Culture en Outaouais, partie 2

3Tinamours

Après avoir vu une bonne partie des évènements en plein-air, nous allons découvrir les salles de spectacle de la région.
Une des plus connues est sans conteste la Salle Odyssée de la maison de la culture de Gatineau. Elle a remporté les prix de salle de spectacle de 2004, 2006 et 2007 et de diffuseur de l’année 2005 de l’ADISQ (soit l’association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo). C’est une très belle salle de 841 sièges avec une bonne sonorité. La programmation permet une grande variété de spectacles (variété, humour, théâtre etc) tout au long de l’année. Ces spectacles sont essentiellement composés d’artistes québécois, donc vous y verrez tous les grands noms en tournée. Pour vous faire une idée

Personnellement, j’y ai déjà vu une dizaine de spectacles et je trouve que cette salle est agréable. Seul bémol, vous ne pourrez prendre aucune photo souvenir pendant un show. C’est peut-être mon côté rebelle qui se permet de sortir, mais personnellement, je déteste ça et croyez-moi, il regarde les moindre faits et gestes de tout le monde et tu risques de te faire sortir. Je trouve cette attitude assez désagréable pendant des concerts, car ce n’est pas avec nos petits appareils qu’on va faire du tort à l’industrie, mais ça permet de garder un souvenir. Vous en parlerez à ma fille qui a été très déçu lors du dernier show de son idole Marie-Mai!!!
Dernière chose, attention aux prix des spectacles, ils sont vraiment très variable dépendamment de l’artiste.
Autre salle à Gatineau, le théâtre du Casino. Pour sa part cette salle, qui comme son nom l’indique est située au Casino du Lac Leamy, a une capacité de 1068 places. Côté programmation, on y retrouve davantage de spectacles hommages de musique, des spectacles de danse ou des shows d’humour. Au passage, oups, j’ai oublié de vous l’indiquer dans les spectacles à l’extérieur, qu’il y a aussi les Grands feux du casino chaque été sur le Lac Leamy.
5 soirées de spectacles pyromusicaux sont au programme. C’est très beau, avec les meilleures équipes au monde. Quand je vous dis qu’il se passe beaucoup de choses en Outaouais, je suis certaine que j’en ai oublié d’autres. CasinosDuQuebec.com

Il existe aussi pleins de bars à Gatineau où l’on peut écouter de la musique ou bedon des shows d’humour. Je ne les listerais pas car nous y serions encore demain matin, mais sachez qu’il y en a beaucoup et que contrairement à ce qu’on dit ça bouge en Outaouais.

Il y a également des bonnes salles sur Ottawa. Mais pour être honnête, je n’y vais jamais car je trouve mon bonheur en Outaouais. Toutefois, je ne peux pas passer à côté du Centre National des Arts alias le CNA à Ottawa. Vous y trouverez une programmation un peu plus axée sur la musique classique, le théâtre et la danse. Pour ceux que cela intéresse.

Autre salle dont j’entends souvent parler, qui a bonne réputation mais où je ne suis encore pas allée, c’est le Centre des arts Shenkman. Cette salle est située dans la partie plus francophone d’Ottawa (le quartier se nomme Orléans) et reçoit une partie des artistes québécois qui se produisent à la salle Odyssée. C’est pourquoi j’ai tendance à aller les voir côté Québec. Mais j’espère un jour avoir l’occasion d’y aller. En attendant, si vous connaissez cette salle, ça me ferait plaisir de lire vos commentaires.

Pour continuer, nous allons nous diriger vers LA grande salle de spectacle de la région : la Place Banque Scotia. Premièrement : Oui, c’est la place des Sénateurs d’Ottawa ; Non l’Outaouais ne prend pas pour les Sens. Si vous ne tripez pas hockey, passez directement au paragraphe suivant.
Que les choses soient claires : l’Outaouais prend pour les Habs et lors des matchs Canadiens vs Sénateurs, la PBS (lire Place Banque Scotia) est remplie de partisans de la Sainte-Flanelle. Seuls les siègent en avant, qui coûtent le plus cher sont pour les fonctionnaires fédéraux d’Ottawa partisans des Sens. Ils sont donc peu nombreux et en plus par définition, un partisan des Sens ne fait pas de bruit. Ce qui veut dire que la PBS se transforme en petit Centre Bell. Seul hic, nos héros ont la fâcheuse tendance à planter les Sens à Montréal et à se faire planter à Ottawa. Coudonc, c’est pas grave, ça ne nous empêche pas de continuer à aller les encourager.
Maintenant que les choses sont clarifiées, je peux continuer.
La PBS, avec ses 19 000 places, a l’avantage d’accueillir la grande majorité des grosses tournées mondiales, ce qui est génial pour nous. Ainsi les U2, Pearl Jam, Black Eyes Peas, Sting et autres Lady Gaga s’arrêtent régulièrement par chez nous. La salle est agréable, avec une bonne sonorité. Toutefois, l’ambiance du spectacle va dépendre du public. Car si les francophones sont à tendance exubérante, ce n’est pas vraiment le cas des anglophones. Tout va donc dépendre du mélange dans le public. Ce qui n’empêche que côté temps et finance, on y gagne pas mal à éviter de se rendre à Montréal.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le coin, prévoyez de partir tôt pour le show et évitez de prendre l’autoroute car vous serez en plein dans le traffic.

Pour finir, je vais vous parler de mon coup de cœur, c'est-à-dire de ma salle de spectacle préférée.
Avec ses 356 places, le théâtre des 4 Sœurs de Saint-André Avellin est LA place de concert par excellence selon moi. Saint-André, c’est une toute petite commune au nord de Papineauville. Elle est située à 1h de voiture de Gatineau en direction de Montréal. Bien connue du monde de l’industrie du spectacle, le théâtre des 4 sœurs, c’est un petit théâtre qui fait salle de cinéma, de concert et …de théâtre. Très simple, avec une bonne programmation, cette salle est très petite, ce qui permet une certaine intimité avec les artistes et une grande proximité. De ce fait, je trouve que les artistes sont plus généreux et que le public le leur rend bien : l’ambiance est survoltée d’un bout à l’autre du show, mais toujours dans une ambiance bon enfant. Puis, autre détail important pour moi, il n’y a personne pour regarder ce que tu fais et si tu prends des photos : ici, on ne se prend pas la tête !!! C’est un petit pas grand-chose, mais je trouve ça le fun quand on peut offrir un petit souvenir en photo à son enfant : lui avec l’artiste sur scène en arrière par exemple. Je trouve que cela n’est pas nuisible pour l’artiste, mais ça reste longtemps dans la tête de nos jeunes, ce qui est pour moi le principal.
Autre petit bonus, comme c’est une toute petite ville, les artistes n’hésitent pas à se balader dans la rue principale avant leur show et à y manger. Donc ne soyez pas surpris si vous les croisez. Ça aussi, ça reste en mémoire !!!

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Outaouais Culture partie 1

3Tinamours

Comme promis lors de ma dernière chronique, aujourd’hui nous allons parler culture. J’ai choisi ce thème, car je pense que c’est un des grands avantages de l’Outaouais et ma mission c’est de vous présenter ce coin de pays. Il y en a bien d’autres, nous les verrons plus tard.
Comme partout au Québec, il existe beaucoup d’évènements culturels, salles de spectacle, musées et autre, c’est ce que je vais essayer de vous présenter du mieux que je peux car le sujet est assez vaste. Bien évidemment, comme on est collé à l’Ontario, il y en a aussi de ce côté et on profite des 2 bords.

Si je commence par les évènements culturels, ils sont légions dans la région. En hiver, on ne peut passer à côté du Bal de Neige avec ses glissages et ses sculptures de neige et de glace sans parler de la fameuse patinoire du Canal Rideau de 7,8 km, qui vous permet de patiner au cœur d’Ottawa. Vraiment le fun pour les petits comme les grands. Petite astuce, venez tôt le matin y’a moins de monde et la glace pour patiner est bien plus belle.

Jusqu’en 2009, il y avait même des concerts gratuits dehors le soir, mais c’est maintenant terminé car jugé trop polluants (c’est vrai que ça prend du chauffage pour éviter que le matériel et les musiciens évitent de congeler quand il fait -20 minimum !!!)

En mars, Gatineau comme toutes les grandes villes du Québec a son salon du livre. Ici, il a lieu au Palais des congrès. Très sympa pour découvrir ou redécouvrir le plaisir de lire.

Au printemps, on peut admirer le festival des tulipes à Ottawa. Ça peut paraître pas mal bizarre comme festival, mais en fait, c’est un vestige de la seconde guerre mondiale. Pour la petite histoire, pendant la seconde guerre mondiale, la famille royale néerlandaise a trouvé refuge au Canada. De plus, les troupes canadiennes ont participé à la libération des Pays-Bas. En guise de remerciement, le peuple néerlandais a envoyé 100 000 bulbes de tulipes au Canada et la famille royale en a ajouté 20 000. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait avec parce que c’est un méchant cadeau.
Depuis, c’est devenu une tradition, chaque année, les Pays-Bas envoient 20 000 bulbes de tulipes qui sont plantés dans différents secteurs de la capitale. On peut donc les admirer et voir des expositions par la même occasion, parce qu’en soit, voir des milliers de tulipes c’est beau mais on s’en lasse rapidement.

Durant l’été, il y a de nombreux festivals dans la région comme partout. Parmi mes préférés : le festival du Jazz, le Cisco Ottawa Blues-Fest dont le mandat n’est pas de vous faire écouter que du blues comme son nom l’indique, mais d’appuyer tous les styles de courants musicaux. Vous pouvez d’ailleurs y voir de grands noms de la scène internationale, c’est ce qui fait sa renommée.
Toutefois, croyez-moi, le meilleur est au mois de juillet, c’est le Ribfest, alias le festival des côtes levées !!! Oui oui, vous ne rêvez pas et pendant plusieurs jours, les spécialistes de la côte levée sont dans la rue Sparks (célèbre rue piétonne du centre-ville d’Ottawa) et vous leur achetez votre repas. Croyez-moi, c’est populaire et super bon : chacun a sa recette spéciale, à vous de dénicher celle qui fera votre bonheur.

On continue et on s’arrête au 1er juillet. C’est la fête du Canada et Ottawa est noire de monde, normal, c’est la capitale. Au programme : du matin jusqu’au soir, des activités, des concerts pour finir par un grand feu d’artifice. Le tout dans une ambiance bon enfant. On peut en profiter si on est pas en train de déménager ou d’aider un ami à la faire. Après tout, on est québécois!

La fête du travail, au début septembre, à Gatineau est quant à elle, synonyme de festival des montgolfières avec … ses montgolfières mais aussi sa fête foraine, ses expositions d’artisanat en tout genre et ses concerts : on peut y voir des grands noms de la scène québécoise pendant 4 jours et c’est généralement une bonne programmation.

Si je poursuis dans l’année, en octobre il y a le rendez-vous des saveurs. C’est l’occasion pour les chefs des grands restaurants de la région de présenter des plats et pour nous de les goûter à moindre frais. On découvre également les délices de notre terroir et déguste de bons vins.
Bref, un incontournable des papilles à essayer absolument. Et oui, française d’origine, on ne se refait pas.

Finalement fin novembre, nous avons le traditionnel défilé du Père Noël. L’incontournable des petits se compose de chars illuminés, de distributions de sucreries en attendant de voir l’être tant attendu. Prévoyez d’être en gang et bien couvert, l’attente passera plus vite.

Dernier attrait : la colline parlementaire. Il s’agit en fait principalement de la visite du Parlement, de la Tour de la Paix et de la chapelle du souvenir. On peut visiter les bâtiments toute l’année et se promener à l’extérieur sur l’herbe. Même pour s’y allonger et bronzer, c’est ce que je trouve hallucinant ici. Essayez de faire ça devant l’Assemblée Nationale !!!!
Pendant l’été, il y a un spectacle gratuit de sons et lumières sur la façade du Parlement. Je l’ai vu il y a plusieurs années et j’en garde un bon souvenir. J’en déduis donc que je peux vous dire qu’il est agréable.

Petit truc, sur le côté du Parlement, vous pourrez voir une chatterie pour une douzaine de chats errants qui sont soignés par un monsieur de plus de 80 ans. Si vous êtes sportif, vous pouvez aussi utiliser les escaliers pour descendre au bord de la rivière des Outaouais. De mémoire, ils sont plus faciles à descendre qu’à monter !

Sinon, pour finir, la région regroupe également de nombreux musées que l’on peut visiter à longueur d’année : musée des civilisations avec également le musée de la poste et celui des enfants, les musées de la guerre, des beaux-arts, de la nature, de la monnaie, des sciences et technologies, de l’aviation, de la banque du Canada, de la photographie etc. Bref, on en a pour les goûts et pour des heures de visites garanties. Pour les avoir presque tous essayé, je peux vous dire qu’ils sont tous agréables à visiter, autant pour les petits que pour les grands. Petit conseil, vérifiez sur les sites internet, il y a parfois des temps de visites gratuites ce qui est toujours bon à prendre!

Fiou, j’ai fini la première partie. La suite : j’ai testé pour vous les salles de concert.
J’adore cette job…

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Priorité : emploi !

3Tinamours

Priorité : emploi !!!

Aujourd’hui, je souhaite vous parler emploi. Parce qu’après-tout, on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche et il faut bien payer ses factures.
Comme vous le savez certainement, la région de la Capitale Nationale, traduisez Ottawa-Gatineau, est une région de fonctionnaires. En tant qu’immigrant, n’imaginez pas obtenir un poste au fédéral sauf si vous êtes LE spécialiste mondial dans votre domaine mais admettez que c’est assez rare !!!
En fait, la priorité est donnée aux citoyens canadiens. Je sais de quoi je parle : comme beaucoup j’ai essayé, je m’y suis cassée les dents et pas qu’un peu. Bref, piste à oublier pour les 5 premières années.

Toutefois, l’Outaouais est aussi une région qui offre des emplois de service. Il existe d’ailleurs de nombreux métiers en demande. Vous trouverez une liste ici

Comme vous pourrez le constater, il y en 72, ce qui offre pas mal de possibilités. Certains emplois requièrent des diplômes, d’autres un transfert de compétences.

Pour infos, 2 fois pas année (mars et septembre), il y a un salon de l’emploi qui vous permets de rencontrer les grands employeurs de la région et de poser votre candidature. À garder en mémoire pour sauver du temps.

Vous trouverez partout un grand nombre d’annonces demandant un bilinguisme. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce n’est pas parce que vous n’êtes pas bilingue que vous ne devez pas postuler. Il s’agit souvent d’une préférence pour le recrutement. Comme qui ne tente rien n’a rien, seul mot d’ordre : postuler, postuler, postuler. Au pire vous recevrez un refus, mais chaque entrevue est une bonne pratique. D’ailleurs, j’en profite pour vous indiquer que les entrevues sont bien différentes de l’Europe et qu’avant de vous planter royalement sur le poste rêvé, pratiquez-vous sur d’autres (même les premiers venus).

Petite anecdotes, il m’aura fallu 5 entrevues dans mon domaine pour comprendre ce qu’on voulait que j’explique. Non pas que je me sente stupide, j’avais une bonne idée des compétences à faire valoir. Mais ici, tu passes devant un jury (2-3 personnes) avec beaucoup de mises en situation dans mon cas. Oups, c’est tout nouveau ça !!!
Puis je recevais des lettres de refus sans explications, malgré mes demandes. Donc si j’ai un conseil à vous donner, l’analyse est primordiale pour imaginer ses forces et ses faiblesses. Fin de la parenthèse.

Autre point, je vous invite à faire, avant votre arrivée en terre promise, votre équivalence de diplôme. Vous gagnerez du temps puisque cela peut demander un délai de 3 mois et serez opérationnel immédiatement.

Si toutefois vous ne trouvez pas chaussure à votre pied, je vous invite à regarder les formations. Il existe 2 campus pour des études collégiales, 1 pour des études universitaires. Mais l’avantage, c’est que si l’on traverse la rivière, on retrouve encore d’autres collèges et universités offrant des programmes similaires mais avec parfois une durée différentes (comme 1 an au lieu de 2) ce qui n’est pas négligeable.
Ainsi, les possibilités sont énormes. Par contre, il faut bien se renseigner sur différents points : reconnaissance du diplôme au Québec, aides financières, durée de formation etc.

Pour finir, il faut savoir que par ici, les métiers médicaux et paramédicaux sont extrêmement demandés. C’est vrai dans tout le Québec, mais encore plus dans notre région. Donc si vous êtes dans ces domaines, prenez en considération notre région qui offre de multiples avantages : on se parle du volet culturel dans quelques semaines.

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Atteindre le sommet

3Tinamours

Aujourd’hui, dans le cadre de mon travail, j’ai assisté à une conférence intitulée « Atteindre le sommet », conférence donnée par maxime Jean, alpiniste québécois. Très bonne conférence au passage : si vous avez la chance de le rencontrer, ne vous privez pas.

Revenons donc à notre alpiniste. Maxime Jean a gravi l’Everest et le K2. Enfin plus précisément, il a tenté de gravir le K2 mais n’a pas réussi.

Ainsi, à travers l’explication de son rêve d’enfant, de sa préparation, de son ascension, Maxime Jean nous a fait part de son expérience et de comment cela l’avait changé à jamais.

Comment est-ce que cela a rapport avec l’immigration et le Québec ? Pourquoi je vous en parle icitte alors qu’on ne se connait pas ? Tout simplement parce qu’à travers son discours, cette personne m’a fait revivre mon immigration, mon sommet et je me suis dit que c’était une bonne façon de me présenter.

Comme lui, tout à commencé par un rêve : un jour, alors que j’étais à la bibliothèque de mon école, j’ai ouvert un livre et je suis tombée sur une image du Lac Louise en Alberta. J’ai tellement aimée cette image que je l’ai …oups… déchirée du livre pour la coller à l’intérieur d’une pochette qui m’a suivi pendant de nombreuses années.

Depuis ce jour, j’ai toujours dit que j’irais vivre au Québec. Ou pour être exacte dans ce grand pays d’espace sauvage, peuplé d’animaux magnifiques où l’on parle français qu’est le Canada! Et oui, à 12 ans, la politique, on s’en...

J’ai gardé ce rêve en moi, je me suis mariée, j’ai eu des enfants, mais il était toujours présent.
Jusqu’au jour où j’ai entendu une fois de trop que des connaissances s’étaient établies à Montréal.
J’ai donc commencé la collecte d’infos, découvert Immigrer.com, posé pleins de questions sur le forum, lu le FAQ dans tous le sens. Bref la même chose que vous.

J’en ai donc parlé à mon conjoint, mais le plan que j’avais élaboré ne lui convenait pas et il avait raison. J’avais peur de tout quitter et de tout perdre si cela ne fonctionnait pas, donc je ne voulais pas vendre notre maison. Grave erreur, à vouloir ménager la chèvre et le chou, on aurait frappé un mur faute de finances. Le temps a passé tel une grossesse, puis l’accouchement est arrivé : on a dépoussiéré la demande et revu les choses. Bingo, on vend tout et on se lance.

Procédure classique, provinciale-fédérale avec petit voyage de préparation entre les 2. Parce qu’au fait, ça ressemble à quoi le Québec ? À un pays merveilleux, on a adoré.

Prépa du déménagement avec conteneur, bye tout le monde. Fin de la phase de préparation, on commence l’ascension.

J’ai donc pris l’avion, arrivé le 4 juillet 2005 à Mirabel, avec mon chien et ma valise, alors que le conteneur puis le conjoint, les enfants et le chat arriveront plus tard et dans l’ordre.

Découvertes, installation, acclimatation, erreurs et apprentissages formeront le trajet jusqu’au camp de base. Jobbines et autres démarches pour obtenir un travail bien payé me mèneront au camp 2 après 6 mois.

Finalement, la vie étant ce qu’elle est, il y a eu des périodes de séparation, reconstruction personnelle, rencontre, nouvelle vie, bébé, recherches d’emploi dans mon domaine.
Bref, j’ai expérimenté le kit du parfais immigrant saupoudré de doutes, de chutes, d’analyse des erreurs, de force de caractère pour finalement atteindre mon sommet.

Mon sommet, c’est l’année 2009, car je l’avais dit : « 2009, c’est mon année! ».
Tout d’abord, j’ai obtenu un poste pour le gouvernement du Québec : poste à contrat certes, mais qui m’a permis de devenir rapidement fonctionnaire avec tous les avantages que cela comporte et du travail, on en manque pas.

Ensuite, parce que j’ai obtenu ma citoyenneté. Cela peut paraître niaiseux, mais ça commençait à me manquer de ne pas pouvoir voter (rassure-toi Jimmy, je reste fidèle à ma couleur !!!!)
Finalement, sur un plan plus personnel, j’ai obtenu mon divorce après 4 ans d’attente. 4 ans, c’est long, mais cela m’a permis d’en apprendre d’avantage sur le système juridique, ce qui n’est pas négligeable en Amérique du Nord.

Voilà, vous en savez un peu plus sur moi et sur mon sommet qu’a été mon immigration.
Je suis maintenant redescendue, grandie, prête à passer à autre chose dans mon nouveau pays,
d’espaces sauvages, peuplé d’animaux magnifiques où l’on parle français, qu’est le Québec !

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