15 minutes de gloire Et...

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15 minutes de gloire

Et voilà, nous avons notre héros de la semaine ! Oh non, pas quelqu'un qui a une vie exceptionnelle ! Je parle plutôt d'une personne qui, un beau jour, fait la couverture de certains médias qui adorent servir au bon peuple la petite histoire dont il raffole tant. Dans le cas présent, il s'agit d'un sinistre crétin vivant dans un trou perdu et qui a eu la brillante idée de rentrer aux États-Unis sans se déclarer aux douanes et en possession d'une arme à feu alors qu'il traînait déjà un dossier avec les autorités. Tout ça pour aller faire le plein d'essence. Évidemment le petit génie s'est fait intercepter par le «border patrol» américain et s'est retrouvé en prison.

Et là, soudainement les médias ont intronisé notre ami comme le nouveau martyr de l'impérialisme américain, victime innocente de toutes les dérives de nos voisins du sud. Mais ne faut-il quand même pas être un peu c.. pour passer une frontière avec une arme lorsque l'on a déjà eu des problèmes avec les douanes ? De plus, comme chacun s'accordera à l'admettre, il est absolument nécessaire d'aller faire son plein avec un fusil, la saison de la chasse aux pompistes battant son plein.

Le plus pathétique dans l'histoire est de voir les médias en faire leur une. Information spectacle oblige, nous avons eu droit à tous les clichés : l'amoureuse transie qui nous verse sa larme, grand-papa qui racle les fonds de tiroir pour payer la caution et belle-maman qui attend la libération du tourtereau pour le marier à sa fille illico-presto. À côté de tout cela, l'Irak, la Palestine et le protocole de Kyoto n'ont plus qu'à aller se lamenter dans la rubrique des faits divers.

Beaucoup de gens ne s'intéressent qu'à l'information locale, surtout en région. Quel paradoxe ! Lorsque les Québécois rencontrent des immigrants, il est très fréquent qu'ils posent des questions sur nos différents pays d'origine pour les découvrir un peu. Par contre, ils ne font souvent aucun effort personnel pour savoir ce qui passe au-delà du coin de la rue. Dommage, développer cette curiosité permettrait tellement aux gens d'améliorer leur culture générale et de s'ouvrir l'esprit. Mais ça fait vendre moins de copies !

Un Québec à deux visages...

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Un Québec à deux visages.

Chaque année, le Québec accueille de nombreux immigrants venant du monde entier. Bien entendu, ces flux migratoires modifient en profondeur la société, d'autant plus que le taux de natalité est très faible chez les Québécois de souche. D'ailleurs, le gouvernement a choisi de développer l'immigration en partie pour des raisons démographiques. Ainsi, nous constatons que le Québec tend à adopter un visage de plus en plus multiethnique. Mais est-ce vrai partout ?

Non. Environ 80% des immigrants s'installent à Montréal. Et lorsqu'on fait un tour de ville, le côté melting-pot de la métropole saute aux yeux. Il est devenu courant d'entendre parler 5 langues différentes dans le métro en se rendant au travail le matin. Même à l'intérieur des entreprises, tout le monde est habitué à avoir des collègues de travail aux origines multiples. Je ne pense pas qu'il reste beaucoup de compagnies 100% « pure laine » à Montréal.

Dans la ville de Québec, l'université Laval attire depuis longtemps des étudiants du monde entier. Toutefois, à l'exception du campus, la ville n'a pas encore naturellement des airs multiethniques. Heureusement, les autorités municipales consacrent de nombreux efforts de sensibilisation auprès de la population de souche et cela commence à porter ses fruits.

Par contre en région plus éloignée, les immigrants restent encore rares. Attention, cela ne veut pas dire qu'il y a forcément un refus de les accueillir. D'un autre côté, les immigrants pourraient aussi faire le premier pas en sortant de Montréal. Des deux côtés, on n'a pas encore adopté cette habitude.

En bout de ligne, on constate que le développement multiculturel du Québec se fait vraiment à deux vitesses. Montréal avait déjà un visage différent d'une bonne partie de la province en raison de la forte présence des anglophones. Avec l'apport des immigrants, cette différence devient encore plus marquée. À tel point que nous pourrions vivre une opposition entre une société multiculturelle d'un côté et un modèle traditionnel de l'autre.

En temps que société, le Québec pourra-t-il se développer en se divisant en deux entités aux modes de vie différents ? Pas certain....

Super Mario Land Allez, un...

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Super Mario Land

Allez, un peu de politique provinciale aujourd'hui. Jusqu'à maintenant, la scène politique québécoise appartenait essentiellement à deux partis : le Parti Québécois (au pouvoir actuellement) et le Parti Libéral (dans l'opposition par conséquent) On trouvait à côté un troisième parti, L'Action Démocratique du Québec (ADQ) qui pendant longtemps n'a compté qu'un seul député, Mario Dumont, son leader. Mais, depuis quelques temps, c'est ce parti qui a le vent en poupe. Et voilà notre super Mario, sorte de Claude François aux allures de premier de la classe, promu étoile montante de la politique. À tel point qu'on se demande s'il deviendra le prochain Premier ministre provincial.

Ses détracteurs lui reprochent souvent de ne pas avoir de vrai programme. De plus, il est très jeune (une trentaine d'années), donc sans grande expérience d'exercice du pouvoir. Alors, pourquoi une telle popularité soudainement ? Eh bien, on dirait que les Québécois se mettent au vote contestataire. Soyons francs, les deux leaders des partis traditionnels ont à peu près le charisme et la communication d'une motte de beurre ! Et puis, ces deux partis se sont partagés le pouvoir ces dernières années et ont échoué sur différents dossiers (la réforme du système de santé par exemple) Bref, les gens n'y croient plus vraiment et se tournent vers celui qui leur dit ce qu'ils aimeraient entendre.... quitte à être un peu démagogique parfois.

Mais, l'ADQ a-t-il au moins un programme pour l'immigration ? Petite visite de leur site web. Nous sommes choyés, on y trouve un mémoire intitulé « une citoyenneté québécoise multiculturelle » Petit conseil technique pour ceux qui iraient le lire : avoir une boîte d'aspirine à portée de main ! En résumé, on y retrouve un étrange concept : le Québec compte déjà des francophones et des anglophones, eux même immigrants à l'origine, mélangé aux autochtones. Donc, c'est déjà une société multiculturelle et les nouveaux arrivants s'y intègrent au fur et à mesure comme par magie ! Mélangez à cela une rhétorique sur la situation du Québec à l'intérieur du Canada et vous comprendrez mieux le petit conseil technique précédent ! Bref, super Mario veut arriver à une société multiculturelle harmonieuse.... mais on ne sait toujours pas comment il va s'y prendre !

Un an après Voici donc...

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Un an après

Voici donc le premier anniversaire du 11 septembre. Dans la ville de Québec (qui compte un consulat américain), un certain nombre de cérémonies ont eu lieu. J'avoue ne pas y avoir participé et n'avoir rien remarqué d'extraordinaire en ville lors de mes trajets entre la maison et le bureau. Peut-être est-ce parce qu'une évidente retenue était de mise, à l'opposé des grandes cérémonies américaines. Certes, la population québécoise n'a pas oublié, mais je crois que personne ne souhaite transformer la commémoration en grand élan patriotique ou en quelconque croisade. Après tout, je ne crois pas que cela collerait avec la culture d'ici.

La vie quotidienne a-t-elle changé depuis ? Avec le recul, je crois que les premières semaines qui ont suivi le 11 septembre 2001 ont surtout montré aux nord-américains que les horreurs de la folie humaine pouvaient se transposer jusqu'ici. Bien sur, cette confrontation avec une réalité jusque là ignorée a engendré des réactions teintées de préjugés et de méfiance envers les immigrants, les musulmans en particulier. Peut-être la nouvelle loi sur l'immigration a-t-elle été adoptée à la hâte. Mais, aujourd'hui, je pense que les gens ont su prendre du recul et sont conscients que la situation ne se résume pas aux gentils d'un côté et aux méchants de l'autre.

Mais je crois qu'une occasion a tout de même été manquée. En effet, cette soudaine confrontation n'aurait-elle pas pu se transformer en occasion d'informer les gens sur les causes, c'est à dire sur la complexité des relations entre les peuples du monde ? Malheureusement, certains médias n'ont pas su résister à la tentation de l'information-spectacle, parfois à l'arrière goût douteux de " trash-tv " N'aurait-on pas pu en profiter pour évaluer l'intérêt de renforcer l'enseignement géopolitique à l'école ? Bien sur que oui.

Car, en définitive, casser les préjugés reliés à l'inconnu constitue un acte facilitant l'acceptation des immigrants par la population de souche. La date du 11 septembre 2001 restera-t-elle gravée comme le début d'un profond changement ? L'avenir nous le dira car, après tout, une société ne se transforme pas en une année.

Mangeons mieux Ce matin, à...

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Mangeons mieux

Ce matin, à mi-chemin entre la fin de ma nuit et le début de ma journée, je zappais mollement entre diverses stations de radio dans ma voiture. Le thème abordé lors d'une entrevue en direct m'a soudainement fait sortir de ma torpeur post-oreiller. Un éleveur québécois de bovins expliquait qu'il était en train de revenir à un élevage plus traditionnel, sans contredit meilleur pour notre santé.

Et oui, c'est qu'on en consomme des hormones, des pesticides ou autres petites délicatesses. Il suffit de regarder les étalages des supermarchés. La viande de bœuf est souvent plus rouge que la Ferrari de Schumacher et les pommes brillent tellement que, bientôt, il faudra faire son épicerie avec des lunettes de soleil ! Mais à qui la faute ? Aux producteurs ou aux consommateurs ? À vrai dire, aux deux.

L'agroalimentaire se trouvant partagé entre quelques grandes entreprises, la tendance est depuis longtemps à la rentabilité à outrance. Alors, il faut que le bœuf grandisse plus vite et à coût moindre avant de se retrouver sur une tablette de boucherie. Ceci est aggravé par le fait que la majorité de la production bovine se situe en Alberta. Je n'ai rien contre nos voisins de l'Ouest canadien, mais il faut bien dire qu'en terme d'écologie, cette province ressemble essentiellement à un éléphant dans un magasin de porcelaine. N'oublions pas non plus de remarquer que le gouvernement fait vraiment le minimum en terme de réglementation, l'affichage proposé au consommateur étant souvent réduit au strict minimum.

Tiens, puisqu'on parle du consommateur.... une récente étude a montré que le but du consommateur nord-américain moyen est d'avoir la plus grosse quantité possible dans son assiette et ceci, pour le prix le plus bas possible. Ce qui fait dire à notre éleveur, qu'il reste avant tout un besoin d'éducation. Lorsqu'il a fait un test de marketing avec sa viande, les consommateurs ont été dérangés par le fait qu'elle ait une couleur un peu plus sombre qu'habituellement. Oups, auraient-ils perdu l'habitude de voir des produits naturels ? Je crois que, dans bien des cas, oui.

Heureusement, il reste des gens qui s'interrogent sur ce qui se trouve dans leur assiette. La route à parcourir reste longue, mais le débat a au moins le mérite de s'amorcer. J'en salive à l'avance !

L’âge d’or Statistique Canada continue...

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L'âge d'or

Statistique Canada continue à dévoiler les données recueillies lors de son recensement de 2001. Nous apprenons que le Québec est désormais la province possédant la population la plus vieille du Canada. Deux raisons sont avancées : un taux de natalité dérisoire et un déficit migratoire constant.

Prenons la question de la natalité. En bons citoyens, nous avons rempli notre devoir de repopulation du Québec l'année dernière en donnant naissance à un enfant. Mais après ? Il est inscrit depuis 1 an et demi sur la liste d'attente de toutes les garderies du coin (en fait, il stagnait sur ces listes bien avant de naître) et toujours pas une seule place disponible à l'horizon. Même s'il est possible de prendre un congé parental d'une année, les jeunes parents doivent bien retourner au boulot un jour. La seule solution consiste alors à faire appel à un service privé, dont le tarif journalier se situe au Canada entre 25$ et 40$. En comptant ses frais de déplacements et de repas, une personne au salaire minimum ou à temps partiel a largement intérêt à rester chez elle..... ou à s'abstenir de faire des enfants !

En ce qui concerne le déficit migratoire, il se situe à deux niveaux. Non seulement le Québec a du mal à retenir les immigrants qu'il a sélectionnés, mais il a de plus en plus de mal à retenir ses jeunes travailleurs de souche. Plusieurs suivent d'ailleurs le même objectif : aller où il y a plus d'argent à faire, c'est à dire Toronto, Calgary, Vancouver ou les États-Unis. Comme les immigrants n'ont en général pas d'attaches particulières au Québec, il est évident qu'ils n'hésiteront pas à plier bagage s'il le faut. En plus, pour les non francophones, plus besoin d'apprendre la langue. Souvent, un anglais très approximatif peut suffire. Pour l'intégration, on verra plus tard ! Je ne connais pas d'étude sur la question, mais les immigrants francophones ou francophiles sont certainement les plus fidèles au Québec puisqu'ils peuvent facilement y travailler et ils y apprécient de vivre ou de continuer à vivre en français.

De plus, avec la génération du baby boom, des départs massifs en retraite sont imminents. Finalement, je me vois bien gérant d'une maison pour personnes âgées d'ici quelques temps !


Le peuple migrateur Bientôt le...

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Le peuple migrateur

Bientôt le 1er juillet ! Au delà de la fête nationale du Canada, cette journée est marquée par une grande tradition québécoise : les déménagements. Et oui, bien qu'il n'y ait aucune obligation légale, le bail commence habituellement un 1er juillet. Et, histoire de faire comme tout le monde, nous allons déménager nous aussi ce jour là.

Alors, résumons les avantages de déménager un 1er juillet. En raison de l'implacable loi de l'offre et de la demande, les camions se louent beaucoup plus chers, le prix d'une journée complète en temps normal pouvant devenir celui d'une heure. Mais ce n'est pas la peine de paniquer à l'avance pour la facture car il y a déjà longtemps qu'il ne reste plus un seul camion à louer de toute façon ! Ensuite, les déménageurs : ici encore, la loi de l'offre et de la demande.... lorsqu'il en reste un de disponible. Enfin, vous savez ce que c'est !

Il reste ensuite la possibilité d'encourager " l'artisanat " local car de nombreux propriétaires de camions, remorques ou autres véhicules pouvant transporter votre stock s'improvisent déménageurs d'un jour. Mais bon, le service n'est pas garanti sur facture.... de toute façon, il y a rarement de facture dans ces cas là !

Quoi qu'il en soit, la moitié des habitants d'un quartier déménageant en même temps reste un spectacle à voir.... avec une mention spéciale à certaines rues particulièrement étroites de Québec. Dans la notre l'an dernier, la police a même du intervenir pour gérer les nombreux camions de déménagement car le service d'autobus ne pouvait même plus passer ! Sans compter que les locataires sortants abandonnent sur les trottoirs tout un tas de vieilleries. Franchement, j'espère que les employés du ramassage d'ordures ont une prime spéciale le 2 juillet !

L'an dernier, c'était plus drôle car nous regardions ça en spectateurs. Cette fois-ci, on sera dans le feu de l'action car il n'est vraiment pas simple de trouver un bail commençant à une date autre que le 1er juillet. Qui a dit que les traditions ont du bon ?


Petit sondage Et un petit...

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Petit sondage

Et un petit sondage, un ! Il a été demandé à une cinquantaine d'employeurs de la région de Hull ce qu'ils pensaient de l'éventuelle embauche de travailleurs immigrants. OK, rien de rigoureusement scientifique dans tout ça, mais certains enseignements me semblent révélateurs.

Tout d'abord, le facteur le plus important lors de l'évaluation d'un candidat issu de l'immigration est l'attitude. Celle-ci doit être positive et enthousiaste, notre valeureux demandeur d'emploi devant démontrer qu'il est capable d'initiatives et de leadership. Vient ensuite l'expérience professionnelle. Et c'est là que certaines idées préconçues se discutent. Les recruteurs interrogés ont affirmé qu'ils ne faisaient pas beaucoup de distinction entre les expériences acquises au Canada et celles venant de l'extérieur. Alors pourquoi est-il souvent difficile de décrocher un premier poste pour un immigrant ?

La réponse semble venir d'ailleurs. En effet, les gestionnaires d'entreprises sont convaincus que la diversité culturelle peut être un avantage, mais ils considèrent surtout qu'elle représente un défi supplémentaire à relever. Et majoritairement, ils ne souhaitent pas y engager des ressources supplémentaires. Ainsi, ils donneront la préférence à un nord-américain non pas par discrimination pure et simple, mais parce qu'ils considèrent que la personne aura besoin d'un encadrement moins coûteux lors de ses débuts en emploi.

Et cela devient un des éléments clés dans une recherche d'emploi. Ainsi, avant de chercher à décrocher un maximum d'entrevues d'embauche, une bonne première étape consistera à apprendre les valeurs de la société et du monde du travail au Québec. Donc, plutôt que de se lancer à corps perdu dans la bataille et risquer d'essuyer de nombreux refus, un nouvel immigrant devrait en premier lieu apprendre à composer un CV qui accroche et être préparé aux questions des recruteurs d'ici. Car, toujours d'après ce petit sondage, les entrepreneurs affirment qu'une bonne prestation en entrevue arrive généralement à les rassurer sur les différences culturelles.


Elections et réflexions Hier, nous...

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Elections et réflexions

Hier, nous avons reçu deux grosses enveloppes envoyées par le Consulat Général de France. À l'intérieur, nous y avons trouvé les programmes électoraux des candidats à l'élection présidentielle française. « Ah oui, c'est vrai ! », nous sommes nous exclamés. Même si nous savions que l'échéance approchait, je dois avouer que 3 ans plus tard et 6000 kilomètres plus loin, ce n'est pas vraiment notre centre d'intérêt principal !

Après tout, nous n'avons aucun projet de retour vers la mère patrie à court ou moyen terme et, par conséquent, la façon dont le futur gouvernement gérera les affaires internes ne touchera pas notre vie quotidienne. Cependant, par notre droit de vote, nous conservons (toutes proportions gardées) un certain pouvoir d'influence.... mais sans devoir en supporter les conséquences !

À l'opposé et à quelques semaines de pouvoir demander la citoyenneté canadienne, je peux dire que les orientations prises au Québec et au Canada nous touchent beaucoup plus directement au quotidien. De plus (et sans vouloir jouer au contribuable chialeux), nous finançons le système avec nos impôts. Par contre, sans droit de vote, c'est le phénomène inverse : les conséquences sans l'influence !

Et là, je me demande s'il n'y a pas un paradoxe. Bien sur, la tradition veut que le droit de vote soit attribué en fonction de la nationalité. Toutefois, nous savons que la main d'œuvre est de plus en plus mobile internationalement. D'autre part, beaucoup de pays riches encouragent la mondialisation au sens large. Toutefois, ils ne semblent pas aussi pressés lorsqu'il s'agit de modifier leurs lois, surtout celles touchant des points sensibles.

Je ne veux absolument pas démarrer un débat sur la mondialisation car ce n'est pas l'objectif du site. Toutefois, je me pose une simple question : est –il réaliste d'espérer que des immigrants s'intègrent pleinement lorsqu'on les maintient à l'écart de la vie civique ?


Les jeunes pousses Cette fois...

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Les jeunes pousses

Cette fois, on dirait que le printemps est en train de s'installer. En plus des gazons qui réapparaissent et des fleurs qui repoussent, une autre catégorie de nouveaux venus ne va tarder à faire son entrée en scène : les immigrants qui ont attendu les beaux jours. Facilement identifiables les premières semaines : un plan toujours à portée de main, un peu de difficulté avec les pièces de monnaie, un gros mal de tête pour calculer les taxes et les pourboires à rajouter.... mais, nous sommes tous passés par-là !

Surtout, chacun portera en lui un savant mélange d'espoirs, de craintes, de visions réalistes, d'attentes irréalistes et d'informations plus ou moins justes. Les satisfactions et les désillusions cohabiteront, poussant nos aventuriers des temps modernes à alterner les larges sourires et les mines basses. Mais là encore, nous sommes tous passés par-là !

En tout cas, une chose est certaine : que d'émotions en perspective ! Il n'y a qu'à voir les réactions passionnées du forum. Finalement, je crois qu'on peut considérer l'immigration comme le schéma d'une vie ramené à un temps très court et très intense. Il faut commencer par apprendre à fonctionner en société, intégrer le marché du travail et, chose essentielle, trouver sa place en temps qu'individu. Vivre quoi !

Toutefois, il y a une difficulté supplémentaire. L'immigrant arrive avec son bagage culturel et ses expériences. Ainsi, il a déjà épousé un modèle lui ayant inculqué ses valeurs fondamentales. Mais brusquement, une bonne partie de ces précieux repères disparaît. Attention, il ne faut pas perdre son identité pour espérer s'intégrer ! Cependant, il ne faut jamais perdre de vue ce qui fera la différence entre une immigration réussie et un échec : la capacité d'apprentissage.

A la vieille de fêter nos 3 ans au Québec, permettez-moi d'utiliser notre bilan personnel pour dire aux nouveaux et prochains arrivants : non, ce ne sera pas facile ! Oui, ce sera intense ! Mais, oh que oui, l'intensité de ces sentiments veut à elle seule la peine de se lancer dans l'aventure !!!

Alors comme ça, le Québec...

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Pharmaciens sans frontières

Alors comme ça, le Québec serait prêt à aller chercher des pharmaciens à l'étranger alors qu'il s'agissait depuis longtemps d'une profession fermée à l'immigration. À première vue, si cela peut permettre à certains de réaliser leur rêve d'installation au Québec, aux pharmaciens québécois de partager une charge de travail excessive et aux patients de bénéficier de meilleurs services, tant mieux. Toutefois, on peut aussi se poser quelques questions.

Tout d'abord, n'est-ce pas un aveu implicite du manque de pertinence des pratiques récentes de l'immigration? Après tout, en se coupant volontairement de ressources humaines venant de l'extérieur, le système de santé s'est lui-même placé en situation de pénurie de main d'œuvre. Et il est difficile de croire que personne n'avait remarqué que la baisse des admissions aux programmes scolaires allait déboucher sur un nombre de nouveaux diplômés inférieur à la quantité de postes à combler. Pour la gestion proactive, on repassera !

D'autre part, ne peut-on pas supposer que ce soudain volte-face correspond à un besoin de sortir de l'enlisement, le résultat important plus que la manière ? Ainsi, lorsque le président de l'ordre des pharmaciens parle de ``piste probante à court terme``, cela ressemble fortement à une mesure d'urgence. Et lorsqu'il précise que ``l'augmentation des admissions dans les facultés se fera sentir dans quatre ans environ``, je suis tenté d'interpréter ceci comme ``on leur ouvre la porte aujourd'hui, mais on les jettera par la fenêtre plus tard !``

Comme bien souvent, les intérêts partisans mènent en partie les débats. L'ordre professionnel doit contenter ses membres et le gouvernement fait face au double mécontentement de la majorité des usagers et des professionnels du système de santé. Comme ce fut déjà le cas avec des infirmières, un petit quota d'immigrants pourrait constituer une solution rapide et peu coûteuse. Mais face à l'urgence de mettre en place une mesure, leurs intérêts seront-ils pris en compte? Ou, en d'autres termes, veut-on de nouveaux citoyens ou une roue de secours ?

Fabien

La souris et le lion...

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La souris et le lion

Il était une fois un immigrant, architecte expérimenté dans son pays.
Malheureusement, une fois arrivé au Québec, l'ordre professionnel qui régit
cette activité n'a pas reconnu sa formation et il ne pouvait plus porter son
titre d'architecte. Pour y parvenir, il devait passer par différents postes
de niveau inférieur avant que les portes de l'ordre ne s'ouvrent enfin à
lui. Ne se résignant pas à tout recommencer à zéro, il décida de retourner
dans son pays moins prestigieux que le Québec. Comme il était philosophe à
ses heures perdues, il déclara " je préfère être la tête d'une souris que la
queue d'un lion ".

À partir de là, nous pouvons nous poser deux questions. La formation donnée
dans certains pays est-elle insuffisante en regard du diplôme obtenu? Oui,
parfois. Les ordres professionnels québécois exagèrent-ils en étant, dans
l'ensemble, restrictifs à l'extrême? Oui, souvent. Pour certains, c'est même
devenu un savant cocktail à base de protectionnisme et de surestime du
système universitaire québécois. Et pour certains secteurs on peut parler
d'un réel gaspillage de compétences. Par exemple, nous connaissons une
pénurie de médecins alors que de nombreux médecins compétents ayant du fuir
leur pays survivent tant bien que mal avec des petits jobs. Le plus
invraisemblable est de voir le gouvernement faire venir certains immigrants
en sachant pertinemment que leur formation, aussi bonne soit-elle, ne sera
pas reconnue.

Toutefois, ce retour forcé à la case départ n'est pas perdu pour tout le
monde : du " cheap labour " pour les entreprises et des clients potentiels
pour l'enseignement. Et il faut bien admettre que cette situation se ressent
de façon dramatique au niveau personnel, des années d'effort pour se bâtir
une carrière s'écroulant soudainement comme un jeu de cartes. De plus, les
gens extrapolent souvent cette absence de reconnaissance professionnelle
comme un manque de reconnaissance en temps qu'individu. Finalement,
l'incompréhension mutuelle a encore de beaux jours devant elle....

Fabien

D’un côté, certains immigrants se...

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D'un côté, certains immigrants se disent ``Pas moyen de trouver un job qui me convienne, pourquoi m'ont-ils fait venir ?`` Puis, nous avons des entreprises qui chialent en pensant ``De toute façon, les meilleurs ne sont pas ici.... où alors, ils sont bien cachés car nous avons toujours des problèmes de recrutement de gens qualifiés`` Et finalement, le gouvernement du Québec qui réplique ``mais nous sélectionnons des gens diplômés, spécialisés dans des secteurs d'avenir et de préférence francophone.... alors pourquoi tout le monde se plaint ?``

Tout simplement, parce que chacun réagit en fonction de ses intérêts personnels, de sa réalité et de ses objectifs. En théorie, la recherche d'une main d'œuvre qualifiée et bien intégrée constitue un but commun. Malheureusement, les élus présentent à chaque groupe le discours qu'il a envie d'entendre.

Le gouvernement se doit d'attirer des diplômés sur le marché du travail, de composer avec les lobbies et de montrer des perspectives aux entreprises. Ainsi, on ne va pas refroidir les ardeurs des candidats à l'eldorado en commençant à leur parler de diplômes non reconnus.... et encore moins d'ordres professionnels qui, pour leur part, poursuivent leurs propres buts. À l'autre bout de la chaîne, on ne va pas dire aux entrepreneurs qu'un immigrant, véritable incarnation du candidat idéal, ne frappera pas à leur porte au premier besoin venu. On préférera également éviter d'aborder les possibles difficultés d'adaptation culturelle, sujet qu'on laisse sous-estimer à de nombreux immigrants et employeurs.

Les deux parties se créent leurs illusions et ceci débouche sur un paradoxe. Quand un immigrant a des difficultés pour trouver un emploi, parallèlement, un entrepreneur a souvent du mal à combler un poste. Cependant, pour rester réaliste en terme de moyens, on ne peut pas blâmer le gouvernement de ne pas tout étudier au cas par cas.... même s'il lui reste des efforts à faire sur la présentation des réalités.

Bref, au cours de vos démarches, n'oubliez jamais d'évaluer l'objectivité des informations mises à votre disposition.

Fabien

La courbe d’acculturation… qu’est-ce donc...

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La courbe d'acculturation

La courbe d'acculturation.... qu'est-ce donc ? Il s'agit d'une modélisation des
phases que traverse un immigrant. Sans nécessairement détenir la vérité
absolue, ceci peut au moins aider à mieux comprendre ce qui trotte dans la
tête du nouvel arrivant quelque peu déboussolé.

On distingue 4 étapes. La première est celle du touriste au cours de
laquelle notre sympathique immigrant baigne en pleine euphorie, découvre
suffisamment de nouveautés pour rassasier sa curiosité gargantuesque et
flotte au milieu d'attentes souvent aussi idéalistes qu'utopiques. Bref,
tout va bien sur la terre promise !

Survient alors la deuxième phase : le choc culturel. Les difficultés
commencent à être bien présentes. Et oui, il faut se loger et travailler, le
tout dans de bonnes conditions si possible.... pas forcément si rose que ça le
nouvel environnement ! Et puis, toutes ses nouvelles valeurs encadrant la
société et avec lesquelles on doit composer apportent leur lot de
confusions, de doutes.... et cet horrible sentiment de se sentir étranger dans
son nouveau chez soi. Tout compte fait, la détresse et la frustration
risquent de venir frapper à la porte un de ces jours !

Les survivants arrivent alors dans la troisième phase. Progressivement, les
valeurs du pays d'origine et du Québec cohabitent de manière plus organisée..
La personne trouve petit à petit ses marques et fonctionne mieux en société..
De la même manière, le développement d'un nouveau réseau de connaissances
permet de se redécouvrir une vie sociale. Enfin, un peu de confiance en soi....
ouf, il était temps !

Arrive alors la quatrième phase, celle de la stabilité. Le bout du tunnel ?
Pas toujours, car notre petit esprit espiègle a désormais un peu de recul et
nous pousse à comparer notre situation actuelle à notre situation passée.
Trois réponses nous tendent alors les bras : 1-meilleure 2-pareille 3-pire.
Ce qu'on peut paraphraser par : 1-est-ce que je devrais couper
définitivement les ponts ? 2-est-ce que ça en valait vraiment la peine ?
3-comment je m'en sors ?

Shit, les ennuis risquent de recommencer !

Fabien K2

Dernièrement, le Canada et les...

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Le 51ième état

Dernièrement, le Canada et les États-Unis ont signé une entente considérée comme un premier pas vers la création d'une zone commune de sécurité nord-américaine. De plus, les deux pays visent une harmonisation des politiques d'immigration.

Harmonisées....pourquoi pas, mais sur quel modèle? À bien y réfléchir, sûrement pas sur la spécificité de l'approche québécoise. Même si la province ne cesse de défendre ses choix avec vigueur, je ne crois pas que l'oncle Sam dévie de son traditionnel : " my way or no way "! D'autant plus, que la droite conservatrice canadienne partage sensiblement les mêmes visions. Du moins, œillères serait un terme plus approprié...

Car, en parlant d'immigration, un constat me dérange vraiment. En ce qui concerne leurs immigrants, les États-Unis ne comprendront jamais qu'il existe une différence fondamentale entre intégration et assimilation. La première notion permet à une société d'évoluer à partir d'une dynamique basée sur l'apport de ses différentes composantes. À l'opposé, la seconde impose un moule unique et rigide auquel il faut se plier.... du moins en apparence.

Bizarre que deux pays tirant leur prospérité de l'immigration développent une tendance au cocooning.... Face à cela, le modèle québécois défendant à la fois la diversité et la réduction des écarts me paraît beaucoup plus profitable à long terme. Par exemple, la nécessité d'apprendre le français est un outil favorisant l'arrimage culturel avec le peuple hôte.

D'autre part, une des grosses priorités de l'accord est de faciliter, au sein d'une entité restrictive, le passage en douanes des marchandises commerciales entre le Canada et les États-Unis. Les deux vieux compères n'auraient-ils pas cédé à la tentation d'instaurer un protectionnisme tendant à créer un " mini ALENA " à deux, la concurrence émergente au leadership des pays d'Amérique du sud étant du même coup étouffée dans l'œuf?

Espérons au moins que d'ici là nous ne serons pas définitivement assimilés comme le 51ème état américain.... car après tout, ne serait-ce pas la partie cachée de l'iceberg?

Fabien K2

Dans le monde merveilleux de...

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La santé a les bronches prises

Dans le monde merveilleux de la santé publique au Québec, pratiquement chaque journée amène son " scandale ". Le dernier en date? Dans un hôpital montréalais, les employés d'un laboratoire ont développé une fâcheuse habitude à mourir prématurément d'un cancer! À première vue, la ventilation pourrait être en cause. Et là, on apprend tout naturellement que certaines conduites n'ont pas été nettoyées depuis 50 ans.... Toujours à propos de ventilation, cet été dans le service de gériatrie d'un hôpital de Québec, une chauve-souris est sortie d'une bouche d'aération pour rendre une petite visite à papy et mammy.

Stupéfiant? Pas vraiment. Il y a bien longtemps que la santé n'est rien d'autre qu'une ligne dans le budget du gouvernement. Et, comme le reste, le but premier est de la rationaliser. Revers de la médaille du déficit zéro.... Le Québec est la province qui dépense le moins en santé par habitant. Toutes les études indépendantes constatent le sous-financement. Face à cela, la seule initiative avancée est de se plaindre du manque de financement du gouvernement fédéral. D'ailleurs, les élus des provinces et Ottawa (qui, au passage, ne risque pas de se ruiner avec la santé non plus) sont en continuelle dispute sur le sujet. S'ils mettaient autant d'énergie à trouver des solutions....

Mais, ne vous inquiétez pas les malades! Les politiciens pensent à vous, c'est déjà un début.... En attendant, à l'image de la tuyauterie, c'est le système au complet qui tombe en décrépitude. Le personnel hospitalier en a assez de réclamer de l'aide et commence à avoir plus de mal que les patients à tenir debout. Récemment, c'était l'assurance médicament qui se trouvait dans le collimateur. D'autre part, pour combler son manque d'anesthésistes, un hôpital de Québec à envisager de proposer du temps partiel à d'anciens employés partis en retraite. Et bien, espérons que comme le vélo, ça ne s'oublie pas!

Alors qu'ils décrient le système américain de privatisation de la santé, les pouvoirs publics se désengagent toujours un peu plus. N'y aurait-il pas ici une légère contradiction?

Fabien K2

Bingo !! Que faire au Québec...

K2

Bingo !!

Que faire au Québec si on a un peu d'argent à dépenser, tout en se donnant l'illusion de s'amuser? Facile, on trouve des vidéo-pokers (sorte de machines à sous) et des guichets vendant des billets pour mille et une loteries à tous les coins de rue. Le commun des mortels rêvant de devenir riche sans fournir trop d'efforts, beaucoup ne peuvent pas résister à la tentation. A tel point que pas mal de gens finissent par y engloutir tout ce qu'ils ont. Il y a désormais un nom officiel pour ça : joueur compulsif.

Le grand concept est lâché : une nouvelle maladie de nos sociétés de consommation post-modernes. Rien de moins ! Mais, comme toute maladie, il va falloir essayer d'y remédier. Et c'est bien là que le dilemme surgit. Les jeux sont une source de revenu phénoménal pour le gouvernement provincial. Toutefois, quelques faillites personnelles et deux ou trois suicides plus tard, la grogne populaire n'est pas loin. Difficile pour les politiciens de rester les bras croisés. Mais que vaut-il mieux sauver : un certain nombre d'individus ou l'équilibre budgétaire ? Histoire de ménager les deux, une timide campagne de sensibilisation a été amorcée. Mais bon, on va bien se garder de tuer la poule aux d'or!

De leur côté, les " victimes " du jeu ne sont pas systématiquement exemptes de tous reproches non plus. À ma connaissance, personne n'est traîné de force jusqu'à une machine à jouer ou à un guichet de loto-Québec. Facile de gaspiller tout son argent et de rejeter la faute sur le système ensuite! Pour compléter le tableau, rajoutons quelques avocats de joueurs réduits à néant se disant que les profits accumulés par la société d'état constitueraient des dommages et intérêts (et par conséquent des honoraires) plus qu'appréciables.

A chacun ses intérêts et son jackpot. En attendant, faites vos jeux et, c'est le cas de le dire, rien ne va plus! Mais, qui va remporter la mise.... si vous avez un 20 qui traîne au fond de vos poches, ça vous dirait un petit pari?

Fabien K2

La suite des évènements Les...

K2

La suite des évènements

Les événements du 11 septembre ont-ils changé les comportements des
employeurs vis à vis de la main d'œuvre immigrante ?

Certes, nous observons à la grandeur des nations occidentales une
augmentation de la phobie du terrorisme en provenance de certaines régions
du monde. Comme souvent dans ces cas là, les jugements hâtifs et la paranoïa
collective ne sont jamais bien loin. Surtout si on ajoute au tableau la
contribution de certains médias qui ne sauraient résister à la tentation
mercantile d'entretenir le " suspens " dans leur public. Ainsi, nous pouvons
légitimement craindre un certain rejet de la part de la société.

En ce qui concerne la ville de Québec, l'impression générale qu'ont les
immigrants d'une société québécoise accueillante est tout à fait vraie ici.
Je dirais que le peu de racisme constaté est généralement lié à l'ignorance
des autres cultures. Ainsi, en partant du vieux principe universel que les
gens ont toujours peur de ce qu'ils ne connaissent pas, les réticences
envers les immigrants sont surtout reliées à des préjugés sur les
différences. Il en est de même en ce qui concerne les employeurs. Certains
ne souhaitent pas embaucher d'immigrants car ils se sentent désorientés face
à la diversité et aux compétences acquises au moyen de formation ou
d'expérience professionnelle réalisées dans un pays qu'ils ne connaissent
pas.

Finalement, les événements du 11 septembre n'ont fait que consolider les
états d'esprit déjà en place. À mon avis, les entrepreneurs déjà impliqués
dans l'insertion de la d'œuvre immigrante et dans la construction de la
nouvelle société multiculturelle québécoise n'ont pas modifié leur approche....
et ceux qui ne veulent pas de personnel immigrant actuellement avait la même
attitude auparavant.

Bien entendu, la suite du conflit conditionnera les réactions face aux
immigrants sans que ces derniers aient un quelconque contrôle sur la
situation. Cependant, n'oublions pas qu'une attitude ouverte envers la
société d'accueil reste un bon moyen de prévenir les erreurs de jugement.

Fabien K2

Continuer à vivre ensemble. Les...

K2

Continuer à vivre ensemble.

Les récents attentats ont laissé une marque indélébile. Je crois que l'Amérique du Nord ressent une telle douleur car elle est confrontée à une réalité qui lui semblait inimaginable auparavant. Jusqu'ici, les victimes de telles atrocités existaient seulement à travers les images du réseau CNN qu'on consomme d'un œil distrait. Ensuite, la géopolitique internationale est une matière absente de nombreux programmes scolaires. Ainsi, beaucoup se sentent rattrapés par des situations inconnues et préoccupantes qui semblaient trop lointaines pour représenter une menace aussi concrète.

Par ailleurs, la présence de nombreuses ethnies au Québec n'a jamais empêché de vivre dans une société dépourvue de tensions. De fait, la société québécoise est tolérante. Chacun peut y vivre en perpétrant ses racines car la liberté individuelle est une valeur fondamentale ici. Aujourd'hui, il semble que l'équilibre reposait beaucoup sur une certaine indifférence entre groupes sociaux culturels. Ainsi, chercher à ne pas réduire le droit à la différence d'autrui ne signifie pas toujours s'ouvrir à lui. Malgré tout, nous avons de la chance au Québec. À la différence des États-Unis (et éventuellement d'une partie du Canada anglais), les gens sont majoritairement curieux, aiment voyager, s'ouvrir sur le monde et ne cèdent pas au patriotisme aveugle.

À long terme, les systèmes bipolaires n'offrent aucune perspective. Face à cela, l'immigration peut constituer un formidable moyen pour permettre aux peuples de se rencontrer et de mieux se comprendre. L'intégration constitue donc le meilleur moyen de prévenir les préjugés et les extrémismes de tous bords. L'ignorance mutuelle est le plus court chemin vers l'intolérance. Ainsi, immigrant ou pays hôte, chacun a la responsabilité de construire les conditions nécessaires au dialogue.
Au milieu des difficultés actuelles, j'espère sincèrement que les efforts de tous convergeront vers le maintien de ce modèle québécois pluraliste où il fait si bon vivre.

Fabien K2

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