GR20 en Corse, du nord au sud, 180km de randonnée en quinze jours, la perspective de voir de nouveaux paysages....Hé oui ! Je ne serai pas entourée d'ours ni de caribou mais de cochons sauvages, de chèvres et de 3 joyeux randonneurs partenaires de souffrance mais avant tout de bonne humeur ....
Alors bonnes vacances à tous et à bientôt !

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Pourquoi Toronto ?

Lavosgienne

Toronto, Montréal, Calgary, Québec, Vancouver, Halifax, où aller une fois le visa en poche? Difficile de se décider....Voici quelques raisons de mon choix pour Toronto.


Qu'est-ce qui t'a amené à la ville de Toronto plutôt qu'à Montréal comme la majorité des immigrants français ?


À l'université, je rêvais d'aller à Montréal pour terminer mes études. Mais le destin a voulu me mettre sur la route de Toronto après avoir fait la connaissance d'un canadien. J'ai finalement décidé de le rejoindre et d'étudier à nouveau l'anglais pour une année. Et comme vous le savez....le canadien est parti et je suis restée fidèle à Toronto !


Quels sont les avantages de Toronto ?


Parler français est déjà un gros avantage à Toronto, un atout pour trouver plus facilement un emploi, pour évoluer plus rapidement en grade. De plus, Toronto est une ville multiculturelle, je travaille avec des personnes qui viennent du monde entier et j'adore cela. On ne ressent pas le racisme comme en France, quel point positif !!! Toronto est également avantagée par sa position, située entre deux grands lacs: Ontario et Georgian Bay, les hivers y sont moins rigoureux, ce sont les habitants de la ville de Barrie à coté du lac Simcoe qui ont bien souvent les plus grosses chutes de neige. Toronto est une des plus grandes villes du Canada, mais le lac lui donne un coté très nature en offrant toutes les activités d'une ville en bord de mer. C'est un vrai bol d'air et de détente qui me permet de me ressourcer.... Si l'on s'éloigne un peu du centre ville et des affaires, de nombreux parcs proposent de belles balades en compagnie des écureuils et après avoir fait quelques kilomètres, on se retrouve en pleine campagne, avec vaches et fermes....Finalement, je n'ai pas vraiment l'impression d'habiter dans la métropole, je suis habituée à mon petit quartier et je m'y sens bien.


Et les désavantages ?


Tout d'abord, se trouver des amis à Toronto est chose difficile, les Torontois gardent souvent leurs amis de lycée et d'université. Ceux que l'on se fait sont généralement de passage en tant que P.V.T ou autres visas. Ensuite, les loyers sont très élevés, surtout si l'on habite seul, la cohabitation est une bonne solution au souci financier et à la solitude!  Quand à devenir propriétaire, je n'y pense même pas ! Enfin, la carte de métro est chère pour 3 lignes uniquement, c'est trop peu. De ce fait, la circulation automobile est dense et il est très difficile de se stationner, les parkings sont payants. Pour couronner le tout, le coût de l'assurance d'un véhicule en Ontario est terriblement élevé. Ultime désavantage: avoir un bon médecin, longue quête avant de trouver celui qui vous convient !


L'anglais est-il nécessaire ?


Il est primordial car c'est la langue parlée par presque 100% de la population.


Qu'est-ce qui est beau dans la région en Ontario ?


Allez tout d'abord vous promener du coté du Muskoka, les lacs et chalets y sont magnifiques.


Ensuite, allez à Algonquin Park, pour un petit week-end de canoë et camping, histoire d'aller dire bonjour aux orignaux de la région.


Un autre lieu magnifique à visiter: Tobermory , cette petite ville est à la pointe de terre qui sépare deux grands lacs, le lac Huron et le Georgian Bay. C'est tout simplement superbe! On y retrouve les paysages des calanques du sud de la France. L'eau y est transparente à des endroits, c'est le lieu rêvé des plongeurs car Tobermory contient de nombreuses épaves de bateaux. Elle est aussi bien froide, il faut avoir du courage pour s'y tremper, mais attaquée par un nuage de mouches noires, la question ne se pose plus ! Donc, je m'y suis baignée à 14 degrés, on oublie la froideur et on admire la clarté de l'eau....


On peut aussi ne faire que quelques minutes de voiture pour se retrouver en pleine campagne au bord d'un petit lac et passer un week-end sympa.


En hiver, il est possible d'aller faire du ski dans plusieurs domaines, bien sûr ce n'est pas à comparer avec le Mont Tremblant ou Whistler, mais la glisse et le fun sont au rendez-vous!


Te sens-tu près de la nature à Toronto ?


Oui !!! Comme j'adore la nature, je me sens bien en habitant près du lac Ontario et de High Park, il est également facile de trouver de nombreux parcs au hasard des promenades dans les différents quartiers de la ville.


Quelles escapades préfères-tu à Toronto ?


Je pense que je n'en parlerai jamais assez, mais se promener au bord du lac est magnifique. A l'est, les grandes plages sont surchargées (surtout en été) mais ça vaut le coup d'œil. A l'ouest, les plages sont plus petites et beaucoup moins fréquentées, plus bruyantes à cause de la « gardener » et de l'autoroute, mais tellement plus agréables. En tout cas, le dimanche matin, il faut y aller de bonne heure pour apprécier toute la beauté du paysage et le silence. Les seuls bruits sont: le rameur sur son aviron qui glisse sur l'eau, les mouettes et canards qui se battent pour un reste de pizza, le souffle des coureurs du dimanche matin, les bateaux au loin qui partent pour une escapade d'une journée....Bref, marcher ou courir le long du lac est sans cesse un plaisir.


Est-ce que le stress de la vie de tous les jours est moins fort à Toronto qu'à Montréal ?


N'ayant pas vécu à Montréal, je ne peux me prononcer. Toutefois je pense que le stress de la vie se retrouve dans toutes les grandes villes tant le travail et les obligations familiales demandent à faire face à un rythme soutenu et à une course effrénée contre le temps.


Y a-t-il beaucoup d'activités culturelles à Toronto ? Peux-tu me parler de celles que tu préfères ?


Oui. Mis à part tous les lieux touristiques de la région à visiter comme les musées, la Tour CN, Casa Loma, il y a énormément de Festivals à ne pas manquer durant l'année.


www.torontointernationalfilmfestival.ca/ : un des plus connus et renommés des festivals internationaux du film, il se déroule en septembre et il attire une foule conséquente et de nombreux acteurs.


www.worldwideshortfilmfest.com/ : le festival du film court.


www.fringetoronto.com/ : le festival de théâtre.


www.tojazz.com : le festival de jazz.


Puisque nous parlons de musique, il ne faut pas oublier :


www.nxne.com/ : North by Northeast festival


www.virginfestival.ca/toronto/ : ce festival dure deux jours sur l'île de Toronto, les 8 et 9 septembre, avec Bjork, Interpol, Smashing pumpinks....


www.canab.com/ : Le festival aborigène.


Vient de se terminer Luminato: un festival de 10 jours avec tous les arts incluant danse, peinture, sculpture, musique....


Et enfin, le festival international de Dragon boat, épreuve sportive très intéressante à regarder, avec ses équipes qui carburent !


En été de multiples concerts sont proposés en extérieur. Allez également voir une représentation dans le nouveau théâtre: Four Season Centre for the performing arts, www.fourseasoncentre.ca/, splendide building avec des représentations de l'Ecole Nationale de Ballet de Toronto, mais aussi des opéras. Entrez et admirez!


Des festivals de danse ainsi que des tournois sportifs se déroulent tout au long de l'année, Toronto a fondé une récente équipe de foot et un stade de foot, avis aux amateurs....


Je terminerai par mon festival préféré: le festival des lumières dans Kensington Market, il a lieu chaque année le 21 décembre. C'est le festival le moins financé de tous, le moins connu (mais il gagne à y être, croyez-moi !) qui est principalement réalisé par des bénévoles. C'est magnifique, certes il fait froid, mais l'ambiance et la musique  réchauffent rapidement les coeurs, l'embrasement final de notre sculpture est grandiose....


Au niveau sortie, c'est comment à Toronto ?


Ca bouge pas mal, il y a des bars et des boites de nuit pour tous les goûts et tous les âges. Tendance très appréciée: les « lounges », lounge vient de chaise longue, l'idée est au départ de ressembler à un bar chic, meublé de canapés afin de boire un verre, relax.... Finalement, la fin de soirée dans un lounge est identique aux autres bars, avec des personnes qui dansent sur une minuscule piste de danse! Différentes atmosphères caractérisent ces lounges, certains sont uniquement des bars, d'autres sont des boites de nuit qui ont simplement changé leurs noms, pour attirer plus de clientèle.... Autre idée de sortie à Toronto: une multitude de restaurants qui vous attirent, il y en a pour tous les goûts. De l'africain à l'iranien, du chilien au japonais.....bon appétit ! En un coup de fourchette vous vous retrouvez à des milliers de kilomètres. A vos papilles....


Peux-tu me parler du quartier ou des quartiers où tu as habité à Toronto ?


Toronto compte des quartiers sympathiques comme Annex, Cabbagetown, High Park, Bloor West village, les Beaches, Rosedale, Mount Plaisant, Eglinton, Kensington Market....  Dundas nous dévoile les charmes du quartier Portugais. A Christie, se trouve le quartier Coréen, le quartier Indien se situe du coté Est de la ville, ainsi que le quartier Grec sur Danthforth. .... Bref, ils sont trop nombreux à citer mais chacun vaut son détour ! En ce qui me concerne, je suis principalement restée du coté Ouest de Toronto, en m'éloignant petit à petit du centre-ville. J'ai commencé par habiter à King Street, puis le quartier Chinois, ensuite je me suis installée près de College, puis à Little Italy dans le quartier Italien entre les rues de College et Clinton et  là, bienvenue en Italie où le rendez-vous quotidien des résidants se passe au café du coin. Ca me plaisait d'entendre et de comprendre cette langue apprise des années auparavant! Le fait de côtoyer des personnes aux nationalités multiples me plaît énormément, découvrir des senteurs et des produits typiques en me promenant le long des étals de marché me fait voyager instantanément. Enfin, j'ai découvert High Park. J'habite aujourd'hui « Roncesvalles », quartier Polonais bien sympathique, avec son lac, son parc où de nombreuses familles viennent s'y promener, là, je m'y sens bien; et après avoir changé d'une rue, maintenant, j'ai trouvé mon petit nid et je compte bien y rester le plus longtemps possible, à moins que.... ? 7 déménagements équivalent à 7 quartiers, à quand le 8ème ? A suivre....


Est-ce difficile de se lier d'amitié avec les gens de Toronto ?


Bien souvent les Torontois fréquentent leurs connaissances de lycée ou d'université, de ce fait, il est difficile d'entrer dans un groupe d'amis. Alors, on essaye de pratiquer divers sports variés pour pouvoir ouvrir un peu plus son cercle d'amis mais cela ne s'avère pas chose facile. Même avec mes collègues de travail, il est difficile d'établir une relation amicale car à part l'amour que l'on porte aux enfants lorsqu'on est enseignant, nos intérêts diffèrent de par notre différence d'âge. En définitive, il est malheureusement assez difficile de se faire de bons amis.


Que pensent les habitants du reste du Canada de Toronto ?


Toronto est la métropole économique du pays, le cœur bancaire et financier du Canada, un seul maître mot résonne: « money, money, money ». Cet aspect purement axé vers le business peut amener des personnes à ne pas apprécier la ville. Concernant les touristes, ils peuvent avoir une impression négative si leurs premiers pas les amènent au quartier des finances, avec ses buildings en verre, d'aspect plutôt froid. Je leur conseillerais donc de se diriger paisiblement vers le lac! Je pense également qu'au niveau sportif, c'est un peu la rivalité entre Vancouver, Montréal et Toronto, quelle est la meilleure équipe de hockey? Les avis sont naturellement partagés!


As-tu bien été acceptée comme Française ?


« Are you French?


-Yes.


-From Quebec?


-No, I'm French, not Canadian, I am from France.”


Voilà ce que j'entends la majeure partie du temps....Dorénavant, je me présente toujours en précisant que je viens de la France, c'est plus simple! La réaction des gens est souvent positive, une seule question les préoccupe: pourquoi avoir quitté un si joli pays? Oui, la France est un beau pays avec ses côtés positifs (tourisme, cuisine....) et négatifs (racisme, chômage, grèves....) mais j'ai trouvé ici une quiétude, une douceur de vivre qui me plaît, j'ai bénéficié d'un accueil chaleureux, j'ai un emploi stable, alors, pour l'instant je reste au Canada, même si je ne m'interdis pas l'idée de faire peut-être un come back en France un jour....


 


Y a-t-il beaucoup de Français à Toronto ?


Oui, la ville compte énormément de Français, même si nous n'avons pas de quartier français à l'instar des autres nationalités ....C'était assez surprenant d'aller voter et de se rendre compte du nombre de compatriotes....Je dirais qu'il y a plus de P.V.T et de visas à courte durée que de Français qui résident à longueur d'année à Toronto car mon expérience actuelle me fait rencontrer des personnes qui ne sont là que quelques mois.


Que penses-tu de tous ces immigrants qui choisissent en majorité Montréal ?


Je pense qu'au départ, les gens choisissent Montréal car on y parle français. C'est une grande ville, donc peut-être que les gens espèrent trouver plus facilement du travail, avoir plus d'opportunités dans le choix d'une place. Ils se rassurent également en y retrouvant quelques racines communes. Attention aux désillusions ! L'anglais peut aussi s'avérer être un frein à leur recherche d'emploi, de ce fait ils n'osent pas postuler en dehors de Montréal. Contrairement aux idées reçues, n'hésitez pas à envoyer votre candidature dans d'autres régions, à Montréal vous risquez de présenter le même CV que beaucoup d'autres demandeurs d'emploi, alors qu'ailleurs votre atout majeur sera de parler français et vous verrez, cela vous sera bénéfique!


Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Bouger, Sortir, Vivre à Toronto cet été...

lavosgienne

De nombreuses activités sont proposées l'été à Toronto...Et 90 jours d'été passent trop vite, alors il faut en profiter ! Voici quelques idées d'événements, de sorties à faire en famille, en couple ou seul.



Tout d'abord, de nombreux parcs d'attraction existent pour les amoureux des Grands Huit et autres montagnes russes. Bien sûr les prix varient d'un parc à un autre, tout dépend si vous recherchez les frissons ou bien le petit parc sympa, familial...


Donc pour les amoureux de sensations fortes, je commencerai par :



- Canada Wonderland


http://www3.paramountparks.com/canadawonderland/#actions


C'est un des plus grands parcs d'attraction de Toronto, il se situe en dehors de la ville. Les prix sont de 47$95 pour un adulte et de 24$95 pour les enfants.


C'est assez grand, j'y suis allée récemment, dans l'espace réservé aux enfants il y a possibilité de s'amuser beaucoup durant toute une journée. A part les files d'attente où il faut prendre son mal en patience, les enfants de mes amis ont bien aimé.



Pour ceux qui recherchent une atmosphère plus familiale, avec des enfants en bas âge, pour ceux qui veulent passer un agréable moment plutôt tranquille, voici quelques lieux propices à la détente :



- Ontario Place


http://www.ontarioplace.com/Fr/index.html


A l'ouest de Toronto vous trouverez Ontario Place, un petit parc d'attraction, bien connu pour ses jets d'eau et toboggans, très appréciés en été quand il fait trop chaud ! Vous pouvez payer l'entrée au parc puis ensuite payer vos places directement à chaque guichet de l'attraction désirée, une bonne solution pour les parents qui ne veulent pas faire de manèges. C'est un petit îlot d'attractions à même le lac. Il y a également un cinéma Imax à 7$50 la séance dans la cinésphère. Un petit port de bateaux entoure Ontario Place. Il y a aussi une scène de concert, la plus sympa de Toronto puisqu'elle est à ciel ouvert et que les spectateurs sont assis sur la butte en herbe.


Les prix pour Ontario Place sont de 21$79 de 6 à 64 ans, et de 11$89 pour les 4/5 ans.


- Centre-ville, sur l'île de Toronto


http://www.torontoisland.org


Il y a un tout petit parc d'amusement sur l'île de Toronto. Là, les tickets s'achètent par lots, et lorsque votre enfant ira dans un manège, le nombre de tickets pour cette attraction sera indiqué à l'entrée. Ce parc a également une petite ferme avec quelques animaux.


N'oubliez pas de profiter de faire le tour de l'île en bicyclette à 2, 3 ou 4 personnes. C'est amusant en famille et cela permet de parcourir un côté de l'île plus facilement car elle est assez grande (on peut y en faire le tour en une journée), mais pour ceux qui ont des enfants en bas âge, c'est un moyen de visite assez ludique !



Pour les couples qui recherchent un week-end sympa, pas trop éloigné de Toronto et en même temps avoir une petite expérience d'un Bed et Breakfast canadien, l'île de Toronto dispose de quelques B&B à des prix qui varient de 100 à 150$ pour 2 nuits. Certains sont même à louer pour 600$ la semaine.


C'est sympa car on est tout de suite dépaysé, le temps d'un week-end, pas besoin de conduire des heures, il suffit de prendre le bateau (la traversée dure 15 min), de marcher le long du lac et vous y êtes... La partie Est de l'île est habitée. Il y a de toutes petites maisons, c'est vraiment sympa. En été, le centre de l'île est assez animé. Un grand espace vert au bord du lac avec des plages s'offre à vous, le bruit des vagues, un conseil: fermez les yeux, relaxez-vous, on se croirait à la mer....



Il y a d'autres plages à visiter, notamment les plages à l'Est de Toronto, ce quartier sympa que l'on appelle « les Beaches ».


http://www.wineva-oak.com/


Allez voir les photos du site pour vous faire une petite idée.



Ensuite, une ville a toujours son lot de monuments, de musées qui méritent le détour. En voici quelques uns:



- Casa Loma


http://www.torontoplace.com/attractions/casaloma.htm


Petit château à Toronto, au nord de la sortie Dupont sur la ligne verte du métro. Certains films ont été tournés à la Casa Loma. C'est plus intéressant de le visiter quand il fait beau pour pouvoir profiter du magnifique jardin fleuri.


L'entrée est de 12$ pour les adultes de 18-59 ans, de 6$75 pour les enfants de 4 à 13 ans et de 7$50 pour les 14 à 17 ans.



- La tour CN


http://www.cntower.ca/portal/


Différentes activités s'offrent à vous à la tour CN.


Tour du CN - TorontoEn général, les gens achètent le ticket de base comprenant la visite du belvédère et du plancher d'observation en verre, celui-ci occupe la moitié de la surface de la tour, suffisant pour que les gens aient une bonne sensation de vide sous leurs pieds! Culminant à 351 m, ceux qui ont le vertige ont du mal à regarder en bas, pour les autres ils sautent dessus afin d'en vérifier la solidité... Aucune crainte à avoir, avec le nombre de visiteurs qui s'y aventurent, je peux vous dire que c'est du solide!!


La tour contient un restaurant panoramique, qui tourne très lentement au-dessus du belvédère. Vous avez une magnifique vue de Toronto, et en plus la carte est excellente !


Les prix, pour le ticket simple sont de 21$49 pour un adulte de 13 à 64 ans et de 14$49 pour les enfants.



Le prix fixe pour le déjeuner est de 47$(entrée, plat, dessert), incluant également la montée en ascenseur (sans file d'attente puisqu'il arrive directement dans le restaurant), et la descente au belvédère et au plancher de verre.



Ainsi, si vous choisissez la formule déjeuner + visite, le prix de votre repas vous revient à 25$51. Rapport qualité/prix, il n'y a pas mieux.



- Le Zoo de Toronto


http://www.torontozoo.com/AboutTheZoo/Admission.asp


J'adore ce zoo, mes parents venus en vacances l'année dernière l'avaient également apprécié. Petit conseil d'ami: prenez de bonnes chaussures ! En effet, le zoo est assez grand et il faut compter une journée entière de visite afin de prendre le temps de contempler tous les animaux. A coté du parc se trouve une forêt magnifique d'érables, à voir surtout en automne (rendez-vous en octobre...)


L'entrée est de 20$ pour les 13 à 64 ans, 12$ pour les 4-12 ans.



Toutefois, si vous désirez visiter les attractions les plus renommées de Toronto, c'est-à-dire: la Casa Loma, la tour CN, le Centre des Sciences de L'Ontario, Hockey Hall of fame, le Musée Royal de L'Ontario et le Zoo, vous pouvez acheter une carte très intéressante au niveau prix car elle comprend l'entrée à toutes ces attractions. Ce forfait est valable 9 jours, il est disponible au guichet de la tour CN.


Son prix est de 59$ pour un adulte au lieu de 143$(si les attractions sont faites séparément), et de 39$ pour un enfant (de 4 à 12 ans).



Mises à part les attractions, Toronto est une ville réputée pour ses festivals qui se déroulent quasiment chaque week-end durant l'été. Puisqu'ils se partagent les mêmes dates, un large choix s'offre à vous. En voici quelques-uns :



- Taste of Little Italy


http://www.tasteoflittleitaly.com/


Deux endroits, sur St Clair Ouest et dans Little Italy sur College, entre Bathrust et Ossigton sont réputés. Ce festival vous propose de la musique, des dégustations, allez-y en soirée, le quartier est réservé aux piétons, les restaurants installent leurs terrasses sur la route. L'atmosphère est magique...


- Taste of the Danforth(10-12/o8/2007)


http://www.tasteofthedanforth.com/


Assiette de saumon - TorontoAprès l'Italie, bienvenue en Grèce, dans le quartier Est ! Même programme: musique, dégustations...! Bon appétit !


- Summerliscious(6-22/07)


Impossible de parler de restaurants sans évoquer Summerlicious? Donnez-vous l'occasion d'aller dans des restaurants un brin chics à des prix raisonnables. Ce festival se passe du 6 au 22 juillet, les prix varient de 15 à 35$ et parfois plus, si vos papilles vous titillent...



- Beer Festival(10-12/08)


Après les restaurants, place au festival de Bières. Après avoir dégusté des bons plats grecs, l'après-midi peut être consacré à la découverte de bières variées, voire étonnantes!


Comptez 25$ pour le vendredi et dimanche, 30 $ pour le samedi.





Enfin, pour les amoureux de la musique, je vous invite à aller voir :



- Caribana (début le 14 juillet)


http://www.caribana.com


La parade est intéressante, avec ses danseuses et ses orchestres.


- Toronto Jazz Festival (22 juin-1 juillet)


http://www.tojazz.com


Cela ressemble à la Fête de la musique, mais c'est payant...


- Beaches Jazz Festival(23-29 juillet)


http://www.beachesjazz.com



Voilà, j'espère vous avoir fourni quelques idées pour vos futures vacances dans ma ville...La prochaine fois, je vous ferai découvrir d'autres petits coins sympas de Toronto.


A bientôt et profitez bien du soleil !!!


Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

A bicyclette…ou à pied…

Lavosgienne

Il n'y a pas de meilleure façon de sentir une ville bouger, connaître ses gens, sa culture, rien qu'en marchant....
C'est ce que j'ai fait durant ma première année à Toronto. J'allais en classe d'anglais le matin puis je marchais toute l'après-midi. Grâce à cela, j'ai pu apprécier la gentillesse des gens toujours prêts à vous aider et parcourir des quartiers bien sympas.

En décembre 2001, j'ai commencé à faire du bénévolat dans un studio d'art situé dans un quartier qui s'appelle ‘Kensington Market'. Je faisais du bénévolat pour le « Festival des Lumières » (événement dont je parlerai en décembre 2007....). C'est au studio d'art que j'ai rencontré plusieurs personnes dont Shamez Amlani, le responsable du restaurant ‘La Palette' dans Kensington (très bon restaurant, d'ailleurs, pour ceux en mal de cuisine française). M. Amlani et quelques uns de ses amis ont essayé de créer un quartier sans voiture durant l'été. C'est avec bien du mal qu'ils ont réussi à imposer leurs idées lors des réunions de la communauté. Bien entendu qui dit « interdit aux voitures » dit également « interdit de livraisons » et pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Kensington Market, c'est le marché des épices et des saveurs, composé de multiples petits vendeurs de fruits et légumes, des épices de tout pays, des produits organiques, de fromages, petits cafés...Bref, difficile de les convaincre de ne pas recevoir de livraisons ces jours là. Il y a quelques années Kensington faisait le « Harvest Festival »début septembre, où durant ce week-end là, les voitures n'étaient pas de la fête. Donc Shamez et ses amis voulaient faire revivre cela chaque dimanche...Voilà maintenant 4 ans que ça se déroule le dernier dimanche du mois ( Mai à Octobre ). Il y a forcément beaucoup de monde ce jour là. Kensington se transforme, et c'est vraiment agréable. Il y a des artistes dans la rue, de la musique, à manger....et si en plus le soleil brille, c'est que du bonheur....

Pourquoi j'écris une chronique à propos de cela, parce que cet été, d'autres quartiers vont également devenir piétons le dimanche. Tout d'abord, « Mirvish village » à l'ouest de la rue Bloor et Bathurst, ainsi que « Baldwin village », au nord de l'avenue Spadina et à l'ouest de la rue Dundas. Une bonne occasion pour découvrir de nouveaux quartiers, sans la nuisance des voitures.

La bicyclette est également un bon moyen de découvrir des quartiers un peu plus éloignés mais également un bon moyen pour combattre la pollution des grandes villes. Malheureusement Toronto manque de pistes cyclables, ce n'est pas comme Montréal qui compte des kilomètres de pistes. Quoiqu'il en soit, beaucoup de personnes vont au travail à bicyclette. Mais la voiture reste « reine » sur la route, et il est difficile de s'imposer en deux roues. D'ailleurs, Toronto enregistre un nombre important d'accidents mortels (identifiés par une bicyclette peinte en blanc accroché à un poteau, non, ce n'est pas de l'art, c'est un cycliste qui a trouvé la mort !). Il ne faut pas l'oublier, mais il faut également sensibiliser les automobilistes. Pour cela, quelques organisations aident à sensibiliser les automobilistes à lever le pied. Shamez en fait partie. Petit à petit, on peut changer certaines choses et faire de notre ville un coin encore plus sympa à vivre.

Voilà, pour ceux qui cherchent une petite bicyclette à acheter, il y a une boutique qui recycle les bicyclettes : Bike pirate, 457 Bathrust Street à Toronto.

Et pour les curieux, Kensington se situe au sud de la rue College et une rue à l'ouest de Spadina.
Enfin, si vous croisez une bicyclette dans Kensington avec trois roues et une petite banquette à l'arrière comme pour promener des gens, c'est certainement la bicyclette de M.Amlani. Si en plus elle est attachée devant « la Palette », il n'y a plus de doute. Allez à sa rencontre, lui dire bonjour, il est francophone et son restaurant est sympa....

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Sports à Toronto

lavosgienne

J'adore cette fin de saison, quand le printemps pointe le bout de son nez…L'hiver prend fin doucement, la neige commence à fondre, les oiseaux se remettent à chanter. Et l'envie de sortir pour aller courir au moindre rayon de soleil reprend le dessus.


Je courais déjà en France, mais c'est à Toronto que j'ai pu assouvir ma passion pour la course à pied. Il est difficile de ne pas faire de sport à Toronto vu le nombre important de groupes ou d'associations qui proposent de multiples activités diversifiées.


Je commencerai donc par vous parler de mon sport: la course à pied.


D'abord pour courir, il faut une bonne paire de baskets, direction: « The running room ». Il me semble qu'au Québec, cela s'appelle «Le coin des coureurs» mais je n'en suis pas certaine. Dans ce magasin, il est facile de trouver ‘la' paire de baskets indispensable. Le vendeur vous interrogera sur votre type de course préférée, il examinera vos chevilles, votre démarche et ensuite vous fera courir sur un tapis roulant en chaussette pour se faire une idée. Puis vous choisirez entre 2 ou 3 paires. Vous voilà enfin, vos baskets aux pieds, prêt pour l'aventure…


L'avantage avec ce magasin est qu'il propose des « cliniques » sur différentes distances, un entraînement complet, parfait, afin de se préparer à courir du 5km au marathon. Je l'ai suivi pour les 10km.


Il s'agit d'un livret détaillant les différentes étapes de l'entraînement, un sujet par semaine est expliqué par le coach, ensuite on part courir en groupe. Si vous ne désirez pas payer pour une « clinique », le « running room » propose des groupes de coureurs de différents niveaux les mercredis et dimanches.


Vous pouvez aussi vous lancer seul dans la course… J'ai procédé ainsi lors de ma première année, de ce fait, j'ai pu découvrir une nouvelle facette de Toronto et ses endroits magnifiques où il est difficile de croire que l'on est toujours en milieu urbain!


Notamment avec le bord du lac qui offre des kilomètres de boardwalk tant coté est qu'ouest, aucun dénivelé, idéal pour faire de longues distances le dimanche matin. C'est ainsi qu'en été, je croise de nombreux joggers, cyclistes, fans de rollers etc…


Mise à part la course à pied, les associations sportives sont nombreuses à Toronto. Et c'est au printemps, lorsque tout le monde commence à sortir, courir et bouger, que l'envie de faire du sport vous titille…


Voici celles concernant les sports collectifs:


Le Toronto east sport and social club: www.tcssc.com propose des activités sportives à l'est de Toronto, près des Beaches. Le beach volley y est assez réputé en été avec une centaine de terrains sur la plage.


Côté ouest s'y trouve: West Toronto sport and social club : www.wtssc.com.


Bon nombre d'activités sportives sont également proposées par les centres communautaires: www.toronto.ca/parks/


Les rives du lac de Toronto sont l'endroit idéal pour courir, marcher, faire du vélo, du roller…


Le yoga se pratique sur la plage, à l'est de Toronto, aux Beaches, un terrain de boules sur herbe est fréquenté régulièrement par des personnes âgées, avec un style « golfeur », mais quel est ce jeu de boules, grosses et noires, se situant entre la pétanque et le bowling?


En tout cas, c'était intéressant à regarder.


A l'ouest, le « Dragon boat » est roi!


Il s'agit d'un bateau avec une vingtaine de personnes à son bord qui pagayent simultanément, bel effort agréable à suivre de l'intérieur ou à l'extérieur en tant que supporter…


J'ai fait partie d'une équipe universitaire de dragon boat pendant deux ans. L‘entraînement dure une heure pour des courses de deux minutes, dur dur ! Si vous vous promenez vers Sunnyside en mai ou en juin, vous verrez des personnes s'équiper et s'échauffer chaque soir de la semaine. C'est vraiment une bonne ambiance.


Le Dragon boat se partage la plage de Sunnyside avec le beach volley du wtssc mais aussi avec les mordus de l'aviron: www.argonautrowingclub.com


Je n'oublie pas le canoë et le kayak! Impossible de vivre au Canada sans en parler, voici le principal club: www.paddletoronto.com


Il propose de nombreux cours et entraînements autour de l'île de Toronto et des lacs avoisinant mais aussi d'autres activités telles que la randonnée, le patin à glace et en prime de belles soirées bbq…


Bref, on ne s'ennuie pas à Toronto, une fois le retour des beaux jours…


Nous sommes dimanche matin et mes jambes commencent à s'impatienter, en plus, il fait un temps magnifique donc je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui et je vais lacer mes chaussures de course!!!


Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

Le stress de l'immigration

LaVosgienne

La semaine dernière, une de mes collègues m'a demandé si ma vie était stressante en France. Ma collègue venant d'Estonie n'a pas connu une immigration très simple....Son mari avait sa propre entreprise en Estonie, elle était professeur dans un lycée. Ils ont été deux ans sans emploi. Aidés par le gouvernement, ils ont finalement trouvé du travail. Lui, comme chauffeur de taxi, elle, a suivi le cours Montessori et est devenue professeur Montessori. Elle trouve la vie à Toronto stressante....Même si ce n'est pas le même train de vie qu'en France, moi, j'aime ma vie à Toronto....

Alors est-ce que ma vie était stressante en France ?

Ma vie stressante en France....Hum....Non, ma vie en France n'était pas si stressante puisque j'allais à l'université, j'avais mon petit appart, ma sœur à 15 min de chez moi, je rentrais chez mes parents tous les week-ends et ramenais les bons petits plats de ma maman tous les dimanches soirs, j'achetais du bon pain à la boulangerie du quartier. Dès que j'avais un problème il y avait toujours quelqu'un pour m'aider, ma famille, mes amies....Alors non, on ne peut pas dire que ma vie était stressante. Au niveau du travail non plus, je ne pouvais pas vraiment répondre à sa question puisque je n'ai jamais vraiment travaillé une année entière en France. Je travaillais seulement en été. Je suis venue au Canada six mois après la fin de mes études, j'ai travaillé 4 mois en tant que serveuse pour remplir mes poches et c'est tout.... Je n'ai jamais connu la semaine des 35h, mais 35h, qu'est-ce que c'est ??? Moi ici, je fais 50 à 55 h par semaine et je travaille du lundi au samedi.

Par contre, les événements stressants de mes 6 ans au Canada à Toronto ont été les suivants:
Mes 2446$ volés sur mon compte en banque, mes 8 déménagements, mes 2 accidents de voiture, trois changements d'écoles dont une qui s'est terminée au tribunal....Non, ma vie en France ne ressemblait pas à cela. Mais tout cela fait partie de la vie, tout cela aurait très bien pu m'arriver en France.
En plus du stress normal de la vie, il y a le fait d'être éloignée de sa famille, de stresser pour eux aussi. On n'est pas là pour voir comment ils vont, comment ils vieillissent. On s'inquiète dès que quelqu'un est malade, est à l'hôpital....Heureusement il y a la Webcam !!!
Quand bien même....c'est toujours un peu difficile.

Immigrer devient stressant à partir du moment où l'on rencontre des problèmes. Vers qui se tourner, à qui parler ?....On est tout seul....
Oui, immigrer est un « sacré parcours » lorsque l'on y pense. Tout d'abord, il y a le stress d'obtenir les points, l'entretien, la visite chez le médecin, et finalement l'attente du visa attestant que vous êtes résidents. Puis vient l'angoisse des adieux à l'aéroport. Même après tant d'années, c'est toujours aussi difficile. Ensuite il y a la recherche du loyer, d'un emploi, et enfin la routine s'installe. Toutefois, je m'aperçois rapidement qu'un deuxième job est nécessaire si je veux économiser suffisamment pour m'offrir des vacances....en France !

Même si elle est rythmée à 100 à l'heure, j'aime ma petite vie au Canada. Comme diraient mes parents : « On te préfère heureuse là-bas que malheureuse ici.... ». C'est vrai. Au moins j'ai deux emplois qui me plaisent, un grand appart, deux mois de vacances en été (non payés car école privée!), et deux semaines à Noël. Heureuse! Oui, je le suis !

Donc je pense que n'importe qui peut avoir une vie stressante, en France ou au Canada. Le tout est de se souvenir qu'immigrer n'est pas une décision prise à la légère, qu'il faut penser à tout, aux bons côtés comme aux mauvais. De nombreux immigrants réussissent leur intégration sans problème et finissent par repartir et d'autres ont l'impression d'avoir sans arrêt des bâtons dans les roues mais choisissent pourtant de rester.....

Pour l'instant c'est décidé: je reste !!!

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

6 ans…Déjà…Mais où tout commence vraiment?

Lavosgienne

Voilà déjà 6 ans....En décembre 2000 j'atterrissais à Toronto, avec dans ma poche mon visa d'étudiant....Fini la petite serveuse du Buffalo Grill, bonjour les cours d'anglais pour 9 mois. Mon rêve se réalisait enfin, partir un an à l'étranger, partir un an au Canada....Pour comprendre mon histoire il faut revenir un peu en arrière....

Février 1978, mon père rentre un jour à la maison et annonce à ma mère : « ça y est, on fait nos valises.... »Ma mère lui répond « On va attendre que j'accouche d'abord. » Et oui, dans ce petit ventre c'était moi, alias Anne-Gaëlle....Née en mai 1978, nous partions pour les États-Unis en août 1978....J'avais deux mois et je prenais déjà l'avion. Nous y sommes restés deux ans. Puis nous sommes revenus. Toutes les années qui ont suivies, je n'ai fait qu'écouter les récits de ces deux ans. Regarder les photos et rêver, rêver qu'un jour je ferais de nouveau ce que nous avions vu. D'ailleurs je n'hésitais pas à leur dire qu'un jour j'irais là-bas. En attendant j'étais jeune et j'allais chez ma grand-mère en vacances. Elle ne parlait que du Canada, c'était son rêve d'y aller un jour (...), elle nous montrait sans arrêt son livre sur le Canada. Un livre qui montrait des photos. Celle dont je me souviens le plus était celle prise au Lac Louise. Je me souviens des arbres, de la montagne et la couleur du lac. De fil en aiguille ce rêve se développait petit à petit....

A 19 ans, j'annonce à mes parents : « J'aimerais partir un an à Montréal ». Mes parents me disent : « Oui, si tu veux. »....Oui, ils avaient dit oui, je n'ai pas attendu longtemps pour commencer à faire mes recherches sur les universités. Je pense qu'à ce moment-là, mes parents ont réalisé que j'étais sérieuse. Enfin, une rencontre en 1998, change tous mes plans....Je rencontre un Canadien qui joue au volleyball dans ma ville....Il vient de Toronto et son français est parfait, surtout après 2 ans en France. Alors me vient l'idée d'aller à Toronto pour réapprendre l'anglais et en même temps pour être encore un peu avec lui....

Après une licence en Arts du spectacle, je décide de trouver un petit boulot pour économiser avant le départ....Décembre 2000, ça y est, je pars....Je quitte mes Vosges, j'ai 22 ans et je vais vivre un an au Canada....C'est un vrai bonheur d'entrer dans cet avion....

9 mois plus tard je ne suis pas décidée à rentrer....D'abord, je prolonge mon visa étudiant ensuite je recherche un travail....J'ai toujours travaillé avec les enfants et je suis Française. C'est parfait, le Canada manque de prof de français. Je deviens prof de Français dans une école Montessori.
Nous voilà en 2002, j'adore la ville, j'aime mon boulot, j'aime ma vie et mon Canadien....Je veux rester ! Je fais ma demande pour la résidence permanente. Février 2003, je reçois un coup de téléphone. Mes parents m'appellent pour me prévenir de rentrer en France, je passe un entretien à Paris début mars. Je rentre à toute vitesse, laissant mon homme à l'aéroport, bizarrement je n'ai pas peur de le laisser, cette fois je sais que je reviendrai pour de bon....

En attendant mon retour au Canada, et en attendant dans l'espoir d'être prise par l'Ambassade, je prends un travail de directrice-adjointe dans un centre culturel. Ils me proposent le poste de direction du milieu culturel en contrat jeune, mais comme j'attends une réponse, je refuse. Enfin, la visite médicale début août....C'est bizarre, je ne reçois plus de nouvelles de mon homme....Je reçois un email un jour, c'est fini entre nous....Grosse remise en question. Trois jours après je reçois mon visa de résident permanent. Que faire ? Rester en France, ou continuer de croire en mon rêve ? Finalement je suis partie en octobre 2003, destination Toronto avec passage à Montréal. Cette fois c'est pour de bon....je fais ce voyage comme un premier, cette fois je suis toute seule, personne ne va m'attendre à l'aéroport. Je n'ai pas vraiment d'amis puisque tous les gens que je connaissais étaient des amis de mon ex. Je reprends tout à zéro, mais je suis contente.

Après des débuts un peu difficiles, je continue mon petit bonhomme de chemin. Trois ans ont passé et me voilà, 6 ans après, toujours à Toronto. Et je me demande où tout commence vraiment. Ce désir d'aller au Canada, ce désir de voyager, est-ce mes parents, ma grand-mère, mon ex ?
Après avoir collé tous les morceaux du puzzle de ma petite vie, je pense qu'il faut croire aux signes du destin....Ils n'apparaissent que lorsqu'on y pense vraiment, tous les signes, les moments, les personnes que l'on rencontre le long de notre route....
Et si je n'étais pas revenue il y a trois ans ? Hum....à méditer pour une prochaine fois.

Tags : Canada anglophone

Lire les commentaires

29 billets au total - 29 billets - de 1 à 29 affichés (0 page)




Copyright © 1999-2014 Immigrer.com Inc. Tous droits réservés. Conception Solutions Netaccès